Guémara
Rav Guidel a dit au nom de Rav : Sur ce jasmin [simlak], on récite « boré atsé bessamim » [Qui crée les arbres odorants]. Rav Hananel a dit au nom de Rav : Sur ces nards, qui poussent au bord de la mer, on récite « boré atsé bessamim ». Mar Zoutra a dit : Quel est le verset d'où l'on déduit que même une plante à tiges tendres peut être appelée « arbre » ? Du verset : « Elle les avait fait monter sur le toit et les avait cachés sous les tiges de lin [litt. les arbres de lin] » (Yehochoua 2, 6) ; manifestement, même des tiges de lin sont appelées « arbres ».
אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: הַאי סִמְלָק — מְבָרְכִין עִלָּוֵיהּ ״בּוֹרֵא עֲצֵי בְּשָׂמִים״. אָמַר רַב חֲנַנְאֵל אָמַר רַב: הָנֵי חִלְפֵי דְיַמָּא — מְבָרְכִין עֲלַיְיהוּ ״בּוֹרֵא עֲצֵי בְּשָׂמִים״. אָמַר מָר זוּטְרָא: מַאי קְרָאָה — ״וְהִיא הֶעֱלָתַם הַגָּגָה וַתִּטְמְנֵם בְּפִשְׁתֵּי הָעֵץ״.
Rav Mécharchiya a dit : Sur ce narcisse de jardin, on récite « boré atsé bessamim » [Qui crée les arbres odorants], tandis que sur un narcisse sauvage qui pousse dans les champs, on récite « boré issbé bessamim » [Qui crée les herbes odorantes]. Rav Chéchet a dit : Sur les violettes odorantes, on récite « boré issbé bessamim » [Qui crée les herbes odorantes]. Mar Zoutra a dit : Celui qui sent un cédrat [étrog] ou un coing récite : « Baroukh… chénatane réah tov bapérot » [Béni… qui a mis une bonne odeur dans les fruits].
רַב מְשַׁרְשְׁיָא אָמַר: הַאי נַרְקוֹם דְּגִינוּנִיתָא — מְבָרְכִין עִלָּוֵיהּ ״בּוֹרֵא עֲצֵי בְשָׂמִים״. דְּדַבְרָא — ״בּוֹרֵא עִשְׂבֵי בְשָׂמִים״. אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: הָנֵי סִיגְלֵי — מְבָרְכִין עֲלַיְיהוּ ״בּוֹרֵא עִשְׂבֵי בְשָׂמִים״. אָמַר מָר זוּטְרָא: הַאי מַאן דְּמוֹרַח בְּאֶתְרוֹגָא אוֹ בְּחַבּוּשָׁא אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ שֶׁנָּתַן רֵיחַ טוֹב בַּפֵּירוֹת״.
Sur un sujet voisin, la Guemara rapporte que Rav Yehouda a dit : Celui qui sort durant les jours de Nissane et voit des arbres en train de bourgeonner récite : « Baroukh chélo hisser béolamo kéloum, ouvara bo bériyot tovot véilanot tovot léhitnaot bahem béné adam » [Béni soit Celui qui n'a rien laissé manquer dans Son monde, et qui y a créé de belles créatures et de beaux arbres pour que les fils de l'homme en jouissent]. Rav Zoutra bar Toviya a dit au nom de Rav : D'où déduit-on que l'on récite une bénédiction sur l'odeur ? De ce qu'il est dit : « Que toute âme [nechama] loue D.ieu » (Tehilim 150, 6). Il explique le verset : Qu'est-ce dont l'âme tire bénéfice et dont le corps ne tire pas bénéfice ? Tu dois dire : C'est l'odeur. Même sur des choses dont seule l'âme tire bénéfice, on doit réciter une bénédiction et louer D.ieu.
אָמַר רַב יְהוּדָה: הַאי מַאן דְּנָפֵיק בְּיוֹמֵי נִיסָן וְחָזֵי אִילָנֵי דְּקָא מְלַבְלְבִי, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ שֶׁלֹּא חִיסֵּר בְּעוֹלָמוֹ כְּלוּם וּבָרָא בּוֹ בְּרִיּוֹת טוֹבוֹת וְאִילָנוֹת טוֹבוֹת לְהִתְנָאוֹת בָּהֶן בְּנֵי אָדָם״. אָמַר רַב זוּטְרָא בַּר טוֹבִיָּה אָמַר רַב: מִנַּיִן שֶׁמְּבָרְכִין עַל הָרֵיחַ? — שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּל הַנְּשָׁמָה תְּהַלֵּל יָהּ״. אֵיזֶהוּ דָּבָר שֶׁהַנְּשָׁמָה נֶהֱנֵית מִמֶּנּוּ וְאֵין הַגּוּף נֶהֱנֶה מִמֶּנּוּ? — הֱוֵי אוֹמֵר: זֶה הָרֵיחַ.
Et Rav Zoutra bar Toviya a dit au nom de Rav : Les jeunes gens d'Israël sont destinés à exhaler une douce odeur comme le Liban, ainsi qu'il est dit : « Ses rejetons s'étendront, sa beauté sera comme celle de l'olivier, et son parfum comme celui du Liban » (Hochéa 14, 7).
וְאָמַר רַב זוּטְרָא בַּר טוֹבִיָּה אָמַר רַב: עֲתִידִים בַּחוּרֵי יִשְׂרָאֵל שֶׁיִּתְּנוּ רֵיחַ טוֹב כַּלְּבָנוֹן. שֶׁנֶּאֱמַר: ״יֵלְכוּ יוֹנְקוֹתָיו וִיהִי כַזַּיִת הוֹדוֹ וְרֵיחַ לוֹ כַּלְּבָנוֹן״.
Et Rav Zoutra bar Toviya a dit au nom de Rav : Que signifie ce qui est écrit : « Il a fait toute chose belle en son temps, et il a aussi mis le monde dans leur cœur, sans que l'homme puisse saisir l'œuvre que D.ieu a faite du commencement à la fin » (Kohélet 3, 11) ? Cela enseigne que, pour chaque individu, le Saint béni soit-Il a rendu son métier agréable à ses propres yeux. De cette manière, chacun se satisfait de son travail, ce qui permet au monde de fonctionner correctement.
וְאָמַר רַב זוּטְרָא בַּר טוֹבִיָּה אָמַר רַב: מַאי דִּכְתִיב ״אֶת הַכֹּל עָשָׂה יָפֶה בְעִתּוֹ״ — מְלַמֵּד שֶׁכָּל אֶחָד וְאֶחָד יִפָּה לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אוּמָּנוּתוֹ בְּפָנָיו.
Rav Papa a dit : C'est le proverbe que les gens disent : Accroche un cœur de palmier à un porc, et il continuera à faire ce qu'il fait d'habitude. Bien que les cœurs de palmier soient un mets de choix, un porc le roulera dans la boue, comme à son habitude. Chaque créature a ses goûts propres, et l'on ne peut tirer aucune conclusion sur l'une à partir des normes d'une autre.
אָמַר רַב פָּפָּא: הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: ״תְּלֵה לֵיהּ קוֹרָא לְדָבָר אַחֵר, וְאִיהוּ דִּידֵיהּ עָבֵיד״.
Et Rav Zoutra bar Toviya a dit au nom de Rav : Pour celui qui marche sur un chemin obscur, s'il a une torche à la main, c'est comme si deux marchaient sur ce chemin, et la lumière de la lune est comme trois. La Guemara soulève un dilemme : Une torche est-elle comme deux en comptant celui qui la porte, ou bien une torche est-elle comme deux en plus de lui, ce qui fait trois en tout ? Viens et entends une preuve de ce que Rav a dit : Et la lune est comme trois. Admettons : si tu dis trois en comptant celui-ci, cela s'accorde bien. Mais si tu dis trois en plus de lui, pourquoi me faut-il quatre, à quoi serviraient-ils ? Le Maître n'a-t-il pas dit : À celui qui marche seul, un démon peut se montrer et lui causer du tort ; à deux personnes, un démon peut se montrer mais ne leur cause pas de tort ; à trois personnes, il ne peut pas du tout se montrer. Quatre ne valent pas mieux que trois. Au contraire, ne peut-on pas en déduire qu'une torche est comme deux, c'est-à-dire deux en comptant celui-ci ? La Guemara remarque : En effet, conclus-en ainsi.
וְאָמַר רַב זוּטְרָא בַּר טוֹבִיָּה אָמַר רַב: אֲבוּקָה כִּשְׁנַיִם, וְיָרֵחַ כִּשְׁלֹשָׁה. אִיבַּעְיָא לְהוּ: אֲבוּקָה כִּשְׁנַיִם בַּהֲדֵי דִידֵיהּ, אוֹ דִילְמָא אֲבוּקָה כִּשְׁנַיִם לְבַר מִדִּידֵיהּ? תָּא שְׁמַע: וְיָרֵחַ כִּשְׁלֹשָׁה, אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בַּהֲדֵי דִידֵיהּ — שַׁפִּיר. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ לְבַר מִדִּידֵיהּ, אַרְבָּעָה לְמָה לִי? וְהָאָמַר מָר: לְאֶחָד נִרְאֶה וּמַזִּיק, לִשְׁנַיִם נִרְאֶה וְאֵינוֹ מַזִּיק, לִשְׁלֹשָׁה אֵינוֹ נִרְאֶה כׇּל עִיקָּר. אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ אֲבוּקָה כִּשְׁנַיִם — בַּהֲדֵי דִידֵיהּ. שְׁמַע מִינַּהּ.
Et Rav Zoutra bar Toviya a dit au nom de Rav ; et certains rapportent que Rav Hana bar Bizna l'a dit au nom de Rabbi Chimone Hassida ; et certains rapportent que Rabbi Yohanane l'a dit au nom de Rabbi Chimone ben Yohaï : Il est préférable, du point de vue éthique, qu'un homme se jette dans une fournaise ardente plutôt que d'humilier son prochain en public. D'où le déduisons-nous ? De Tamar, la belle-fille de Yehouda, lorsqu'on l'emmenait pour être brûlée, ainsi qu'il est dit : « Comme on l'emmenait, elle envoya dire à son beau-père : C'est de l'homme à qui ces objets appartiennent que je suis enceinte ; et elle dit : Examine, je te prie, à qui sont ce sceau, ce cordon et ce bâton » (Béréchit 38, 25). Malgré sa situation désespérée, elle ne révéla pas qu'elle était enceinte de l'enfant de Yehouda ; elle lui laissa au contraire la décision, pour ne pas l'humilier en public.
וְאָמַר רַב זוּטְרָא בַּר טוֹבִיָּה אָמַר רַב, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַב חָנָא בַּר בִּיזְנָא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן חֲסִידָא, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: נוֹחַ לוֹ לְאָדָם שֶׁיַּפִּיל עַצְמוֹ לְתוֹךְ כִּבְשַׁן הָאֵשׁ וְאַל יַלְבִּין פְּנֵי חֲבֵרוֹ בָּרַבִּים. מְנָלַן? — מִתָּמָר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הִיא מוּצֵאת וְגוֹ׳״.
Les Sages ont enseigné : Si l'on apporta devant lui à la fois de l'huile parfumée et une branche de myrte, Beth Chammaï disent : On récite d'abord une bénédiction sur l'huile, et sur le myrte ensuite. Et Beth Hillel disent : On récite d'abord une bénédiction sur le myrte, et sur l'huile ensuite. Rabban Gamliel a dit : Je vais trancher ce différend en faveur de l'opinion de Beth Chammaï, à savoir que l'on doit réciter d'abord la bénédiction sur l'huile, car elle est plus importante. Quant à l'huile, nous avons le privilège d'en jouir par son odeur et nous avons le privilège d'en jouir en nous en oignant ; quant à la branche de myrte, nous avons le privilège d'en jouir par son odeur, mais nous n'avons pas le privilège d'en jouir en nous en oignant. Rabbi Yohanane a dit : La halakha est conforme aux paroles de celui qui a tranché, Rabban Gamliel.
תָּנוּ רַבָּנַן: הֵבִיאוּ לְפָנָיו שֶׁמֶן וַהֲדַס, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מְבָרֵךְ עַל הַשֶּׁמֶן וְאַחַר כָּךְ מְבָרֵךְ עַל הַהֲדַס. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מְבָרֵךְ עַל הַהֲדַס וְאַחַר כָּךְ מְבָרֵךְ עַל הַשֶּׁמֶן. אָמַר רַבָּן גַּמְלִיאֵל: אֲנִי אַכְרִיעַ. שֶׁמֶן — זָכִינוּ לְרֵיחוֹ וְזָכִינוּ לְסִיכָתוֹ, הֲדַס — לְרֵיחוֹ זָכִינוּ לְסִיכָתוֹ לֹא זָכִינוּ. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי הַמַּכְרִיעַ.
La Guemara rapporte : Rav Papa se trouva venir à la maison de Rav Houna, fils de Rav Ika. On apporta devant eux à la fois de l'huile parfumée et une branche de myrte. Rav Papa prit et récita d'abord une bénédiction sur le myrte, puis récita une bénédiction sur l'huile. Rav Houna lui dit : Le Maître ne tient-il pas que la halakha est conforme aux paroles de celui qui a tranché ? Si tel est le cas, tu aurais dû réciter d'abord la bénédiction sur l'huile. Rav Papa dit : Voici ce qu'a dit Rava : La halakha est conforme à Beth Hillel. La Guemara remarque : Il n'en est pas ainsi, car Rava n'a pas émis cette décision. Au contraire, Rav Papa agit de la sorte afin de se tirer d'une situation embarrassante et de justifier sa conduite.
רַב פָּפָּא אִיקְּלַע לְבֵי רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא. אַיְיתוֹ לְקַמַּיְיהוּ שֶׁמֶן וַהֲדַס. שְׁקַל רַב פָּפָּא בָּרֵיךְ אַהֲדַס בְּרֵישָׁא, וַהֲדַר בָּרֵיךְ אַשֶּׁמֶן. אָמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר הֲלָכָה כְּדִבְרֵי הַמַּכְרִיעַ? אָמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר רָבָא: הֲלָכָה כְּבֵית הִלֵּל. וְלָא הִיא, לְאִשְׁתְּמוֹטֵי נַפְשֵׁיהּ הוּא דַּעֲבַד.
Nos Sages ont enseigné dans une baraïta : Si l'on apporta devant eux à la fois de l'huile parfumée et du vin, Beth Chammaï disent : Il tient l'huile dans sa main droite — puisqu'il récite d'abord la bénédiction sur l'huile — et le vin dans sa main gauche. Il récite la bénédiction sur l'huile, puis il récite la bénédiction sur le vin. Beth Hillel disent l'inverse : Il tient le vin dans sa main droite et l'huile dans sa main gauche. Il récite la bénédiction sur le vin, puis il récite la bénédiction sur l'huile. Et après avoir récité la bénédiction sur l'huile et s'être oint les mains avec elle, il l'essuie sur la tête du serviteur, afin que ses mains ne demeurent pas parfumées. Et si le serviteur est un talmid hakham [un érudit en Torah], il l'essuie sur le mur, car il est inconvenant pour un talmid hakham de sortir parfumé sur la place du marché.
תָּנוּ רַבָּנַן: הֵבִיאוּ לִפְנֵיהֶם שֶׁמֶן וְיַיִן, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אוֹחֵז הַשֶּׁמֶן בִּימִינוֹ וְאֶת הַיַּיִן בִּשְׂמֹאלוֹ, מְבָרֵךְ עַל הַשֶּׁמֶן וְחוֹזֵר וּמְבָרֵךְ עַל הַיַּיִן. בֵּית הִלֵּל אוֹמְרִים: אוֹחֵז אֶת הַיַּיִן בִּימִינוֹ וְאֶת הַשֶּׁמֶן בִּשְׂמֹאלוֹ, מְבָרֵךְ עַל הַיַּיִן וְחוֹזֵר וּמְבָרֵךְ עַל הַשֶּׁמֶן, וְטָחוֹ בְּרֹאשׁ הַשַּׁמָּשׁ. וְאִם שַׁמָּשׁ תַּלְמִיד חָכָם הוּא — טָחוֹ בַּכּוֹתֶל, מִפְּנֵי שֶׁגְּנַאי לְתַלְמִיד חָכָם לָצֵאת לַשּׁוּק כְּשֶׁהוּא מְבוּשָּׂם.
Nos Sages ont enseigné dans une baraïta : Six choses sont déshonorantes pour un talmid hakham [un érudit en Torah] : il ne doit pas sortir parfumé sur la place du marché ; il ne doit pas sortir seul de chez lui la nuit ; il ne doit pas sortir avec des chaussures rapiécées ; il ne doit pas converser avec une femme sur la place du marché ; il ne doit pas s'accouder et prendre part à un repas en compagnie d'ignorants [amé haarets] ; et il ne doit pas être le dernier à entrer dans la maison d'étude. Et certains disent qu'il ne doit pas non plus faire de grandes enjambées, ni marcher la tête haute, le buste droit.
תָּנוּ רַבָּנַן: שִׁשָּׁה דְּבָרִים גְּנַאי לוֹ לְתַלְמִיד חָכָם: אַל יֵצֵא כְּשֶׁהוּא מְבוּשָּׂם לַשּׁוּק, וְאַל יֵצֵא יְחִידִי בַּלַּיְלָה, וְאַל יֵצֵא בְּמִנְעָלִים הַמְטוּלָּאִים, וְאַל יְסַפֵּר עִם אִשָּׁה בַּשּׁוּק, וְאַל יָסֵב בַּחֲבוּרָה שֶׁל עַמֵּי הָאָרֶץ, וְאַל יִכָּנֵס בָּאַחֲרוֹנָה לְבֵית הַמִּדְרָשׁ. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: אַף לֹא יַפְסִיעַ פְּסִיעָה גַּסָּה, וְאַל יְהַלֵּךְ בְּקוֹמָה זְקוּפָה.