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Traité Berakhot

41a

Étude de Berakhot 41a

Étude de la Guémara 41a

Guémara
Soit, selon celui qui dit que les novelot temara sont des dattes abattues par le vent : c'est pourquoi ici, lorsque notre michna parle de dattes gâtées, elle les appelle novelot, sans qualificatif, tandis que là-bas, lorsqu'elle parle de celles qui sont tombées à cause du vent, elle les appelle novelot temara. Mais selon celui qui dit que les novelot temara sont des dattes brûlées par la chaleur du soleil, on aurait dû enseigner aussi bien dans cette michna-ci que dans celle-là, la michna du traité Demaï, novelot temara ; ou bien enseigner dans l'une et dans l'autre novelot, sans qualificatif. L'emploi de termes différents indique que les michnayot traitent de réalités différentes. Aucune réponse ne fut trouvée à cette question, et la Guemara observe que, de fait, selon celui qui dit que les novelot temara sont des dattes brûlées par la chaleur du soleil, cela fait difficulté.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר תַּמְרֵי דְזִיקָא, הַיְינוּ דְּהָכָא קָרֵי לַהּ ״נוֹבְלוֹת״ סְתָמָא, וְהָתָם קָרֵי לַהּ ״תְּמָרָה״, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר בּוּשְׁלֵי כַמְרָא, נִיתְנֵי אִידֵּי וְאִידֵּי ״נוֹבְלוֹת תְּמָרָה״, אוֹ אִידֵּי וְאִידֵּי ״נוֹבְלוֹת״ סְתָמָא. קַשְׁיָא.
La michna a cité une divergence concernant l'ordre dans lequel on doit réciter les berakhot lorsque plusieurs sortes d'aliments se trouvaient devant la personne. Rabbi Yehouda dit : s'il s'en trouve une qui fait partie des sept espèces pour lesquelles la Terre d'Israël a été louée, il récite la première berakha dessus. Et les Sages disent : il récite la berakha sur celle d'entre elles qu'il veut. Oulla a dit : cette divergence porte spécifiquement sur le cas où les berakhot à réciter sur chaque sorte d'aliment sont identiques, car dans ce cas Rabbi Yehouda tient : la sorte qui fait partie des sept espèces a la priorité, et les Sages tiennent : la sorte préférée a la priorité, et c'est sur elle que l'on récite d'abord la berakha. En revanche, lorsque leurs berakhot ne sont pas identiques, tous s'accordent à dire qu'il faut réciter une berakha sur cette sorte d'aliment, puis réciter une autre berakha sur celle-là, de sorte que la berakha appropriée soit récitée sur chaque sorte d'aliment.
הָיוּ לְפָנָיו מִינִין הַרְבֵּה וְכוּ׳. אָמַר עוּלָּא: מַחֲלוֹקֶת בְּשֶׁבִּרְכוֹתֵיהֶן שָׁווֹת, דְּרַבִּי יְהוּדָה סָבַר מִין שִׁבְעָה עָדִיף, וְרַבָּנַן סָבְרִי מִין חָבִיב עָדִיף. אֲבָל בְּשֶׁאֵין בִּרְכוֹתֵיהֶן שָׁווֹת — דִּבְרֵי הַכֹּל מְבָרֵךְ עַל זֶה, וְחוֹזֵר וּמְבָרֵךְ עַל זֶה.
La Guemara soulève une objection contre cela, à partir de ce qui fut enseigné dans une baraïta : si un radis et une olive se trouvaient devant la personne, elle récite une berakha sur le radis et exempte l'olive de l'obligation de berakha, bien que leurs berakhot soient différentes. La Guemara répond : de quoi traitons-nous ici ? D'un cas où le radis est l'élément principal [ikar] pour celui qui en mange, l'olive ne servant qu'à tempérer le goût du radis. C'est pourquoi il n'a besoin de réciter une berakha que sur le radis.
מֵיתִיבִי: הָיוּ לְפָנָיו צְנוֹן וְזַיִת — מְבָרֵךְ עַל הַצְּנוֹן וּפוֹטֵר אֶת הַזַּיִת! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּשֶׁהַצְּנוֹן עִקָּר.
La Guemara poursuit et demande : s'il en est ainsi, considère la clause finale de la baraïta, où Rabbi Yehouda dit : on récite une berakha sur l'olive, car l'olive fait partie des sept espèces. Rabbi Yehouda n'accepte-t-il donc pas ce principe que nous avons appris dans une michna : tout aliment qui est principal [ikar] et que l'on mange avec un aliment qui est accessoire [tafel], on récite une berakha sur l'aliment principal, et cette berakha exempte l'accessoire de l'obligation de réciter une berakha avant d'en manger ? Et si tu dis : en effet, il ne tient pas que l'aliment principal exempte l'accessoire — n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : si c'est à cause du radis que l'olive vient, on récite une berakha sur le radis et l'on exempte l'olive ? S'il en est ainsi, la divergence sur la question de réciter la berakha sur le radis ou sur l'olive doit porter sur un cas où le radis n'est pas principal. Cela contredit en apparence la parole d'Oulla.
אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר מְבָרֵךְ עַל הַזַּיִת, שֶׁהַזַּיִת מִמִּין שִׁבְעָה. לֵית לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה, הָא דִּתְנַן: כׇּל שֶׁהוּא עִיקָּר וְעִמּוֹ טְפֵלָה — מְבָרֵךְ עַל הָעִיקָּר וּפוֹטֵר אֶת הַטְּפֵלָה? וְכִי תֵּימָא: הָכִי נָמֵי דְּלֵית לֵיהּ, וְהָתַנְיָא: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִם מֵחֲמַת צְנוֹן בָּא הַזַּיִת — מְבָרֵךְ עַל הַצְּנוֹן וּפוֹטֵר אֶת הַזַּיִת.
La Guemara répond : en réalité, nous traitons d'un cas où le radis est l'élément principal du repas, et lorsque Rabbi Yehouda et les Sages divergent, c'est sur un cas différent qu'ils divergent ; et cette baraïta est incomplète : voici ce qu'elle enseigne. Si un radis et une olive se trouvaient devant la personne, elle récite une berakha sur le radis et exempte l'olive. Dans quelles circonstances cela s'applique-t-il ? Spécifiquement lorsque le radis est principal ; mais lorsque le radis n'est pas principal, tous s'accordent à dire qu'on récite la berakha appropriée sur celle-ci, puis qu'on récite à nouveau la berakha appropriée sur celle-là. En revanche, de manière générale, si deux sortes d'aliments dont les berakhot sont identiques se trouvaient devant la personne, elle récite une berakha sur celle d'entre elles qu'elle veut. Rabbi Yehouda dit : elle récite une berakha sur l'olive, car l'olive fait partie des sept espèces.
לְעוֹלָם בִּצְנוֹן עִיקָּר עָסְקִינַן, וְכִי פְּלִיגִי רַבִּי יְהוּדָה וְרַבָּנַן — בְּמִילְּתָא אַחֲרִיתִי פְּלִיגִי, וְחַסּוֹרֵי מְחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: הָיוּ לְפָנָיו צְנוֹן וְזַיִת — מְבָרֵךְ עַל הַצְּנוֹן וּפוֹטֵר אֶת הַזַּיִת. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — כְּשֶׁהַצְּנוֹן עִיקָּר, אֲבָל אֵין הַצְּנוֹן עִיקָּר — דִּבְרֵי הַכֹּל מְבָרֵךְ עַל זֶה וְחוֹזֵר וּמְבָרֵךְ עַל זֶה. וּשְׁנֵי מִינִין בְּעָלְמָא שֶׁבִּרְכוֹתֵיהֶן שָׁווֹת — מְבָרֵךְ עַל אֵיזֶה מֵהֶן שֶׁיִּרְצֶה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מְבָרֵךְ עַל הַזַּיִת, שֶׁהַזַּיִת מִמִּין שִׁבְעָה.
Rabbi Ami et Rabbi Yitshak Nappaha divergèrent sur ce sujet. L'un dit : la divergence porte sur un cas où leurs berakhot sont identiques, car Rabbi Yehouda tenait : une sorte qui fait partie des sept espèces a la priorité, et c'est sur elle que l'on récite d'abord la berakha ; et les Sages tenaient : la sorte préférée a la priorité, et c'est sur elle que l'on récite d'abord la berakha. En revanche, lorsque leurs berakhot ne sont pas identiques, tous s'accordent à dire qu'on récite la berakha appropriée sur celle-ci, puis qu'on récite à nouveau la berakha appropriée sur celle-là. Et l'autre dit : même lorsque leurs berakhot ne sont pas identiques, il y a aussi divergence.
פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא. חַד אָמַר: מַחֲלוֹקֶת בְּשֶׁבִּרְכוֹתֵיהֶן שָׁווֹת, דְּרַבִּי יְהוּדָה סָבַר מִין שִׁבְעָה עָדִיף, וְרַבָּנַן סָבְרִי מִין חָבִיב עָדִיף. אֲבָל בְּשֶׁאֵין בִּרְכוֹתֵיהֶן שָׁווֹת — דִּבְרֵי הַכֹּל מְבָרֵךְ עַל זֶה וְחוֹזֵר וּמְבָרֵךְ עַל זֶה. וְחַד אָמַר: אַף בְּשֶׁאֵין בִּרְכוֹתֵיהֶן שָׁווֹת נָמֵי מַחֲלוֹקֶת.
La Guemara examine cela : soit, selon celui qui dit que la divergence porte sur un cas où leurs berakhot sont identiques, cela se comprend bien. Mais selon celui qui dit qu'ils divergent dans un cas où leurs berakhot ne sont pas identiques, sur quoi donc divergent-ils ? Il faut de toute façon réciter deux berakhot. Rabbi Yirmeya a dit : ils divergent sur la question de savoir laquelle des deux berakhot précède l'autre.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר בְּשֶׁבִּרְכוֹתֵיהֶן שָׁווֹת מַחֲלוֹקֶת — שַׁפִּיר, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר בְּשֶׁאֵין בִּרְכוֹתֵיהֶן שָׁווֹת פְּלִיגִי, בְּמַאי פְּלִיגִי! אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: לְהַקְדִּים.
Comme l'a dit Rav Yossef, et certains disent Rabbi Yitshak : tout aliment dont l'importance se manifeste en ce qu'il précède les autres dans ce verset, qui chante les louanges de la Terre d'Israël, a aussi la priorité sur les autres pour la berakha, ainsi qu'il est dit : « Un pays de blé et d'orge, de vignes, de figuiers et de grenadiers, un pays d'olives à huile et de miel » (Devarim 8, 8).
דְּאָמַר רַב יוֹסֵף וְאִיתֵּימָא רַבִּי יִצְחָק: כׇּל הַמּוּקְדָּם בְּפָסוּק זֶה, מוּקְדָּם לִבְרָכָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֶרֶץ חִטָּה וּשְׂעֹרָה וְגֶפֶן וּתְאֵנָה וְרִמּוֹן אֶרֶץ זֵית שֶׁמֶן וּדְבָשׁ״.
La Guemara observe : et cette opinion diverge de celle de Rabbi Hanan. Car Rabbi Hanan a dit : le verset tout entier fut énoncé dans le but d'enseigner des mesures relatives à différentes lois de la Torah.
וּפְלִיגָא דְּרַבִּי חָנָן. דְּאָמַר רַבִּי חָנָן: כׇּל הַפָּסוּק כּוּלּוֹ לְשִׁיעוּרִין נֶאֱמַר.
Le blé fut mentionné comme base pour calculer le temps requis pour qu'une personne contracte l'impureté rituelle en entrant dans une maison atteinte de lèpre, ainsi que nous l'avons appris dans une michna : celui qui entre dans une maison atteinte de la lèpre de la maison (voir Vayikra 14, 33-53) avec ses vêtements posés sur les épaules, ses sandales et ses bagues dans les mains — lui et eux, c'est-à-dire les vêtements, les sandales et les bagues, deviennent aussitôt impurs. En revanche, s'il était vêtu de ses vêtements, ses sandales aux pieds et ses bagues aux doigts, lui devient aussitôt impur dès qu'il entre dans la maison, mais eux, les vêtements, les sandales et les bagues, demeurent purs jusqu'à ce qu'il reste dans la maison assez de temps pour manger une demi-miche de pain. Ce calcul se fait avec du pain de blé, qui prend moins de temps à manger, et non avec du pain d'orge, et avec une personne accoudée qui mange le pain avec un mets d'accompagnement, ce qui hâte la consommation. Il existe donc une mesure de la Torah rattachée spécifiquement au blé.
״חִטָּה״, דִּתְנַן: הַנִּכְנָס לַבַּיִת הַמְנוּגָּע, וְכֵלָיו עַל כְּתֵפָיו, וְסַנְדָּלָיו וְטַבְּעוֹתָיו בְּיָדָיו — הוּא וָהֵן טְמֵאִין מִיָּד. הָיָה לָבוּשׁ כֵּלָיו, וְסַנְדָּלָיו בְּרַגְלָיו, וְטַבְּעוֹתָיו בְּאֶצְבְּעוֹתָיו — הוּא טָמֵא מִיָּד, וְהֵן טְהוֹרִין עַד שֶׁיִּשְׁהֶא בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס. פַּת חִטִּין וְלֹא פַּת שְׂעוֹרִין, מֵיסֵב וְאוֹכְלָן בְּלִפְתָּן.
L'orge sert également de base à une mesure, ainsi que nous l'avons appris dans une michna : un os provenant d'un cadavre, de la taille d'un grain d'orge, transmet l'impureté rituelle par contact et par portage, mais il ne transmet pas l'impureté par voie de tente — c'est-à-dire que si l'os se trouvait à l'intérieur d'une maison, il ne rend pas impurs tous les objets de la maison.
״שְׂעֹרָה״, דִּתְנַן: עֶצֶם כִּשְׂעוֹרָה מְטַמֵּא בְּמַגָּע וּבְמַשָּׂא, וְאֵינוֹ מְטַמֵּא בְּאֹהֶל.
La mesure halakhique déterminée par la vigne est la quantité d'un quart de log de vin pour un nazir, et non l'équivalent en vin d'un quart de log d'eau, qui est une mesure légèrement différente. Les figues servent de base à la mesure d'un volume de figue sèche [grogeret], généralement la plus petite unité d'aliment pour laquelle on est tenu responsable de l'avoir transportée durant le Chabbat d'un domaine à un autre. Les grenades nous enseignent elles aussi une mesure particulière, ainsi que nous l'avons appris dans une michna : tous les ustensiles en bois appartenant à des particuliers ordinaires deviennent purs lorsque l'ustensile se brise… [le folio se poursuit sur Berakhot 41b].
״גֶּפֶן״, כְּדֵי רְבִיעִית יַיִן לְנָזִיר. ״תְּאֵנָה״, כִּגְרוֹגֶרֶת לְהוֹצָאַת שַׁבָּת. ״רִמּוֹן״, כְּדִתְנַן: כׇּל כְּלֵי בַּעֲלֵי בָתִּים

Rachi

בשלמא למ"ד – נובלות דדמאי תמרי דזיקא ונובלות דמתני' אוקימנא בבושלי כמרא היינו דהכא קרי להו נובלות תמרה ובמתני' תנן (ד' מ) נובלות סתמא:

בשברכותיהן שוות – כגון זיתים ותפוחים דתרווייהו ב"פ העץ ובא לפטור את שתיהן בברכה אחת:,חביב עדיף – איזה שירצה דמתניתין את החביב עליו משמע:,אבל בשאין ברכותיהן שוות ד"ה – אין ברכה אחת פוטרתן ושוב אין כאן מחלוקת ואע"ג דתנן (לעיל ברכות דף מ.) בירך על פירות האילן ב"פ האדמה יצא ה"מ בחד מינא וטעה ובירך עליה ב"פ האדמה אבל צנון וזית ובירך על הצנון לא נפטר זית:

פשיטא לא גרסינן עד מיתיבי חדא שאין זו שיטת הגמ' מעיקרא קשיא ליה פשיטא דלא איצטריך למימרא והדר קשיא היכי מצי למימרא ועוד דלא פשיטא היא אי לאו דאשמעינן עולא ה"א צנון פוטר את הזית דהתנן בירך על פירות האילן ב"פ האדמה יצא:,שהיה צנון עיקר – שבשבילו התחיל האכילה ולא אכל זית אלא להפיג חורפו של צנון דהוה ליה זית טפל ותנן (דף מד.) כל שהוא עיקר ועמו טפלה מברך על העיקר ופוטר את הטפלה:

מברך על זה כו' – וכאן לא נחלקו:,ושני מינים בעלמא – כגון זית ותפוח שברכותיהן שוות והאחד ממין שבעה בזה נחלקו:

חד אמר מחלוקת בשברכותיהן שוות – וכדאמרן:,ה"ג וחד אמר אף בשאין ברכותיהן שוות נמי מחלוקת – ומפרש לה ואזיל:

במאי פליגי – הא ודאי לא מפטרי בחדא ברכה:,אמר ר' ירמיה בלהקדים פליגי – ולא גרסי' אבל בשברכותיהן שוות מברך על אחד מהן שירצה דהשתא בשאינן שוות מקפיד ר' יהודה על הקדמתן ואמר מין שבעה עדיף כשבא לפטור זו בזו לא כ"ש:

דאמר ר' יצחק כו' – אלמא קפדינן אהקדמה ור' יהודה אית ליה דר' יצחק הלכך כל שכן היכא דחד לאו ממין שבעה דמין שבעה עדיף ורבנן לית להו דר' יצחק במקום חביב דחביב עדיף:

ופליגא דרבי חנן – הא דר' יצחק דאמר המוקדם קודם לברכה אלמא קרא לשבח א"י בא שיש בה פירות החשובים הללו ומנאן כסדר חשיבותם ופליג אדר' חנן דאמר לא בא הכתוב להודיע שבח חשיבות הפירות בטעם שלהם אלא שבחה של א"י שיש בה פירות ששיעורי תורה נתלין בהן וכיון דהכי הוא לא הקפיד הכתוב על סדרן שהרי בזו כולן שוין:

בבית המנוגע – כתיב והבא אל הבית יטמא עד הערב (ויקרא י״ד:מ״ז) ולא כתיב כבוס בגדים והאוכל בבית יכבס את בגדיו (שם) בשוהא שיעור אכילה ואפילו לא יאכל מדכתיב בסיפיה והשוכב בבית יכבס את בגדיו הלכך הנכנס בו ונושא את בגדיו עמו שלא כדרך מלבושו אין אלו בגדיו וטמאים מיד שאף בהן אני קורא והבא אל הבית וכשהוא לבוש בהן בעי שהייה:,אכילת פרס – חצי ככר ששיערו בו חכמים את העירוב שהוא כולו מזון שתי סעודות וחציו מזון סעודה אחת:,פת חטין – נאכלת מהר:,מיסב – דרך הסבה שהיא נאכלת מהר שאינו פונה אנה ואנה:

ואינו מטמא באהל – הלכה למשה מסיני הוא:

כדי רביעית יין לנזיר – אכל חרצנים וזגים ולולבין כשיעור רביעית יין חייב ואין שיעור רביעית יין ורביעית מים שוין לפי שהיין עב והמים קלושין ויש ברביעית יין יותר ממה שיש ברביעית מים כדאמרינן (במנחות קז.) [בשבת (דף עז.)] גבי רביעית דם שיכול לקרוש ולעמוד על כזית משום דסמיך אבל מידי דקליש לא הוה רביעית דידיה כזית:,להוצאת שבת – דתנן המוציא אוכלין כגרוגרת (שבת עו:) והיא תאנה יבשה:

Tossafot

אבל בשאין ברכותיהן שוות - פירש"י כגון צנון וזית ושוב אין כאן מחלוקת כיון שאין האחד פוטר את חבירו אפי' ר' יהודה מודה דאין עדיפות בשבעת המינים אלא מברך על איזה שירצה תחלה החביב לו ואחר כך יברך על השני וכן יש לפרש דרבי יהודה מודה לחכמים הואיל ולא פי' הגמ' מוטב שנאמר שיחיד מודה לרבים ולא רבים מודים ליחיד והקשה רש"י ולבריך על הצנון ולפטר את הזית דהא תנן לעיל בירך על פירות האילן ב"פ האדמה יצא ותירץ דשאני התם שאין שם אלא חד מינא וטעה ובירך ב"פ האדמה אבל הכא כשבירך ב"פ האדמה על הצנון לא פטר את חברו שהוא ב"פ העץ אפי' בדיעבד וא"ת הא אמרי' לעיל (ברכות דף לט.) גבי עובדא דבר קפרא דברכת בורא פרי האדמה חשיבא טפי משהכל לפי שמבוררת טפי א"כ גם ב"פ העץ חשיבא טפי מברכת ב"פ האדמה וי"ל דלא חשיב ב"פ העץ כל כך מב"פ האדמה כמו שחשוב ב"פ האדמה משהכל ומ"ש בהלכות גדולות דב"פ העץ תקדים לב"פ האדמה דמבוררת טפי היינו לפי המסקנא דלקמן דפליגי בשאין ברכותיהן שוות וקי"ל כר' יהודה אבל להאי לישנא דאמרי' דלא פליגי בשאין ברכותיהן שוות לא מתוקם פסק דהלכות גדולות כדפירשנו לעיל:

מיתיבי היו לפניו צנון וזית מברך על הצנון וכו' - ופריך אלמא דמברך ב"פ האדמה אפילו לפטור ב"פ העץ אפילו לגבי זית שהוא משבעת המינים וכ"ש קליות שהן כמו כן משבעת המינין דמברך עליהן ב"פ האדמה לפטור את התפוחים לכן צריך להנהיג הכי כדפרישית לעיל באין ברכותיהן שוות כמו תפוחים וקליות:

במאי פליגי - כלומר מאי טעמא דר' יהודה דאמר שבעת המינין עדיף מאי עדיפות שייכא בהו אחר שאינן יכולין לפטור שאר מינין ומשני דהעדיפות הוי מן ההקדמה:

א"ר ירמיה להקדים דא"ר יוסף וכו' -פירש"י והר"י לפי גרסא זו אתיא הא דאמר רב יוסף כל המוקדם כר' יהודה דוקא אבל ר' שמעיה גריס אמר רב יוסף וכו' ואתיא אליבא דרבנן ומיירי שאין חביבין זה מזה דהא אזלינן בתר מוקדם דאי בחביבין פשיטא דחביב קודם דהא אפי' בשאר מינין לגבי שבעת המינין אמרי רבנן דמברך על איזה שירצה ומילתא דרב יוסף מילתא באפי נפשה ולא נהירא דבסמוך משמע דגרס דאמר רב יוסף ואתיא כר' יהודה דוקא דקאמר רב חסדא ורב המנונא הוו יתבי בסעודתא וכו' א"ל לא סבר לה מר להא דרב יוסף דאמר כל המוקדם וכו':

גפן כדי רביעית יין וכו' - פי' אם אכל עלין או לולבין כדי רביעית יין חייב אבל אם אכל מהן כדי רביעית מים לא מחייב דקלישי והולכין בקל חוץ מן הכלי אבל כי משערין ביין צריך שיעורא טפי שהיין הוא עב ומחזיק גודש קצת קודם שיפול מן הכוס רביעית יין ואם היה מים היה יוצא יותר מרביעית:,כלי בעלי בתים - גבי כלי עץ מתניא:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Berakhot 41a
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