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Traité Berakhot

49a

Étude de Berakhot 49a

Étude de la Guémara 49a

Guémara
… et celle-là, l'alliance de la circoncision (brit milah), fut donnée avec treize alliances, car le mot brit, alliance, apparaît treize fois dans le passage traitant de la circoncision d'Avraham (Béréchit 17, 1-14).
וְזוֹ נִתְּנָה בִּשְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה בְּרִיתוֹת.
Rabbi Abba dit : on doit mentionner l'action de grâce dans la bénédiction de remerciement du birkat hamazon, au début et à la fin de la bénédiction. Et celui qui réduit le nombre des expressions d'action de grâce ne doit pas le réduire à moins d'une, et si quelqu'un en réduit le nombre à moins d'une, c'est répréhensible.
רַבִּי אַבָּא אוֹמֵר: צָרִיךְ שֶׁיֹּאמַר בָּהּ הוֹדָאָה תְּחִלָּה וָסוֹף. וְהַפּוֹחֵת לֹא יִפְחוֹת מֵאַחַת. וְכׇל הַפּוֹחֵת מֵאַחַת — הֲרֵי זֶה מְגוּנֶּה.
La Guemara ajoute que les conclusions de la birkat haarets (bénédiction de la terre) et de la bénédiction « Celui qui bâtit Yerouchalayim » ne peuvent pas non plus être modifiées. Quiconque conclut la birkat haarets par « Celui qui donne les terres en héritage » et conclut la bénédiction « Celui qui bâtit Yerouchalayim » par la formule « Celui qui sauve Israël » est un ignorant, car il corrompt ainsi l'intention de la bénédiction. Et quiconque ne mentionne pas l'alliance (brit) et la Torah dans la birkat haarets, ni la maison royale de David dans « Celui qui bâtit Yerouchalayim », ne s'est pas acquitté de son obligation.
וְכׇל הַחוֹתֵם ״מַנְחִיל אֲרָצוֹת״ בְּבִרְכַּת הָאָרֶץ, וּ״מוֹשִׁיעַ אֶת יִשְׂרָאֵל״ בְּ״בוֹנֵה יְרוּשָׁלָיִם״ — הֲרֵי זֶה בּוּר. וְכׇל שֶׁאֵינוֹ אוֹמֵר בְּרִית וְתוֹרָה בְּבִרְכַּת הָאָרֶץ, וּמַלְכוּת בֵּית דָּוִד בְּ״בוֹנֵה יְרוּשָׁלָיִם״ — לֹא יָצָא יְדֵי חוֹבָתוֹ.
La Guemara note : cette baraïta soutient l'opinion de Rabbi Il'a, car Rabbi Il'a a dit que Rabbi Yaakov bar Aha a dit au nom de Rabbénou, Rabbi Yehouda HaNassi : quiconque n'a pas mentionné l'alliance (brit) et la Torah dans la birkat haarets, ni la maison royale de David dans « Celui qui bâtit Yerouchalayim », ne s'est pas acquitté de son obligation.
מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי אִילְעָא, דְּאָמַר רַבִּי אִילְעָא אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אַחָא מִשּׁוּם רַבֵּינוּ: כׇּל שֶׁלֹּא אָמַר בְּרִית וְתוֹרָה בְּבִרְכַּת הָאָרֶץ וּמַלְכוּת בֵּית דָּוִד בְּ״בוֹנֵה יְרוּשָׁלָיִם״ — לֹא יָצָא יְדֵי חוֹבָתוֹ.
Abba Yossi ben Dostaï et les Sages étaient en désaccord sur la question de savoir si la royauté de D.ieu (malkhout) doit ou non être invoquée dans la bénédiction « Celui qui est bon et fait du bien ». L'un dit : « Celui qui est bon et fait du bien » requiert la mention de la royauté de D.ieu, et l'autre dit : elle ne requiert pas la mention de la royauté de D.ieu. La Guemara explique : celui qui dit qu'elle requiert la mention de la royauté de D.ieu soutient que cette bénédiction fut instituée par les Sages, de sorte qu'elle n'est pas la continuation des bénédictions précédentes. En tant que bénédiction indépendante, la royauté de D.ieu doit y être mentionnée. Celui qui dit qu'elle ne requiert pas la mention de la royauté de D.ieu soutient que l'obligation de réciter cette bénédiction est de droit toranique. Par conséquent, elle est la continuation des bénédictions précédentes.
פְּלִיגִי בַּהּ אַבָּא יוֹסֵי בֶּן דּוֹסְתַּאי וְרַבָּנַן. חַד אָמַר: ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״ צְרִיכָה מַלְכוּת, וְחַד אָמַר: אֵינָהּ צְרִיכָה מַלְכוּת. מַאן דְּאָמַר צְרִיכָה מַלְכוּת קָסָבַר דְּרַבָּנַן. וּמַאן דְּאָמַר אֵינָהּ צְרִיכָה מַלְכוּת קָסָבַר דְּאוֹרָיְיתָא.
Les Sages ont enseigné dans une baraïta : par quelle formule conclut-on la troisième bénédiction du birkat hamazon, qui traite de la construction de Yerouchalayim ? Rabbi Yossi, fils de Rabbi Yehouda, dit : on la conclut par « Celui qui sauve Israël ». Cela est déconcertant : est-ce à dire que par « Celui qui sauve Israël », oui, on conclut la bénédiction, mais que par « Celui qui bâtit Yerouchalayim », non, on ne la conclut pas ? La Guemara répond : il faut plutôt dire que Rabbi Yossi, fils de Rabbi Yehouda, a dit ceci : celui qui récite la bénédiction la conclut soit par « Celui qui bâtit Yerouchalayim », soit même par « Celui qui sauve Israël ».
תָּנוּ רַבָּנַן: מַהוּ חוֹתֵם בְּבִנְיַן יְרוּשָׁלַיִם, רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״מוֹשִׁיעַ יִשְׂרָאֵל״. ״מוֹשִׁיעַ יִשְׂרָאֵל״ — אִין, ״בּוֹנֵה יְרוּשָׁלָיִם״ — לָא? אֶלָּא אֵימָא: אַף ״מוֹשִׁיעַ יִשְׂרָאֵל״.
La Guemara raconte : Rabba bar Rav Houna se trouva un jour à la maison de l'Exilarque (Rech Galouta). Tout en récitant la bénédiction « Celui qui bâtit Yerouchalayim » du birkat hamazon, il ouvrit par un seul thème — « Aie compassion de Yerouchalayim » — et conclut par deux thèmes : à la fois la construction de Yerouchalayim et « Celui qui sauve Israël ». Rav Hisda dit avec ironie : il faut une grande vaillance pour conclure par deux thèmes ! Comment as-tu pu conclure par deux thèmes ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta que Rabbi [Yehouda HaNassi] dit : on ne conclut pas par deux thèmes ? Chaque bénédiction a sa propre conclusion particulière.
רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אִיקְּלַע לְבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא, פְּתַח בַּחֲדָא וְסַיֵּים בְּתַרְתֵּי. אָמַר רַב חִסְדָּא: גְּבוּרְתָּא לְמֶחְתַּם בְּתַרְתֵּי! וְהָתַנְיָא רַבִּי אוֹמֵר: אֵין חוֹתְמִין בִּשְׁתַּיִם!
La Guemara examine la chose en elle-même : Rabbi [Yehouda HaNassi] dit : on ne conclut pas par deux thèmes. Lévi, son disciple, souleva une objection à l'opinion de Rabbi Yehouda HaNassi à partir des conclusions habituelles de diverses bénédictions. La deuxième bénédiction du birkat hamazon se conclut par « pour la terre et pour la nourriture ». Rabbi Yehouda HaNassi expliqua que la conclusion de cette bénédiction constitue en réalité un thème unique : la terre qui produit la nourriture. Lévi souleva une objection similaire à partir de la bénédiction qui se conclut par « pour la terre et pour les fruits ». Rabbi Yehouda HaNassi expliqua que là aussi, cela signifie : la terre qui produit les fruits.
גּוּפָא. רַבִּי אוֹמֵר: אֵין חוֹתְמִין בִּשְׁתַּיִם. אֵיתִיבֵיהּ לֵוִי לְרַבִּי, ״עַל הָאָרֶץ וְעַל הַמָּזוֹן״! — אֶרֶץ דְּמַפְּקָא מָזוֹן. ״עַל הָאָרֶץ וְעַל הַפֵּירוֹת״! — אֶרֶץ דְּמַפְּקָא פֵּירוֹת.
Lévi cita deux autres bénédictions : « Celui qui sanctifie Israël et les temps fixés (zemanim) ». Cela signifie : Celui qui sanctifie Israël, qui sanctifient les temps fixés. « Celui qui sanctifie Israël et les néoménies (rachei hodachim) ». Cela signifie : Celui qui sanctifie Israël, qui sanctifient les néoménies.
״מְקַדֵּשׁ יִשְׂרָאֵל וְהַזְּמַנִּים״! — יִשְׂרָאֵל דְּקַדְּשִׁינְהוּ לִזְמַנִּים. ״מְקַדֵּשׁ יִשְׂרָאֵל וְרָאשֵׁי חֳדָשִׁים״! — יִשְׂרָאֵל דְּקַדְּשִׁינְהוּ לְרָאשֵׁי חֳדָשִׁים.
Lévi cita une bénédiction supplémentaire qui se conclut par deux thèmes, la bénédiction récitée lorsque le Chabbat coïncide avec une fête : « Celui qui sanctifie le Chabbat, Israël et les temps fixés (zemanim) ». Rabbi Yehouda HaNassi répondit : excepté celle-là.
״מְקַדֵּשׁ הַשַּׁבָּת וְיִשְׂרָאֵל וְהַזְּמַנִּים״! — חוּץ מִזּוֹ.
La Guemara demande : qu'y a-t-il de différent à propos de cette bénédiction ? La Guemara répond : ici, la bénédiction remercie D.ieu pour une seule chose, la sainteté du jour. En revanche, là-bas, dans la conclusion de la troisième bénédiction du birkat hamazon, la construction de Yerouchalayim et la rédemption d'Israël sont deux thèmes, et chacun est distinct de l'autre.
וּמַאי שְׁנָא? הָכָא חֲדָא הִיא, הָתָם תַּרְתֵּי, כׇּל חֲדָא וַחֲדָא בְּאַפֵּי נַפְשָׁהּ.
La Guemara demande : et quelle est la raison pour laquelle on ne conclut pas une bénédiction par deux thèmes ? La Guemara répond : parce qu'il existe un principe général : on n'accomplit pas les mitsvot par paquets ; au contraire, chaque mitsva doit avoir sa propre bénédiction.
וְטַעְמָא מַאי אֵין חוֹתְמִין בִּשְׁתַּיִם? לְפִי שֶׁאֵין עוֹשִׂין מִצְוֹת חֲבִילוֹת חֲבִילוֹת.
Berakhot 49a
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ברכות מ״ט אמַסֶּכֶת בְּרָכוֹת