Guémara
et les poumons aspirent toutes sortes de liquides, le foie s'irrite, la vésicule biliaire injecte une goutte de bile dans le foie et apaise la colère, la rate rit, le gésier broie la nourriture, et l'estomac amène le sommeil, et le nez réveille. S'ils inversaient leurs rôles, de sorte que l'organe qui amène le sommeil vienne à réveiller, ou que l'organe qui réveille vienne à amener le sommeil, l'individu dépérirait peu à peu. Il a été enseigné : si les deux amènent le sommeil ou que les deux réveillent, la personne meurt aussitôt.
רֵיאָה שׁוֹאֶבֶת כׇּל מִינֵי מַשְׁקִין, כָּבֵד כּוֹעֵס, מָרָה זוֹרֶקֶת בּוֹ טִפָּה וּמְנִיחָתוֹ, טְחוֹל שׂוֹחֵק, קֻרְקְבָן טוֹחֵן, קֵיבָה יְשֵׁנָה, אַף נֵעוֹר. נֵעוֹר הַיָּשֵׁן יָשֵׁן הַנֵּעוֹר — נִמּוֹק וְהוֹלֵךְ לוֹ. תָּנָא: אִם שְׁנֵיהֶם יְשֵׁנִים אוֹ שְׁנֵיהֶם נֵעוֹרִים — מִיָּד מֵת.
À propos des penchants de l'homme, il a été enseigné dans une baraïta que Rabbi Yossi HaGuelili dit : le bon penchant gouverne les justes, ainsi qu'il est dit : « Et mon cœur est mort en moi » (Téhilim 109, 22) ; le mauvais penchant a été complètement banni de son cœur. Le mauvais penchant gouverne les méchants, ainsi qu'il est dit : « La transgression parle au méchant, il n'y a pas de crainte de D.ieu devant ses yeux » (Téhilim 36, 2). Les gens intermédiaires [bénonim] sont gouvernés à la fois par le bon et le mauvais penchant, ainsi qu'il est dit : « Car Il se tient à la droite du nécessiteux, pour le sauver de ceux qui gouvernent son âme » (Téhilim 109, 31).
תַּנְיָא רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: צַדִּיקִים יֵצֶר טוֹב שׁוֹפְטָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלִבִּי חָלַל בְּקִרְבִּי״. רְשָׁעִים יֵצֶר רַע שׁוֹפְטָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נְאֻם פֶּשַׁע לָרָשָׁע בְּקֶרֶב לִבִּי אֵין פַּחַד אֱלֹהִים לְנֶגֶד עֵינָיו״. בֵּינוֹנִים — זֶה וָזֶה שׁוֹפְטָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יַעֲמֹד לִימִין אֶבְיוֹן לְהוֹשִׁיעַ מִשֹּׁפְטֵי נַפְשׁוֹ״.
Rabba a dit : des gens comme nous sont des intermédiaires. Abayé, son élève et neveu, lui dit : si le Maître prétend qu'il n'est que de niveau intermédiaire, il ne laisse de place à aucune créature pour vivre. Si une personne comme toi est intermédiaire, qu'en est-il du reste d'entre nous ?
אָמַר רַבָּה: כְּגוֹן אָנוּ בֵּינוֹנִים. אָמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: לָא שָׁבֵיק מָר חַיֵּי לְכׇל בְּרִיָּה?
Et Rava a dit : le monde n'a été créé que pour les méchants achevés ou pour les justes achevés ; les autres ne vivent une vie complète ni dans l'un ni dans l'autre monde. Rava a dit : chacun devrait savoir en lui-même s'il est ou non un juste achevé, car s'il n'est pas un juste achevé, il sait que sa vie sera une vie de souffrance. Rav a dit : le monde n'a été créé que pour le méchant Achav ben Omri et pour Rabbi Hanina ben Dossa. La Guemara explique : pour Achav ben Omri, ce monde-ci fut créé, car il n'a pas de place dans le Monde-à-venir ; et pour Rabbi Hanina ben Dossa, le Monde-à-venir fut créé.
וְאָמַר רָבָא: לָא אִיבְּרִי עָלְמָא אֶלָּא לְרַשִּׁיעֵי גְּמוּרֵי אוֹ לְצַדִּיקֵי גְּמוּרֵי. אָמַר רָבָא: לִידַּע אִינָשׁ בְּנַפְשֵׁיהּ אִם צַדִּיק גָּמוּר הוּא אִם לָאו. אָמַר רַב: לָא אִיבְּרִי עָלְמָא אֶלָּא לְאַחְאָב בֶּן עָמְרִי וּלְרַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא. לְאַחְאָב בֶּן עָמְרִי — הָעוֹלָם הַזֶּה, וּלְרַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא — הָעוֹלָם הַבָּא.
« Et tu aimeras l'Éternel ton D.ieu » (Devarim 6, 5). Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Éliézer dit : s'il est dit « de toute ton âme [be-khol nafchekha] », pourquoi est-il dit « de tout ton bien [be-khol meodekha] » ? Et inversement, s'il est dit « de tout ton bien », pourquoi est-il dit « de toute ton âme » ? Plutôt, cela signifie que s'il y a un homme dont le corps lui est plus cher que ses biens, c'est pourquoi il est dit « de toute ton âme » ; il faut donner son âme pour la sanctification de D.ieu. Et s'il y a un homme dont les biens lui sont plus chers que son corps, c'est pourquoi il est dit « de tout ton bien » ; avec tous tes biens. Rabbi Akiva dit : « de toute ton âme » signifie : même s'Il prend ton âme.
״וְאָהַבְתָּ אֵת ה׳ אֱלֹהֶיךָ״. תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אִם נֶאֱמַר ״בְּכָל נַפְשְׁךָ״, לָמָּה נֶאֱמַר ״בְּכָל מְאֹדֶךָ״?, וְאִם נֶאֱמַר ״בְּכָל מְאֹדֶךָ״, לָמָּה נֶאֱמַר ״בְּכָל נַפְשְׁךָ״? אֶלָּא אִם יֵשׁ לְךָ אָדָם שֶׁגּוּפוֹ חָבִיב עָלָיו מִמָּמוֹנוֹ — לְכָךְ נֶאֱמַר ״בְּכָל נַפְשְׁךָ״. וְאִם יֵשׁ לָךְ אָדָם שֶׁמָּמוֹנוֹ חָבִיב עָלָיו מִגּוּפוֹ — לְכָךְ נֶאֱמַר ״בְּכָל מְאֹדֶךָ״. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״בְּכָל נַפְשְׁךָ״ אֲפִילּוּ נוֹטֵל אֶת נַפְשְׁךָ.
Les Sages ont enseigné : une fois, après la révolte de Bar Kokhba, l'empire impie de Rome décréta qu'Israël ne pouvait plus s'adonner à l'étude et à la pratique de la Torah. Pappous ben Yehouda vint et trouva Rabbi Akiva, qui rassemblait des assemblées en public et s'adonnait à l'étude de la Torah. Pappous lui dit : Akiva, n'as-tu pas peur de l'empire ?
תָּנוּ רַבָּנַן: פַּעַם אַחַת גָּזְרָה מַלְכוּת הָרְשָׁעָה שֶׁלֹּא יַעַסְקוּ יִשְׂרָאֵל בַּתּוֹרָה. בָּא פַּפּוּס בֶּן יְהוּדָה וּמְצָאוֹ לְרַבִּי עֲקִיבָא שֶׁהָיָה מַקְהִיל קְהִלּוֹת בָּרַבִּים וְעוֹסֵק בַּתּוֹרָה. אָמַר לוֹ: עֲקִיבָא אִי אַתָּה מִתְיָרֵא מִפְּנֵי מַלְכוּת?
Rabbi Akiva lui répondit : je vais te dire une parabole. À quoi cela ressemble-t-il ? C'est comme un renard qui marchait le long d'une berge, lorsqu'il vit des poissons qui se rassemblaient et fuyaient d'un endroit à un autre. Le renard leur dit : que fuyez-vous ? Ils lui dirent : nous fuyons les filets que les hommes jettent sur nous. Il leur dit : voulez-vous monter sur la terre ferme, et nous habiterons ensemble, tout comme mes ancêtres ont habité avec les vôtres ? Les poissons lui dirent : c'est toi celui dont on dit qu'il est le plus rusé des animaux ? Tu n'es pas rusé ; tu es un sot. Si dans l'eau, notre milieu naturel qui nous donne la vie, nous avons peur, alors dans un milieu qui cause notre mort, à plus forte raison. La morale est la suivante : de même, nous, les Juifs, maintenant que nous restons assis à nous adonner à l'étude de la Torah, dont il est écrit : « Car elle est ta vie et la longueur de tes jours » (Devarim 30, 20), nous craignons l'empire à ce point ; si nous en venions à rester oisifs loin de son étude, son abandon étant le milieu qui cause notre mort, à plus forte raison craindrons-nous l'empire.
אָמַר לוֹ: אֶמְשׁוֹל לְךָ מָשָׁל, לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה — לְשׁוּעָל שֶׁהָיָה מְהַלֵּךְ עַל גַּב הַנָּהָר, וְרָאָה דָּגִים שֶׁהָיוּ מִתְקַבְּצִים מִמָּקוֹם לְמָקוֹם. אָמַר לָהֶם: מִפְּנֵי מָה אַתֶּם בּוֹרְחִים? אָמְרוּ לוֹ: מִפְּנֵי רְשָׁתוֹת שֶׁמְּבִיאִין עָלֵינוּ בְּנֵי אָדָם. אָמַר לָהֶם: רְצוֹנְכֶם שֶׁתַּעֲלוּ לַיַּבָּשָׁה, וְנָדוּר אֲנִי וְאַתֶּם, כְּשֵׁם שֶׁדָּרוּ אֲבוֹתַי עִם אֲבוֹתֵיכֶם? אָמְרוּ לוֹ: אַתָּה הוּא שֶׁאוֹמְרִים עָלֶיךָ פִּקֵּחַ שֶׁבַּחַיּוֹת?! לֹא פִּקֵּחַ אַתָּה, אֶלָּא טִפֵּשׁ אַתָּה! וּמָה בִּמְקוֹם חִיּוּתֵנוּ, אָנוּ מִתְיָרְאִין, בִּמְקוֹם מִיתָתֵנוּ — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. אַף אֲנַחְנוּ עַכְשָׁיו שֶׁאָנוּ יוֹשְׁבִים וְעוֹסְקִים בַּתּוֹרָה, שֶׁכָּתוּב בָּהּ: ״כִּי הוּא חַיֶּיךָ וְאֹרֶךְ יָמֶיךָ״, כָּךְ, אִם אָנוּ הוֹלְכִים וּמְבַטְּלִים מִמֶּנָּה — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה!
Les Sages dirent : peu de jours s'écoulèrent avant que l'on ne saisisse Rabbi Akiva et qu'on ne l'incarcère en prison, et que l'on ne saisisse Pappous ben Yehouda et qu'on ne l'incarcère à ses côtés. Rabbi Akiva lui dit : Pappous, qui t'a amené ici ? Pappous répondit : heureux es-tu, Rabbi Akiva, d'avoir été arrêté sous l'accusation de t'adonner à l'étude de la Torah. Malheur à Pappous qui a été saisi sous l'accusation de s'adonner à des choses futiles.
אָמְרוּ: לֹא הָיוּ יָמִים מוּעָטִים, עַד שֶׁתְּפָסוּהוּ לְרַבִּי עֲקִיבָא וַחֲבָשׁוּהוּ בְּבֵית הָאֲסוּרִים, וְתָפְסוּ לְפַפּוּס בֶּן יְהוּדָה וַחֲבָשׁוּהוּ אֶצְלוֹ. אָמַר לוֹ: פַּפּוּס, מִי הֲבִיאֲךָ לְכָאן? אָמַר לוֹ: אַשְׁרֶיךָ רַבִּי עֲקִיבָא שֶׁנִּתְפַּסְתָּ עַל דִּבְרֵי תוֹרָה. אוֹי לוֹ לְפַפּוּס שֶׁנִּתְפַּס עַל דְּבָרִים בְּטֵלִים.
La Guemara rapporte : lorsqu'on emmena Rabbi Akiva pour être exécuté, c'était le moment de la récitation du Chema. Et l'on déchirait sa chair avec des peignes de fer, et il récitait le Chema, acceptant ainsi sur lui le joug du Ciel [ol malkhout chamayim]. Ses élèves lui dirent : notre maître, même maintenant, alors que tu souffres, tu récites le Chema ? Il leur dit : tous mes jours, j'ai été tourmenté par ce verset : « de toute ton âme [be-khol nafchekha] », qui signifie : même s'Il prend ta néchama. Je me suis dit : quand l'occasion me sera-t-elle donnée d'accomplir ce verset ? Maintenant qu'elle m'est donnée, ne l'accomplirais-je pas ? Il prolongea sa prononciation du mot « Éhad » [Un], jusqu'à ce que son âme quitte son corps tandis qu'il prononçait son dernier mot : « Éhad ». Une voix céleste [bat kol] descendit et dit : heureux es-tu, Rabbi Akiva, que ton âme ait quitté ton corps sur le mot « Éhad ».
בְּשָׁעָה שֶׁהוֹצִיאוּ אֶת רַבִּי עֲקִיבָא לַהֲרִיגָה זְמַן קְרִיאַת שְׁמַע הָיָה, וְהָיוּ סוֹרְקִים אֶת בְּשָׂרוֹ בְּמַסְרְקוֹת שֶׁל בַּרְזֶל, וְהָיָה מְקַבֵּל עָלָיו עוֹל מַלְכוּת שָׁמַיִם. אָמְרוּ לוֹ תַּלְמִידָיו: רַבֵּינוּ, עַד כָּאן?! אָמַר לָהֶם: כׇּל יָמַי הָיִיתִי מִצְטַעֵר עַל פָּסוּק זֶה ״בְּכָל נַפְשְׁךָ״ אֲפִילּוּ נוֹטֵל אֶת נִשְׁמָתְךָ. אָמַרְתִּי: מָתַי יָבֹא לְיָדִי וַאֲקַיְּימֶנּוּ, וְעַכְשָׁיו שֶׁבָּא לְיָדִי, לֹא אֲקַיְּימֶנּוּ? הָיָה מַאֲרִיךְ בְּ״אֶחָד״, עַד שֶׁיָּצְתָה נִשְׁמָתוֹ בְּ״אֶחָד״. יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה: ״אַשְׁרֶיךָ רַבִּי עֲקִיבָא שֶׁיָּצְאָה נִשְׁמָתְךָ בְּאֶחָד״.
Les anges du service dirent devant le Saint, béni soit-Il : est-ce là la Torah et est-ce là sa récompense ? Ainsi qu'il est dit : « De la mort, par Ta main, ô Éternel, de la mort du monde » (Téhilim 17, 14) ; Ta main, ô D.ieu, tue et ne sauve pas. D.ieu leur dit la fin du verset : « Dont la part est dans cette vie ». Et alors une voix céleste retentit et dit : heureux es-tu, Rabbi Akiva, car tu es destiné à la vie du Monde-à-venir, puisque ta part est déjà dans la vie éternelle.
אָמְרוּ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: זוֹ תּוֹרָה וְזוֹ שְׂכָרָהּ? ״מִמְתִים יָדְךָ ה׳ מִמְתִים וְגוֹ׳״! אָמַר לָהֶם: ״חֶלְקָם בַּחַיִּים״. יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה: ״אַשְׁרֶיךָ רַבִּי עֲקִיבָא שֶׁאַתָּה מְזוּמָּן לְחַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא״.
Nous avons appris dans la Michna que l'on ne doit pas se conduire avec légèreté face à la Porte orientale, qui est alignée avec le Saint des Saints. Limitant cette halakha, Rav Yehouda a dit que Rav a dit : on n'a énoncé cette halakha qu'à propos d'une conduite irrévérencieuse depuis le mont Scopus [Tsofim] et en deçà, et précisément dans les endroits d'où l'on peut voir le Temple. Il a également été dit : Rabbi Abba, fils de Rabbi Hiyya bar Abba, a dit que Rabbi Yochanan a dit ceci : on n'a énoncé cette halakha qu'à propos du mont Scopus et en deçà, lorsqu'on peut voir, et lorsqu'aucune clôture n'obstrue la vue, et au moment où la Présence divine [Chékhina] y réside, c'est-à-dire lorsque le Temple est debout.
לֹא יָקֵל אָדָם אֶת רֹאשׁוֹ כְּנֶגֶד שַׁעַר הַמִּזְרָח שֶׁהוּא מְכוּוָּן כְּנֶגֶד בֵּית קׇדְשֵׁי הַקֳּדָשִׁים וְכוּ׳. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לֹא אָמְרוּ אֶלָּא מִן הַצּוֹפִים וְלִפְנִים, וּבְרוֹאֶה. אִיתְּמַר נָמֵי: אָמַר רַבִּי אַבָּא בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא, הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא אָמְרוּ אֶלָּא מִן הַצּוֹפִים וְלִפְנִים, וּבְרוֹאֶה וּבְשֶׁאֵין גָּדֵר, וּבִזְמַן שֶׁהַשְּׁכִינָה שׁוֹרָה.
Dans ce contexte, les Sages ont enseigné : celui qui se soulage en Judée ne doit pas se soulager en faisant face à l'est et à l'ouest, car il fait alors face à Jérusalem ; il doit plutôt le faire en faisant face au nord et au sud. Mais en Galilée, qui est au nord de Jérusalem, on ne doit se soulager qu'en faisant face à l'est et à l'ouest. Rabbi Yossi le permet, car Rabbi Yossi avait coutume de dire : on ne l'a interdit que lorsqu'on peut voir le Temple, là où il n'y a pas de clôture, et au moment où la Présence divine y réside. Et les Sages l'interdisent.
תָּנוּ רַבָּנַן: הַנִּפְנֶה בִּיהוּדָה, לֹא יִפָּנֶה מִזְרָח וּמַעֲרָב, אֶלָּא צָפוֹן וְדָרוֹם. וּבַגָּלִיל לֹא יִפָּנֶה אֶלָּא מִזְרָח וּמַעֲרָב. וְרַבִּי יוֹסֵי מַתִּיר. שֶׁהָיָה רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: לֹא אָסְרוּ אֶלָּא בְּרוֹאֶה, וּבְמָקוֹם שֶׁאֵין שָׁם גָּדֵר, וּבִזְמַן שֶׁהַשְּׁכִינָה שׁוֹרָה. וַחֲכָמִים אוֹסְרִים.