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Traité Chagigah

18b

Étude de Chagigah 18b

Étude de la Mishna & Guémara 18b

Mishna 1
MICHNA : On [se] lave les mains [par versement d'un quart de log d'eau] pour [manger des] 'houlin [aliments non sacrés], pour [manger de la] dîme [ma'asser], et pour [manger de la] terouma [offrande prélevée au prêtre] ; mais pour [manger des] kodachim [aliments sacrés] on les immerge [dans un bain rituel — mikvé complet de quarante sea]. Et pour ce qui concerne les eaux d'expiation [mei 'hattat — les eaux purificatrices préparées avec les cendres de la vache rousse] — si ses mains [contractèrent une impureté rituelle, même] par voie rabbinique [une souillure qui d'ordinaire n'impure que les mains], c'est tout son corps qui est rendu impur [et il doit alors s'immerger entièrement].
מַתְנִי׳ נוֹטְלִין לַיָּדַיִם לַחוּלִּין וְלַמַּעֲשֵׂר וְלַתְּרוּמָה, וְלַקּוֹדֶשׁ — מַטְבִּילִין. וְלַחַטָּאת — אִם נִטְמְאוּ יָדָיו, נִטְמָא גּוּפוֹ.(משנה)
La Michna poursuit en listant d'autres distinctions entre les divers niveaux de pureté rituelle : Si on [s'est] immergé dans le but de manger des 'houlin [aliments non sacrés], on acquiert une présomption [de pureté — 'houkzak] pour les 'houlin, et il [lui] est interdit [de manger de la] dîme [car il ne s'est pas purifié avec l'intention de manger de la dîme]. Si on [s'est] immergé pour [manger de la] dîme, on acquiert une présomption pour la dîme, mais il [lui] est interdit [de manger de la] terouma. Si on [s'est] immergé pour [manger de la] terouma, on acquiert une présomption pour la terouma, mais il [lui] est interdit [de manger des] kodachim. Si on [s'est] immergé pour [manger des] kodachim, on acquiert une présomption pour les kodachim, mais il [lui] est interdit [d'entrer en contact avec les eaux d'expiation —] 'hattat. Le principe est le suivant : celui qui s'est immergé pour [une catégorie] plus stricte [est automatiquement] permis pour [une catégorie] plus légère. Autre principe : celui qui [s'est] immergé sans acquérir de présomption [de pureté — c'est-à-dire sans intention de se purifier], c'est comme s'il ne s'était pas immergé du tout.
טָבַל לַחוּלִּין, הוּחְזַק לַחוּלִּין — אָסוּר לַמַּעֲשֵׂר. טָבַל לַמַּעֲשֵׂר, הוּחְזַק לַמַּעֲשֵׂר — אָסוּר לַתְּרוּמָה. טָבַל לַתְּרוּמָה, הוּחְזַק לַתְּרוּמָה — אָסוּר לַקּוֹדֶשׁ. טָבַל לַקּוֹדֶשׁ, הוּחְזַק לַקּוֹדֶשׁ — אָסוּר לַחַטָּאת. טָבַל לֶחָמוּר — מוּתָּר לַקַּל. טָבַל וְלֹא הוּחְזַק — כְּאִילּוּ לֹא טָבַל.
La Michna continue : Les vêtements d'un am ha'arets [celui qui n'est pas vigilant quant aux lois de pureté rituelle] sont considérés comme souillés par le midras [impureté transmise par le poids d'un zav — flux impur] pour les perouchim [ceux qui sont scrupuleux quant à la pureté, même pour les 'houlin]. Les vêtements des perouchim [sont à leur tour considérés] comme souillés par le midras pour les [prêtres] consommateurs de terouma. Les vêtements des consommateurs de terouma [sont considérés] comme souillés par le midras pour ceux qui mangent [les viandes de sacrifices] sacrés [kodachim]. Et de même, les vêtements de ceux qui mangent les kodachim [sont considérés] comme souillés par le midras pour ceux qui s'occupent de la préparation des eaux purificatrices [mei 'hattat].
בִּגְדֵי עַם הָאָרֶץ, מִדְרָס לִפְרוּשִׁין. בִּגְדֵי פְרוּשִׁין, מִדְרָס לְאוֹכְלֵי תְרוּמָה. בִּגְדֵי אוֹכְלֵי תְרוּמָה, מִדְרָס לַקּוֹדֶשׁ. בִּגְדֵי קוֹדֶשׁ, מִדְרָס לַחַטָּאת.
La Michna rapporte [à titre d'illustration] : Yossef ben Yo'ezer était le [membre] le plus pieux de la prêtrise, et [malgré cela] son linge [de recouvrement pour sa nourriture] était considéré comme souillé par le midras pour ceux qui mangeaient [les sacrifices] sacrés [kodachim]. Yo'hanan ben Goudgeda mangeait [ses aliments] profanes selon les règles de pureté des kodachim [pendant] toute sa vie, et [malgré cela] son linge était considéré comme souillé par le midras pour ceux [qui s'occupaient de la préparation] des eaux purificatrices [mei 'hattat].
יוֹסֵף בֶּן יוֹעֶזֶר הָיָה חָסִיד שֶׁבַּכְּהוּנָּה, וְהָיְתָה מִטְפַּחְתּוֹ מִדְרָס לַקּוֹדֶשׁ. יוֹחָנָן בֶּן גּוּדְגְּדָא הָיָה אוֹכֵל עַל טׇהֳרַת הַקּוֹדֶשׁ כׇּל יָמָיו, וְהָיְתָה מִטְפַּחְתּוֹ מִדְרָס לַחַטָּאת.
Guémara
GUEMARA : Avant d'aborder les détails des halakhot listées dans la Michna, la Guemara pose une question fondamentale : Les 'houlin [aliments profanes] et la dîme [ma'asser] requièrent-ils vraiment le lavage des mains [netilat yadaïm] ?
גְּמָ׳ חוּלִּין וּמַעֲשֵׂר מִי בָּעוּ נְטִילַת יָדַיִם?
Et la Guemara soulève une contradiction avec la [Michna suivante dans le traité de] Bikourim (2, 1) [qui enseigne] : Concernant la terouma et les bikourim [premières récoltes], on est passible de mort [pour le non-prêtre qui les mange délibérément] ; si c'est par inadvertance, il doit restituer le montant consommé avec l'ajout d'un cinquième ['homech] ; et [ces dons] sont interdits aux étrangers [non-prêtres] ; et ils constituent les biens [personnels] du prêtre [qui peut les utiliser à toute fin]. Et [si ces dons tombent dans un mélange,] ils n'en sont neutralisés [batel] que si le mélange en contient cent et un fois [leur quantité] ; et ils requièrent le lavage des mains et le coucher du soleil [avant qu'un prêtre impur qui s'est immergé puisse les manger]. Voilà ce qui vaut pour la terouma et les bikourim, mais pas pour la dîme [ma'asser] — et à fortiori pour les 'houlin [aliments profanes].
וּרְמִינְהִי: הַתְּרוּמָה וְהַבִּיכּוּרִים חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן מִיתָה וָחוֹמֶשׁ, וַאֲסוּרִ[ין] לְזָרִים, וְהֵן נִכְסֵי כֹהֵן. וְעוֹלִין בְּאֶחָד וּמֵאָה, וּטְעוּנִין נְטִילַת יָדַיִם וְהֶעֱרֵב שֶׁמֶשׁ. הֲרֵי אֵלּוּ בִּתְרוּמָה וּבִיכּוּרִים, מָה שֶׁאֵין כֵּן בַּמַּעֲשֵׂר, וְכׇל שֶׁכֵּן בַּחוּלִּין.
[La Guemara conclut :] C'est difficile [contradiction] : la halakha concernant la dîme [dans Bikourim] contredit la halakha concernant la dîme [dans notre Michna] ; et c'est [également] difficile : la halakha concernant les 'houlin [dans Bikourim] contredit la halakha concernant les 'houlin [dans notre Michna] !
קַשְׁיָא מַעֲשֵׂר אַמַּעֲשֵׂר, קַשְׁיָא חוּלִּין אַחוּלִּין!
[La Guemara observe :] Certes, la contradiction concernant la dîme par rapport à la dîme n'est pas difficile : ce cas-ci [la Michna de Bikourim] suit l'avis de Rabbi Méïr, tandis que ce cas-là [notre Michna] suit l'avis des Sages [Rabanan].
בִּשְׁלָמָא מַעֲשֵׂר אַמַּעֲשֵׂר לָא קַשְׁיָא: הָא רַבִּי מֵאִיר וְהָא רַבָּנַן.
Car nous avons appris dans une Michna (Para 11, 5) : Tout ce qui requiert une immersion dans l'eau de par [un décret] rabbinique souille les kodachim [sacrifices sacrés, au second degré] et invalide la terouma [elle la souille mais ne peut pas la souiller davantage], mais [celui-ci] est permis pour les 'houlin et la dîme [ce n'est pas suffisamment impur pour les invalider] — tels sont les propos de Rabbi Méïr. Mais les Sages [Rabanan] interdisent [ceci] en ce qui concerne la dîme [qu'ils considèrent comme invalide]. [Cette source montre que selon les Sages, la halakha relative à la dîme diffère de celle des 'houlin, ce qui explique l'exigence du lavage des mains pour la dîme.] Cependant, la contradiction concernant les 'houlin par rapport aux 'houlin est toujours difficile !
דִּתְנַן: כׇּל הַטָּעוּן בִּיאַת מַיִם מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים — מְטַמֵּא אֶת הַקּוֹדֶשׁ, וּפוֹסֵל אֶת הַתְּרוּמָה, וּמוּתָּר לַחוּלִּין וּלְמַעֲשֵׂר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹסְרִים בְּמַעֲשֵׂר. אֶלָּא חוּלִּין אַחוּלִּין קַשְׁיָא!
[La Guemara répond :] Ce n'est pas difficile : ici [notre Michna] parle de la consommation [de 'houlin — manger du pain, pour lequel on doit se laver les mains] ; là [la Michna de Bikourim] parle du simple contact [et non de la consommation, pour lequel le lavage préalable des mains n'est pas nécessaire].
לָא קַשְׁיָא: כָּאן בַּאֲכִילָה, כָּאן בִּנְגִיעָה.
Rav Chimi bar Achi s'oppose fermement à cela : Les Sages ne se disputent avec Rabbi Méïr qu'en ce qui concerne la consommation de la dîme, mais pas en ce qui concerne le simple contact avec la dîme ni la consommation de 'houlin. [Par conséquent, la résolution de la difficulté concernant les 'houlin n'est pas acceptable.] Mais [l'explication précédente est à rejeter en faveur de la suivante :] l'un et l'autre [cas, notre Michna et celle de Bikourim] parlent de consommation, et ce n'est pas difficile : ici [notre Michna] parle de la consommation de pain [le'hem — pour laquelle on doit se laver les mains], tandis que là [Bikourim] parle de la consommation de fruits [péirot — pour laquelle il n'est pas nécessaire de se laver les mains], car Rav Na'hman a dit : Quiconque se lave les mains [avant de manger] des fruits est [un exemple] de l'orgueil [il se montre plus rigoureux que ne l'exigent les Sages, ce qui est une forme de prétention].
מַתְקֵיף לַהּ רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי: עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר אֶלָּא בַּאֲכִילָה דְמַעֲשֵׂר, אֲבָל בִּנְגִיעָה דְמַעֲשֵׂר וּבַאֲכִילָה דְחוּלִּין לָא פְּלִיגִי? אֶלָּא: אִידֵּי וְאִידֵּי בַּאֲכִילָה, וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן בַּאֲכִילָה דְנַהֲמָא, כָּאן בַּאֲכִילָה דְפֵירֵי. דְּאָמַר רַב נַחְמָן: כׇּל הַנּוֹטֵל יָדָיו לְפֵירוֹת — הֲרֵי זֶה מִגַּסֵּי הָרוּחַ.
§ Les Sages ont enseigné [dans une baraïta] : Celui qui [se] lave les mains — s'il avait l'intention [de les purifier], ses mains sont pures ; s'il n'avait pas l'intention [de les purifier], ses mains sont impures. De même, dans le cas de celui qui immerge ses mains dans [un bain rituel de] quarante sea d'eau — s'il avait l'intention [de les purifier], ses mains sont pures ; s'il n'avait pas cette intention, ses mains sont impures. La Guemara soulève une difficulté : Mais n'est-il pas enseigné dans une baraïta [différente] que ses mains sont pures qu'il ait ou non eu l'intention de les purifier ? Rav Na'hman dit : Ce n'est pas difficile : là [la deuxième baraïta] parle des 'houlin [aliments profanes, pour lesquels il n'est pas nécessaire d'avoir l'intention de purifier ses mains] ;
תָּנוּ רַבָּנַן: הַנּוֹטֵל יָדָיו, נִתְכַּוֵּון — יָדָיו טְהוֹרוֹת, לֹא נִתְכַּוֵּון — יָדָיו טְמֵאוֹת. וְכֵן הַמַּטְבִּיל יָדָיו, נִתְכַּוֵּון — יָדָיו טְהוֹרוֹת, לֹא נִתְכַּוֵּון — יָדָיו טְמֵאוֹת. וְהָתַנְיָא: בֵּין נִתְכַּוֵּון בֵּין לֹא נִתְכַּוֵּון — יָדָיו טְהוֹרוֹת! אָמַר רַב נַחְמָן, לָא קַשְׁיָא: כָּאן לְחוּלִּין,

Rachi

מתני' נוטלין לידים לחולין ולמעשר ולתרומה - די להן בנטילה דכלי שאין בו אלא רביעית מים:,ולקודש מטבילין - אבל לאכול שלמים או חטאת ואשם לכהנים יש מעלה שצריך להטביל ידים בארבעים סאה ואע"פ שאינן אלא סתם ידים שלא נגעו בטומאה דאורייתא המטמאה את כל הגוף:,ולחטאת - ליגע במי חטאת מים המקודשים באפר פרה להזות מהן על טמאי מתים יש מעלה יתירה שאם נטמאו ידיו באחת מן הדברים המטמאין את הידים ולא את הגוף כגון וולד הטומאה וכגון ספר וכל טומאות שהן מדברי סופרים:,נטמא הגוף - וכל הגוף צריך טבילה וכל מעלות הללו שזה גבוה מזה מדברי סופרים והאי דנקט להו הכא גבי הלכות הרגל. לפי שיש בסופן הלכות רגל שעמי הארץ חשובין טהורים ברגל ולא בשאר ימות השנה בסוף חומר בקדש:

טבל לחולין הוחזק לחולין - ועוד זו מעלה טבל לחולין הוחזק לחולין כלומר נתכוין לטבול לשם חולין:,אסור למעשר - הוחזק לשון כוונה כלומר נתכוין להעמיד גופו בחזקת טהור לחולין:,למעשר - למעשר שני הנאכל בירושלים:,ולא הוחזק - לא נתכוון לשם טבילת טהרה אלא לרחיצה בעלמא:

מדרס - אב הטומאה לטמא אדם וכלים כמדרס הזב שמטמא אדם וכלים כדכתיב ואיש אשר יגע במשכבו יכבס בגדיו (ויקרא ט״ו:ה׳):,לפרושין - לאוכלי חוליהן בטהרה:,לאוכלי תרומה - כהנים וכל אלו מעלות מדברי סופרים שאמרו שאין שמירת טהרתן של אלו חשובה שמירה אצל אלו ומתוך שהן אלו אצל אלו כאילו לא שמרוה גזרו בהן בבגדיהן שמא ישבה בהן אשתו נדה והרי הן מדרס הנדה הכי מפרש לה בפרק השוחט:

גמ' בכורים - קרויין תרומה דאמר מר ותרומת ידך. אלו הבכורים (מכות דף יז.) לכך הן כתרומה:,חייבין עליהן מיתה - זר האוכלן מזיד דכתיב ומתו בו כי יחללוהו וסמיך ליה וכל זר לא יאכל קדש וכל הענין מדבר בתרומה:,וחומש - האוכלן שוגג דכתיב ואיש כי יאכל קדש בשגגה ויסף חמישיתו עליו (ויקרא כ״ב:י״ד):,ואסור לזרים - בלאו:,והן נכסי כהן - לקדש בהן את האשה וליקח בדמיהן עבדים וקרקעות ובהמה טמאה:,ועולין באחד ומאה - אבל בפחות אין עולין אלא כל החולין אסור לזרים:,וטעונין רחיצת ידים - לפי שהשני עושה שלישי וידים גזרו עליהם טומאת שני לפיכך פוסלות את התרומה אם לא נטלן:,והערב שמש - אם נטמא טומאה דאורייתא וטבל. אינו אוכל בתרומה עד שיעריב שמשו ביבמות (דף עד:) ילפינן מקראי:,מה שאין כן במעשר - אין מיתה ואין חומש [ואין] אסור לזרים שהרי כל עצמו נאכל לזרים וחומש שמוסיף בפדיונו לא איירי בחומש הכא כי האי גוונא דאין בתרומה פדיון ונכסי הדיוט נמי לא הוי לקנות בו עבדים וקרקעות דלא ניתן אלא לאכילה ושתיה וסיכה ואין טעון רחיצת ידים שאין השני פוסל בו לעשות שלישי ואינו טעון הערב שמש דקי"ל טבל ועלה אוכל במעשר ומקראי ילפינן לה ביבמות פרק הערל:

כל הטעון ביאת מים מדברי סופרים - כל שהוא טהור מן התורה וחכמים גזרו עליו טומאה כל הנך דאמרי במסכת שבת בפ"ק (דף יג:) אלו פוסלין את התרומה האוכל אוכל ראשון ואוכל שני כו':,מטמא את הקודש - כלומר נתנו עליהן טומאת שני לטומאה והשני מטמא את הקודש להיות קרוי טמא ופוסל עליהן עוד את הרביעי:,ופוסל את התרומה - להיפסל היא עצמה אבל אינה פוסלת אחר לעשות רביעי:,ומותר לחולין - לאכול חולין מדלא קתני ואינו פוסל את החולין ונקט לישנא דמותר אפילו לאוכלן משמע:

באכילה - מתני' דמצריך נטילה באכילה קאמר:

עד כאן לא פליגי כו' - דקתני אסור במעשר לשון אכילה היא דאי בנגיעת שני לא פסיל במעשר דשמעינן לר' מאיר דאמר מותר באכילה ואיפליג עליה באכילה דמעשר ואילו בחולין כולהו מודו דמותר אפילו באכילה ומתני' מני:,כאן באכילה דפירי - הא דקתני מה שאין כן במעשר באכילה דפירי קאמר ומיהו בתרומה בעי נטילה שאפילו במגעו הוא [פוסל] דשני פוסל את התרומה:

נוטל - בכלי:,מטביל - בארבעים סאה:

Tossafot

קשיא חולין אחולין. ולא בעי למימר בחולין עד הפרק קאמר מה שאין כן במעשר דלישנא לא משמע ליה:

כאן באכילה וכאן בנגיעה. הקשה הר"ר אלחנן מעשר אמעשר נמי לישני הכי ולוקמי אפילו כרבנן ותירץ מורי דאף בנגיעה דמעשר נמי פליגי רבנן ואסרי לה וכן משמע בסמוך דקאמר עד כאן לא פליגי אלא באכילה דמעשר משמע דמעיקרא סד"א דבכל ענין פליגי וכן בפ' שני דחולין (דף לג: ושם) דקאמר ודלמא לא פליגי רבנן אלא באכילה דמעשר כו' משמע דדבר ברור אינו מיהו הוי מצי לאקשויי וליטעמיך מתניתין דשבת פ"ק (דף יד) דתנן ואלו פוסלין את התרומה לא מיתוקמא כרבנן דמאי איריא תרומה אפילו מעשר נמי אלא לא חש לאקשויי ליה ומכח דההיא משמע דאמת הוא כי אתקפתא דרב שימי והא דנקט בפ"ב דחולין (דף לג: ושם) ודלמא לישנא קלילא הוא דלעולם אמת הוא בנגיעת מעשר ואכילת חולין לא פליגי דלכ"ע אין שני עושה שלישי (בחולין) ואל תתמה היכי ס"ד דלרבנן לא בעי אכילת חולין נטילה וי"ל דאיירי בפירי דלא בעו נטילה:

הא בנהמא הא בפירי. והשתא לא הוצרך לתרץ תו גבי מעשר הא רבי מאיר והא. רבנן והוא הדין דמצי למימר הא באכילה הא בנגיעה אלא כולה באכילה עדיפא ליה: ,הנוטל ידיו לפירות. וכי אמר בפ' כיצד מברכין (ברכות דף מג.) אורחין שהיו מסובין לשתות אצל בעל הבית נוטלין כל אחד ידו אחת התם משום נקיות הוי וכן משמע לישנא דידו אחת דקתני:

כאן לחולין כאן למעשר. משמע דאם לא כוון למעשר לא מהני וכ"ש בתרומה והקשה הר"ר אלחנן דאמר בפ' אלו דברים בברכות (דף נא:) ב"ש אומרים נוטלים את הידים ואח"כ מוזגין את הכוס שאם ימזגו את הכוס שמא יגע במשקים שאחורי הכוס והשתא אפילו נוטלן נמי כיון דלא מהניא הך נטילה לתרומה הויא ליה פוסל את התרומה ותנן כל הפוסל את התרומה מטמא משקין להיות תחילה ותירץ דכיון דנטל ידיו לחולין לא פסיל תרומה והכי משמע דאי לא תימא הכי אין לך אדם אף חבר אוכל חולין בטהרה שלא יטמא משקין:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Chagigah 18b
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