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Traité Berakhot

3b

Étude de Berakhot 3b

Étude de la Guémara 3b

Guémara
La Guemara répond : cette halakha s'applique même dans le cas d'une ruine neuve et solide, où il n'y a aucun danger d'effondrement. C'est pourquoi la raison du soupçon est citée, afin de mettre en garde contre le fait d'entrer dans une ruine neuve également.
בְּחַדְתִּי.
La Guemara poursuit son objection : et que cette halakha soit déduite de la raison des démons. La Guemara répond : les démons ne constituent une menace que pour l'individu isolé ; ainsi la raison des démons ne s'appliquerait pas au cas où deux personnes entrent ensemble dans une ruine.
וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם מַזִּיקִין? בִּתְרֵי.
La Guemara objecte : mais s'il s'agit de deux personnes entrant ensemble dans une ruine, alors il n'y a pas non plus de soupçon. Il n'y a en effet aucune interdiction pour deux hommes de se trouver seuls avec une femme car, en ce cas, il n'y a pas de soupçon de conduite déplacée. Par conséquent, si deux hommes entrent ensemble dans une ruine, il n'y a pas matière à soupçon. La Guemara répond : si deux individus connus pour leur immoralité entrent ensemble, il y a soupçon même s'ils sont deux.
אִי בִּתְרֵי — חֲשָׁד נָמֵי לֵיכָּא! בִּתְרֵי וּפְרִיצִי.
La Guemara examine pourquoi la raison de l'effondrement est nécessaire. Que l'interdiction soit déduite du soupçon et des démons.
״מִפְּנֵי הַמַּפּוֹלֶת״, וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם חֲשָׁד וּמַזִּיקִין!
La Guemara répond : il est des cas où cette raison est nécessaire — par exemple lorsque deux individus intègres entrent ensemble dans une ruine. Bien qu'il n'y ait alors ni crainte de soupçon ni crainte de démons, demeure la crainte que la ruine ne s'effondre.
בִּתְרֵי וּכְשֵׁרֵי.
La Guemara examine la troisième raison, celle des démons. Pourquoi est-il nécessaire de l'inclure ? Que l'interdiction soit déduite du soupçon et de l'effondrement.
״מִפְּנֵי הַמַּזִּיקִין״, וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִפְּנֵי חֲשָׁד וּמַפּוֹלֶת!
La Guemara répond : il est des cas où c'est là l'unique crainte — par exemple lorsqu'il s'agit d'une ruine neuve dans laquelle entrent deux individus intègres, de sorte qu'il n'y a ni crainte d'effondrement ni crainte de soupçon.
בְּחוּרְבָּה חַדְתִּי, וּבִתְרֵי וּכְשֵׁרֵי.
La Guemara fait toutefois remarquer que, s'ils sont deux, il n'y a pas non plus de crainte de démons. Dès lors, la question demeure : dans quel cas les démons peuvent-ils être l'unique motif de ne pas entrer dans une ruine ?
אִי בִּתְרֵי, מַזִּיקִין נָמֵי לֵיכָּא!
La Guemara répond : d'une manière générale, deux individus n'ont pas à craindre les démons ; mais, s'ils se trouvent en leur lieu — c'est-à-dire dans un endroit réputé hanté par les démons (voir Yechayahou 13, 21) —, nous craignons les démons même à deux. Et si tu veux, dis plutôt : en réalité, il s'agit du cas d'un individu seul entrant dans une ruine neuve située dans un champ. Là, il n'y a pas de soupçon, car il est rare de trouver une femme dans un champ ; et puisque c'est une ruine neuve, il n'y a pas de danger d'effondrement. Il reste toutefois la crainte des démons.
בִּמְקוֹמָן חָיְישִׁינַן. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לְעוֹלָם בְּחַד, וּבְחוּרְבָּה חַדְתִּי דְּקָאֵי בְּדַבְרָא, דְּהָתָם מִשּׁוּם חֲשָׁד לֵיכָּא דְּהָא אִשָּׁה בְּדַבְרָא לָא שְׁכִיחָא, וּמִשּׁוּם מַזִּיקִין אִיכָּא.
Les Sages ont enseigné dans une Tossefta : la nuit se compose de quatre veilles — telle est l'opinion de Rabbi [Yehouda HaNassi]. Rabbi Nathan dit : de trois.
תָּנוּ רַבָּנַן: אַרְבַּע מִשְׁמָרוֹת הָוֵי הַלַּיְלָה, דִּבְרֵי רַבִּי. רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: שָׁלֹשׁ.
La Guemara explique : quel est le raisonnement de Rabbi Nathan ? Ainsi qu'il est écrit : « Et Gédéon, et les cent hommes qui étaient avec lui, arrivèrent à l'extrémité du camp au début de la veille du milieu » (Choftim 7, 19). Il a été enseigné dans la Tossefta : « du milieu » ne signifie rien d'autre que ceci : il y en a une avant elle et une après elle. Du fait que le verset mentionne une veille « du milieu », on peut déduire que la nuit se compose de trois veilles.
מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי נָתָן — דִּכְתִיב: ״וַיָּבֹא גִדְעוֹן וּמֵאָה אִישׁ אֲשֶׁר אִתּוֹ בִּקְצֵה הַמַּחֲנֶה רֹאשׁ הָאַשְׁמֹרֶת הַתִּיכוֹנָה״, תָּנָא: אֵין ״תִּיכוֹנָה״ אֶלָּא שֶׁיֵּשׁ לְפָנֶיהָ וּלְאַחֲרֶיהָ.
Et que dit Rabbi [Yehouda HaNassi] à propos de cette preuve ? Il soutient qu'elle n'est pas concluante, car on pourrait dire : à quoi se rapporte « du milieu » ? Cela se rapporte à l'une des deux veilles du milieu.
וְרַבִּי, מַאי ״תִּיכוֹנָה״ — אַחַת מִן הַתִּיכוֹנָה שֶׁבַּתִּיכוֹנוֹת.
Berakhot 3b
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ברכות ג׳ במַסֶּכֶת בְּרָכוֹת