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Traité Berakhot

56b

Étude de Berakhot 56b

Étude de la Guémara 56b

Guémara
les vêtements de soie du roi. On attacha ensemble deux cèdres avec une corde, on lia l'une de ses jambes à un cèdre et l'autre de ses jambes à l'autre cèdre, puis on relâcha la corde jusqu'à ce que sa tête se fende. Chaque arbre revint se tenir à sa place et bar Haddaya se fendit et tomba, complètement fendu en deux.
שִׁירָאֵי דְּמַלְכָּא! כְּפִיתוּ תְּרֵין אַרְזֵי בְּחַבְלָא, אֲסוּר חַד כְּרָעֵיהּ לְחַד אַרְזָא וְחַד כְּרָעֵיהּ לְחַד אַרְזָא, וּשְׁרוֹ לְחַבְלָא עַד דְּאִצְטְלִיק רֵישֵׁיהּ. אֲזַל כׇּל חַד וְחַד וְקָם אַדּוּכְתֵּיהּ וְאִצְטְלִיק וּנְפַל בִּתְרֵין.
La Guemara rapporte une histoire au sujet d'un Sage qui interprétait les rêves, Rabbi Yichmaël. Ben Dama, le fils de la sœur de Rabbi Yichmaël, demanda à son oncle, Rabbi Yichmaël : J'ai vu en rêve que mes deux joues étaient tombées. Que signifie mon rêve ? Rabbi Yichmaël lui dit : Deux bataillons romains ont médit de toi, et ils sont morts. Les joues symbolisent une bouche qui profère le mal.
שָׁאַל בֶּן דָּמָא בֶּן אֲחוֹתוֹ שֶׁל רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אֶת רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: רָאִיתִי שְׁנֵי לְחָיַי שֶׁנָּשְׁרוּ. אָמַר: שְׁנֵי גְּדוּדֵי רוֹמִי יָעֲצוּ עָלֶיךָ רָעָה, וּמֵתוּ.
De même, la Guemara rapporte : Bar Kappara dit à Rabbi Yehouda HaNassi : J'ai vu en rêve que mon nez était tombé. Que signifie mon rêve ? Il lui dit : C'est une allusion à ce que la colère [haron af] qui avait été dirigée contre toi a été écartée de toi. Bar Kappara lui dit : J'ai vu en rêve que mes deux mains étaient coupées. Rabbi lui dit : Ce rêve signifie que tu n'auras pas besoin du labeur de tes mains, car tu seras riche et tu disposeras de moyens considérables sans effort. Bar Kappara lui dit : J'ai vu mes deux jambes coupées. Rabbi Yehouda HaNassi dit : Tu chevauches un cheval. Il lui dit : J'ai vu qu'on me disait qu'au mois d'Adar je mourrais et que je ne verrais pas Nissan. Il lui dit : Tu mourras dans la gloire [adrouta] et tu ne seras pas soumis à la tentation [nissayon].
אֲמַר לֵיהּ בַּר קַפָּרָא לְרַבִּי: רָאִיתִי חוֹטְמִי שֶׁנָּשַׁר. אֲמַר לֵיהּ: חֲרוֹן אַף נִסְתַּלֵּק מִמְּךָ. אֲמַר לֵיהּ: רָאִיתִי שְׁנֵי יָדַי שֶׁנֶּחְתְּכוּ. אֲמַר לֵיהּ: לֹא תִּצְטָרֵךְ לְמַעֲשֵׂה יָדֶיךָ. אֲמַר לֵיהּ: רָאִיתִי שְׁתֵּי רַגְלַי שֶׁנִּקְטְעוּ. אֲמַר לֵיהּ: עַל סוּס אַתָּה רוֹכֵב. חֲזַאי דְּאָמְרִי לִי בַּאֲדָר מָיְתַתְּ וְנִיסָן לָא חָזֵית. אֲמַר לֵיהּ: בְּאַדְרוּתָא מָיְתַתְּ וְלָא אָתֵית לִידֵי נִסָּיוֹן.
La Guemara rapporte un autre cas d'interprétation de rêve : Un certain hérétique dit à Rabbi Yichmaël : J'ai vu en rêve que j'arrosais des olives avec de l'huile d'olive. Quelle est l'interprétation de mon rêve ? Il lui dit : C'est un signe que tu as eu des relations avec ta mère, car l'huile provient de l'olive, et il rend l'huile aux olives. Cet hérétique dit à Rabbi Yichmaël : J'ai vu que je cueillais une étoile. Il lui dit : Tu as enlevé un homme d'Israël, car Israël est comparé aux étoiles. L'hérétique lui dit : J'ai vu que j'avalais une étoile. Il lui dit : Tu as vendu l'homme d'Israël que tu avais enlevé et tu as dépensé l'argent que tu as reçu de la vente. L'hérétique lui dit : J'ai vu mes yeux s'embrasser l'un l'autre. Il lui dit : Tu as eu des relations avec ta sœur, car les frères et sœurs sont comme deux yeux. L'hérétique lui dit : J'ai vu que j'embrassais la lune. Il lui dit : Tu as couché avec une femme d'Israël, qui est comparée à la lune. Il lui dit : J'ai vu que je marchais à l'ombre d'un myrte. Il lui dit : Tu as couché avec une jeune fille fiancée, car il était d'usage de faire un dais de myrte pour les fiançailles. Il lui dit : J'ai vu que l'ombre était au-dessus de moi et que l'arbre était au-dessous de moi. Il lui dit : Ton lit est à l'envers ; tes relations avec la fiancée étaient contre nature. Il lui dit : J'ai vu des corbeaux tourner autour de mon lit. Il lui dit : Ta femme a commis l'adultère avec de nombreux hommes. Il lui dit : J'ai vu des colombes tourner autour de mon lit. Il lui dit : Tu as souillé de nombreuses femmes. Il lui dit : J'ai vu que je tenais deux colombes et qu'elles s'envolaient. Il lui dit : Tu as épousé deux femmes et tu les as renvoyées de ta maison sans acte de divorce.
אֲמַר לֵיהּ הָהוּא מִינָא לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל: רָאִיתִי שֶׁאֲנִי מַשְׁקֶה שֶׁמֶן לְזֵיתִים. אֲמַר לֵיהּ: בָּא עַל אִמּוֹ. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי דִּקְטִיף לִי כּוֹכְבָא. אֲמַר לֵיהּ: בַּר יִשְׂרָאֵל גְּנַבְתְּ. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי דִּבְלַעְתֵּיהּ לְכוֹכְבָא. אֲמַר לֵיהּ: בַּר יִשְׂרָאֵל זַבֵּנְתֵּיהּ וַאֲכַלְתְּ לִדְמֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי עֵינַי דְּנָשְׁקָן אַהֲדָדֵי. אֲמַר לֵיהּ: בָּא עַל אֲחוֹתוֹ. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי דִּנְשַׁקִי סֵיהֲרָא. אֲמַר לֵיהּ: בָּא עַל אֵשֶׁת יִשְׂרָאֵל. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי דְּדָרֵיכְנָא בְּטוּנָא דְּאָסָא. אֲמַר לֵיהּ: בָּא עַל נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי טוּנָא מֵעִילַּאי וְהוּא מִתַּתַּאי. אֲמַר לֵיהּ: מִשְׁכָּבְךָ הָפוּךְ. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי עוֹרְבֵי דְּהָדְרִי לְפוּרְיֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: אִשְׁתְּךָ זָנְתָה מֵאֲנָשִׁים הַרְבֵּה. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי יוֹנֵי דְּהָדְרִי לְפוּרְיֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: נָשִׁים הַרְבֵּה טִמֵּאתָ. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי דְּנָקֵיטְנָא תְּרֵי יוֹנֵי וּפָרְחָן. אֲמַר לֵיהּ: תַּרְתֵּי נְשֵׁי נְסַבְתְּ וּפְטַרְתִּינּוּן בְּלָא גֵּט.
Il lui dit : J'ai vu que j'épluchais des œufs. Il lui dit : Tu as dépouillé des morts, car on mange un œuf au repas de consolation après avoir enseveli les morts. Ce même hérétique lui dit : Tout ce que tu as interprété est vrai, à l'exception de celui-ci, la dernière interprétation, qui n'est pas vraie. Sur ces entrefaites, cette femme arriva et lui dit : Ce manteau que tu portes appartient à un tel, qui est mort et que tu as dépouillé de ses vêtements.
אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי דְּקָלֵיפְנָא בֵּיעֵי. אֲמַר לֵיהּ: שָׁכְבֵי קָא מְשַׁלְּחַתְּ. אֲמַר לֵיהּ: כּוּלְּהוּ אִיתַנְהוּ בִּי, בַּר מֵהָא דְּלֵיתֵיהּ. אַדְּהָכִי וְהָכִי אָתְיָא הַאי אִיתְּתָא וְאָמְרָה לֵיהּ: הַאי גְּלִימָא דְּמִכַּסַּתְּ — דְּגַבְרָא פְּלוֹנִי הוּא, דְּמִית וְאַשְׁלַחְתֵּיהּ.
Il dit à Rabbi Yichmaël : J'ai vu qu'on me disait en rêve : Ton père t'a laissé des biens en Cappadoce. Rabbi Yichmaël lui dit : As-tu des biens en Cappadoce ? L'hérétique lui dit : Non. Ton père est-il jamais allé en Cappadoce ? L'hérétique lui dit : Non. Rabbi Yichmaël lui dit : S'il en est ainsi, il faut le comprendre comme suit : kappa, en grec, signifie poutre ; deka signifie dix. Va regarder la dixième poutre de ta maison et tu trouveras qu'elle est pleine de pièces de monnaie. Il alla et trouva qu'elle était pleine de pièces de monnaie.
אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי דְּאָמְרִי לִי: שְׁבַק לָךְ אֲבוּךְ נִכְסֵי בְּקַפּוֹדְקְיָא. אֲמַר לֵיהּ: אִית לָךְ נִכְסֵי בְּקַפּוֹדְקְיָא? אֲמַר לֵיהּ לָאו. אֲזַל אֲבוּךְ לְקַפּוֹדְקְיָא? אֲמַר לֵיהּ: לָאו. אִם כֵּן: קַפָּא כְּשׁוּרָא, דֵּיקָא עַשְׂרָה. זִיל חֲזִי קַפָּא דְּרֵישׁ עַשְׂרָה שֶׁהִיא מְלֵאָה זוּזֵי. אֲזַל אַשְׁכַּח שֶׁהִיא מְלֵאָה זוּזֵי.
La Guemara poursuit en traitant des interprétations des détails des rêves : Rabbi Hanina dit : Celui qui voit un puits en rêve voit la paix, comme il est dit : « Et les serviteurs d'Yits'haq creusèrent dans la vallée et y trouvèrent un puits d'eau vive » (Béréchit 26,19), et finalement il y eut la paix. Rabbi Natan dit : Celui qui voit un puits dans son rêve, c'est un symbole qu'il a trouvé la Torah, car le puits symbolise la Torah. Comme il est dit au sujet de la Torah : « Car celui qui me trouve a trouvé la vie » (Michlé 8,35), et il est écrit ici : « Un puits d'eau vive » ; et nous voyons que le puits est lié à la Torah, car tous deux sont associés à la vie. Rava dit : Le puits du rêve symbolise la vie réelle.
אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הָרוֹאֶה בְּאֵר בַּחֲלוֹם — רוֹאֶה שָׁלוֹם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיַּחְפְּרוּ עַבְדֵי יִצְחָק בַּנָּחַל וַיִּמְצְאוּ שָׁם בְּאֵר מַיִם חַיִּים״. רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: מָצָא תּוֹרָה — שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי מֹצְאִי מָצָא חַיִּים״, וּכְתִיב הָכָא: ״בְּאֵר מַיִם חַיִּים״. רָבָא אָמַר: חַיִּים מַמָּשׁ.
Rabbi Hanan dit : Il y a trois choses vues en rêve qui sont des indications de paix : un fleuve, un oiseau et une marmite. La Guemara développe : un fleuve, comme il est écrit : « J'étendrai vers elle la paix comme un fleuve » (Yechayahou 66,12) ; un oiseau, comme il est écrit : « Comme des oiseaux qui voltigent, ainsi l'Éternel des armées protégera Jérusalem » (Yechayahou 31,5) ; et une marmite, comme il est écrit : « Éternel, Tu établiras [tichpot] la paix pour nous » (Yechayahou 26,12). La paix est comparée à une marmite que l'on pose [chafat] sur le feu. Et Rabbi Hanina dit : Nous avons appris qu'une marmite en rêve est un signe de paix s'agissant d'une marmite qui ne contient pas de viande ; car une marmite contenant de la viande symbolise la calamité, comme il est dit : « Oui, ils les coupent en morceaux, comme ce qui est dans la marmite, et comme la chair au milieu du chaudron » (Mikha 3,3).
אָמַר רַבִּי חָנָן שָׁלֹשׁ שְׁלוֹמוֹת הֵן: נָהָר, צִפּוֹר, וּקְדֵרָה. נָהָר — דִּכְתִיב: ״הִנְנִי נֹטֶה אֵלֶיהָ כְּנָהָר שָׁלוֹם״. צִפּוֹר — דִּכְתִיב: ״כְּצִפֳּרִים עָפוֹת כֵּן יָגֵן ה׳ צְבָאוֹת וְגוֹ׳״. קְדֵרָה — דִּכְתִיב: ״ה׳ תִּשְׁפֹּת שָׁלוֹם לָנוּ״. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: וּבִקְדֵרָה שֶׁאֵין בָּהּ בָּשָׂר שָׁנִינוּ. ״וּפָרְשׂוּ כַּאֲשֶׁר בַּסִּיר וּכְבָשָׂר בְּתוֹךְ קַלָּחַת״.
Puisque les fleuves, les oiseaux et les marmites ont des connotations ambiguës, il est recommandé à celui qui les voit en rêve de réciter un verset qui interprète le rêve favorablement. Rabbi Yehochoua ben Lévi dit : Celui qui voit en rêve une chose qui peut être interprétée de façon ambiguë devrait s'empresser de réciter un verset approprié évocateur d'une interprétation favorable. Par exemple, celui qui voit un fleuve en rêve devrait se lever tôt et réciter : « J'étendrai vers elle la paix comme un fleuve », avant qu'un autre verset, à connotation négative, ne le devance en devenant réalité : « Car la détresse viendra comme un fleuve » (Yechayahou 59,19). Celui qui voit un oiseau en rêve devrait se lever tôt et réciter : « Comme des oiseaux qui voltigent, ainsi l'Éternel des armées protégera Jérusalem », avant qu'un autre verset, à connotation négative, ne le devance en devenant réalité : « Comme un oiseau errant loin de son nid, ainsi est l'homme qui erre loin de sa place » (Michlé 27,8). Celui qui voit une marmite en rêve devrait se lever tôt et réciter : « Éternel, Tu établiras la paix pour nous », avant qu'un autre verset, qui s'achève sur une prophétie de courroux, ne le devance en devenant réalité : « Pose la marmite, pose-la » (Ye'hezqel 24,3).
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הָרוֹאֶה נָהָר בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר: ״הִנְנִי נֹטֶה אֵלֶיהָ כְּנָהָר שָׁלוֹם״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״כִּי יָבֹא כַנָּהָר צָר״. הָרוֹאֶה צִפּוֹר בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר ״כְּצִפֳּרִים עָפוֹת כֵּן יָגֵן וְגוֹ׳״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״כְּצִפּוֹר נוֹדֶדֶת מִן קִנָּהּ וְגוֹ׳״. הָרוֹאֶה קְדֵרָה בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר: ״ה׳ תִּשְׁפֹּת שָׁלוֹם לָנוּ״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״שְׁפֹת הַסִּיר שְׁפֹת״.
De même, celui qui voit des raisins en rêve devrait se lever tôt et réciter : « J'ai trouvé Israël comme des raisins dans le désert » (Hochéa 9,10), avant qu'un autre verset, à connotation négative, ne le devance en devenant réalité : « Leurs raisins sont des raisins de fiel, leurs grappes sont amères » (Devarim 32,32). Celui qui voit une montagne en rêve devrait se lever tôt et réciter : « Qu'ils sont beaux sur les montagnes les pieds du messager de bonnes nouvelles, qui annonce la paix, le héraut de bonnes nouvelles, qui annonce le salut » (Yechayahou 52,7), avant qu'un autre verset, à connotation négative, ne le devance en devenant réalité : « Sur les montagnes j'élèverai pleurs et lamentations » (Yirmeyahou 9,9).
הָרוֹאֶה עֲנָבִים בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר ״כַּעֲנָבִים בַּמִּדְבָּר״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״עֲנָבֵמוֹ עִנְּבֵי רוֹשׁ״. הָרוֹאֶה הַר בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר — ״מַה נָּאווּ עַל הֶהָרִים רַגְלֵי מְבַשֵּׂר״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״עַל הֶהָרִים אֶשָּׂא בְכִי וָנֶהִי״.
Celui qui voit un chofar en rêve devrait se lever tôt et réciter : « Et il arrivera en ce jour-là qu'on sonnera d'un grand chofar ; et viendront ceux qui étaient perdus au pays d'Achour, et ceux qui étaient dispersés au pays d'Égypte » (Yechayahou 27,13), avant qu'un autre verset, où le chofar est un symbole de guerre, ne le devance en devenant réalité : « Sonnez du cor [chofar] à Guiva » (Hochéa 5,8).
הָרוֹאֶה שׁוֹפָר בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר ״וְהָיָה בַּיּוֹם הַהוּא יִתָּקַע בְּשׁוֹפָר גָּדוֹל״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״תִּקְעוּ שׁוֹפָר בַּגִּבְעָה״.
Celui qui voit un chien en rêve devrait se lever tôt et réciter : « Mais contre aucun des enfants d'Israël un chien n'aiguisera sa langue » (Chemot 11,7), avant qu'un autre verset, à connotation négative, ne le devance en devenant réalité : « Oui, les chiens sont voraces » (Yechayahou 56,11). Celui qui voit un lion en rêve devrait se lever tôt et réciter : « Le lion a rugi, qui ne craindrait ? Le Seigneur D.ieu a parlé, qui pourrait ne pas prophétiser ? » (Amos 3,8), avant qu'un autre verset, à connotation négative, ne le devance en devenant réalité : « Un lion est monté de son fourré, et un destructeur de nations s'est mis en marche, sorti de sa place » (Yirmeyahou 4,7).
הָרוֹאֶה כֶּלֶב בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר ״וּלְכֹל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל לֹא יֶחֱרַץ כֶּלֶב לְשֹׁנוֹ״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״וְהַכְּלָבִים עַזֵּי נֶפֶשׁ״. הָרוֹאֶה אֲרִי בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר ״אַרְיֵה שָׁאָג מִי לֹא יִירָא״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״עָלָה אַרְיֵה מִסֻּבְּכוֹ״.
Berakhot 56b
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ברכות נ״ו במַסֶּכֶת בְּרָכוֹת
גְּמָרָא שִׁירָאֵי דְּמַלְכָּא! כְּפִיתוּ תְּרֵין אַרְזֵי בְּחַבְלָא, אֲסוּר חַד כְּרָעֵיהּ לְחַד אַרְזָא וְחַד כְּרָעֵיהּ לְחַד אַרְזָא, וּשְׁרוֹ לְחַבְלָא עַד דְּאִצְטְלִיק רֵישֵׁיהּ. אֲזַל כׇּל חַד וְחַד וְקָם אַדּוּכְתֵּיהּ וְאִצְטְלִיק וּנְפַל בִּתְרֵין. שָׁאַל בֶּן דָּמָא בֶּן אֲחוֹתוֹ שֶׁל רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אֶת רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: רָאִיתִי שְׁנֵי לְחָיַי שֶׁנָּשְׁרוּ. אָמַר: שְׁנֵי גְּדוּדֵי רוֹמִי יָעֲצוּ עָלֶיךָ רָעָה, וּמֵתוּ. אֲמַר לֵיהּ בַּר קַפָּרָא לְרַבִּי: רָאִיתִי חוֹטְמִי שֶׁנָּשַׁר. אֲמַר לֵיהּ: חֲרוֹן אַף נִסְתַּלֵּק מִמְּךָ. אֲמַר לֵיהּ: רָאִיתִי שְׁנֵי יָדַי שֶׁנֶּחְתְּכוּ. אֲמַר לֵיהּ: לֹא תִּצְטָרֵךְ לְמַעֲשֵׂה יָדֶיךָ. אֲמַר לֵיהּ: רָאִיתִי שְׁתֵּי רַגְלַי שֶׁנִּקְטְעוּ. אֲמַר לֵיהּ: עַל סוּס אַתָּה רוֹכֵב. חֲזַאי דְּאָמְרִי לִי בַּאֲדָר מָיְתַתְּ וְנִיסָן לָא חָזֵית. אֲמַר לֵיהּ: בְּאַדְרוּתָא מָיְתַתְּ וְלָא אָתֵית לִידֵי נִסָּיוֹן. אֲמַר לֵיהּ הָהוּא מִינָא לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל: רָאִיתִי שֶׁאֲנִי מַשְׁקֶה שֶׁמֶן לְזֵיתִים. אֲמַר לֵיהּ: בָּא עַל אִמּוֹ. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי דִּקְטִיף לִי כּוֹכְבָא. אֲמַר לֵיהּ: בַּר יִשְׂרָאֵל גְּנַבְתְּ. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי דִּבְלַעְתֵּיהּ לְכוֹכְבָא. אֲמַר לֵיהּ: בַּר יִשְׂרָאֵל זַבֵּנְתֵּיהּ וַאֲכַלְתְּ לִדְמֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי עֵינַי דְּנָשְׁקָן אַהֲדָדֵי. אֲמַר לֵיהּ: בָּא עַל אֲחוֹתוֹ. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי דִּנְשַׁקִי סֵיהֲרָא. אֲמַר לֵיהּ: בָּא עַל אֵשֶׁת יִשְׂרָאֵל. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי דְּדָרֵיכְנָא בְּטוּנָא דְּאָסָא. אֲמַר לֵיהּ: בָּא עַל נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי טוּנָא מֵעִילַּאי וְהוּא מִתַּתַּאי. אֲמַר לֵיהּ: מִשְׁכָּבְךָ הָפוּךְ. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי עוֹרְבֵי דְּהָדְרִי לְפוּרְיֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: אִשְׁתְּךָ זָנְתָה מֵאֲנָשִׁים הַרְבֵּה. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי יוֹנֵי דְּהָדְרִי לְפוּרְיֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: נָשִׁים הַרְבֵּה טִמֵּאתָ. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי דְּנָקֵיטְנָא תְּרֵי יוֹנֵי וּפָרְחָן. אֲמַר לֵיהּ: תַּרְתֵּי נְשֵׁי נְסַבְתְּ וּפְטַרְתִּינּוּן בְּלָא גֵּט. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי דְּקָלֵיפְנָא בֵּיעֵי. אֲמַר לֵיהּ: שָׁכְבֵי קָא מְשַׁלְּחַתְּ. אֲמַר לֵיהּ: כּוּלְּהוּ אִיתַנְהוּ בִּי, בַּר מֵהָא דְּלֵיתֵיהּ. אַדְּהָכִי וְהָכִי אָתְיָא הַאי אִיתְּתָא וְאָמְרָה לֵיהּ: הַאי גְּלִימָא דְּמִכַּסַּתְּ — דְּגַבְרָא פְּלוֹנִי הוּא, דְּמִית וְאַשְׁלַחְתֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: חֲזַאי דְּאָמְרִי לִי: שְׁבַק לָךְ אֲבוּךְ נִכְסֵי בְּקַפּוֹדְקְיָא. אֲמַר לֵיהּ: אִית לָךְ נִכְסֵי בְּקַפּוֹדְקְיָא? אֲמַר לֵיהּ לָאו. אֲזַל אֲבוּךְ לְקַפּוֹדְקְיָא? אֲמַר לֵיהּ: לָאו. אִם כֵּן: קַפָּא כְּשׁוּרָא, דֵּיקָא עַשְׂרָה. זִיל חֲזִי קַפָּא דְּרֵישׁ עַשְׂרָה שֶׁהִיא מְלֵאָה זוּזֵי. אֲזַל אַשְׁכַּח שֶׁהִיא מְלֵאָה זוּזֵי. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הָרוֹאֶה בְּאֵר בַּחֲלוֹם — רוֹאֶה שָׁלוֹם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיַּחְפְּרוּ עַבְדֵי יִצְחָק בַּנָּחַל וַיִּמְצְאוּ שָׁם בְּאֵר מַיִם חַיִּים״. רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: מָצָא תּוֹרָה — שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי מֹצְאִי מָצָא חַיִּים״, וּכְתִיב הָכָא: ״בְּאֵר מַיִם חַיִּים״. רָבָא אָמַר: חַיִּים מַמָּשׁ. אָמַר רַבִּי חָנָן שָׁלֹשׁ שְׁלוֹמוֹת הֵן: נָהָר, צִפּוֹר, וּקְדֵרָה. נָהָר — דִּכְתִיב: ״הִנְנִי נֹטֶה אֵלֶיהָ כְּנָהָר שָׁלוֹם״. צִפּוֹר — דִּכְתִיב: ״כְּצִפֳּרִים עָפוֹת כֵּן יָגֵן ה׳ צְבָאוֹת וְגוֹ׳״. קְדֵרָה — דִּכְתִיב: ״ה׳ תִּשְׁפֹּת שָׁלוֹם לָנוּ״. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: וּבִקְדֵרָה שֶׁאֵין בָּהּ בָּשָׂר שָׁנִינוּ. ״וּפָרְשׂוּ כַּאֲשֶׁר בַּסִּיר וּכְבָשָׂר בְּתוֹךְ קַלָּחַת״. אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הָרוֹאֶה נָהָר בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר: ״הִנְנִי נֹטֶה אֵלֶיהָ כְּנָהָר שָׁלוֹם״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״כִּי יָבֹא כַנָּהָר צָר״. הָרוֹאֶה צִפּוֹר בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר ״כְּצִפֳּרִים עָפוֹת כֵּן יָגֵן וְגוֹ׳״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״כְּצִפּוֹר נוֹדֶדֶת מִן קִנָּהּ וְגוֹ׳״. הָרוֹאֶה קְדֵרָה בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר: ״ה׳ תִּשְׁפֹּת שָׁלוֹם לָנוּ״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״שְׁפֹת הַסִּיר שְׁפֹת״. הָרוֹאֶה עֲנָבִים בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר ״כַּעֲנָבִים בַּמִּדְבָּר״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״עֲנָבֵמוֹ עִנְּבֵי רוֹשׁ״. הָרוֹאֶה הַר בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר — ״מַה נָּאווּ עַל הֶהָרִים רַגְלֵי מְבַשֵּׂר״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״עַל הֶהָרִים אֶשָּׂא בְכִי וָנֶהִי״. הָרוֹאֶה שׁוֹפָר בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר ״וְהָיָה בַּיּוֹם הַהוּא יִתָּקַע בְּשׁוֹפָר גָּדוֹל״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״תִּקְעוּ שׁוֹפָר בַּגִּבְעָה״. הָרוֹאֶה כֶּלֶב בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר ״וּלְכֹל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל לֹא יֶחֱרַץ כֶּלֶב לְשֹׁנוֹ״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״וְהַכְּלָבִים עַזֵּי נֶפֶשׁ״. הָרוֹאֶה אֲרִי בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר ״אַרְיֵה שָׁאָג מִי לֹא יִירָא״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״עָלָה אַרְיֵה מִסֻּבְּכוֹ״. הָרוֹאֶה תִּגְלַחַת בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר ״וַיְגַלַּח וַיְחַלֵּף שִׂמְלֹתָיו״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״כִּי אִם גֻּלַּחְתִּי וְסָר מִמֶּנִּי כֹחִי״. הָרוֹאֶה בְּאֵר בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר ״בְּאֵר מַיִם חַיִּים״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״כְּהָקִיר בַּיִר מֵימֶיהָ״. הָרוֹאֶה קָנֶה בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר ״קָנֶה רָצוּץ לֹא יִשְׁבּוֹר״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״הִנֵּה בָטַחְתָּ לְּךָ עַל מִשְׁעֶנֶת הַקָּנֶה הָרָצוּץ״. תָּנוּ רַבָּנַן: הָרוֹאֶה קָנֶה בַּחֲלוֹם — יְצַפֶּה לְחׇכְמָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״קְנֵה חָכְמָה״. קָנִים — יְצַפֶּה לְבִינָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבְכׇל קִנְיָנְךָ קְנֵה בִינָה״. אָמַר רַבִּי זֵירָא: קָרָא, קוּרָא, קִירָא, קַנְיָא — כּוּלְּהוּ מְעַלּוּ לְחֶלְמָא. תַּנְיָא: אֵין מַרְאִין דִּלּוּעִין אֶלָּא לְמִי שֶׁהוּא יְרֵא שָׁמַיִם בְּכָל כֹּחוֹ. הָרוֹאֶה שׁוֹר בַּחֲלוֹם, יַשְׁכִּים וְיֹאמַר ״בְּכוֹר שׁוֹרוֹ הָדָר לוֹ״, קוֹדֶם שֶׁיִּקְדְּמֶנּוּ פָּסוּק אַחֵר — ״כִּי יִגַּח שׁוֹר אֶת אִישׁ״. תָּנוּ רַבָּנַן: חֲמִשָּׁה דְּבָרִים נֶאֶמְרוּ בְּשׁוֹר. הָאוֹכֵל מִבְּשָׂרוֹ — מִתְעַשֵּׁר. נְגָחוֹ — הָוְיִין לֵיהּ בָּנִים שֶׁמְנַגְּחִים בַּתּוֹרָה. נְשָׁכוֹ — יִסּוּרִין בָּאִים עָלָיו. בְּעָטוֹ — דֶּרֶךְ רְחוֹקָה נִזְדַּמְּנָה לוֹ. רְכָבוֹ — עוֹלֶה לִגְדוּלָּה. וְהָתַנְיָא רְכָבוֹ — מֵת! לָא קַשְׁיָא, הָא דְּרָכֵיב הוּא לְתוֹרָא. הָא, דְּרָכֵיב תּוֹרָא לְדִידֵיהּ. הָרוֹאֶה חֲמוֹר בַּחֲלוֹם — יְצַפֶּה לִישׁוּעָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הִנֵּה מַלְכֵּךְ יָבוֹא לָךְ צַדִּיק וְנוֹשָׁע הוּא עָנִי וְרֹכֵב עַל חֲמוֹר״. הָרוֹאֶה חָתוּל בַּחֲלוֹם — בְּאַתְרָא דְּקָרוּ לֵיהּ ״שׁוּנָּרָא״ — נַעֲשֵׂית לוֹ שִׁירָה נָאָה. ״שִׁינָּרָא״ — נַעֲשֶׂה לוֹ שִׁינּוּי רַע. הָרוֹאֶה עֲנָבִים בַּחֲלוֹם, לְבָנוֹת, בֵּין בִּזְמַנָּן, וּבֵין שֶׁלֹּא בִּזְמַנָּן — יָפוֹת. שְׁחוֹרוֹת בִּזְמַנָּן — יָפוֹת. שֶׁלֹּא בִּזְמַנָּן — רָעוֹת. הָרוֹאֶה סוּס לָבָן בַּחֲלוֹם, בֵּין בְּנַחַת, בֵּין בְּרָדוּף — יָפֶה לוֹ. אָדוֹם, בְּנַחַת — יָפֶה, בְּרָדוּף — קָשֶׁה. הָרוֹאֶה יִשְׁמָעֵאל בַּחֲלוֹם — תְּפִלָּתוֹ נִשְׁמַעַת. וְדַוְקָא יִשְׁמָעֵאל בֶּן אַבְרָהָם, אֲבָל טַיָּיעָא בְּעָלְמָא — לָא. הָרוֹאֶה גָּמָל בַּחֲלוֹם — מִיתָה נִקְנְסָה לוֹ מִן הַשָּׁמַיִם וְהִצִּילוּהוּ מִמֶּנָּה. אָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: מַאי קְרָאָה — ״וְאָנֹכִי אֵרֵד עִמְּךָ מִצְרַיְמָה וְאָנֹכִי אַעַלְךָ גַם עָלֹה״. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: מֵהָכָא: ״גַּם ה׳ הֶעֱבִיר חַטָּאתְךָ לֹא תָמוּת״. הָרוֹאֶה פִּינְחָס בַּחֲלוֹם — פֶּלֶא נַעֲשָׂה לוֹ. הָרוֹאֶה פִּיל בַּחֲלוֹם — פְּלָאוֹת נַעֲשׂוּ לוֹ. פִּילִים — פִּלְאֵי פְּלָאוֹת נַעֲשׂוּ לוֹ. וְהָתַנְיָא כׇּל מִינֵי חַיּוֹת יָפִין לַחֲלוֹם, חוּץ מִן הַפִּיל וּמִן הַקּוֹף! לָא קַשְׁיָא,