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Traité Chagigah

4b

Étude de Chagigah 4b

Étude de la Guémara 4b

Guémara
[La catégorie supplémentaire ajoutée par Rava est celle d'] un homme délicat [mefounaq] qui ne peut pas marcher sans chaussures [et ne peut donc pas entrer dans l'enceinte du Temple pieds nus]. Comme il est écrit : « Quand vous venez paraître devant Moi, qui vous a demandé de fouler Mes parvis ? » (Yéchayahou 1, 12). Entrer dans le Temple avec des chaussures est décrit par le prophète comme une profanation [« fouler »], et donc celui qui ne peut pas entrer pieds nus est exempt de la mitsva de comparaître [reiya].
מְפַנְּקִי, דִּכְתִיב: ״כִּי תָבֹאוּ לֵרָאוֹת פָּנָי מִי בִקֵּשׁ זֹאת מִיֶּדְכֶם רְמוֹס חֲצֵרָי״.
Il est enseigné [dans une baraïta] : L'incirconcis ['arél] et celui qui est impur rituellement [tamé] sont exempts de la mitsva de comparaître [reiya]. La Guemara commente : Certes, une personne impure est exemptée, car il est écrit : « Et là tu viendras » (Devarim 12, 5), suivi de : « Et là vous apporterez » (Devarim 12, 6). La juxtaposition de ces versets enseigne : Quiconque est inclus dans la mitsva de venir [bi'ah] — c'est-à-dire quiconque peut entrer dans le Temple — est également inclus dans l'obligation d'apporter des offrandes [hava'ah] ; et quiconque n'est pas inclus dans la mitsva de venir n'est pas non plus inclus dans l'obligation d'apporter. Puisqu'il est interdit à une personne impure d'entrer dans le Temple, elle est également exemptée de l'obligation d'apporter une olat reiya [l'holocauste de comparution].
תָּנָא: הֶעָרֵל וְהַטָּמֵא פְּטוּרִין מִן הָרְאִיָּיה. בִּשְׁלָמָא טָמֵא — דִּכְתִיב: ״וּבָאתָ שָּׁמָּה״ ״וַהֲבֵאתֶם שָׁמָּה״, כׇּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בְּבִיאָה — יֶשְׁנוֹ בַּהֲבָאָה, וְכׇל שֶׁאֵינוֹ בְּבִיאָה — אֵינוֹ בַּהֲבָאָה
Cependant, en ce qui concerne l'incirconcis ['arél], d'où déduisons-nous qu'il est exempt ? La Guemara répond : De quelle opinion cette baraïta est-elle conforme ? Elle est conforme à l'opinion de Rabbi Aquiva, qui assimile l'incirconcis à l'impur [rituel]. Car il est enseigné dans une baraïta : Rabbi Aquiva dit, à propos du verset : « Tout homme [ich ich] de la descendance d'Aaron qui est lépreux ou qui a un écoulement ne mangera pas des choses saintes » (Vayiqra 22, 4) — le double emploi du terme « homme » vient inclure l'incirconcis. Tout comme l'impur, l'incirconcis ne peut ni manger de la viande sacrificielle ni apporter d'offrandes au Temple.
אֶלָּא עָרֵל מְנָלַן? הָא מַנִּי רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, דִּמְרַבֵּי לְעָרֵל כְּטָמֵא. דְּתַנְיָא, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״אִישׁ אִישׁ״, לְרַבּוֹת אֶת הֶעָרֵל.
Les Sages enseignèrent : Une personne impure est exemptée de la mitsva de comparaître [reiya], car il est écrit : « Et là tu viendras » ; « et là vous apporterez ». Quiconque est inclus dans la mitsva de venir est inclus dans l'obligation d'apporter des offrandes ; et quiconque n'est pas inclus dans la mitsva de venir n'est pas inclus dans l'obligation d'apporter.
תָּנוּ רַבָּנַן: טָמֵא פָּטוּר מִן הָרְאִיָּיה, דִּכְתִיב: ״וּבָאתָ שָּׁמָּה״ ״וַהֲבֵאתֶם שָׁמָּה״. כׇּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בְּבִיאָה — יֶשְׁנוֹ בַּהֲבָאָה, וְכׇל שֶׁאֵינוֹ בְּבִיאָה — אֵינוֹ בַּהֲבָאָה.
Rabbi Yo'hanan ben Dahavaï dit au nom de Rabbi Yehouda : Celui qui est aveugle d'un de ses yeux est exempt de la mitsva de comparaître, car il est dit : « Trois fois par an tous tes mâles paraîtront [yéra'é] devant l'Éternel Dieu » (Chemot 23, 17). Puisqu'il n'y a pas de voyelles dans le texte [écrit], cela peut se lire : « Tous tes mâles verront [yir'é] l'Éternel Dieu. » Cela enseigne que de la même manière que l'on vient voir, on vient être vu : tout comme l'on vient voir avec ses deux yeux, de même l'obligation d'être vu ne s'applique qu'à celui qui se présente avec ses deux yeux. Par conséquent, celui qui est aveugle d'un œil est exempt de la mitsva de comparaître au Temple.
רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן דַּהֲבַאי אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה: סוֹמֵא בְּאַחַת מֵעֵינָיו פָּטוּר מִן הָרְאִיָּיה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יִרְאֶה״ ״יֵרָאֶה״, כְּדֶרֶךְ שֶׁבָּא לִרְאוֹת כָּךְ בָּא לֵירָאוֹת. מַה בָּא לִרְאוֹת — בִּשְׁתֵּי עֵינָיו, אַף לֵירָאוֹת — בִּשְׁתֵּי עֵינָיו.
La Guemara rapporte que lorsque Rav Houna arrivait à ce verset, qui peut se lire soit « verra » [yir'é] soit « sera vu » [yéra'é], il pleurait. Il disait : Peut-il arriver à un serviteur dont le maître attend de le voir, que le maître finisse par s'éloigner de lui et ne veuille plus le voir ? Car il est écrit : « Quand vous venez paraître devant Moi, qui vous a demandé de fouler Mes parvis ? » (Yéchayahou 1, 12).
רַב הוּנָא כִּי מָטֵי לְהַאי קְרָא ״יִרְאֶה״ ״יֵרָאֶה״, בָּכֵי. אָמַר: עֶבֶד שֶׁרַבּוֹ מְצַפֶּה לוֹ לִרְאוֹתוֹ יִתְרַחֵק מִמֶּנּוּ, דִּכְתִיב: ״כִּי תָבוֹאוּ לֵרָאוֹת פָּנָי מִי בִקֵּשׁ זֹאת מִיֶּדְכֶם רְמוֹס חֲצֵרָי״.
De même, lorsque Rav Houna arrivait à ce verset, il pleurait : « Et tu sacrifieras des sacrifices de paix et tu mangeras là » (Devarim 27, 7). [Il disait :] Peut-il arriver à un serviteur dont le maître attend qu'il mange à sa table, que le maître finisse par s'éloigner de lui ? Car il est écrit : « Pourquoi Me présenter la multitude de vos sacrifices ? dit l'Éternel » (Yéchayahou 1, 11).
רַב הוּנָא כִּי מָטֵי לְהַאי קְרָא, בָּכֵי: ״וְזָבַחְתָּ שְׁלָמִים וְאָכַלְתָּ שָּׁם״, עֶבֶד שֶׁרַבּוֹ מְצַפֶּה לֶאֱכוֹל עַל שֻׁלְחָנוֹ יִתְרַחֵק מִמֶּנּוּ? דִּכְתִיב: ״לָמָּה לִּי רוֹב זִבְחֵיכֶם יֹאמַר ה׳״.
La Guemara rapporte également : Lorsque Rabbi Élazar arrivait à ce verset, il pleurait : « Et ses frères ne pouvaient lui répondre, car ils étaient troublés devant lui » (Béréchit 45, 3). [Il disait :] Si le reproche d'un être de chair et de sang [lorsque Yossef se révèle à ses frères] était tel que les frères étaient incapables de répondre, le reproche du Saint, béni soit-Il — à combien plus forte raison [kal va'homer]. Lorsque Rabbi Élazar arrivait à ce verset, il pleurait : « Et Chemouel dit à Chaoul : Pourquoi m'as-tu troublé en me faisant monter ? » (Chemouel I 28, 15). Il disait : Si Chemouel le juste [même après sa mort] craignait le jugement [divin] lorsqu'il fut évoqué par la nécromancienne, pensant qu'il était convoqué pour un jugement céleste — nous, à combien plus forte raison [devrions-nous craindre] !
רַבִּי אֶלְעָזָר כִּי מָטֵי לְהַאי קְרָא, בָּכֵי: ״וְלֹא יָכְלוּ אֶחָיו לַעֲנוֹת אֹתוֹ כִּי נִבְהֲלוּ מִפָּנָיו״, וּמָה תּוֹכֵחָה שֶׁל בָּשָׂר וָדָם כָּךְ, תּוֹכֵחָה שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. רַבִּי אֶלְעָזָר כִּי מָטֵי לְהַאי קְרָא, בָּכֵי: ״וַיֹּאמֶר שְׁמוּאֵל אֶל שָׁאוּל לָמָּה הִרְגַּזְתַּנִי לְהַעֲלוֹת אוֹתִי״, וּמָה שְׁמוּאֵל הַצַּדִּיק הָיָה מִתְיָירֵא מִן הַדִּין, אָנוּ — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה!
La Guemara demande : Qu'est-ce qui, dans l'incident de Chemouel, lui faisait craindre [le jugement] ? Car il est écrit : « Et la femme dit à Chaoul : Je vois une créature divine montant [olim] de la terre » (Chemouel I 28, 13). « Olim » au pluriel [montant] indique qu'ils étaient deux. L'un d'eux était Chemouel, mais l'autre — qui était-il ? La Guemara explique que Chemouel alla chercher Moché et l'amena avec lui. Il lui dit : Peut-être, à D.ieu ne plaise, suis-je convoqué pour être jugé [devant le Tribunal céleste] ; sois avec moi et témoigne en ma faveur qu'il n'est rien que tu aies écrit dans la Torah que je n'ai pas accompli.
שְׁמוּאֵל מַאי הִיא — דִּכְתִיב: ״וַתֹּאמֶר הָאִשָּׁה אֶל שָׁאוּל אֱלֹהִים רָאִיתִי עוֹלִים״. ״עוֹלִים״ — תְּרֵי מַשְׁמַע: חַד שְׁמוּאֵל, וְאִידָּךְ — דַּאֲזַל שְׁמוּאֵל וְאַתְיֵיהּ לְמֹשֶׁה בַּהֲדֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: דִּלְמָא חַס וְשָׁלוֹם לְדִינָא מִתְבְּעֵינָא, קוּם בַּהֲדַאי, דְּלֵיכָּא מִילְּתָא דִּכְתַבְתְּ בְּאוֹרָיְיתָא דְּלָא קַיֵּימְתַּיהּ.
Lorsque Rabbi Ami arrivait à ce verset, il pleurait : « Qu'il mette sa bouche dans la poussière, peut-être y a-t-il de l'espoir » (Éi'ha 3, 29). Il disait : [Le pécheur] endure tous ces tourments et il y a seulement « peut-être » de l'espoir ?! Lorsque Rabbi Ami arrivait à ce verset, il pleurait : « Recherchez la justice, recherchez l'humilité ; peut-être vous cacherez-vous au jour de la colère de l'Éternel » (Tsefanya 2, 3). Il disait : Tout cela est exigé de chaque individu, et il n'y a encore que « peut-être » que la colère divine sera apaisée [pour eux] ? De même, lorsque Rabbi Assi arrivait à ce verset, il pleurait : « Haïssez le mal, aimez le bien, et établissez la justice à la porte ; peut-être l'Éternel, le Dieu des armées, aura-t-il pitié » (Amos 5, 15). Il disait : Tout cela, et il n'y a que « peut-être » ?!
רַבִּי אַמֵּי כִּי מָטֵי לְהַאי קְרָא, בָּכֵי: ״יִתֵּן בֶּעָפָר פִּיהוּ אוּלַי יֵשׁ תִּקְוָה״, אָמַר: כּוּלֵּי הַאי וְ״אוּלַי״?! רַבִּי אַמֵּי כִּי מָטֵי לְהַאי קְרָא, בָּכֵי: ״בַּקְּשׁוּ צֶדֶק בַּקְּשׁוּ עֲנָוָה אוּלַי תִּסָּתְרוּ בְּיוֹם אַף ה׳״, אָמַר: כּוּלֵּי הַאי וְ״אוּלַי״?! רַבִּי אַסִּי כִּי מָטֵי לְהַאי קְרָא, בָּכֵי: ״שִׂנְאוּ רָע וְאֶהֱבוּ טוֹב וְהַצִּיגוּ בַשַּׁעַר מִשְׁפָּט אוּלַי יֶחֱנַן ה׳ [אֱלֹהֵי] צְבָאוֹת״, כּוּלֵּי הַאי וְ״אוּלַי״?!
Lorsque Rav Yossef arrivait à ce verset, il pleurait : « Et il en est qui périssent sans justice » (Michlé 13, 23). Il dit : Existe-t-il quelqu'un qui parte [meurt] avant son heure [sans raison] ? La Guemara répond : Oui, comme cet incident de Rav Beïvaï bar Abayé, qui était fréquemment en compagnie de l'Ange de la Mort [et voyait comment les gens mouraient]. L'Ange de la Mort dit à son messager : Va et amène-moi Miryam, la tresseuse de cheveux de femmes [megarla ché'ar nechaya]. Il alla, mais lui amena Miryam, l'éleveuse de nourrissons [megarla dardeqé].
רַב יוֹסֵף כִּי מָטֵי לְהַאי קְרָא, בָּכֵי: ״וְיֵשׁ נִסְפֶּה בְּלֹא מִשְׁפָּט״, אָמַר: מִי אִיכָּא דְּאָזֵיל בְּלָא זִמְנֵיהּ? אִין, כִּי הָא דְּרַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי הֲוָה שְׁכִיחַ גַּבֵּיהּ מַלְאַךְ הַמָּוֶת. אֲמַר לֵיהּ לִשְׁלוּחֵיהּ: זִיל אַיְיתִי לִי מִרְיָם מְגַדְּלָא שְׂיעַר נַשְׁיָיא. אֲזַל, אַיְיתִי לֵיהּ מִרְיָם מְגַדְּלָא דַּרְדְּקֵי.
L'Ange de la Mort lui dit : Je t'ai dit d'apporter Miryam, la tresseuse de cheveux de femmes ! Son messager lui dit : Si c'est le cas, ramène-la à la vie. Il lui dit : Puisque tu l'as déjà amenée, qu'elle soit comptée dans le nombre [des décédés de ce contingent] ! [Apparemment, cette femme mourut de façon non intentionnelle.] Rav Beïvaï demanda alors au messager : Mais comme son heure n'était pas encore venue, comment as-tu pu la tuer ? Le messager répondit qu'il en avait eu l'opportunité, car elle tenait une pelle à la main et était en train d'allumer [le feu du four]
אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא מִרְיָם מְגַדְּלָא שֵׂיעָר נְשַׁיָּיא אֲמַרִי לָךְ! אֲמַר לֵיהּ: אִי הָכִי, אַהְדְּרַהּ! אֲמַר לֵיהּ: הוֹאִיל וְאַיְיתִיתַהּ — לֶיהֱוֵי לְמִנְיָינָא! אֶלָּא הֵיכִי יְכֵלְתְּ לַהּ? הֲוָת נְקִיטָא מְתָארָא בִּידַהּ וַהֲוָת קָא שָׁגְרָא

Rachi

מפנקי - שאין הולכין בלא מנעל דאין אדם נכנס להר הבית במנעלו דכתיב מי בקש זאת מידכם רמוס חצרי:

פטורים מן הראיה - אין חייבין לשלוח עולות ראיותיהן על ידי שליח: ,טמא אינו (חייב) בביאה שאינו יכול ליכנס למקדש דכתיב (כי מקדש) ה' טמא ונכרתה (במדבר י״ט:י״ג):

ערל - ישראל שמתו אחיו מחמת מילה:,הכי גרסינן דמרבי ליה ערל כטמא:,איש איש - מזרע אהרן והוא צרוע או זב:,לרבות את הערל - שהוא כטמא שלא יאכל תרומה אם כהן הוא:

עבד - שהוא חביב לרבו עד שרבו מצפה ושואף מתי יראהו יתרחק מעליו:,יתרחק מעליו - איך הגיע יום שנהפך לו לשונא ורחקו וצוה שלא יראהו שנאמר כי תבאו וגו':

תוכחה - שמוכיח פשעו בפניו:

מאי היא - מנא לן דמתיירא:

כולי האי ואולי - כל היסורין הללו יקבל ועודנו בספק אם תהיה לו תקוה:

ויש נספה בלא משפט - יש כלה ואין עון בידו ולא היה משפט לספות:,ומי איכא דאזיל כו' - הש"ס קא בעי לה:,אמר ליה - מלאך לשלוחו:,אייתי לי מרים מגדלא נשייא - הרוג את מרים המקלעת שיער הנשים:

היכי יכלת לה - מאחר שלא הגיע זמנה:,הות נקיטא מתארא בידה - היתה אוחזת בידה האוד של תנור שקורין פרגו"ן:

Tossafot

כי תבואו לראות פני. פירש רש"י דנפקא ליה מדכתיב רמוס חצרי דמשמע דהולך במנעליו ותימה הוא דבפרק הרואה (ברכות דף סב:) מפיק ליה מדכתיב של נעלך ויש לומר דהתם עיקר אבל הכא ניחא ליה לאתויי ראייה כדכתיב כי תבאו לראות וכו':

דכתיב ובאת שמה והבאתם שמה. והא דאמרינן (פסחים דף סב.) ערל וטמא משלחין קרבנותיהן דאע"ג דליתנהו בביאה התם מיירי בנדרים ונדבות שאין קבועין זמן בהבאת רגלים והאי קרא לא משתעי אלא בעולת ראייה דבעינן ביאה אך קשה לרבי שמעון דאמר פרק בתרא דמו"ק (דף טז. ושם) וביום באו יקריב (יחזקאל מ״ד:כ״ז) בזמן שהוא ראוי לביאה יקריב בזמן שאינו ראוי לביאה לא יקריב ופשיט מהתם דמצורע לא ישלח קרבנותיו וכי לית ליה ההוא דלעיל דערל וטמא דמשמע דליכא מאן דפליג ולא מסתבר לחלק דהתם במצורע לחוד וההיא בשאר טמאים דהאי קרא בסתמא כתיב משמע דאכל טמאים קאי וכי תימא משום דכתיב לעיל מינה שבעת ימים יספרו לו (שם) דמשמע בימי סיפורו דקאי דוקא אמצורע הא אפסקיה למילתיה וביום באו אל הקודש אל החצר הפנימית דדרשינן מיניה זו עשירית האיפה ועוד התם הוה ליה לאתויי לההוא ערל וטמא למיפשט מינה דמשלח שפיר ונראה בעיני דהתם בקרבנות מצורע מצרעתו מיירי ובשמיני לרפואה כי בעי לאתויי קרבנותיו חזר ונצטרע הלכך האי קרבן דמחוייב לא מצי מייתי כיון דלאו בר ביאה הוא אבל בנדרים ונדבות מביא שפיר אף מצורע כמו שאר טמאים והתם הארכתי בדבר לפרש מההיא דערל וטמא משלחין קרבנותיהן ולא בעינן סמיכה כמו בההיא דהשולח חטאתו ממדינת הים דכל הגט (גיטין דף כח: ושם) דפריך לה והא בעי סמיכה ומוקי לה בקרבן נשים או בחטאת העוף דהתם בערל שמתו אחיו מחמת מילה וטמא כמו מצורע או זב דאין טהרתו תלויה רק ברפואה ואפשר שלא יתרפא לעולם והוה ליה מחוייב קרבן הלכך טוב לנו שיביא בלא סמיכה אבל התם בגיטין יש לנו להמתין עד שיביא עוד הארכתי התם בפרק ג' דגיטין (שם):

דמרבה ערל כי טמא. אמר הרב ר' אלחנן דהא דאיצטריך קרא דלעיל למעוטי ליה טומטום ואנדרוגינוס ולא למעוטי מספק ערל התם אליבא דרבנן הוא דלרבי עקיבא לא צריך ומיהו אך קשה אמאי איצטריך מיעוט לערל גבי פסח תיפוק ליה מטמא וי"ל דהתם ממעטינן ערל שמתו אחיו מחמת מילה דלאו כטמא ומיהו זהו דוקא לפרש"י דמפרש התם ערל שמתו אחיו מחמת מילה יש להעמיד הכי אבל לפר"ת דמפרש שדואג מחמת הצער אבל מתו אחיו מחמת מילה הוי אנוס יש להקשות לרבי עקיבא דמרבה ערל כי טמא אמאי איצטריך קרא לערל דפסח תיפוק ליה מטמא ויש לומר דמהתם ידעינן ליה בעלמא כיון דמדמה ערל לטמא בפסח דרשינן נמי מאיש איש לרבות ערל כטמא אבל ליכא למימר דאי ליכא קרא אלא דערל כטמא הייתי אומר דפסח בא בערלות דאי הוה רובן ערלים כמו בטומאה דהא מנא ידעינן לרבות ערל כי טמא מאיש איש כי יהיה צרוע או זב והתם לא כתיב רק טומאת צרעת וזיבות ואנן אמרינן בריש אלו דברים (פסחים דף סז.) דלא דחי רק טומאת מת בלבד והשתא סוגיא דהכא פליגא ארבא דריש הערל (יבמות דף עב:) דקאמר דלא לישתמיט תנא דמרבה ערל כי טמא ונוקמא כרבי עקיבא ופריך ליה מהכא דערל וטמא פטורין מן הראייה ומשני שאני התם משום דמאיס ומשמע דאפילו רבנן מודו כלומר לאו משום דמרבה ליה כי טמא אלא משום דמאיס ומיהו י"ל דה"פ שאני התם משום דמאיס להכי מרבה ערל כי טמא אליבא דרבי עקיבא אבל לא שיהא ערל מטמא בנגיעה כטמא להכי לא תנינהו גבי הדדי:

של הקדוש ברוך הוא על אחת כמה וכמה. שלא יוכל להשיב תשובה מעלייתא להיפטר לגמרי דמכמה דברים מצי לפטור עצמו קצת כדאיתא בפרק הדר (עירובין דף סה.) יכולני לפטור כל העולם מדין של תפלה:

דליכא מילתא דכתיב באורייתא דלא קיימתיה. לא בעי למימר שיעיד לו שקיים הכל דמנא ידע והא לא היה בדורו אלא היה אומר כך וכך דרשתי ועשיתי מעשה בוא והעידני שכן למדת גם אתה:

אמר מי איכא איניש דאזיל בלא זימניה. ל"ג אמר שהרי רב יוסף לא היה שואל כך שעל זה לא מתרץ לו הש"ס כלום אלא הש"ס קא פריך ליה:,הוה שכיח גביה מלאך המות. דמספר מה שאירע לו כבר דהאי עובדא דמרים מגדלא נשייא בבית שני היה דהיתה אמו של פלוני כדאיתא בשבת (דף קד: ושם):

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Chagigah 4b
100%
חגיגה ד׳ במַסֶּכֶת חֲגִיגָה