Guémara
[Suite de la réponse de Rav : l'acte de protestation contre les Sadducéens chez Rabbi Éliézer consiste en ceci que] les Sages ont traité le tube [de roseau pour la para adouma] avec rigueur, comme s'il avait été rendu impur par contact avec un reptile rampant mort [tamé chèrèts]. C'est pourquoi, en n'exigeant pas le coucher du soleil [dans le rite de la vache rousse], ils ont rendu manifeste leur opposition aux Sadducéens.
עֲשָׂאוּהָ כִּטְמֵא שֶׁרֶץ.
La Guemara soulève une difficulté. Cependant, s'il en est ainsi [et que le tube est traité comme s'il avait contracté l'impureté d'un reptile mort], il ne devrait pas rendre une personne impure, car quelque chose souillé par un reptile mort est impur au premier degré d'impureté rituelle [rishon letomua], qui ne peut pas transmettre l'impureté aux personnes [seul un av hatouma, père de l'impureté, peut le faire]. Pourquoi est-il donc enseigné dans une baraïta : « Celui qui coupe le tube et l'immerge doit lui-même s'immerger » — ce qui montre que le tube rend bien impur les personnes ? Disons alors que les Sages l'ont traité comme quelque chose rendu impur par contact avec un mort [tamé mèt], car de tels objets souillent bien les personnes. La Guemara demande : S'il en est ainsi, le tube devrait aussi requérir l'aspersion de l'eau de purification aux troisième et septième jours de sa purification, comme toute chose souillée par un mort.
אֶלָּא מֵעַתָּה, לֹא תְּטַמֵּא אָדָם, אַלְּמָה תַּנְיָא: חוֹתְכָהּ וּמַטְבִּילָהּ — טָעוּן טְבִילָה! וְאֶלָּא: עֲשָׂאוּהָ כִּטְמֵא מֵת. אִי הָכִי תִּיבְעֵי הַזָּאַת שְׁלִישִׁי וּשְׁבִיעִי,
Pourquoi est-il alors enseigné dans une baraïta : « Celui qui coupe le tube et l'immerge doit lui-même s'immerger » — ce qui indique : immersion pour le tube, oui, cela est requis ; aspersion au troisième et au septième jour, non. Disons alors que les Sages l'ont traité comme quelque chose rendu impur par contact avec un mort qui est déjà à son septième jour [du processus de purification], après avoir reçu ses aspersions — il est encore impur et transmet l'impureté à ceux qui le touchent, mais requiert seulement une immersion et pas d'aspersion supplémentaire.
אַלְּמָה תַּנְיָא: חוֹתְכָהּ וּמַטְבִּילָהּ — טָעוּן טְבִילָה. טְבִילָה אִין, הַזָּאַת שְׁלִישִׁי וּשְׁבִיעִי לָא! אֶלָּא: עֲשָׂאוּהָ כִּטְמֵא מֵת בִּשְׁבִיעִי שֶׁלּוֹ,
La Guemara demande : Mais n'est-il pas enseigné dans une baraïta : « Les Sages n'ont jamais introduit d'innovations [hiddouch] dans les halakhot d'impureté concernant le rite de la vache rousse [para adouma]. » Autrement dit, même si les Sages ont ajouté des rigueurs au rite de la vache rousse, ils n'ont jamais créé de nouvelles halakhot pour elle qui n'existent pas ailleurs dans d'autres domaines de la halakha. Or nous venons de dire que le tube est traité comme s'il avait eu contact avec un mort alors qu'il n'en a pas eu réellement — ceci constitue précisément une innovation qui ne se retrouve nulle part ailleurs.
וְהָתַנְיָא: מֵעוֹלָם לֹא חִידְּשׁוּ דָּבָר בַּפָּרָה.
La Guemara répond : Abayé dit : Lorsque [la baraïta] a dit que les Sages n'ont pas introduit d'innovations, elle ne faisait pas référence à quelque chose de cette nature, mais voulait dire qu'ils n'ont pas dit qu'une pioche ['kourdoum] sur laquelle un zav s'est assis peut contracter l'impureté du siège [touma mochav — l'impureté d'un objet sur lequel un zav a posé son poids]. Ils ont ainsi préservé les lois fondamentales de l'impureté, comme il est enseigné dans une baraïta : Il est dit à propos d'un zav : « Et celui qui s'assoit sur le kli [ustensile] sur lequel s'était assis le zav devra laver ses vêtements, se baigner dans l'eau et sera impur jusqu'au soir » (Vayiqra 15, 6). On aurait pu penser que si un zav retourne un récipient servant à mesurer une se'a et s'assoit dessus, ou s'il retourne un récipient servant à mesurer un tarkav [demi-se'a] et s'assoit dessus, ce récipient devrait être rendu impur comme un siège sur lequel un zav s'est assis.
אָמַר אַבָּיֵי: שֶׁלֹּא אָמְרוּ קוּרְדּוֹם מְטַמֵּא מוֹשָׁב. כִּדְתַנְיָא: ״וְהַיּוֹשֵׁב עַל הַכְּלִי״. יָכוֹל כָּפָה סְאָה וְיָשַׁב עָלֶיהָ, תַּרְקַב וְיָשַׁב עָלֶיהָ — יְהֵא טָמֵא,
La baraïta conclut : C'est pourquoi le verset dit : « Et celui qui s'assoit sur le kli sur lequel s'est assis [le zav]... sera impur jusqu'au soir » (Vayiqra 15, 6). Le libellé du verset indique qu'il parle d'un objet qui est désigné pour s'asseoir — sur lequel on s'assoit généralement —, à l'exclusion d'un tel récipient [comme une pioche ou un bol à mesurer] pour lequel nous dirions à quelqu'un qui s'y assoit : « Lève-toi, afin que nous puissions faire notre travail. » Une pioche et un bol à mesurer ne sont donc pas soumis à l'impureté du siège d'un zav, même si un zav s'est assis dessus. Ils sont plutôt considérés comme ayant le niveau inférieur d'impureté transmise par simple contact avec un zav. La même halakha s'est appliquée aux ustensiles utilisés dans la préparation de la vache rousse : les Sages n'ont pas ajouté de rigueur en décrétant qu'un ustensile non destiné généralement à s'asseoir dessus serait considéré comme le siège d'un zav.
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהַיּוֹשֵׁב עַל הַכְּלִי אֲשֶׁר יֵשֵׁב עָלָיו ... יִטְמָא״ — מִי שֶׁמְיוּחָד לִישִׁיבָה, יָצָא זֶה, שֶׁאוֹמְרִים לוֹ: עֲמוֹד וְנַעֲשֶׂה מְלַאכְתֵּנוּ.
§ La michna enseigne : Un kli [ustensile] regroupe [metsaref] tout ce qui se trouve en lui en une seule entité [pour les lois d'impureté] concernant les aliments sacrés [kodesh], mais non pour la terouma. La Guemara demande : D'où ces matières sont-elles dérivées ? Quelle est la source de cette rigueur ? Rabbi 'Hanin dit : Le verset dit, à propos des offrandes des princes des tribus : « Une coupe [kaf] d'or de dix [shekalim], pleine d'encens ['qetoret] » (Bamidbar 7, 14), ce qui enseigne que le verset traite tout ce qui se trouve dans la coupe comme une seule unité, même si les éléments ne sont pas attachés les uns aux autres.
הַכְּלִי מְצָרֵף מַה שֶּׁבְּתוֹכוֹ לַקֹּדֶשׁ, אֲבָל לֹא לַתְּרוּמָה. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי חָנִין, דְּאָמַר קְרָא: ״כַּף אַחַת עֲשָׂרָה זָהָב מְלֵאָה קְטֹרֶת״, הַכָּתוּב עֲשָׂאוֹ לְכׇל מַה שֶּׁבַּכַּף — אַחַת.
Rav Kahana soulève une objection à partir de la michna qui enseigne [Edouyyot 8:1] : « Rabbi Akiva a ajouté à la liste des éléments qui sont considérés comme unifiés lorsqu'ils se trouvent dans le même ustensile : la fine farine [solèt], l'encens ['qetoret], l'encens blanc [levona] et les charbons [gé'halim] — en disant que si celui qui s'est immergé le jour même [tevoul yom] mais n'a pas attendu le coucher du soleil a touché une partie du contenu d'un ustensile contenant ces substances, tout le contenu de l'ustensile est disqualifié, car l'ustensile les regroupe. » Mais n'est-ce pas là une loi rabbinique [midérabanan] ? D'où le sait-on ? Du fait que la première clause de cette michna enseigne : « Rabbi Chimon ben Beteira a témoigné concernant les cendres de purification [éfer 'hatat] contenues dans un ustensile : si un impur ou un objet impur a touché une partie de ces cendres, la totalité est rendue impure. » Il est ensuite enseigné : « Rabbi Akiva a ajouté [houssif Rabbi Akiva] » — ce qui montre que la halakha de Rabbi Akiva, comme la halakha précédente, traite d'un degré supplémentaire d'impureté institué par les Sages [midérabanan] plutôt que d'une loi de la Torah [déoraïta]. Reïch Laqich dit au nom de Bar Qappara :
מֵתִיב רַב כָּהֲנָא: הוֹסִיף רַבִּי עֲקִיבָא הַסֹּלֶת, וְהַקְּטֹרֶת, וְהַלְּבוֹנָה, וְהַגֶּחָלִים, שֶׁאִם נָגַע טְבוּל יוֹם בְּמִקְצָתוֹ — פָּסַל אֶת כּוּלּוֹ.
Traduction française en préparation — version anglaise (Steinsaltz) : Isn’t this halakha that these substances are considered combined by rabbinic law? From where do we know that this is so? From the fact that it teaches in the first clause of that mishna: Rabbi Shimon ben Beteira testified with regard to ashes of purification in a vessel that if an impure person or object touched part of it, it renders all of it impure. The purification ashes of the red heifer are neither food nor a sacrificial item, so Rabbi Ḥanin’s verse does not apply to the ashes, and the vessel certainly does not combine the ashes together by Torah law, but by rabbinic law. And it is taught immediately following this: Rabbi Akiva added, which shows that Rabbi Akiva’s halakha, like the previous halakha, deals with an additional level of impurity instituted by the Sages rather than a Torah law.
וְהָא דְּרַבָּנַן הִיא. מִמַּאי, מִדְּקָתָנֵי רֵישָׁא: הֵעִיד רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן בְּתֵירָא עַל אֵפֶר חַטָּאת שֶׁנָּגַע הַטָּמֵא בְּמִקְצָתוֹ — שֶׁטִּימֵּא אֶת כּוּלּוֹ, וְקָתָנֵי: הוֹסִיף רַבִּי עֲקִיבָא!
Traduction française en préparation — version anglaise (Steinsaltz) : Reish Lakish said in the name of Bar Kappara:
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם בַּר קַפָּרָא:
Rachi
עשאוה כטמא שרץ - לעולם בעלמא לא בעי הערב שמש ר"א לכלים הנגמרים בטהרה ואפ"ה איכא היכירא לפי ששפופרת של חטאת עשאן כאילו נגעו בשרץ לענין מנין ראשון ושני הלכך אי לאו דפרה נעשית בטבולי יום זו היתה צריכה הערב שמש:
אלא מעתה - דלא עשאוה אלא כטמא שרץ:,לא תטמא אדם - דהא טמא שרץ לאו אב הטומאה הוא ואינו מטמא אדם שלא מצינו טומאה לאדם וכלים הנוגעין בטמא שקיבל טומאה מאחרים חוץ מטמא מת שנאמר והנפש הנוגעת תטמא עד הערב (במדבר י״ט:כ״ב):,כטמא מת - כאילו נטמא במת שמטמא אדם:
לא חידשו דבר בפרה - אע"פ שעשו בה מעלות הרבה בשביל הזלזול הזה שהיו מטמאין כהן השורפה לעשותו טבול יום לא חידשו בגזרות מעלותיה דבר שאינו מצוי בשום מקום ואם כשאמרת שעשו בה כלים הנגמרין בטהרה כטמא מת הרי אין לך חדוש גדול מזה:
שלא אמרו קורדום מטמא מושב - כלומר לא נתנו טומאה בפרה לכלי שאינו ראוי לטומאה כגון לומר קורדום שאינו מיוחד לישיבה ואינו נעשה אב הטומאה במושב הזב בפרה אבל בכלי הראוי לקבל טומאה חידשו בה לעשות שאינו נוגע במת כנוגע במת:,תרקב - חצי סאה:
אשר ישב - מדלא קרינן אשר ישב למדנו שאינו מדבר אלא באשר מיוחד לישב שם תמיד:
הוסיף ר"ע כו' - רישא קתני העיד ר"ש על אפר חטאת שנגע טמא במקצתו פסל את כולו:,לבונה וגחלים - אע"ג דלאו אוכל נינהו חיבת הקדש מכשרתן לטומאה:,פסל את כולן - לפי שהכלי מצרפן יחד והך עדות מדרבנן היא מדקתני רישא על אפר חטאת כו' וההיא ודאי על כרחך דרבנן היא דאי מקרא דר' חנין ליכא למילף אלא קדשי מזבח אבל אפר פרה לא:
Tossafot
יצא זה שאומרים לו עמוד ונעשה מלאכתנו. בפרק ר"ע (שבת דף פד: ושם) עביד ק"ו ומה פכין קטנים שטהורים בזב כו' שאין להם תוך הראוי למגע בשר בזב טמאים במת מפץ שטמא במדרס אינו דין שטמא במת והקשה הר"ר אברהם מכל הכלים ליעבד ק"ו שאין בני מדרס כדאמרינן הכא עמוד ונעשה מלאכתנו טמאים במת מפץ כו' ועוד קשה לר"י ליעבד ק"ו מכלי חרס גדולים שטהורים אפי' פתוחים במדרס הזב כדאיתא בפרק ר"ע (ג"ז שם) [דיליף מדכתיב (במדבר י״ט:ט״ו) וכל כלי פתוח אשר אין] צמיד פתיל עליו בטומאת מת משתעי קרא מפץ כו' וי"ל דלא דמי דכל הכלים הא דלא מטמאו מדרס לאו משום דכלי הן אלא משום דלאו בני מדרס נינהו דלא שייך שם וכן כלי חרס גדולים דטהורים במדרס וטמאים בשאר טומאת הזב התם משום טומאת מת ושרץ [בתוך] רחמנא תליא דאיתקש לשק כל כלי עץ אבל טומאת מדרס לאו מטעם תוך הוי אלא מטעם מיוחד לישיבה הלכך מפץ שמטמא מדרס והוא דינו לא יטמא במת כיון דלית ליה תוך אבל השתא עבדינן ק"ו מפכין קטנים שטהור בהם מגע והיסט שישנן בכלל גדולים ושייך ביה מטעם תוך והכא טהור מטעם גזרת הכתוב דכיון דלא שייך ביה מגע בשר הזב גם מגע שערו ומעיינו לא שייך ביה ושוו אפ"ה הן לטומאת מת כגדולים כ"ש דמפץ שיש שם גם טומאה דזב כגון מדרס שיטמא במת ותו לא שייך לחלק שכן מיוחד לישיבה דהואיל ומהני בו יחוד ישיבה דלא שייך לפכין קטנים מטעם תוך ואפ"ה יהו טמאים מדרס הזב הוי הק"ו גמור הואיל ולית להו טומאת תוך דשייכא בהו. הר"י:
שאם נגע טבול יום במקצתו. הקשה הר"ר נסים גאון דמשמע הכא דנתקדשו בכלי מדמהני בהו צרוף ואילו בשילהי פרק טרף בקלפי ביומא (דף מד: ושם) נתפזרו לו קב גחלים מכבדן לאמה והיכי מכבדן הא מפסיד בקדש ותירץ דבירושלמי דמכילתין מוקמי לה בשל יום הכפורים ההיא דהכא וזה לשון ירושלמי ר' יוסי בר חנינא בשם ר' יוחנן מפני מה אומרים שירי מנחות מחברין את עצמן מפני שנזקקו לכליין ר' אחא אומר בשם ר"ל יודעים היו שכלי שרת מחברן מה באו להעיד על הסלתות על הלבונה ועל הקטורת ועל הגחלים ניחא סולת קטורת ולבונה גחלים מאי א"ר בון תיפתר בגחלים של יוה"כ שבמה שהיה חותה היה מכניס אבל של כל יום לא כההיא דתנן נתפזר ממנו קב גחלים מכבדו לאמה ומיהו הר"י היה מפרש הירושלמי הכי גחלים מאי כלומר למה פוסל את כולם כיון שיש הרבה שאינו צריך ומוקי לה בשל יוה"כ דהכל צריך וה"ה דמצי לאוקמי במחתה של כל יום אלא משום דלא פסיק ליה אי מחתה של כסף שחותה בה קדושה אי לא וכלי שרת מחברן משמע כל כלי שמכניסין דומיא דלבונה וקטורת וכ"ת הא אמרינן בסמוך דמדרבנן מיהא אפילו שאינו צריך לכלי כלי נמי מצרף איכא למימר היינו למ"ד צירוף דאורייתא אבל למ"ד צירוף דרבנן לא יועיל כלום והשתא דאתינן להכי גם מה שהקשה הרב ר' נסים יתכן דכלי אינו מצרף רק הראוי לו ומה שאין צריך לו בו ביום אין בכך כלום אם מפסידו ור"ת מתרץ דכלי שרת אין מקדשין אלא לדעת אך קשה להר"ר אלחנן דפלוגתא היא שילהי לולב וערבה (סוכה דף מט: ושם) וי"א מקדשין ומיהו פ"ק דמנחות (דף ז.) ובהתודה (שם דף עח: ושם) איכא מאן דמוכח מן ולקחו את כל כלי השרת (במדבר ד׳:י״ב) דאין מקדשין אלא לדעת ופלוגתא דאמוראי הוא דהוי דלא אשכחן פלוגתא דתנאי וי"מ מחתה דכסף אינה קדושה כי אם אותה שמערה בה ונתפזרו לו קב גחלים דמכבדן לאמה איירי במחתה של כסף וקשה להר"ר אלחנן דהא מזבח מקדש את דבר הראוי לו ולא ידענא מאי תיובתיה דהא מוריד גחלים מן המזבח לארץ פליגי בה רבי יוחנן ור"ל משמע דלא שייך בגחלים ראוי למזבח:
והא דרבנן הוא. משמע הא לאו הכי הוה שייך שפיר צירוף דאורייתא מדלא קדייק רק מהוסיף ועוד מדקאמר ממאי דהאי צירוף מדרבנן אלמא דאית ליה דאורייתא וכן בפ"ב דפסחים (דף לה.) והבשר כל טהור יאכל בשר לרבות עצים ולבונה וכן בפ"ב דחולין . (דף לו:) אלא חיבת הקדש מכשרת דאורייתא מנלן כו' אלא מסיפא כל טהור יאכל בשר לרבות עצים ולבונה ובפרק כל הפסולים (זבחים דף לד.) טמא שאכל קדש לפני זריקה חד אומר לוקה וחד אומר אינו לוקה אבל בטומאת בשר דברי הכל לוקה דאמר קרא והבשר כו' ואמר מר לרבות עצים ולבונה אלמא עיקר קרא להכי הוא דאתא ובפרק כל שעה (פסחים דף כד:) והבשר למה לי לרבות עצים ולבונה בשר למה לי לרבות אימורין כו' והא דקאמר בזבחים שילהי ב"ש (זבחים דף מו:) והאמר מר והבשר לרבות עצים ולבונה ומשני דלפסול בעלמא התם מדאורייתא מיהא הוי פסול להקרבה ולא קאמר דהוי פסול אלא לאפוקי איכא דאמר התם לוקה וכי אומרים בפסחים (דף לה.) עצים ולבונה בני קבלת טומאה נינהו וכי אוכלין נינהו אלא מעלה דאורייתא מיהא הוי ומעלה דלאו אוכל הוא ושוי ליה אוכל וכן מייתי התם העריב שמשו אוכל בתרומה כו' הביא כפרתו כו' והאי גברא חזי אלא מעלה והתם דאורייתא הוא דהא בהערל (יבמות דף עד:) מפיק ליה מקרא דקאמר ג' קראי כתיבי והשתא משמע דלעולם הוי צירוף דאורייתא גבי עצים ולבונה וכי קאמר הש"ס בפרק הקומץ רבה (מנחות דף כא.) יצאו עצים ולבונה שאין מקבלין טומאה י"ל דר"ל בלי הכשר אע"ג דחיבת הקדש מכשרתו דאורייתא מ"מ לא פסיק ליה כיון דעצי חולין לא מקבלי טומאה דאורייתא אפי' בהכשר אי לאו יתורא דקרא א"כ איכא למימר דלא מרבינן אלא בהכשר וכי קאמר בפסחים (דף יט.) אלמא צירוף דרבנן דעדותו דר"ע דרבנן אבל עצים ולבונה לעולם דאורייתא ולא כפרש"י דקאמר דדייק התם צירוף דגבי מעלות דרבנן ולר"ע דעצים ולבונה לאו בנות קבולי טומאה נינהו דאורייתא דלאו אוכל הוא לא יתכן כדפרישית בכל הני שהבאתי וגם משמעות דשמעתין לא משמע הכי אלא דייק דצירוף דרבנן מהא דקתני רישא העיד רבי שמעון על אפר חטאת וכו' ואפר
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.