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Traité Berakhot

33a

Étude de Berakhot 33a

Étude de la Mishna & Guémara 33a

L'officier lui dit : Non. Le pieux poursuivit : Et si tu l'avais salué, que t'aurait-on fait ? L'officier lui dit : On m'aurait tranché la tête au glaive. Le pieux lui dit : N'est-ce pas là un raisonnement a fortiori [kal vahomer] ? Toi qui te tenais devant un roi de chair et de sang — dont la crainte que tu lui portes est limitée, car aujourd'hui il est ici mais demain il est dans la tombe — tu aurais réagi de la sorte ; moi qui me tenais et priais devant le Roi suprême des rois, le Saint béni soit-Il, qui vit et subsiste pour l'éternité et pour les siècles des siècles, à plus forte raison ne pouvais-je m'interrompre pour répondre au salut de quelqu'un.
מַחֲזִיר לוֹ?! אָמַר לוֹ: לָאו. וְאִם הָיִיתָ מַחֲזִיר לוֹ, מָה הָיוּ עוֹשִׂים לְךָ? אָמַר לוֹ: הָיוּ חוֹתְכִים אֶת רֹאשִׁי בְּסַיִיף. אָמַר לוֹ: וַהֲלֹא דְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר, וּמָה אַתָּה שֶׁהָיִיתָ עוֹמֵד לִפְנֵי מֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם, שֶׁהַיּוֹם כָּאן וּמָחָר בַּקֶּבֶר — כָּךְ אֲנִי שֶׁהָיִיתִי עוֹמֵד לִפְנֵי מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, שֶׁהוּא חַי וְקַיָּים לָעַד וּלְעוֹלְמֵי עוֹלָמִים — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
En entendant cela, l'officier fut aussitôt apaisé, et le pieux rentra chez lui en paix.
מִיָּד נִתְפַּיֵּיס אוֹתוֹ הֶגְמוֹן, וְנִפְטַר אוֹתוֹ חָסִיד לְבֵיתוֹ לְשָׁלוֹם.
Nous avons appris dans la Michna que même si un serpent est enroulé autour de son talon, il ne doit pas interrompre sa prière. Pour restreindre la portée de ce principe, Rav Chéchet dit : Cet enseignement de la Michna ne vaut qu'à l'égard d'un serpent, car si l'on n'attaque pas le serpent, il ne mordra pas. Mais si un scorpion s'approche d'un homme pendant qu'il prie, il s'interrompt, car le scorpion est susceptible de piquer même si on ne le dérange pas.
אֲפִילּוּ נָחָשׁ כָּרוּךְ עַל עֲקֵבוֹ, לֹא יַפְסִיק. אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא נָחָשׁ. אֲבָל עַקְרָב — פּוֹסֵק.
La Guémara soulève une objection d'après ce qui a été enseigné dans une Tossefta : Ceux qui ont vu quelqu'un tomber dans une fosse aux lions, mais n'ont pas vu ce qu'il advint de lui ensuite, ne témoignent pas qu'il est mort. Leur témoignage n'est pas reçu par le tribunal comme preuve de sa mort, car il se peut que les lions ne l'aient pas dévoré. En revanche, ceux qui ont vu quelqu'un tomber dans une fosse de serpents et de scorpions témoignent qu'il est mort, car assurément les serpents l'ont mordu.
מֵיתִיבִי: נָפַל לְגוֹב אֲרָיוֹת — אֵין מְעִידִין עָלָיו שֶׁמֵּת. נָפַל לַחֲפִירָה מְלֵאָה נְחָשִׁים וְעַקְרַבִּים — מְעִידִין עָלָיו שֶׁמֵּת!
La Guémara répond : Cela n'est pas difficile. Là-bas, dans le cas de celui qui tombe dans une fosse de serpents, c'est différent : à cause de la pression de sa chute sur eux, les serpents lui font du mal ; mais un serpent qu'on ne touche pas ne mord pas.
שָׁאנֵי הָתָם, דְּאַגַּב אִיצְצָא מַזְּקִי.
La Guémara cite une autre halakha énonçant qu'il doit interrompre sa prière en cas de danger certain. Rabbi Yits'hak dit : Celui qui a vu des bœufs venir vers lui interrompt sa prière, car Rav Hochaya a enseigné : On s'éloigne de cinquante coudées d'un bœuf inoffensif [chor tam], un bœuf qui n'a pas d'antécédent de dommages causés avec l'intention de blesser, et d'un bœuf prévenu [chor mouad], un bœuf dont le propriétaire a été averti parce que son bœuf a déjà encorné trois fois, on s'éloigne jusqu'à ce qu'il soit hors de vue.
אָמַר רַבִּי יִצְחָק: רָאָה שְׁוָורִים — פּוֹסֵק. דְּתָנֵי רַב הוֹשַׁעְיָה: מַרְחִיקִין מִשּׁוֹר תָּם חֲמִשִּׁים אַמָּה, וּמִשּׁוֹר מוּעָד — כִּמְלוֹא עֵינָיו.
Il a été enseigné au nom de Rabbi Méïr : Tant que la tête du bœuf est encore dans le panier [à fourrage] et qu'il est occupé à manger, monte sur le toit et écarte l'échelle de dessous toi [d'un coup de pied, pour ne pas qu'il te suive]. Chmouel dit : Cela ne vaut qu'à l'égard d'un bœuf noir, et pendant les jours de Nissan, parce que cette espèce de bœuf est particulièrement dangereuse, et qu'en cette période de l'année le Satan danse entre ses cornes.
תָּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר: רֵישׁ תּוֹרָא בְּדִקּוּלָא — סְלֵיק לְאַגְרָא וּשְׁדִי דַּרְגָּא מִתּוּתָךְ. אָמַר שְׁמוּאֵל: הָנֵי מִילֵּי בְּשׁוֹר שָׁחוֹר וּבְיוֹמֵי נִיסָן, מִפְּנֵי שֶׁהַשָּׂטָן מְרַקֵּד לוֹ בֵּין קַרְנָיו.
À propos de l'éloge de celui qui prie et n'a à craindre même pas un serpent, les Sages ont enseigné : Il arriva, en un certain lieu, qu'un arvad [créature venimeuse] faisait du mal aux gens. Ils vinrent l'annoncer à Rabbi 'Hanina ben Dossa et lui demandèrent son aide. Il leur dit : Montrez-moi le trou de l'arvad. Ils lui montrèrent son trou. Il posa son talon sur l'orifice du trou ; l'arvad sortit, le mordit — et cet arvad mourut.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּמָקוֹם אֶחָד שֶׁהָיָה עַרְוָד, וְהָיָה מַזִּיק אֶת הַבְּרִיּוֹת. בָּאוּ וְהוֹדִיעוּ לוֹ לְרַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא. אָמַר לָהֶם: הַרְאוּ לִי אֶת חוֹרוֹ! הֶרְאוּהוּ אֶת חוֹרוֹ. נָתַן עֲקֵבוֹ עַל פִּי הַחוֹר, יָצָא וּנְשָׁכוֹ — וּמֵת אוֹתוֹ עַרְוָד.
Rabbi 'Hanina ben Dossa plaça l'arvad sur son épaule et l'apporta à la maison d'étude. Il dit à ceux qui y étaient assemblés : Voyez, mes fils, ce n'est pas l'arvad qui tue un homme, c'est plutôt la faute qui tue un homme. L'arvad n'a aucun pouvoir sur celui qui est exempt de faute.
נְטָלוֹ עַל כְּתֵפוֹ וֶהֱבִיאוֹ לְבֵית הַמִּדְרָשׁ. אָמַר לָהֶם: רְאוּ בָּנַי, אֵין עַרְוָד מֵמִית, אֶלָּא הַחֵטְא מֵמִית.
À ce moment-là, les Sages dirent : Malheur à l'homme qui a été attaqué par un arvad, et malheur à l'arvad qui a été attaqué par Rabbi 'Hanina ben Dossa.
בְּאוֹתָהּ שָׁעָה אָמְרוּ: אוֹי לוֹ לָאָדָם שֶׁפָּגַע בּוֹ עַרְוָד, וְאוֹי לוֹ לָעַרְוָד שֶׁפָּגַע בּוֹ רַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא.
Mishna 1
MICHNA : Cette Michna traite des ajouts à la formule type de la prière de la Amida, et des bénédictions dans lesquelles ils sont insérés. On mentionne la puissance des pluies — en récitant : « Il fait souffler le vent et tomber la pluie » — dans la deuxième bénédiction de la Amida, la bénédiction de la résurrection des morts. Et la demande de pluie — « accorde rosée et pluie en bénédiction » — dans la neuvième bénédiction de la Amida, la bénédiction des années. Et la prière de distinction [Havdala], entre le sacré et le profane, récitée lors de la prière du soir qui suit le Chabbat et les fêtes, dans la quatrième bénédiction de la Amida : « Toi qui accordes gracieusement la connaissance ». Rabbi Akiva dit : la Havdala se récite comme une quatrième bénédiction indépendante. Rabbi Éliézer dit qu'elle se récite dans la dix-septième bénédiction de la Amida, la bénédiction de l'action de grâces.
מַתְנִי׳ מַזְכִּירִין גְּבוּרוֹת גְּשָׁמִים בִּתְחִיַּית הַמֵּתִים, וּשְׁאֵלָה בְּבִרְכַּת הַשָּׁנִים, וְהַבְדָּלָה בְּחוֹנֵן הַדָּעַת. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אוֹמְרָהּ בְּרָכָה רְבִיעִית בִּפְנֵי עַצְמָהּ. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: בַּהוֹדָאָה.(משנה)
Guémara
GUÉMARA : Nous avons appris dans la Michna qu'on mentionne la puissance des pluies dans la deuxième bénédiction de la Amida, la bénédiction de la résurrection des morts. La Guémara demande : Quelle est la raison pour laquelle la puissance des pluies est mentionnée précisément dans cette bénédiction ?
גְּמָ׳ מַזְכִּירִין גְּבוּרוֹת גְּשָׁמִים: מַאי טַעְמָא?
Berakhot 33a
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ברכות ל״ג אמַסֶּכֶת בְּרָכוֹת