AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Berakhot

5a

Étude de Berakhot 5a

Étude de la Guémara 5a

Guémara
Si l'on est un érudit en Torah [talmid 'hakham], on n'a pas besoin de réciter le Chéma sur son lit, car on est constamment plongé dans l'étude de la Torah et l'on s'endormira vraisemblablement absorbé dans des sujets de Torah. Abayé dit : Même un érudit en Torah doit réciter au moins un verset de supplication, tel que : « En Ta main je confie mon esprit ; Tu m'as délivré, Éternel, D.ieu de vérité » (Tehilim 31, 6).
אִם תַּלְמִיד חָכָם הוּא — אֵין צָרִיךְ. אָמַר אַבָּיֵי: אַף תַּלְמִיד חָכָם מִיבְּעֵי לֵיהּ לְמֵימַר חַד פְּסוּקָא דְרַחֲמֵי, כְּגוֹן: ״בְּיָדְךָ אַפְקִיד רוּחִי, פָּדִיתָה אוֹתִי ה׳ אֵל אֱמֶת״.
À propos du verset « Tremblez et ne péchez point », la Guemara mentionne que Rabbi Lévi bar 'Hama dit au nom de Rabbi Chimon ben Lakich : L'homme doit toujours exciter son bon penchant contre son mauvais penchant, c'est-à-dire qu'il doit lutter constamment pour que son mauvais penchant ne l'entraîne pas à la transgression, comme il est dit : « Tremblez et ne péchez point. » S'il réussit et soumet son mauvais penchant, parfait ; mais s'il n'y parvient pas, qu'il étudie la Torah, comme le suggère le verset : « Parlez en votre cœur. » S'il soumet son mauvais penchant, parfait ; sinon, qu'il récite le Chéma, qui contient l'acceptation du joug de D.ieu et la notion de récompense et de châtiment, comme il est dit dans le verset : « Sur votre couche », qui fait allusion au Chéma, où il est dit « quand tu te couches ». S'il soumet son mauvais penchant, parfait ; sinon, qu'il se rappelle le jour de la mort, dont le silence est évoqué dans la suite du verset : « Et faites silence, Séla. »
אָמַר רַבִּי לֵוִי בַּר חָמָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: לְעוֹלָם יַרְגִּיז אָדָם יֵצֶר טוֹב עַל יֵצֶר הָרַע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״רִגְזוּ וְאַל תֶּחֱטָאוּ״ אִם נִצְּחוֹ — מוּטָב, וְאִם לָאו — יַעֲסוֹק בַּתּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִמְרוּ בִלְבַבְכֶם״. אִם נִצְּחוֹ — מוּטָב, וְאִם לָאו — יִקְרָא קְרִיאַת שְׁמַע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַל מִשְׁכַּבְכֶם״. אִם נִצְּחוֹ — מוּטָב, וְאִם לָאו — יִזְכּוֹר לוֹ יוֹם הַמִּיתָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְדֹמּוּ סֶלָה״.
Et Rabbi Lévi bar 'Hama dit au nom de Rabbi Chimon ben Lakich : Que signifie ce qui est écrit : « Et Je te donnerai les tables de pierre, et la Torah et la mitsva que J'ai écrites pour les enseigner » (Chemot 24, 12) ? Cela signifie que D.ieu révéla à Moché non seulement la Torah écrite, mais toute la Torah, telle qu'elle serait transmise au fil des générations. Les « tables » sont les Dix Paroles qui furent gravées sur les Tables de l'Alliance ; la « Torah » est le Pentateuque ; la « mitsva » est la Michna, qui comprend les explications des mitsvot et la manière de les accomplir ; « que J'ai écrites » se rapporte aux Prophètes et aux Hagiographes, écrits par inspiration divine ; « pour les enseigner » se rapporte au Talmud, qui explique la Michna. Ces explications sont le fondement des décisions de la halakha pratique. Ce verset enseigne que tous les aspects de la Torah furent donnés à Moché au Sinaï.
וְאָמַר רַבִּי לֵוִי בַּר חָמָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ, מַאי דִּכְתִיב ״וְאֶתְּנָה לְךָ אֶת לֻחֹת הָאֶבֶן וְהַתּוֹרָה וְהַמִּצְוָה אֲשֶׁר כָּתַבְתִּי לְהוֹרֹתָם״. ״לֻחֹת״ — אֵלּוּ עֲשֶׂרֶת הַדִּבְּרוֹת, ״תּוֹרָה״ — זֶה מִקְרָא, ״וְהַמִּצְוָה״ — זוֹ מִשְׁנָה, ״אֲשֶׁר כָּתַבְתִּי״ — אֵלּוּ נְבִיאִים וּכְתוּבִים, ״לְהוֹרוֹתָם״ — זֶה תַּלְמוּד, מְלַמֵּד שֶׁכּוּלָּם נִתְּנוּ לְמֹשֶׁה מִסִּינַי.
La Guemara poursuit son traitement de la récitation du Chéma sur le lit. Rabbi Yits'hak dit : Quiconque récite le Chéma sur son lit, c'est comme s'il tenait en main une épée à deux tranchants, qui le garde de tout mal, comme il est dit : « Les louanges de D.ieu dans leur bouche, et une épée à deux tranchants dans leur main » (Tehilim 149, 6). La Guemara demande : D'où déduit-on que ce verset des Tehilim se rapporte à la récitation du Chéma ? Mar Zoutra — et certains disent Rav Achi — dit : Nous le déduisons du verset précédent, car il est écrit : « Que les pieux exultent dans la gloire ; qu'ils chantent de joie sur leur couche. » La louange de D.ieu sur sa couche, c'est la récitation du Chéma. Et il est écrit ensuite : « Les louanges de D.ieu dans leur bouche, et une épée à deux tranchants dans leur main. »
אָמַר רַבִּי יִצְחָק: כׇּל הַקּוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע עַל מִטָּתוֹ, כְּאִלּוּ אוֹחֵז חֶרֶב שֶׁל שְׁתֵּי פִיּוֹת בְּיָדוֹ. שֶׁנֶּאֱמַר: ״רוֹמְמוֹת אֵל בִּגְרוֹנָם וְחֶרֶב פִּיפִיּוֹת בְּיָדָם״, מַאי מַשְׁמַע? אָמַר מָר זוּטְרָא וְאִיתֵּימָא רַב אָשֵׁי: מֵרֵישָׁא דְעִנְיָנָא, דִּכְתִיב: ״יַעְלְזוּ חֲסִידִים בְּכָבוֹד יְרַנְּנוּ עַל מִשְׁכְּבוֹתָם״. וּכְתִיב בָּתְרֵיהּ: ״רוֹמְמוֹת אֵל בִּגְרוֹנָם וְחֶרֶב פִּיפִיּוֹת בְּיָדָם״.
Et Rabbi Yits'hak dit : Quiconque récite le Chéma sur son lit, les démons s'écartent de lui. Cela est suggéré, comme il est dit : « Mais l'homme naît pour la peine, et les étincelles [réchef] s'envolent [ouf] vers le haut » (Iyov 5, 7). Le verset s'explique ainsi : le mot « s'envolent [ouf] » ne désigne rien d'autre que la Torah — car la Torah est difficile à saisir et facile à perdre, telle une chose qui s'envole —, comme il est dit : « Fixeras-tu tes yeux sur elle ? Elle n'est plus ; car la richesse se fait des ailes, comme un aigle qui s'envole vers les cieux » (Michlé 23, 5). Le mot « étincelles » ne désigne rien d'autre que les démons, comme il est dit : « Épuisés par la faim, dévorés par les étincelles [réchef] et par la peste amère [kétev meriri] » (Devarim 32, 24). Nous voyons ici réchef énuméré avec kétev meriri, tous deux compris par les Sages comme des noms de démons.
וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק: כׇּל הַקּוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע עַל מִטָּתוֹ — מַזִּיקִין בְּדֵילִין הֵימֶנּוּ. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבְנֵי רֶשֶׁף יַגְבִּיהוּ עוּף״, וְאֵין ״עוּף״ אֶלָּא תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הֲתָעִיף עֵינֶיךָ בּוֹ וְאֵינֶנּוּ״. וְאֵין ״רֶשֶׁף״ אֶלָּא מַזִּיקִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מְזֵי רָעָב וּלְחֻמֵי רֶשֶׁף וְקֶטֶב מְרִירִי״.
Au sujet de ce verset obscur, Rabbi Chimon ben Lakich dit : Si l'on s'adonne à l'étude de la Torah, les souffrances s'écartent de lui, comme il est dit : « Et les étincelles s'envolent vers le haut. » Et « s'envolent » ne désigne rien d'autre que la Torah, comme il est dit : « Fixeras-tu tes yeux sur elle ? Elle n'est plus » ; et « étincelles » ne désigne rien d'autre que les souffrances, comme il est dit : « Épuisés par la faim, dévorés par les étincelles », assimilant les étincelles dévorantes à l'épuisement de la faim, l'un et l'autre étant des formes de souffrance. De là, nous déduisons que, par la Torah — « s'envolent » —, on peut s'éloigner, « vers le haut », des souffrances — « étincelles ».
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: כׇּל הָעוֹסֵק בַּתּוֹרָה — יִסּוּרִין בְּדֵילִין הֵימֶנּוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבְנֵי רֶשֶׁף יַגְבִּיהוּ עוּף״. וְאֵין ״עוּף״ אֶלָּא תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר ״הֲתָעִיף עֵינֶיךָ בּוֹ וְאֵינֶנּוּ״, וְאֵין ״רֶשֶׁף״ אֶלָּא יִסּוּרִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מְזֵי רָעָב וּלְחֻמֵי רֶשֶׁף״.
Rabbi Yo'hanan lui dit : Mais cela, même les enfants de l'école — qui n'apprennent que la Torah écrite — le savent, comme il est dit : « Et Il dit : Si tu écoutes attentivement la voix de l'Éternel ton D.ieu, et si tu fais ce qui est droit à Ses yeux, si tu prêtes l'oreille à Ses commandements et gardes tous Ses statuts, je ne mettrai sur toi aucune des maladies que J'ai mises sur l'Égypte, car Je suis l'Éternel qui te guérit » (Chemot 15, 26). Il faut donc plutôt interpréter le verset ainsi : Quiconque peut s'adonner à l'étude de la Torah et ne s'y adonne pas, non seulement le Saint, béni soit-Il, manque de le protéger, mais Il fait venir sur lui des afflictions hideuses qui l'humilient et le troublent, comme il est dit : « J'étais muet, en silence ; je me suis tu, loin du bien, et ma douleur fut violente » (Tehilim 39, 3). Le mot « bien » ne désigne rien d'autre que la Torah, comme il est dit : « Car Je vous ai donné un bon enseignement ; n'abandonnez pas Ma Torah » (Michlé 4, 2). Le verset doit s'entendre ainsi : « Je me suis tu, loin de l'étude de la Torah, et ma douleur fut violente. »
אָמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן: הָא אֲפִילּוּ תִּינוֹקוֹת שֶׁל בֵּית רַבָּן, יוֹדְעִין אוֹתוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר ״וַיֹּאמֶר אִם שָׁמוֹעַ תִּשְׁמַע לְקוֹל ה׳ אֱלֹהֶיךָ וְהַיָּשָׁר בְּעֵינָיו תַּעֲשֶׂה וְהַאֲזַנְתָּ לְמִצְוֹתָיו וְשָׁמַרְתָּ כׇּל חֻקָּיו כׇּל הַמַּחֲלָה אֲשֶׁר שַׂמְתִּי בְמִצְרַיִם לֹא אָשִׂים עָלֶיךָ כִּי אֲנִי ה׳ רוֹפְאֶךָ״. אֶלָּא: כׇּל שֶׁאֶפְשָׁר לוֹ לַעֲסוֹק בַּתּוֹרָה וְאֵינוֹ עוֹסֵק — הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מֵבִיא עָלָיו יִסּוּרִין מְכוֹעָרִין וְעוֹכְרִין אוֹתוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נֶאֱלַמְתִּי דוּמִיָּה הֶחֱשֵׁיתִי מִטּוֹב וּכְאֵבִי נֶעְכָּר״, וְאֵין ״טוֹב״ אֶלָּא תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי לֶקַח טוֹב נָתַתִּי לָכֶם תּוֹרָתִי אַל תַּעֲזֹבוּ״.
Au sujet du verset « Car Je vous ai donné un bon enseignement », Rabbi Zéira — et certains disent Rabbi 'Hanina bar Pappa — dit : Viens et vois combien les attributs du Saint, béni soit-Il, diffèrent des attributs de l'être de chair et de sang. Il est dans la nature de la chair et du sang que, lorsqu'on vend un objet à autrui, le vendeur s'afflige de la perte de son bien et l'acheteur se réjouit. Avec le Saint, béni soit-Il, toutefois, il n'en va pas ainsi : Il donna la Torah à Israël et S'en réjouit, comme il est dit : « Car Je vous ai donné un bon enseignement ; n'abandonnez pas Ma Torah. » « Un bon enseignement [lékakh tov] » s'entend comme une bonne acquisition : bien que D.ieu ait vendu la Torah à Israël, Il Se réjouit de la vente et vante l'objet devant son nouveau propriétaire (Rabbi Yochiyahou Pinto).
אָמַר רַבִּי זֵירָא וְאִיתֵּימָא רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא: בֹּא וּרְאֵה שֶׁלֹּא כְּמִדַּת הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מִדַּת בָּשָׂר וָדָם. מִדַּת בָּשָׂר וָדָם, אָדָם מוֹכֵר חֵפֶץ לַחֲבֵירוֹ, מוֹכֵר עָצֵב, וְלוֹקֵחַ שָׂמֵחַ, אֲבָל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אֵינוֹ כֵּן, נָתַן לָהֶם תּוֹרָה לְיִשְׂרָאֵל — וְשָׂמַח, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי לֶקַח טוֹב נָתַתִּי לָכֶם תּוֹרָתִי אַל תַּעֲזֹבוּ״.
Rava — et certains disent Rav 'Hisda — dit : Si un homme voit que des souffrances l'atteignent, qu'il scrute ses actes ; car, en général, les souffrances surviennent en châtiment des transgressions, comme il est dit : « Sondons et examinons nos voies, et revenons vers l'Éternel » (Eikha 3, 40). S'il a scruté ses voies et n'a trouvé aucune transgression pour laquelle cette souffrance serait appropriée, il peut attribuer sa souffrance à la négligence de l'étude de la Torah. D.ieu châtie un individu pour la négligence de l'étude de la Torah afin de souligner la gravité de la chose, comme il est dit : « Heureux l'homme que Tu châties, Éternel, et que Tu instruis de Ta loi » (Tehilim 94, 12). Ce verset nous enseigne que sa souffrance le fera revenir à Ta loi.
אָמַר רָבָא, וְאִיתֵּימָא רַב חִסְדָּא: אִם רוֹאֶה אָדָם שֶׁיִּסּוּרִין בָּאִין עָלָיו — יְפַשְׁפֵּשׁ בְּמַעֲשָׂיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נַחְפְּשָׂה דְרָכֵינוּ וְנַחְקֹרָה וְנָשׁוּבָה עַד ה׳״. פִּשְׁפֵּשׁ וְלֹא מָצָא — יִתְלֶה בְּבִטּוּל תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַשְׁרֵי הַגֶּבֶר אֲשֶׁר תְּיַסְּרֶנּוּ יָּהּ וּמִתּוֹרָתְךָ תְלַמְּדֶנּוּ״.
Et s'il a attribué sa souffrance à la négligence de l'étude de la Torah, et n'a pas trouvé que ce fût le cas, il peut être assuré que ce sont des souffrances d'amour, comme il est dit : « Car celui qu'Il aime, l'Éternel le réprimande, comme un père le fils qu'il chérit » (Michlé 3, 12).
וְאִם תָּלָה וְלֹא מָצָא — בְּיָדוּעַ שֶׁיִּסּוּרִין שֶׁל אַהֲבָה הֵם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי אֶת אֲשֶׁר יֶאֱהַב ה׳ יוֹכִיחַ״.
De même, Rava dit que Rav Se'hora dit que Rav Houna dit : Quiconque en qui le Saint, béni soit-Il, trouve son plaisir, Il l'accable de souffrances, comme il est dit : « Or l'Éternel a voulu le briser par la maladie ; si son âme s'offre en sacrifice de culpabilité, il verra une postérité, il prolongera ses jours, et le dessein de l'Éternel prospérera par sa main » (Yechayahou 53, 10). Ce verset illustre que celui en qui D.ieu trouve son plaisir, Il l'afflige par la maladie.
אָמַר רָבָא, אָמַר רַב סְחוֹרָה, אָמַר רַב הוּנָא: כׇּל שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא חָפַץ בּוֹ — מְדַכְּאוֹ בְּיִסּוּרִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַה׳ חָפֵץ דַּכְּאוֹ הֶחֱלִי״.
On aurait pu penser que D.ieu trouve son plaisir en lui même s'il n'accepte pas ses souffrances avec amour. C'est pourquoi le verset enseigne : « Si son âme s'offre en sacrifice de culpabilité. » De même qu'un sacrifice de culpabilité [acham] est apporté sciemment, étant l'un des sacrifices offerts volontairement, sans contrainte, de même ses souffrances doivent être acceptées sciemment.
יָכוֹל אֲפִילּוּ לֹא קִבְּלָם מֵאַהֲבָה? — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִם תָּשִׂים אָשָׁם נַפְשׁוֹ״, מָה אָשָׁם לְדַעַת, אַף יִסּוּרִין — לְדַעַת.
Berakhot 5a
100%
ברכות ה׳ אמַסֶּכֶת בְּרָכוֹת
גְּמָרָא אִם תַּלְמִיד חָכָם הוּא — אֵין צָרִיךְ. אָמַר אַבָּיֵי: אַף תַּלְמִיד חָכָם מִיבְּעֵי לֵיהּ לְמֵימַר חַד פְּסוּקָא דְרַחֲמֵי, כְּגוֹן: ״בְּיָדְךָ אַפְקִיד רוּחִי, פָּדִיתָה אוֹתִי ה׳ אֵל אֱמֶת״. אָמַר רַבִּי לֵוִי בַּר חָמָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: לְעוֹלָם יַרְגִּיז אָדָם יֵצֶר טוֹב עַל יֵצֶר הָרַע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״רִגְזוּ וְאַל תֶּחֱטָאוּ״ אִם נִצְּחוֹ — מוּטָב, וְאִם לָאו — יַעֲסוֹק בַּתּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִמְרוּ בִלְבַבְכֶם״. אִם נִצְּחוֹ — מוּטָב, וְאִם לָאו — יִקְרָא קְרִיאַת שְׁמַע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַל מִשְׁכַּבְכֶם״. אִם נִצְּחוֹ — מוּטָב, וְאִם לָאו — יִזְכּוֹר לוֹ יוֹם הַמִּיתָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְדֹמּוּ סֶלָה״. וְאָמַר רַבִּי לֵוִי בַּר חָמָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ, מַאי דִּכְתִיב ״וְאֶתְּנָה לְךָ אֶת לֻחֹת הָאֶבֶן וְהַתּוֹרָה וְהַמִּצְוָה אֲשֶׁר כָּתַבְתִּי לְהוֹרֹתָם״. ״לֻחֹת״ — אֵלּוּ עֲשֶׂרֶת הַדִּבְּרוֹת, ״תּוֹרָה״ — זֶה מִקְרָא, ״וְהַמִּצְוָה״ — זוֹ מִשְׁנָה, ״אֲשֶׁר כָּתַבְתִּי״ — אֵלּוּ נְבִיאִים וּכְתוּבִים, ״לְהוֹרוֹתָם״ — זֶה תַּלְמוּד, מְלַמֵּד שֶׁכּוּלָּם נִתְּנוּ לְמֹשֶׁה מִסִּינַי. אָמַר רַבִּי יִצְחָק: כׇּל הַקּוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע עַל מִטָּתוֹ, כְּאִלּוּ אוֹחֵז חֶרֶב שֶׁל שְׁתֵּי פִיּוֹת בְּיָדוֹ. שֶׁנֶּאֱמַר: ״רוֹמְמוֹת אֵל בִּגְרוֹנָם וְחֶרֶב פִּיפִיּוֹת בְּיָדָם״, מַאי מַשְׁמַע? אָמַר מָר זוּטְרָא וְאִיתֵּימָא רַב אָשֵׁי: מֵרֵישָׁא דְעִנְיָנָא, דִּכְתִיב: ״יַעְלְזוּ חֲסִידִים בְּכָבוֹד יְרַנְּנוּ עַל מִשְׁכְּבוֹתָם״. וּכְתִיב בָּתְרֵיהּ: ״רוֹמְמוֹת אֵל בִּגְרוֹנָם וְחֶרֶב פִּיפִיּוֹת בְּיָדָם״. וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק: כׇּל הַקּוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע עַל מִטָּתוֹ — מַזִּיקִין בְּדֵילִין הֵימֶנּוּ. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבְנֵי רֶשֶׁף יַגְבִּיהוּ עוּף״, וְאֵין ״עוּף״ אֶלָּא תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הֲתָעִיף עֵינֶיךָ בּוֹ וְאֵינֶנּוּ״. וְאֵין ״רֶשֶׁף״ אֶלָּא מַזִּיקִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מְזֵי רָעָב וּלְחֻמֵי רֶשֶׁף וְקֶטֶב מְרִירִי״. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: כׇּל הָעוֹסֵק בַּתּוֹרָה — יִסּוּרִין בְּדֵילִין הֵימֶנּוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבְנֵי רֶשֶׁף יַגְבִּיהוּ עוּף״. וְאֵין ״עוּף״ אֶלָּא תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר ״הֲתָעִיף עֵינֶיךָ בּוֹ וְאֵינֶנּוּ״, וְאֵין ״רֶשֶׁף״ אֶלָּא יִסּוּרִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מְזֵי רָעָב וּלְחֻמֵי רֶשֶׁף״. אָמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן: הָא אֲפִילּוּ תִּינוֹקוֹת שֶׁל בֵּית רַבָּן, יוֹדְעִין אוֹתוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר ״וַיֹּאמֶר אִם שָׁמוֹעַ תִּשְׁמַע לְקוֹל ה׳ אֱלֹהֶיךָ וְהַיָּשָׁר בְּעֵינָיו תַּעֲשֶׂה וְהַאֲזַנְתָּ לְמִצְוֹתָיו וְשָׁמַרְתָּ כׇּל חֻקָּיו כׇּל הַמַּחֲלָה אֲשֶׁר שַׂמְתִּי בְמִצְרַיִם לֹא אָשִׂים עָלֶיךָ כִּי אֲנִי ה׳ רוֹפְאֶךָ״. אֶלָּא: כׇּל שֶׁאֶפְשָׁר לוֹ לַעֲסוֹק בַּתּוֹרָה וְאֵינוֹ עוֹסֵק — הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מֵבִיא עָלָיו יִסּוּרִין מְכוֹעָרִין וְעוֹכְרִין אוֹתוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נֶאֱלַמְתִּי דוּמִיָּה הֶחֱשֵׁיתִי מִטּוֹב וּכְאֵבִי נֶעְכָּר״, וְאֵין ״טוֹב״ אֶלָּא תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי לֶקַח טוֹב נָתַתִּי לָכֶם תּוֹרָתִי אַל תַּעֲזֹבוּ״. אָמַר רַבִּי זֵירָא וְאִיתֵּימָא רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא: בֹּא וּרְאֵה שֶׁלֹּא כְּמִדַּת הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מִדַּת בָּשָׂר וָדָם. מִדַּת בָּשָׂר וָדָם, אָדָם מוֹכֵר חֵפֶץ לַחֲבֵירוֹ, מוֹכֵר עָצֵב, וְלוֹקֵחַ שָׂמֵחַ, אֲבָל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אֵינוֹ כֵּן, נָתַן לָהֶם תּוֹרָה לְיִשְׂרָאֵל — וְשָׂמַח, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי לֶקַח טוֹב נָתַתִּי לָכֶם תּוֹרָתִי אַל תַּעֲזֹבוּ״. אָמַר רָבָא, וְאִיתֵּימָא רַב חִסְדָּא: אִם רוֹאֶה אָדָם שֶׁיִּסּוּרִין בָּאִין עָלָיו — יְפַשְׁפֵּשׁ בְּמַעֲשָׂיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נַחְפְּשָׂה דְרָכֵינוּ וְנַחְקֹרָה וְנָשׁוּבָה עַד ה׳״. פִּשְׁפֵּשׁ וְלֹא מָצָא — יִתְלֶה בְּבִטּוּל תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַשְׁרֵי הַגֶּבֶר אֲשֶׁר תְּיַסְּרֶנּוּ יָּהּ וּמִתּוֹרָתְךָ תְלַמְּדֶנּוּ״. וְאִם תָּלָה וְלֹא מָצָא — בְּיָדוּעַ שֶׁיִּסּוּרִין שֶׁל אַהֲבָה הֵם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי אֶת אֲשֶׁר יֶאֱהַב ה׳ יוֹכִיחַ״. אָמַר רָבָא, אָמַר רַב סְחוֹרָה, אָמַר רַב הוּנָא: כׇּל שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא חָפַץ בּוֹ — מְדַכְּאוֹ בְּיִסּוּרִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַה׳ חָפֵץ דַּכְּאוֹ הֶחֱלִי״. יָכוֹל אֲפִילּוּ לֹא קִבְּלָם מֵאַהֲבָה? — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִם תָּשִׂים אָשָׁם נַפְשׁוֹ״, מָה אָשָׁם לְדַעַת, אַף יִסּוּרִין — לְדַעַת. וְאִם קִבְּלָם מַה שְּׂכָרוֹ: ״יִרְאֶה זֶרַע יַאֲרִיךְ יָמִים״. וְלֹא עוֹד אֶלָּא שֶׁתַּלְמוּדוֹ מִתְקַיֵּים בְּיָדוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְחֵפֶץ ה׳ בְּיָדוֹ יִצְלָח״. פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידִי וְרַבִּי אַחָא בַּר חֲנִינָא. חַד אָמַר: אֵלּוּ הֵם יִסּוּרִין שֶׁל אַהֲבָה — כׇּל שֶׁאֵין בָּהֶן בִּטּוּל תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַשְׁרֵי הַגֶּבֶר אֲשֶׁר תְּיַסְּרֶנּוּ יָּהּ וּמִתּוֹרָתְךָ תְלַמְּדֶנּוּ״. וְחַד אָמַר: אֵלּוּ הֵן יִסּוּרִין שֶׁל אַהֲבָה — כׇּל שֶׁאֵין בָּהֶן בִּטּוּל תְּפִלָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בָּרוּךְ אֱלֹהִים אֲשֶׁר לֹא הֵסִיר תְּפִלָּתִי וְחַסְדּוֹ מֵאִתִּי״. אָמַר לְהוּ רַבִּי אַבָּא בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא, הָכִי אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵלּוּ וָאֵלּוּ יִסּוּרִין שֶׁל אַהֲבָה הֵן, שֶׁנֶּאֱמַר ״כִּי אֶת אֲשֶׁר יֶאֱהַב ה׳ יוֹכִיחַ״. אֶלָּא מַה תַּלְמוּד לוֹמַר ״וּמִתּוֹרָתְךָ תְלַמְּדֶנּוּ״ — אַל תִּקְרֵי ״תְלַמְּדֶנּוּ״, אֶלָּא תְלַמְּדֵנוּ. דָּבָר זֶה — מִתּוֹרָתְךָ תְּלַמְּדֵנוּ. קַל וָחוֹמֶר מִשֵּׁן וָעַיִן. מַה שֵּׁן וָעַיִן שֶׁהֵן אֶחָד מֵאֵבָרָיו שֶׁל אָדָם — עֶבֶד יוֹצֵא בָּהֶן לְחֵרוּת, יִסּוּרִין שֶׁמְּמָרְקִין כׇּל גּוּפוֹ שֶׁל אָדָם — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. וְהַיְינוּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ, דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: נֶאֱמַר ״בְּרִית״ בְּמֶלַח, וְנֶאֱמַר ״בְּרִית״ בְּיִסּוּרִין, נֶאֱמַר ״בְּרִית״ בְּמֶלַח, דִּכְתִיב: ״וְלֹא תַשְׁבִּית מֶלַח בְּרִית״ וְנֶאֱמַר ״בְּרִית״ בְּיִסּוּרִין, דִּכְתִיב: ״אֵלֶּה דִבְרֵי הַבְּרִית״, מַה ״בְּרִית״ הָאָמוּר בְּמֶלַח — מֶלַח מְמַתֶּקֶת אֶת הַבָּשָׂר, אַף ״בְּרִית״ הָאָמוּר בְּיִסּוּרִין — יִסּוּרִין מְמָרְקִין כׇּל עֲוֹנוֹתָיו שֶׁל אָדָם. תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי אוֹמֵר: שָׁלֹשׁ מַתָּנוֹת טוֹבוֹת נָתַן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְיִשְׂרָאֵל, וְכוּלָּן לֹא נְתָנָן אֶלָּא עַל יְדֵי יִסּוּרִין, אֵלּוּ הֵן: תּוֹרָה וְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל וְהָעוֹלָם הַבָּא. תּוֹרָה מִנַּיִן — שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַשְׁרֵי הַגֶּבֶר אֲשֶׁר תְּיַסְּרֶנּוּ יָּהּ וּמִתּוֹרָתְךָ תְלַמְּדֶנּוּ״. אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, דִּכְתִיב: ״כִּי כַּאֲשֶׁר יְיַסֵּר אִישׁ אֶת בְּנוֹ ה׳ אֱלֹהֶיךָ מְיַסְּרֶךָּ״, וּכְתִיב בָּתְרֵיהּ: ״כִּי ה׳ אֱלֹהֶיךָ מְבִיאֲךָ אֶל אֶרֶץ טוֹבָה״. הָעוֹלָם הַבָּא, דִּכְתִיב: ״כִּי נֵר מִצְוָה וְתוֹרָה אוֹר וְדֶרֶךְ חַיִּים תּוֹכְחוֹת מוּסָר״. תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הָעוֹסֵק בְּתוֹרָה וּבִגְמִילוּת חֲסָדִים