AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Berakhot

60b

Étude de Berakhot 60b

Étude de la Guémara 60b

Guémara
Celui qui entre aux toilettes dit aux anges qui l'accompagnent en tout temps : « Soyez honorés, ô vénérables saints, serviteurs du Très-Haut ; rendez honneur au D.ieu d'Israël ; éloignez-vous de moi jusqu'à ce que j'entre, que je fasse mon besoin et que je revienne vers vous. » Abayé dit : Que l'on ne dise pas [une chose] ainsi, de peur qu'ils ne l'abandonnent et s'en aillent. Que l'on dise plutôt : « Gardez-moi, gardez-moi ; secourez-moi, secourez-moi ; soutenez-moi, soutenez-moi ; attendez-moi, attendez-moi, jusqu'à ce que j'entre et que je sorte, car telle est la condition de l'homme. » En sortant, on dit : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui as formé l'homme avec sagesse, et as créé en lui des orifices et des cavités. Il est manifeste et connu devant le trône de Ta gloire que, si l'un d'eux venait à s'ouvrir [indûment] ou si l'un d'eux venait à se boucher, il serait impossible de subsister et de se tenir devant Toi. »
הַנִּכְנָס לְבֵית הַכִּסֵּא, אוֹמֵר: ״הִתְכַּבְּדוּ מְכוּבָּדִים קְדוֹשִׁים מְשָׁרְתֵי עֶלְיוֹן, תְּנוּ כָּבוֹד לֵאלֹהֵי יִשְׂרָאֵל, הַרְפּוּ מִמֶּנִּי עַד שֶׁאֶכָּנֵס וְאֶעֱשֶׂה רְצוֹנִי וְאָבֹא אֲלֵיכֶם״. אָמַר אַבָּיֵי: לָא לֵימָא אִינָשׁ הָכִי, דִּלְמָא שָׁבְקִי לֵיהּ וְאָזְלִי. אֶלָּא לֵימָא: ״שִׁמְרוּנִי שִׁמְרוּנִי, עִזְרוּנִי עִזְרוּנִי, סִמְכוּנִי סִמְכוּנִי, הַמְתִּינוּ לִי הַמְתִּינוּ לִי עַד שֶׁאֶכָּנֵס וְאֵצֵא, שֶׁכֵּן דַּרְכָּן שֶׁל בְּנֵי אָדָם״. כִּי נָפֵיק, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... אֲשֶׁר יָצַר אֶת הָאָדָם בְּחׇכְמָה, וּבָרָא בּוֹ נְקָבִים נְקָבִים, חֲלָלִים חֲלָלִים, גָּלוּי וְיָדוּעַ לִפְנֵי כִּסֵּא כְּבוֹדֶךָ שֶׁאִם יִפָּתֵחַ אֶחָד מֵהֶם אוֹ אִם יִסָּתֵם אֶחָד מֵהֶם אִי אֶפְשָׁר לַעֲמוֹד לְפָנֶיךָ״.
La Guemara demande : Par quoi doit-on conclure cette bénédiction ? Rav dit : On doit conclure : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui guéris les malades (rofé holim) ». Chémouel dit : Abba (Rav) a rendu tout le monde malade [par cette formule] ! Que l'on dise plutôt : « qui guéris toute chair (rofé khol bassar) ». Rav Chéchet dit : On doit conclure : « qui accomplis des merveilles (mafli laassot) ». Rav Papa dit : Par conséquent, disons les deux : « qui guéris toute chair et accomplis des merveilles (rofé khol bassar oumafli laassot) ».
מַאי חָתֵים? אָמַר רַב: ״רוֹפֵא חוֹלִים״. אָמַר שְׁמוּאֵל: קָא שַׁוִּינְהוּ אַבָּא לְכוּלֵּי עָלְמָא קְצִירֵי. אֶלָּא: ״רוֹפֵא כׇל בָּשָׂר״. רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: ״מַפְלִיא לַעֲשׂוֹת״. אָמַר רַב פָּפָּא: הִלְכָּךְ נֵמְרִינְהוּ לְתַרְוַיְיהוּ — ״רוֹפֵא כׇל בָּשָׂר וּמַפְלִיא לַעֲשׂוֹת״.
La Guemara entreprend de citer d'autres bénédictions récitées dans le cadre de la routine quotidienne. Celui qui entre se coucher dans son lit récite le Chéma dans son lit, depuis « Chéma Israël » jusqu'à « Véhaya im chamoa », puis il récite : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui fais tomber les liens du sommeil sur mes yeux et l'assoupissement sur mes paupières, et qui éclaires la prunelle de l'œil. Que ce soit Ta volonté, ô D.ieu mon D.ieu, de me faire coucher en paix, de me donner ma part dans Ta Torah, de m'accoutumer aux mitsvot et de ne pas m'accoutumer à la transgression ; ne me conduis ni à l'erreur, ni à la faute, ni à la tentation, ni à l'humiliation. Que le bon penchant domine en moi et que le mauvais penchant ne domine pas en moi. Délivre-moi d'un mauvais accident et de maladies funestes. Que ni les mauvais rêves ni les pensées troublantes ne m'effraient. Que ma couche soit sans défaut devant Toi [que ma descendance ne soit pas entachée]. Éclaire mes yeux [au matin], de peur que je ne dorme du sommeil de la mort [sans jamais me réveiller]. Béni sois-Tu, ô D.ieu, qui éclaires le monde entier dans Ta gloire. »
הַנִּכְנָס לִישַׁן עַל מִטָּתוֹ, אוֹמֵר מִ״שְּׁמַע יִשְׂרָאֵל״ עַד ״וְהָיָה אִם שָׁמוֹעַ״, וְאוֹמֵר: ״בָּרוּךְ … הַמַּפִּיל חַבְלֵי שֵׁינָה עַל עֵינַי וּתְנוּמָה עַל עַפְעַפַּי, וּמֵאִיר לְאִישׁוֹן בַּת עָיִן. יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהַי, שֶׁתַּשְׁכִּיבֵנִי לְשָׁלוֹם, וְתֵן חֶלְקִי בְּתוֹרָתֶךָ, וְתַרְגִּילֵנִי לִידֵי מִצְוָה, וְאַל תַּרְגִּילֵנִי לִידֵי עֲבֵירָה, וְאַל תְּבִיאֵנִי לִידֵי חֵטְא, וְלֹא לִידֵי עָוֹן, וְלֹא לִידֵי נִסָּיוֹן, וְלֹא לִידֵי בִזָּיוֹן. וְיִשְׁלוֹט בִּי יֵצֶר טוֹב, וְאַל יִשְׁלוֹט בִּי יֵצֶר הָרָע. וְתַצִּילֵנִי מִפֶּגַע רַע, וּמֵחֳלָאִים רָעִים. וְאַל יְבַהֲלוּנִי חֲלוֹמוֹת רָעִים וְהִרְהוּרִים רָעִים. וּתְהֵא מִטָּתִי שְׁלֵמָה לְפָנֶיךָ. וְהָאֵר עֵינַי פֶּן אִישַׁן הַמָּוֶת. בָּרוּךְ אַתָּה ה׳ הַמֵּאִיר לָעוֹלָם כּוּלּוֹ בִּכְבוֹדוֹ״.
Lorsqu'il s'éveille, il récite : « Mon D.ieu, l'âme que Tu as placée en moi est pure. Tu l'as formée en moi, Tu l'as insufflée en moi, et Tu la gardes au-dedans de moi. Un jour, Tu la reprendras de moi et la rendras en moi dans le temps à venir. Tant que l'âme est au-dedans de moi, je Te rends grâce, ô D.ieu mon D.ieu et D.ieu de mes pères, Maître de tous les mondes, Seigneur de toutes les âmes. Béni sois-Tu, ô D.ieu, qui rends les âmes aux corps inanimés. »
כִּי מִתְּעַר אוֹמֵר: ״אֱלֹהַי, נְשָׁמָה שֶׁנָּתַתָּ בִּי טְהוֹרָה. אַתָּה יְצַרְתָּהּ בִּי, אַתָּה נְפַחְתָּהּ בִּי, וְאַתָּה מְשַׁמְּרָהּ בְּקִרְבִּי, וְאַתָּה עָתִיד לִיטְּלָהּ מִמֶּנִּי וּלְהַחֲזִירָהּ בִּי לְעָתִיד לָבֹא. כׇּל זְמַן שֶׁהַנְּשָׁמָה בְּקִרְבִּי מוֹדֶה אֲנִי לְפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהַי וֵאלֹהֵי אֲבוֹתַי, רִבּוֹן כׇּל הָעוֹלָמִים, אֲדוֹן כׇּל הַנְּשָׁמוֹת. בָּרוּךְ אַתָּה ה׳, הַמַּחֲזִיר נְשָׁמוֹת לִפְגָרִים מֵתִים״.
Lorsqu'il entend le chant du coq, qu'il dise : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui as donné au cœur [sekhvi] le discernement pour distinguer entre le jour et la nuit. » Lorsqu'il ouvre les yeux, qu'il dise : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui rends la vue aux aveugles (poké'ah ivrim). » Lorsqu'il s'assoit et se redresse, qu'il dise : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui délies ceux qui sont enchaînés (matir assourim). » Lorsqu'il s'habille, qu'il dise : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui vêts ceux qui sont nus (malbich aroumim) » — car ils dormaient dévêtus. Lorsqu'il se tient debout, qu'il dise : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui redresses ceux qui sont courbés (zokef kéfoufim). » Lorsqu'il descend de son lit jusqu'au sol, qu'il dise : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui étends la terre sur les eaux (roka haarets al hamayim) », en reconnaissance de la création d'une terre ferme sur laquelle marcher. Lorsqu'il marche, qu'il dise : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui affermis les pas de l'homme (hamékhin mits'adé gaver). » Lorsqu'il met ses chaussures, qu'il dise : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui as pourvu à tous mes besoins (chéassa li kol tsorki) » — car les chaussures sont une nécessité élémentaire. Lorsqu'il met sa ceinture, qu'il dise : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui ceins Israël de force (ozer Israël bigvoura). » Lorsqu'il étend un foulard sur sa tête, qu'il dise : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui couronnes Israël de gloire (oter Israël bétifara). »
כִּי שָׁמַע קוֹל תַּרְנְגוֹלָא, לֵימָא: ״בָּרוּךְ … אֲשֶׁר נָתַן לַשֶּׂכְוִי בִּינָה לְהַבְחִין בֵּין יוֹם וּבֵין לָיְלָה״. כִּי פָּתַח עֵינֵיהּ, לֵימָא: ״בָּרוּךְ … פּוֹקֵחַ עִוְּרִים״. כִּי תָּרֵיץ וְיָתֵיב, לֵימָא: ״בָּרוּךְ … מַתִּיר אֲסוּרִים״. כִּי לָבֵישׁ, לֵימָא: ״בָּרוּךְ … מַלְבִּישׁ עֲרוּמִּים״. כִּי זָקֵיף, לֵימָא: ״בָּרוּךְ … זוֹקֵף כְּפוּפִים״. כִּי נָחֵית לְאַרְעָא, לֵימָא: ״בָּרוּךְ … רוֹקַע הָאָרֶץ עַל הַמָּיִם״. כִּי מְסַגֵּי, לֵימָא: ״בָּרוּךְ … הַמֵּכִין מִצְעֲדֵי גָבֶר״. כִּי סַיֵּים מְסָאנֵיהּ, לֵימָא: ״בָּרוּךְ … שֶׁעָשָׂה לִי כׇּל צׇרְכִּי״. כִּי אָסַר הֶמְיָינֵיהּ, לֵימָא: ״בָּרוּךְ … אוֹזֵר יִשְׂרָאֵל בִּגְבוּרָה״. כִּי פָּרֵיס סוּדָרָא עַל רֵישֵׁיהּ, לֵימָא: ״בָּרוּךְ … עוֹטֵר יִשְׂרָאֵל בְּתִפְאָרָה״.
Lorsqu'il se drape des tsitsit, qu'il dise : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui nous as sanctifiés par Ses commandements et nous as ordonné de nous draper d'un vêtement à franges rituelles (léhit'atef bétsitsit). » Lorsqu'il pose les téfilin sur son bras, qu'il dise : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui nous as sanctifiés par Ses commandements et nous as ordonné de poser les téfilin (léhani'ah téfilin). » Sur sa tête, qu'il dise : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui nous as sanctifiés par Ses commandements et nous as ordonné au sujet de la mitsva des téfilin (al mitsvat téfilin). » Lorsqu'il se lave les mains, qu'il dise : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui nous as sanctifiés par Ses commandements et nous as ordonné au sujet de l'ablution des mains (al nétilat yadayim). » Lorsqu'il se lave le visage, qu'il dise : « Béni… [sois-Tu D.ieu,] qui ôtes les liens du sommeil de mes yeux et l'assoupissement de mes paupières. Et que ce soit Ta volonté, ô D.ieu mon D.ieu, de m'accoutumer à Ta Torah, de m'attacher à Tes mitsvot, et de ne me conduire ni à la faute, ni à l'erreur, ni à la tentation, ni à l'humiliation. Soumets mon penchant pour qu'il se mette à Ton service, éloigne-moi d'un homme mauvais et d'un mauvais compagnon, et attache-moi au bon penchant et à un bon compagnon dans Ton monde. Accorde-moi, aujourd'hui et chaque jour, grâce, bienveillance et miséricorde à Tes yeux et aux yeux de tous ceux qui me voient, et accorde-moi de bonnes faveurs. Béni sois-Tu, ô D.ieu, qui accordes de bonnes faveurs à Ton peuple Israël. »
כִּי מִעֲטַף בְּצִיצִית, לֵימָא: ״בָּרוּךְ … אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לְהִתְעַטֵּף בְּצִיצִית״. כִּי מַנַּח תְּפִילִּין אַדְּרָעֵיהּ, לֵימָא: ״בָּרוּךְ … אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לְהַנִּיחַ תְּפִילִּין״, אַרֵישֵׁיהּ, לֵימָא: ״בָּרוּךְ … אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל מִצְוַת תְּפִילִּין״. כִּי מָשֵׁי יְדֵיהּ ,לֵימָא: ״בָּרוּךְ … אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל נְטִילַת יָדַיִם״. כִּי מָשֵׁי אַפֵּיהּ, לֵימָא: בָּרוּךְ … הַמַּעֲבִיר חֶבְלֵי שֵׁינָה מֵעֵינָי וּתְנוּמָה מֵעַפְעַפָּי. וִיהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהַי, שֶׁתַּרְגִּילֵנִי בְּתוֹרָתֶךָ, וְדַבְּקֵנִי בְּמִצְוֹתֶיךָ, וְאַל תְּבִיאֵנִי לֹא לִידֵי חֵטְא, וְלֹא לִידֵי עָוֹן, וְלֹא לִידֵי נִסָּיוֹן, וְלֹא לִידֵי בִזָּיוֹן. וְכוֹף אֶת יִצְרִי לְהִשְׁתַּעְבֵּד לָךְ. וְרַחֲקֵנִי מֵאָדָם רָע, וּמֵחָבֵר רָע. וְדַבְּקֵנִי בְּיֵצֶר טוֹב וּבְחָבֵר טוֹב בְּעוֹלָמֶךָ. וּתְנֵנִי הַיּוֹם וּבְכׇל יוֹם לְחֵן וּלְחֶסֶד וּלְרַחֲמִים בְּעֵינֶיךָ וּבְעֵינֵי כׇּל רוֹאַי, וְתִגְמְלֵנִי חֲסָדִים טוֹבִים. בָּרוּךְ אַתָּה ה׳ גּוֹמֵל חֲסָדִים טוֹבִים לְעַמּוֹ יִשְׂרָאֵל״.
Nous avons appris dans la MISHNA : L'homme est tenu de réciter une bénédiction sur le malheur tout comme il en récite une sur le bonheur. La Guemara demande : Que signifie « tenu de réciter une bénédiction sur le malheur tout comme il en récite une sur le bonheur » ? Si l'on dit que cela signifie que, de même que l'on récite sur un événement heureux la formule « qui es bon et qui fais le bien (hatov vehametiv) », de même on récite sur un malheur la formule « qui es bon et qui fais le bien » — n'avons-nous pas appris dans notre Michna que, sur une bonne nouvelle, on récite « qui es bon et qui fais le bien », tandis que sur une mauvaise nouvelle, on récite « Béni… [sois-Tu D.ieu,] le Juge de vérité (dayan haémet) » ? Plutôt, Rava dit : L'enseignement de la Michna n'était nécessaire que pour nous instruire d'accueillir les mauvaises nouvelles avec la même joie que les bonnes nouvelles — non pour nous instruire quant à la bénédiction à réciter.
חַיָּיב אָדָם לְבָרֵךְ כּוּ׳: מַאי ״חַיָּיב לְבָרֵךְ עַל הָרָעָה כְּשֵׁם שֶׁמְּבָרֵךְ עַל הַטּוֹבָה״? אִילֵּימָא כְּשֵׁם שֶׁמְּבָרֵךְ עַל הַטּוֹבָה ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״, כָּךְ מְבָרֵךְ עַל הָרָעָה ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״, וְהָתְנַן עַל בְּשׂוֹרוֹת טוֹבוֹת אוֹמֵר ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״, עַל בְּשׂוֹרוֹת רָעוֹת אוֹמֵר ״בָּרוּךְ … דַּיַּין הָאֱמֶת״! אָמַר רָבָא: לֹא נִצְרְכָה, אֶלָּא לְקַבּוֹלִינְהוּ בְּשִׂמְחָה.
Rav Aha dit au nom de Rabbi Lévi : Quel est le verset [qui y fait allusion] ? « Je chanterai la bienveillance et la justice ; à Toi, ô D.ieu, je chanterai des louanges » (Téhilim 101, 1). Rav Aha explique : Si c'est [un acte de] bienveillance, je chanterai, et si c'est [un acte de] justice, je chanterai. [Je rendrai grâce à D.ieu par le chant pour le malheur tout comme pour le bonheur.]
אָמַר רַב אַחָא מִשּׁוּם רַבִּי לֵוִי: מַאי קְרָא — ״חֶסֶד וּמִשְׁפָּט אָשִׁירָה לְךָ ה׳ אֲזַמֵּרָה״. אִם חֶסֶד — אָשִׁירָה, וְאִם מִשְׁפָּט — אָשִׁירָה.
Rabbi Chémouel bar Nahmani dit : La preuve [vient] d'ici, ainsi qu'il est dit : « En D.ieu (baHachem), je louerai Sa parole ; en l'Éternel (bÉlohim), je louerai Sa parole » (Téhilim 56, 11). La Guemara explique : « En D.ieu (baHachem), je louerai Sa parole » — c'est la révélation de l'attribut divin de bienveillance ; « en l'Éternel (bÉlohim), je louerai Sa parole » — c'est l'attribut de la rigueur ; même si D.ieu fait peser sur moi la souffrance, je Le louerai encore.
רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר, מֵהָכָא: ״בַּה׳ אֲהַלֵּל דָּבָר בֵּאלֹהִים אֲהַלֵּל דָּבָר״. בַּה׳ אֲהַלֵּל דָּבָר — זוֹ מִדָּה טוֹבָה, בֵּאלֹהִים אֲהַלֵּל דָּבָר — זוֹ מִדַּת פּוּרְעָנוּת.
Rabbi Tanhoum dit : La preuve [vient] d'ici, ainsi qu'il est dit : « Je lèverai la coupe des délivrances et j'invoquerai le nom de D.ieu » (Téhilim 116, 13), et : « J'ai trouvé la détresse et l'affliction, mais j'ai invoqué le nom de D.ieu » (Téhilim 116, 3-4).
רַבִּי תַּנְחוּם אָמַר: מֵהָכָא: ״כּוֹס יְשׁוּעוֹת אֶשָּׂא וּבְשֵׁם ה׳ אֶקְרָא״, ״צָרָה וְיָגוֹן אֶמְצָא וּבְשֵׁם ה׳ אֶקְרָא״.
Et les Rabbanan disent : La preuve [vient] d'ici, ainsi qu'il est dit : « D.ieu a donné et D.ieu a repris ; que le nom de D.ieu soit béni » (Iyov 1, 21).
וְרַבָּנַן אָמְרִי, מֵהָכָא: ״ה׳ נָתָן וַה׳ לָקָח יְהִי שֵׁם ה׳ מְבֹרָךְ״.
Rav Houna dit au nom de Rav, [qui parlait] au nom de Rabbi Méir, et de même il fut enseigné dans une braïta au nom de Rabbi Akiva : Que l'homme s'accoutume toujours à dire : « Tout ce que fait le Miséricordieux (Rahmana), Il le fait pour le bien (kol déavid Rahmana létav avid). »
אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר, וְכֵן תָּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי עֲקִיבָא: לְעוֹלָם יְהֵא אָדָם רָגִיל לוֹמַר: ״כׇּל דְּעָבֵיד רַחֲמָנָא לְטָב עָבֵיד״.
Berakhot 60b
100%
ברכות ס׳ במַסֶּכֶת בְּרָכוֹת