AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Chagigah

18a

Étude de Chagigah 18a

Étude de la Guémara 18a

Guémara
Je [Rabbi Elazar au nom de Rabbi Oshaya] ne saurais [sans cette tradition] combien de jours [de tashloumin — de « compensation » pour l'offrande de reiya manquée] il y aurait. La Guemara nous enseigne donc [par la déclaration] que Rabbi Elazar dit au nom de Rabbi Oshaya [qu'il y a sept jours de tashloumin — autant que les sept jours de la fête].
לָא יָדַעְנָא כַּמָּה, קָא מַשְׁמַע לַן דְּרַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא.
Et Rech Lakich dit [en apportant une preuve différente, tirée du nom même de la fête] : « Et la fête de la moisson [ḥag haKatsir] » (Chemot 23, 16) — quelle est la fête lors de laquelle tu célèbres [ḥogeg] et tu moissonneras [kotser] ? Tu dois dire que c'est Chavouot. Quand exactement [cela s'applique-t-il] ? Si tu dis que c'est le jour de fête lui-même, est-il donc permis de moissonner un jour de fête [Yom Tov] ? Mais non — ne s'agit-il pas [plutôt] des jours de tashloumin [où la moisson est autorisée] ?
וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: ״וְחַג הַקָּצִיר״, אֵיזֶהוּ חַג שֶׁאַתָּה חוֹגֵג וְקוֹצֵר בּוֹ — הֱוֵי אוֹמֵר זֶה עֲצֶרֶת. אֵימַת? אִילֵּימָא בְּיוֹם טוֹב — קְצִירָה בְּיוֹם טוֹב מִי שְׁרֵי? אֶלָּא לָאו לְתַשְׁלוּמִין.
Rabbi Yo'hanan dit à Rech Lakich : Pourtant, si tel est [le principe], tu devrais dire de même à propos de « la fête des récoltes [ḥag haAsif] » (Chemot 23, 16) : quelle est la fête lors de laquelle il y a des récoltes [asifa] ? Tu dois dire que c'est la fête de Soukot. Quand exactement ? Si tu dis que c'est le jour de fête lui-même, le travail est-il donc permis un jour de fête ? Mais alors [si tu réponds que c'est le] 'hol haMo'ed [les jours intermédiaires de Soukot], le travail est-il permis [librement] pendant le 'hol haMo'ed ? [Non, uniquement pour éviter une perte irréparable.] Mais il faut donc expliquer : [« la fête des récoltes »] signifie la fête qui survient à la saison des récoltes. De même ici [pour ḥag haKatsir] : « la fête de la moisson » signifie la fête qui survient à la saison de la moisson.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֶלָּא מֵעַתָּה, ״חַג הָאָסִיף״: אֵי זֶהוּ חַג שֶׁיֵּשׁ בּוֹ אֲסִיפָה — הֱוֵי אוֹמֵר זֶה חַג הַסּוּכּוֹת, אֵימַת? אִילֵּימָא בְּיוֹם טוֹב — מְלָאכָה בְּיוֹם טוֹב מִי שְׁרֵי? אֶלָּא בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד. חוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד מִי שְׁרֵי? אֶלָּא — חַג הַבָּא בִּזְמַן אֲסִיפָה, הָכָא נָמֵי — חַג הַבָּא בִּזְמַן קְצִירָה.
§ La Guemara remarque : Puisque Rech Lakich ne conteste pas l'exactitude de la déclaration de Rabbi Yo'hanan, on peut déduire de leurs propos que l'un et l'autre estiment que l'accomplissement de travaux pendant le 'hol haMo'ed [les jours intermédiaires de fête] est interdit par la Torah [et non seulement par décret rabbinique].
מִכְּלָל דְּתַרְוַיְיהוּ סְבִירָא לְהוּ דְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד אָסוּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה.
D'où ces choses [l'interdiction de travailler pendant le 'hol haMo'ed] sont-elles [déduites] ? Car les Sages ont enseigné [dans une baraïta] : « Tu observeras la fête des Matsot [pendant] sept jours » (Chemot 23, 15) — [le verset] enseigne que le 'hol haMo'ed est interdit d'accomplissement de travaux, car [le mot] « observer » [tichhmor] implique une injonction négative [de s'abstenir] ; tels sont les propos de Rabbi Yoshiyya. Rabbi Yonatan dit : Ce n'est pas nécessaire [cela ne découle pas du sens simple du verset ; la preuve est] plutôt tirée d'un raisonnement a fortiori [kal vahomer] : si [les] premier et septième jours [de Pessa'h] — qui ne sont pas précédés et suivis de sainteté [car les jours qui les entourent sont des jours ordinaires] — sont néanmoins interdits d'accomplissement de travaux, n'est-il pas logique que les jours du 'hol haMo'ed — qui sont précédés et suivis de sainteté [par les premiers et derniers jours de fête] — soient [également] interdits d'accomplissement de travaux ?
מְנָהָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״אֶת חַג הַמַּצּוֹת תִּשְׁמוֹר שִׁבְעַת יָמִים״ — לִימֵּד עַל חוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד שֶׁאָסוּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה, דִּבְרֵי רַבִּי יֹאשִׁיָּה. רַבִּי יוֹנָתָן אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, קַל וָחוֹמֶר: וּמָה רִאשׁוֹן וּשְׁבִיעִי שֶׁאֵין קְדוּשָּׁה לִפְנֵיהֶן וּלְאַחֲרֵיהֶן — אָסוּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה, חוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד שֶׁיֵּשׁ קְדוּשָּׁה לִפְנֵיהֶן וּלְאַחֲרֵיהֶן — אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּהֵא אָסוּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה.
[On objecte à Rabbi Yonatan :] Les six jours de la Création [les jours ordinaires de la semaine] le prouvent [par contre-exemple] : ils sont précédés et suivis de la sainteté du Chabbat, et pourtant l'accomplissement de travaux y est permis ! [On répond :] Qu'y a-t-il de particulier aux six jours de la Création ? — ils sont des jours ordinaires sur lesquels il n'y a pas d'offrande musaf [offrande supplémentaire] ; peux-tu dire la même chose du 'hol haMo'ed sur lequel il y a une offrande musaf [conférant une mesure de sainteté] ? [On objecte :] Roch 'Hodech [le Nouvel An du mois] le prouve [par contre-exemple] : il a une offrande musaf, et pourtant l'accomplissement de travaux y est permis ! [On répond :] Qu'y a-t-il de particulier à Roch 'Hodech ? — il n'est pas appelé « mikra kodech » [convocation sainte] ; peux-tu dire la même chose du 'hol haMo'ed qui est appelé « mikra kodech » ? Puisqu'il est appelé « mikra kodech », il est logique que l'accomplissement de travaux y soit interdit.
שֵׁשֶׁת יְמֵי בְרֵאשִׁית יוֹכִיחוּ, שֶׁיֵּשׁ קְדוּשָּׁה לִפְנֵיהֶן וּלְאַחֲרֵיהֶן, וּמוּתָּרִין בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה! מָה לְשֵׁשֶׁת יְמֵי בְּרֵאשִׁית שֶׁאֵין בָּהֶן קׇרְבַּן מוּסַף, תֹּאמַר בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד שֶׁיֵּשׁ בּוֹ קׇרְבַּן מוּסַף. רֹאשׁ חֹדֶשׁ יוֹכִיחַ, שֶׁיֵּשׁ בּוֹ קׇרְבַּן מוּסַף, וּמוּתָּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה! מָה לְרֹאשׁ חֹדֶשׁ שֶׁאֵין קָרוּי ״מִקְרָא קֹדֶשׁ״, תֹּאמַר בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד שֶׁקָּרוּי ״מִקְרָא קֹדֶשׁ״, הוֹאִיל וְקָרוּי ״מִקְרָא קֹדֶשׁ״ — דִּין הוּא שֶׁאָסוּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה.
Il est enseigné dans une autre baraïta portant sur le même sujet : [Pour le premier jour de Pessa'h et de Soukot] le verset dit : « Vous ne ferez aucun travail de service pénible » (Vayikra 23, 35), immédiatement suivi de « [pendant] sept jours vous apporterez des offrandes faites au feu devant l'Éternel » — [ce verset] enseigne que le 'hol haMo'ed est interdit d'accomplissement de travaux ; tels sont les propos de Rabbi Yossé le Galiléen. Rabbi Akiva dit : Ce n'est pas nécessaire, car il est dit plus haut dans ce chapitre : « Voici les mo'adim [périodes fixées] de l'Éternel, des convocations saintes, que vous proclamerez en leurs temps fixés » (Vayikra 23, 4). De quoi le verset parle-t-il [lorsqu'il mentionne ces convocations] ? Si c'est du premier jour de fête, il a déjà été dit explicitement « chabbaton » [repos solennel] à son sujet ; si c'est du septième jour, il a déjà été dit « chabbaton » à son sujet également. Par conséquent, le verset ne peut parler que du 'hol haMo'ed, t'enseignant que l'accomplissement de travaux y est interdit.
תַּנְיָא אִידַּךְ: ״כׇּל מְלֶאכֶת עֲבוֹדָה לֹא תַעֲשׂוּ״ — לִימֵּד עַל חוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד שֶׁאָסוּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״אֵלֶּה מוֹעֲדֵי ה׳ וְגוֹ׳״. בַּמָּה הַכָּתוּב מְדַבֵּר? אִם בָּרִאשׁוֹן — הֲרֵי כְּבָר נֶאֱמַר ״שַׁבָּתוֹן״, אִם בַּשְּׁבִיעִי — הֲרֵי כְּבָר נֶאֱמַר ״שַׁבָּתוֹן״. הָא אֵין הַכָּתוּב מְדַבֵּר אֶלָּא בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, לְלַמֶּדְךָ שֶׁאָסוּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה.
Il est enseigné dans une autre baraïta : Le verset dit : « Six jours tu mangeras des matsot, et le septième jour il y aura une 'atseret [assemblée solennelle] pour l'Éternel » (Devarim 16, 8). De même que le septième jour est soumis à une retenue [du travail], de même les six jours [intermédiaires] sont soumis à une retenue. [Mais si l'on pousse ce raisonnement :] de même que le septième jour est soumis à une retenue de tout travail, de même les six jours seraient soumis à une retenue de tout travail [même celui nécessaire pour éviter une perte irréparable] ?
תַּנְיָא אִידַּךְ: ״שֵׁשֶׁת יָמִים תֹּאכַל מַצּוֹת וּבַיּוֹם הַשְּׁבִיעִי עֲצֶרֶת לַה׳״, מָה שְׁבִיעִי עָצוּר — אַף שֵׁשֶׁת יָמִים עֲצוּרִין. אִי: מָה שְׁבִיעִי עָצוּר בְּכׇל מְלָאכָה — אַף שֵׁשֶׁת יָמִים עֲצוּרִין בְּכׇל מְלָאכָה.
Le verset dit donc [précisément] : « Et le septième jour il y aura une 'atseret » — le septième jour seul est soumis à une retenue de tout travail, mais les six jours ne sont pas soumis à une retenue de tout travail. Cependant, puisque [la Torah] ne les a pas confiés [c'est-à-dire : n'a pas précisé quels travaux sont autorisés et lesquels sont interdits], le verset n'a donc transmis cette décision qu'aux Sages [exclusivement], pour te dire : quel jour [du 'hol haMo'ed] est interdit et quel jour est permis [à certains travaux], quel travail est interdit et quel travail est permis.
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבַיּוֹם הַשְּׁבִיעִי עֲצֶרֶת״, הַשְּׁבִיעִי עָצוּר בְּכׇל מְלָאכָה, וְאֵין שִׁשָּׁה יָמִים עֲצוּרִין בְּכׇל מְלָאכָה. הָא לֹא מְסָרָן הַכָּתוּב אֶלָּא לַחֲכָמִים, לוֹמַר לָךְ אֵי זֶה יוֹם אָסוּר וְאֵי זֶה יוֹם מוּתָּר, אֵי זוֹ מְלָאכָה אֲסוּרָה וְאֵי זוֹ מְלָאכָה מוּתֶּרֶת.
§ [La Michna a enseigné que pendant les] jours de tivaḥ [d'abattage — les tashloumin de Chavouot], [il est] permis [de faire] des discours funèbres et des jeûnes, afin de ne pas confirmer l'opinion de ceux qui disent que la 'atseret [Chavouot] vient toujours après le Chabbat [c'est-à-dire les Sadducéens qui fixaient Chavouot le dimanche]. Or il a été dit [dans une baraïta] : Il arriva qu'Alexa mourut à Lod, et tout Israël se rassembla pour prononcer son éloge funèbre, mais Rabbi Tarfon ne le leur permit pas, parce que c'était le jour de fête de la 'atseret [Chavouot].
וּמוּתָּרִין בְּהֶסְפֵּד וְתַעֲנִית, שֶׁלֹּא לְקַיֵּים אֶת דִּבְרֵי הָאוֹמְרִין עֲצֶרֶת אַחַר הַשַּׁבָּת. וְהָאִיתְּמַר: מַעֲשֶׂה וּמֵת אֲלֶכְּסָא בְּלוֹד, וְנִכְנְסוּ כׇּל יִשְׂרָאֵל לְסוֹפְדוֹ, וְלֹא הִנִּיחָם רַבִּי טַרְפוֹן, מִפְּנֵי שֶׁיּוֹם טוֹב שֶׁל עֲצֶרֶת הָיָה.
La Guemara analyse ce passage : Peut-il te venir à l'esprit de dire que c'était [vraiment] un jour de Yom Tov [de fête proprement dit] ? Si c'eût été un jour de fête, seraient-ils venus [s'assembler pour des funérailles] ? Certainement non. Mais alors, dis [plutôt] qu'ils furent interdits [de faire l'éloge funèbre] parce que c'était le jour de tivaḥ [d'abattage, c'est-à-dire un jour de tashloumin]. [Mais alors, n'y a-t-il pas une contradiction ?] La Guemara répond : Cela n'est pas difficile : ici [dans l'incident de Lod], il s'agit d'une fête [de Chavouot] qui tombe après le Chabbat [c'est-à-dire un dimanche, de sorte que le jour de tivaḥ tombe le lundi, qui n'est pas un dimanche] ; là [dans la Michna], il s'agit d'une fête [de Chavouot] qui tombe un Chabbat [de sorte que le jour de tivaḥ tombe un dimanche, et on ne peut pas l'observer comme fête, afin de contredire les Sadducéens]. Après avoir discuté de nombreuses questions éloignées du sujet principal du traité, la Guemara aborde maintenant le thème de la pureté rituelle [tahara] et le traitera jusqu'à la fin du traité. Ces halakhot [lois] sont pertinentes pour les fêtes de pèlerinage [regalim], car tous sont obligés de se purifier pour entrer dans le Temple et offrir des sacrifices.
יוֹם טוֹב סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אִי בְּיוֹם טוֹב, מִי קָאָתוּ? אֶלָּא אֵימָא: מִפְּנֵי שֶׁיּוֹם טְבוֹחַ הָיָה! לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּיוֹם טוֹב שֶׁחָל לִהְיוֹת אַחַר הַשַּׁבָּת, כָּאן בְּיוֹם טוֹב שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת.

Rachi

לא ידענא - כמה ימים יהיו לתשלומין קמ"ל דרבי אלעזר מה חג המצות שבעה אף כאן שבעה:

וחג הקציר בכורי מעשיך - בחג שבועות כתיב:

ה"נ חג הבא בזמן קצירה - קאמר ולאו חוגג וקוצר בו אתא לאשמועינן:

מכלל דתרוייהו כו' - מדקאמר רבי יוחנן אסיפה בחולו של מועד מי שרי ולא מהדר ליה ריש לקיש אין מכלל דתרוייהו סבירא להו אסור:

את חג המצות תשמור שבעת ימים וגו' - לימד על חולו של מועד שאסור בעשיית מלאכה. דרוש ביה את חג המצות תשמור וכל תשמור אזהרת לא תעשה הוא שומריהו מן המלאכה:

ששת ימי בראשית - ימי כל שבוע ושבוע בין שתי שבתות הן יושבין הרי קדושה לפניהן ולאחריהן:,ראש חדש יוכיח כו' - אף אתה אל תתמה על חולו של מועד כו':,מקראי קדש - משמע קדשיהו בעשיית מלאכה:

כל מלאכת עבודה לא תעשו וכו' - וסמיך ליה שבעת ימים תקריבו אשה:,לימד על חולו של מועד וכו' - והכי דריש ביה לא תעשו שבעת ימים ובחג הסוכות כתיב ועליה קיימא הך מתניתא בתורת כהנים:

עצור ממלאכה - כדכתיב בהאי קרא גופיה: לא תעשה מלאכה:

הא הרי לא מסרן הכתוב אלא לחכמים - כלומר מאחר שאמר לך הכתוב שהן עצורין ממלאכה ולא בכולן ולא פירש אי זו המותרת ואי זו אסורה דע וראה שלא מסרן אלא לחכמים היודעים להבין על איזהו להטיל ההיתר ועל אי זו להטיל האיסור והם יאמרו אי זהו י"ט על פי קידוש הראייה ואסור בכל מלאכה ואי זהו חולו של מועד שאינו אסור בכל מלאכה ועל חולו של מועד יגידו לך אי זו מלאכה אסורה דבר שאינו אבד ואיזו מלאכה מותרת דבר האבד:

ולא הניחן ר' טרפון - ומתני' תני שמותרים בהספד:

בי"ט שחל להיות בשבת - שיום טבוח אחר שבת מותר בהספד מפני האומרים עצרת אחר שבת והאי דאלכסא בלוד יו"ט שחל להיות בחול הוא דאין יום טבוח שלו בא' בשבת:

Tossafot

אלא חג הבא בזמן אסיפה. הקשה הר"ר אלחנן דאמר פ"ק דר"ה (ובגמרא דסנהדרין) (דף יג.) א"ל רבי זירא לרבי אסי ודלמא לא עייל כלל וקאמר רחמנא תשמט ותיזיל עד חג הסוכות לא ס"ד דכתיב חג האסיף מאי האסיף אילימא חג הבא בזמן אסיפה הכתיב באספך את מעשיך אלא מאי אסיף קציר אלמא לא אמרי' חג הסוכות הבא בזמן אסיפה ותירץ מורי כיון דמבאספך שמעינן חג הבא בזמן אסיפה ואמר חג האסיף משמע ליקצר אבל אי לאו האי קרא [באספך וגו'] הוה דרשינן חג [האסיף] הבא בזמן אסיפה א"כ גם חג הקציר נימא הכי הואיל וליכא שום משמעות דמפיק ליה:

חולו של מועד אסור בעשיית מלאכה. לכאורה משמע דמלאכה דמיתסרא ביה מדאורייתא דמפיק ליה מפסוק וכן בפרק ב' דמו"ק (דף יא: ושם) לא מיבעיא אבל דמדרבנן אלא אפילו חוש"מ דאורייתא וכן פי' התם בקונטרס וקשה לר"ת דא"כ דבר האבד וכמה מלאכות דשרינן התם היכי משתרו וכי היכן מצינו איסור דאורייתא מקצתו אסור ומקצתו מותר ועוד דתנן בפ"ג דמגילה (דף כא.) כל מקום שאין יו"ט ויש מוסף קורין ד' כגון חוש"מ ור"ח אלמא לא מיתסר מלאכה מדקאמר דאין יו"ט ועוד דכייל ליה בהדי ר"ח דרבנן כדאמרינן בירושלמי דתענית ובמקום שנהגו הלין נשיא דרגילין דלא למיעבד עבידתא בריש ירחא מנהגא הוא ועוד מצינו בירושלמי בפרק שני דמו"ק כלום אסרו מלאכה אלא כדי שיהו אוכלין ושותין ויהיו יגעים בתורה והם פוחזין ואוכלין ושותין משמע לישנא דמדרבנן הוא וכן בפ"ב דמו"ק (דף יב:) גבי ובלבד שלא יכוין מלאכתו במועד ובעי בגמרא כיון ומת מהו שיקנסו בנו אחריו את"ל צרם אוזן הבכור ומת קנסו בנו אחריו התם איסורא דאורייתא משמע דמלאכה במועד הוי דרבנן ומיהו יש לדחות דאמכוין מלאכתו במועד קאי דהשתא מיהא ליכא איסורא דאורייתא כיון דדבר האבד הוא מ"מ משמע לפי האמת דלא מיתסר רק מדרבנן וכי קאמר התם בריש פירקא לא מיבעיא אבל דרבנן אלא אפילו חוש"מ דאורייתא כעין דאורייתא קאמר לפי שיש לו סמך [מקרא דאורייתא אבל ימי האבל ליכא אסמכתא אלא] מדברי קבלה דכתיב והפכתי חגיכם לאבל (עמוס ח׳:י׳) ודקאמר הכא אלא בחוש"מ מי שרי א"כ משמע דאסור מן התורה וי"ל לאו משום דלא משתרי מדאורייתא אלא כיון דאקרא סמכינן ליה למיתסר לא מסברא ליה לאוקמי קרא דשרי בהדיא בהכי וכן פירש הריב"ם בשם רבינו יב"א דמלאכה דמועד מדרבנן ולא כפירוש רבינו שמואל שפירש בערבי פסחים (פסחים דף קיח.) גבי כל המבזה את המועדות כגון עושה מלאכה בחוש"מ והא ליתא דמדרבנן הוי וכדפי' והא דאמרינן גבי כותים ותיפוק ליה משום לפני עור לא תתן מכשול במלאכה דחוש"מ משום דסמך פשטא דקרא הוי והוי ליה צדוקין מודין בה:

מה ראשון ושביעי כו'. הוה מצי למפרך מה להני שכן דבר האבד מיתסר אלא שאין זה ק"ו גמור רק גלוי מילתא בעלמא לפי מה שפיר' דמלאכה לא מיתסר רק דרבנן:

ראש חדש יוכיח. דשרי בעשיית מלאכה שכן אינו קרוי יו"ט בפ"ג דמגילה (דף כב: ושם) וגם אינו נאסר רק משום מנהג כדפרי' וכי קאמר בר"ה (דף כג.) משום בטול מלאכה לעם בב' ימים דר"ח של ראש השנה מיירי אי נמי משום נשים דנוהגות שלא לעשות מלאכה כדאיתא בפירקי דרבי אליעזר וכן פרש"י במגילה (דף כב:):,מה לראש חודש שכן אינו קרוי מקרא קדש. הוה מצי למימר מה לחול המועד דאיכא תרתי מוסף וקדושה לפניו ולאחריו:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Chagigah 18a
100%
חגיגה י״ח אמַסֶּכֶת חֲגִיגָה