AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Berakhot

55b

Étude de Berakhot 55b

Étude de la Guémara 55b

Guémara
« …et onze étoiles se prosternaient devant moi » (Béréchit 37, 9), et à ce moment-là sa mère n'était plus en vie. Or, selon l'interprétation [pitron] du rêve, la lune symbolise la mère de Yossef. Même ce rêve, qui finalement s'accomplit, contenait un élément qui ne s'accomplit pas.
וְהַהִיא שַׁעְתָּא אִמֵּיהּ לָא הֲוָת.
À partir de la même source, Rabbi Lévi a dit : l'homme doit toujours attendre l'accomplissement d'un bon rêve jusqu'à vingt-deux ans après le rêve. D'où le déduisons-nous ? De Yossef, ainsi qu'il est écrit dans le récit du rêve de Yossef : « Voici l'histoire de Yaacov. Yossef, âgé de dix-sept ans, faisait paître le troupeau avec ses frères » (Béréchit 37, 2) ; et il est écrit : « Yossef était âgé de trente ans lorsqu'il se présenta devant Pharaon, roi d'Égypte » (Béréchit 41, 46). De dix-sept à trente, combien d'années y a-t-il ? Treize ; ajoute sept années d'abondance et deux de famine : le total est de vingt-deux, et c'est seulement alors que le rêve s'accomplit, quand ses frères vinrent et se prosternèrent devant lui.
אָמַר רַבִּי לֵוִי: לְעוֹלָם יְצַפֶּה אָדָם לַחֲלוֹם טוֹב עַד עֶשְׂרִים וּשְׁתַּיִם שָׁנָה. מְנָלַן? — מִיּוֹסֵף, דִּכְתִיב: ״אֵלֶּה תֹּלְדוֹת יַעֲקֹב יוֹסֵף בֶּן שְׁבַע עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״וְיוֹסֵף בֶּן שְׁלֹשִׁים שָׁנָה בְּעׇמְדוֹ לִפְנֵי פַּרְעֹה וְגוֹ׳״. מִן שַׁבְסְרֵי עַד תְּלָתִין כַּמָּה הָוֵי? — תְּלָת סְרֵי, וְשַׁב דְּשִׂבְעָא וְתַרְתֵּי דְּכַפְנָא — הָא עֶשְׂרִים וּשְׁתַּיִם.
Rav Houna a dit : à un homme bon on ne montre pas un bon rêve, et à un homme méchant on ne montre pas un mauvais rêve ; au contraire, un homme bon est puni pour ses quelques transgressions par de mauvais rêves, et un homme méchant est récompensé pour ses quelques mérites par de bons rêves.
אָמַר רַב הוּנָא: לְאָדָם טוֹב אֵין מַרְאִין לוֹ חֲלוֹם טוֹב, וּלְאָדָם רַע אֵין מַרְאִין לוֹ חֲלוֹם רַע.
Cela a aussi été enseigné dans une baraïta : de toute la vie du roi David, il ne vit jamais un bon rêve ; et de toute la vie d'Ahitofel, il ne vit jamais un mauvais rêve.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: כׇּל שְׁנוֹתָיו שֶׁל דָּוִד לֹא רָאָה חֲלוֹם טוֹב, וְכׇל שְׁנוֹתָיו שֶׁל אֲחִיתוֹפֶל לֹא רָאָה חֲלוֹם רַע.
La Guemara soulève une difficulté : n'est-il pas écrit : « Aucun mal ne t'atteindra, aucune plaie n'approchera de ta tente » (Tehilim 91, 10) ? Et Rav Hisda a dit au nom de Rav Yirmeya bar Abba, en explication de ce verset : cela signifie que tu ne seras effrayé ni par de mauvais rêves ni par de mauvaises pensées. « Aucune plaie n'approchera de ta tente » signifie que tu ne trouveras jamais ta femme dans l'état incertain d'une femme nidda à ton retour de voyage. Cela prouve qu'il est impossible qu'un juste éprouve de mauvais rêves toute sa vie. Plutôt, on peut dire que lui ne voit pas de mauvais rêves ; d'autres voient de mauvais rêves à son sujet.
וְהָכְתִיב: ״לֹא תְאֻנֶּה אֵלֶיךָ רָעָה״. וְאָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא: שֶׁלֹּא יַבְהִילוּךָ לֹא חֲלוֹמוֹת רָעִים וְלֹא הִרְהוּרִים רָעִים. ״וְנֶגַע לֹא יִקְרַב בְּאׇהֳלֶךָ״ — שֶׁלֹּא תִּמְצָא אִשְׁתְּךָ סְפֵק נִדָּה בְּשָׁעָה שֶׁאַתָּה בָּא מִן הַדֶּרֶךְ. אֶלָּא אִיהוּ לָא חָזֵי לֵיהּ, אַחֲרִינֵי חָזוּ לֵיהּ.
La Guemara demande : et lorsqu'il ne voit aucun rêve, est-ce là un mérite ? Rabbi Zéira n'a-t-il pas dit : quiconque dort sept jours sans rêve est appelé « mauvais », car cela indique que D.ieu ne veut pas Se manifester à lui, même de cette manière indirecte. Une allusion à cela, ainsi qu'il est dit : « Et celui qui l'a passera la nuit rassasié [vesavéa], il ne sera pas visité par le mal » (Michlé 19, 23). Les Sages ont dit : ne lis pas « rassasié » [vesavéa], mais « sept » [vechéva], ce qui fait allusion au fait que celui qui dort sept fois sans éprouver de rêve est tenu pour mauvais. Plutôt, il faut dire que David voyait des rêves, et la baraïta dit ceci : David voyait certainement des rêves, mais il ne comprenait pas ce qu'il voyait.
וְכִי לָא חֲזָא אִיהוּ, מְעַלְּיוּתָא הוּא? וְהָאָמַר רַבִּי זְעֵירָא: כׇּל הַלָּן שִׁבְעָה יָמִים בְּלֹא חֲלוֹם — נִקְרָא ״רַע״. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשָׂבֵעַ יָלִין בַּל יִפָּקֶד רָע״. אַל תִּקְרֵי ״שָׂבֵעַ״ אֶלָּא ״שֶׁבַע״. — אֶלָּא, הָכִי קָאָמַר: דַּחֲזָא וְלָא יָדַע מַאי חֲזָא.
Rav Houna bar Ami a dit au nom de Rabbi Pedat au nom de Rabbi Yohanan : celui qui voit un rêve dont son âme est affligée doit aller le faire interpréter devant trois personnes. La Guemara s'en étonne : l'interpréter ? Rav Hisda n'a-t-il pas dit : un rêve non interprété est comme une lettre non lue ? Si l'on est inquiet d'un rêve, pourquoi en favoriserait-on activement l'accomplissement ? Plutôt, dis ceci : il doit l'améliorer devant trois personnes. Il amènera trois personnes et leur dira : j'ai vu un bon rêve. Et elles lui répondront : il est bon, et qu'il soit bon, que D.ieu le rende bon. Qu'ils décrètent sur toi du Ciel sept fois qu'il sera bon, et il sera bon. Ensuite, elles récitent trois versets de transformation du mal en bien, trois versets de rédemption [pedout], et trois versets qui mentionnent la paix.
אָמַר רַב הוּנָא בַּר אַמֵּי אָמַר רַבִּי פְּדָת אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָרוֹאֶה חֲלוֹם וְנַפְשׁוֹ עֲגוּמָה, יֵלֵךְ וְיִפְתְּרֶנּוּ בִּפְנֵי שְׁלֹשָׁה. ״יִפְתְּרֶנּוּ״?! וְהָאָמַר רַב חִסְדָּא חֶלְמָא דְּלָא מְפַשַּׁר כְּאִגַּרְתָּא דְּלָא מִקַּרְיָא? אֶלָּא אֵימָא: יְטִיבֶנּוּ בִּפְנֵי שְׁלֹשָׁה. לַיְתֵי תְּלָתָא וְלֵימָא לְהוּ: ״חֶלְמָא טָבָא חֲזַאי״. וְלֵימְרוּ לֵיהּ הָנָךְ: ״טָבָא הוּא וְטָבָא לֶיהֱוֵי, רַחֲמָנָא לְשַׁוְּיֵיהּ לְטָב. שְׁבַע זִימְנִין לִגְזְרוּ עֲלָךְ מִן שְׁמַיָּא דְּלֶהֱוֵי טָבָא, וְיֶהֱוֵי טָבָא״. וְלֵימְרוּ שָׁלֹשׁ הֲפוּכוֹת, וְשָׁלֹשׁ פְּדוּיוֹת, וְשָׁלֹשׁ שְׁלוֹמוֹת.
La Guemara précise : trois versets de transformation : « Tu as changé mon deuil en danse ; Tu as dénoué mon sac et Tu m'as ceint de joie » (Tehilim 30, 12) ; « Alors la jeune fille se réjouira dans la danse, et les jeunes gens et les vieillards ensemble ; car Je changerai leur deuil en allégresse, Je les consolerai et Je les réjouirai après leur peine » (Yirmeya 31, 12) ; et : « Mais D.ieu, ton D.ieu, ne voulut pas écouter Bilam ; et D.ieu, ton D.ieu, changea pour toi la malédiction en bénédiction » (Devarim 23, 6).
שָׁלֹשׁ הֲפוּכוֹת — ״הָפַכְתָּ מִסְפְּדִי לְמָחוֹל לִי פִּתַּחְתָּ שַׂקִּי וַתְּאַזְּרֵנִי שִׂמְחָה״, ״אָז תִּשְׂמַח בְּתוּלָה בְּמָחוֹל וּבַחֻרִים וּזְקֵנִים יַחְדָּו וְהָפַכְתִּי אֶבְלָם לְשָׂשׂוֹן וְגוֹ׳״, ״וְלֹא אָבָה ה׳ אֱלֹהֶיךָ לִשְׁמֹעַ אֶל בִּלְעָם וַיַּהֲפֹךְ וְגוֹ׳״.
Et trois versets de rédemption, ainsi qu'il est écrit : « Il a délivré mon âme en paix, afin que nul ne m'approche ; car ils étaient nombreux contre moi » (Tehilim 55, 19) ; « Les rachetés de D.ieu reviendront, ils arriveront à Tsion avec des chants, une joie éternelle couronnera leur tête ; l'allégresse et la joie les saisiront, la douleur et les gémissements s'enfuiront » (Yechaya 35, 10) ; et : « Le peuple dit à Chaoul : Yonatan mourra-t-il, lui qui a opéré cette grande délivrance en Israël ? Ainsi le peuple sauva Yonatan, et il ne mourut pas » (I Chmouel 14, 45).
שָׁלֹשׁ פְּדוּיוֹת, דִּכְתִיב: ״פָּדָה בְשָׁלוֹם נַפְשִׁי מִקְּרׇב לִי וְגוֹ׳״, ״וּפְדוּיֵי ה׳ יְשֻׁבוּן וְגוֹ׳״, ״וַיֹּאמֶר הָעָם אֶל שָׁאוּל הֲיוֹנָתָן יָמוּת אֲשֶׁר עָשָׂה הַיְשׁוּעָה וְגוֹ׳״.
Et trois mentions de la paix, ainsi qu'il est écrit : « Paix, paix à celui qui est loin et à celui qui est près, dit D.ieu qui crée l'expression des lèvres ; et Je le guérirai » (Yechaya 57, 19) ; « Alors l'esprit revêtit Amassaï, chef des capitaines : À toi, David, et avec toi, fils de Yichaï ; paix, paix à toi, et paix à ceux qui te secourent » (I Divré HaYamim 12, 19) ; et : « Vous direz ainsi : Salut et paix à toi, paix à ta maison, et paix à tout ce qui t'appartient » (I Chmouel 25, 6).
שָׁלֹשׁ שְׁלוֹמוֹת, דִּכְתִיב: ״בּוֹרֵא נִיב שְׂפָתָיִם שָׁלוֹם שָׁלוֹם לָרָחוֹק וְלַקָּרוֹב אָמַר ה׳ וּרְפָאתִיו״, ״וְרוּחַ לָבְשָׁה אֶת עֲמָשַׂי וְגוֹ׳״, ״וַאֲמַרְתֶּם כֹּה לֶחָי וְאַתָּה שָׁלוֹם וּבֵיתְךָ שָׁלוֹם וְגוֹ׳״.
La Guemara rapporte : Améimar, Mar Zoutra et Rav Achi étaient assis ensemble. Ils dirent : que chacun d'entre nous dise quelque chose que les autres n'ont pas entendu. L'un d'eux commença et dit : celui qui a vu un rêve sans savoir ce qu'il a vu doit se tenir devant les Cohanim lorsqu'ils lèvent les mains durant la Bénédiction sacerdotale, et dire ceci : Maître de l'univers, je suis à Toi et mes rêves sont à Toi, j'ai fait un rêve et je ne sais ce qu'il est. Que j'aie rêvé de moi-même, que mes compagnons aient rêvé de moi, ou que j'aie rêvé d'autrui : s'ils sont bons, fortifie-les et raffermis-les comme les rêves de Yossef. Et s'ils requièrent guérison, guéris-les comme les eaux amères de Mara par Moché notre maître, comme Miryam de sa lèpre, comme Hizkiyahou de sa maladie, et comme les eaux de Yeriho par Elicha. Et de même que Tu as changé la malédiction de Bilam le méchant en bénédiction, change pour moi tous mes rêves en bien. Et qu'il achève sa prière en même temps que les Cohanim, afin que l'assemblée réponde amen à la fois à la bénédiction des Cohanim et à sa requête personnelle. Et s'il n'est pas en mesure de réciter toute cette formule, qu'il dise ceci : Majestueux dans les hauteurs, qui résides dans la puissance, Tu es paix et Ton nom est paix. Qu'il soit Ta volonté de répandre sur nous la paix.
אַמֵּימָר וּמָר זוּטְרָא וְרַב אָשֵׁי הֲווֹ יָתְבִי בַּהֲדֵי הֲדָדֵי. אָמְרִי: כֹּל חַד וְחַד מִינַּן לֵימָא מִלְּתָא דְּלָא שְׁמִיעַ לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ. פְּתַח חַד מִינַּיְיהוּ וַאֲמַר: הַאי מַאן דַּחֲזָא חֶלְמָא וְלָא יָדַע מַאי חֲזָא, לִיקוּם קַמֵּי כָּהֲנֵי בְּעִידָּנָא דְּפָרְסִי יְדַיְיהוּ וְלֵימָא הָכִי: ״רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, אֲנִי שֶׁלָּךְ וַחֲלוֹמוֹתַי שֶׁלָּךְ, חֲלוֹם חָלַמְתִּי וְאֵינִי יוֹדֵעַ מַה הוּא. בֵּין שֶׁחָלַמְתִּי אֲנִי לְעַצְמִי וּבֵין שֶׁחָלְמוּ לִי חֲבֵירַי וּבֵין שֶׁחָלַמְתִּי עַל אֲחֵרִים, אִם טוֹבִים הֵם — חַזְּקֵם וְאַמְּצֵם כַּחֲלוֹמוֹתָיו שֶׁל יוֹסֵף. וְאִם צְרִיכִים רְפוּאָה — רְפָאֵם כְּמֵי מָרָה עַל יְדֵי מֹשֶׁה רַבֵּינוּ, וּכְמִרְיָם מִצָּרַעְתָּהּ, וּכְחִזְקִיָּה מֵחׇלְיוֹ, וּכְמֵי יְרִיחוֹ עַל יְדֵי אֱלִישָׁע. וּכְשֵׁם שֶׁהָפַכְתָּ קִלְלַת בִּלְעָם הָרָשָׁע לִבְרָכָה, כֵּן הֲפוֹךְ כׇּל חֲלוֹמוֹתַי עָלַי לְטוֹבָה״. וּמְסַיֵּים בַּהֲדֵי כָּהֲנֵי דְּעָנֵי צִבּוּרָא ״אָמֵן״. וְאִי לָא, לֵימָא הָכִי: ״אַדִּיר בַּמָּרוֹם, שׁוֹכֵן בִּגְבוּרָה, אַתָּה שָׁלוֹם וְשִׁמְךָ שָׁלוֹם. יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ שֶׁתָּשִׂים עָלֵינוּ שָׁלוֹם״.
Un autre commença et dit : celui qui entre dans une ville et craint le mauvais œil doit tenir le pouce [zikpa] de sa main droite dans sa main gauche, et le pouce de sa main gauche dans sa main droite, et réciter ceci : moi, un tel fils d'un tel, je descends de la lignée de Yossef, sur qui le mauvais œil n'a aucune prise, ainsi qu'il est dit : « Yossef est une vigne féconde, une vigne féconde près d'une source [alé ayin] ; ses rameaux dépassent la muraille » (Béréchit 49, 22). Ne lis pas alé ayin, mais lis olé ayin, ceux qui s'élèvent au-dessus de l'œil, et le mauvais œil n'a aucune prise sur lui. Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina a dit : déduis-le d'ici, de ce qui est dit dans la bénédiction de Yaacov aux fils de Yossef : « Qu'ils prolifèrent comme les poissons au sein du pays » (Béréchit 48, 16) : de même que les poissons de la mer sont recouverts par l'eau et que le mauvais œil n'a aucune prise sur eux puisqu'on ne peut les voir, de même la descendance de Yossef, le mauvais œil n'a aucune prise sur elle. Et s'il craint son propre mauvais œil, de peur qu'il ne nuise à autrui, qu'il regarde le côté de sa narine gauche.
פְּתַח אִידַּךְ וַאֲמַר: הַאי מַאן דְּעָיֵיל לְמָתָא וְדָחֵיל מֵעֵינָא בִּישָׁא, לִנְקוֹט זִקְפָּא דִּידָא דְיַמִּינֵיהּ בִּידָא דִשְׂמָאלֵיהּ וְזִקְפָּא דִּידָא דִשְׂמָאלֵיהּ בִּידָא דְיַמִּינֵיהּ, וְלֵימָא הָכִי: אֲנָא פְּלוֹנִי בַּר פְּלוֹנִי מִזַּרְעָא דְיוֹסֵף קָאָתֵינָא, דְּלָא שָׁלְטָא בֵּיהּ עֵינָא בִישָׁא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בֵּן פֹּרָת יוֹסֵף בֵּן פֹּרָת עֲלֵי עָיִן וְגוֹ׳״, אַל תִּקְרֵי ״עֲלֵי עָיִן״, אֶלָּא ״עוֹלֵי עָיִן״. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא אָמַר, מֵהָכָא: ״וְיִדְגּוּ לָרֹב בְּקֶרֶב הָאָרֶץ״ — מָה דָּגִים שֶׁבַּיָּם מַיִם מְכַסִּים עֲלֵיהֶם וְאֵין עַיִן רָעָה שׁוֹלֶטֶת בָּהֶם, אַף זַרְעוֹ שֶׁל יוֹסֵף אֵין עַיִן רָעָה שׁוֹלֶטֶת בָּהֶם. וְאִי דָּחֵיל מֵעֵינָא בִּישָׁא דִּילֵיהּ, לִיחְזֵי אַטְרְפָא דִּנְחִירֵיהּ דִּשְׂמָאלֵיהּ.
Berakhot 55b
100%
ברכות נ״ה במַסֶּכֶת בְּרָכוֹת