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Traité Berakhot

28b

Étude de Berakhot 28b

Étude de la Mishna & Guémara 28b

Après avoir indiqué jusqu'à quand on peut réciter la prière additionnelle, la Guemara rapporte : Rav Avya était malade et ne vint pas à la conférence (pirka) de Rav Yossef, le Chabbat. Lorsque Rav Avya vint le lendemain, Abayé chercha à apaiser Rav Yossef et, par une série de questions et de réponses, s'efforça de lui faire comprendre que l'absence de Rav Avya à la conférence n'était nullement une marque de mépris envers lui. À cette fin, il lui demanda : Pourquoi le Maître n'est-il pas venu à la conférence du Chabbat ? Rav Avya lui répondit : Parce que mon cœur était défaillant et que je ne pouvais venir. Abayé lui dit : Pourquoi n'as-tu pas mangé quelque chose avant de venir ? Rav Avya lui dit : Le Maître ne tient-il pas compte de cet enseignement de Rav Houna ? Car Rav Houna a dit : Il est interdit à un homme de goûter quoi que ce soit avant d'avoir récité la prière additionnelle (Moussaf). Abayé lui dit : Le Maître aurait dû réciter le Moussaf seul, manger quelque chose, puis venir à la conférence. Rav Avya lui dit : Le Maître ne tient-il pas compte de cet enseignement de Rabbi Yo'hanan : Il est interdit à un homme de faire précéder sa prière individuelle de la prière communautaire ? Abayé lui dit : N'a-t-il pas été dit à ce sujet, au nom de Rabbi Abba : On l'a enseigné dans un cadre communautaire ? Autrement dit, seul celui qui fait partie d'une assemblée a l'interdiction de prier seul avant la prière de l'assemblée. Bien que Rav Avya eût tort, le motif de son absence à la conférence fut ainsi éclairci.
רַב אַוְיָא חֲלַשׁ וְלָא אֲתָא לְפִרְקָא דְּרַב יוֹסֵף. לִמְחַר כִּי אֲתָא, בְּעָא אַבָּיֵי לְאַנּוֹחֵי דַּעְתֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף. אֲמַר לֵיהּ: מַאי טַעְמָא לָא אֲתָא מָר לְפִרְקָא? אָמַר לֵיהּ: דַּהֲוָה חֲלִישׁ לִבַּאי וְלָא מָצֵינָא. אֲמַר לֵיהּ: אַמַּאי לָא טְעַמְתְּ מִידֵּי וַאֲתֵית? אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר לְהָא דְּרַב הוּנָא? דְּאָמַר רַב הוּנָא: אָסוּר לוֹ לְאָדָם שֶׁיִּטְעוֹם כְּלוּם קוֹדֶם שֶׁיִּתְפַּלֵּל תְּפִלַּת הַמּוּסָפִין! אֲמַר לֵיהּ: אִיבְּעִי לֵיהּ לְמָר לְצַלּוֹיֵי צְלוֹתָא דְּמוּסָפִין בְּיָחִיד, וְלִטְעוֹם מִידֵּי וּלְמֵיתֵי. אֲמַר לֵיהּ: וְלָא סָבַר לַהּ מָר לְהָא דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָסוּר לוֹ לָאָדָם שֶׁיַּקְדִּים תְּפִלָּתוֹ לִתְפִלַּת הַצִּבּוּר? אֲמַר לֵיהּ: לָאו אִתְּמַר עֲלַהּ אָמַר רַבִּי אַבָּא בְּצִבּוּר שָׁנוּ.
Et la Guemara résume : La halakha n'est conforme ni à l'avis de Rav Houna, ni à celui de Rabbi Yéhochoua ben Lévi. La Guemara explique : Elle n'est pas conforme à l'avis de Rav Houna, comme nous l'avons dit plus haut au sujet de l'interdiction de manger avant la prière additionnelle. Et elle n'est pas conforme à l'avis de Rabbi Yéhochoua ben Lévi, car Rabbi Yéhochoua ben Lévi a dit : Une fois venu le temps de la prière de l'après-midi (Min'ha), il est interdit à un homme de goûter quoi que ce soit avant d'avoir récité la Min'ha.
וְלֵית הִלְכְתָא לָא כְּרַב הוּנָא וְלָא כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כְּרַב הוּנָא — הָא דַּאֲמַרַן. כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי — דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ זְמַן תְּפִלַּת מִנְחָה, אָסוּר לוֹ לְאָדָם שֶׁיִּטְעוֹם כְּלוּם קוֹדֶם שֶׁיִּתְפַּלֵּל תְּפִלַּת הַמִּנְחָה.
Mishna 1
MICHNA : Outre les lois relatives aux prières fixes, la Guemara rapporte : Rabbi Né'hounia ben Hakana récitait une brève prière à son entrée au beit hamidrach et à sa sortie. Ils lui dirent : Le beit hamidrach n'est pas un lieu dangereux qui justifierait une prière à l'entrée et à la sortie ; quel motif y a-t-il donc à cette prière ? Il leur répondit : À mon entrée, je prie qu'aucun incident fâcheux ne survienne par mon fait au beit hamidrach. Et à ma sortie, je rends grâce pour mon lot.
מַתְנִי׳ רַבִּי נְחוּנְיָא בֶּן הַקָּנָה הָיָה מִתְפַּלֵּל בִּכְנִיסָתוֹ לְבֵית הַמִּדְרָשׁ וּבִיצִיאָתוֹ תְּפִלָּה קְצָרָה. אָמְרוּ לוֹ: מָה מָקוֹם לִתְפִלָּה זוֹ? אָמַר לָהֶם: בִּכְנִיסָתִי אֲנִי מִתְפַּלֵּל שֶׁלֹּא יֶאֱרַע דְּבַר תַּקָּלָה עַל יָדִי. וּבִיצִיאָתִי אֲנִי נוֹתֵן הוֹדָאָה עַל חֶלְקִי.(משנה)
Guémara
GUEMARA : Les Sages ont enseigné dans une braïta la formule complète de la prière de Rabbi Né'hounia ben Hakana. À son entrée, que dit-il ? Que ce soit ta volonté, D.ieu mon D.ieu, qu'aucun incident fâcheux dans l'établissement de la halakha ne survienne par mon fait, que je ne trébuche en aucune matière de halakha, et que mes collègues — qui, avec moi, s'emploient à clarifier la halakha — se réjouissent à mon sujet. Il précisa : Que je ne déclare pas pur ce qui est impur, ni impur ce qui est pur, que mes collègues ne trébuchent en aucune matière de halakha, et que je me réjouisse à leur sujet.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: בִּכְנִיסָתוֹ מַהוּ אוֹמֵר? ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהַי שֶׁלֹּא יֶאֱרַע דְּבַר תַּקָּלָה עַל יָדִי, וְלֹא אֶכָּשֵׁל בִּדְבָר הֲלָכָה, וְיִשְׂמְחוּ בִּי חֲבֵרַי, וְלֹא אוֹמַר עַל טָמֵא טָהוֹר, וְלֹא עַל טָהוֹר טָמֵא. וְלֹא יִכָּשְׁלוּ חֲבֵרַי בִּדְבַר הֲלָכָה, וְאֶשְׂמַח בָּהֶם״.
À sa sortie, que disait-il ? Je te rends grâce, D.ieu mon D.ieu, d'avoir placé mon lot parmi ceux qui siègent au beit hamidrach, et de ne m'avoir pas donné mon lot parmi ceux qui demeurent oisifs aux coins des rues. Je me lève tôt, et eux se lèvent tôt : je me lève tôt pour les paroles de Torah, et eux se lèvent tôt pour des choses vaines. Je peine et eux peinent : je peine et reçois une récompense, et eux peinent et ne reçoivent pas de récompense. Je cours et eux courent : je cours vers la vie du monde à venir, et eux courent vers le puits de la perdition.
בִּיצִיאָתוֹ מַהוּ אוֹמֵר? ״מוֹדֶה אֲנִי לְפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהַי שֶׁשַּׂמְתָּ חֶלְקִי מִיּוֹשְׁבֵי בֵּית הַמִּדְרָשׁ וְלֹא שַׂמְתָּ חֶלְקִי מִיּוֹשְׁבֵי קְרָנוֹת. שֶׁאֲנִי מַשְׁכִּים, וְהֵם מַשְׁכִּימִים. אֲנִי מַשְׁכִּים לְדִבְרֵי תוֹרָה, וְהֵם מַשְׁכִּימִים לִדְבָרִים בְּטֵלִים. אֲנִי עָמֵל וְהֵם עֲמֵלִים. אֲנִי עָמֵל וּמְקַבֵּל שָׂכָר, וְהֵם עֲמֵלִים וְאֵינָם מְקַבְּלִים שָׂכָר. אֲנִי רָץ וְהֵם רָצִים. אֲנִי רָץ לְחַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא וְהֵם רָצִים לִבְאֵר שַׁחַת״.
Sur une note semblable, la Guemara relate des récits apparentés, d'orientations diverses. Les Sages ont enseigné : Lorsque Rabbi Eliézer tomba malade, ses élèves entrèrent lui rendre visite. Ils lui dirent : Notre maître, enseigne-nous des voies de vie, des règles selon lesquelles vivre, et nous mériterons par elles la vie du monde à venir.
תָּנוּ רַבָּנַן: כְּשֶׁחָלָה רַבִּי אֱלִיעֶזֶר נִכְנְסוּ תַּלְמִידָיו לְבַקְּרוֹ. אָמְרוּ לוֹ: רַבֵּינוּ לַמְּדֵנוּ אוֹרְחוֹת חַיִּים וְנִזְכֶּה בָּהֶן לְחַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא.
Il leur dit : Soyez vigilants quant à l'honneur de vos pairs ; détournez vos enfants du raisonnement [spéculatif] lorsqu'ils étudient des versets qui inclinent vers l'hérésie ; placez vos enfants, tant qu'ils sont encore jeunes, entre les genoux des talmidei 'hakhamim ; et lorsque vous priez, sachez devant Qui vous vous tenez. Pour avoir agi ainsi, vous mériterez la vie du monde à venir.
אָמַר לָהֶם: הִזָּהֲרוּ בִּכְבוֹד חַבְרֵיכֶם, וּמִנְעוּ בְּנֵיכֶם מִן הַהִגָּיוֹן, וְהוֹשִׁיבוּם בֵּין בִּרְכֵּי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים, וּכְשֶׁאַתֶּם מִתְפַּלְּלִים — דְּעוּ לִפְנֵי מִי אַתֶּם עוֹמְדִים. וּבִשְׁבִיל כָּךְ תִּזְכּוּ לְחַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא.
Un récit semblable est rapporté au sujet du maître de Rabbi Eliézer, Rabban Yo'hanan ben Zakaï : Lorsque Rabbi Yo'hanan ben Zakaï tomba malade, ses élèves entrèrent lui rendre visite. Lorsqu'il les vit, il se mit à pleurer. Ses élèves lui dirent : Lampe d'Israël, pilier de droite, marteau puissant — toi dont l'œuvre de toute une vie est le fondement de l'avenir du peuple juif —, pour quelle raison pleures-tu ? Avec une vie aussi accomplie que la tienne, qu'est-ce qui te trouble ?
וּכְשֶׁחָלָה רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי נִכְנְסוּ תַּלְמִידָיו לְבַקְּרוֹ. כֵּיוָן שֶׁרָאָה אוֹתָם הִתְחִיל לִבְכּוֹת. אָמְרוּ לוֹ תַּלְמִידָיו: ״נֵר יִשְׂרָאֵל, עַמּוּד הַיְמָנִי, פַּטִּישׁ הֶחָזָק״, מִפְּנֵי מָה אַתָּה בּוֹכֶה?
Il leur dit : Je pleure par crainte du jugement céleste, car le jugement de la cour céleste n'est pas comme le jugement de l'homme. Si l'on me conduisait devant un roi de chair et de sang, dont la vie est éphémère, qui est ici aujourd'hui et demain dans la tombe : s'il est en colère contre moi, sa colère n'est pas éternelle, et par conséquent son châtiment n'est pas éternel ; s'il m'emprisonne, son emprisonnement n'est pas un emprisonnement éternel, car je puis garder l'espoir d'être finalement libéré ; s'il me met à mort, sa mise à mort n'est pas pour l'éternité, car il y a une vie après toute mort qu'il pourrait décréter. Bien plus : je puis l'apaiser par des paroles et même le corrompre par de l'argent — et malgré cela, je pleurerais en me tenant devant un jugement royal. Or maintenant qu'on me conduit devant le Roi des rois des rois, le Saint béni soit-Il, qui vit et subsiste à jamais et pour les siècles des siècles : s'Il est en colère contre moi, Sa colère est éternelle ; s'Il m'emprisonne, Son emprisonnement est un emprisonnement éternel ; et s'Il me met à mort, Sa mise à mort est pour l'éternité. Et je ne puis ni L'apaiser par des paroles, ni Le corrompre par de l'argent. Bien plus : j'ai devant moi deux chemins, l'un vers le Gan Eden et l'autre vers le Guéhinnom, et je ne sais par lequel on me conduit — et je ne pleurerais pas ?
אָמַר לָהֶם: אִילּוּ לִפְנֵי מֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם הָיוּ מוֹלִיכִין אוֹתִי, שֶׁהַיּוֹם כָּאן וּמָחָר בַּקֶּבֶר, שֶׁאִם כּוֹעֵס עָלַי אֵין כַּעֲסוֹ כַּעַס עוֹלָם, וְאִם אוֹסְרֵנִי — אֵין אִיסּוּרוֹ אִיסּוּר עוֹלָם, וְאִם מְמִיתֵנִי — אֵין מִיתָתוֹ מִיתַת עוֹלָם, וַאֲנִי יָכוֹל לְפַיְּיסוֹ בִּדְבָרִים וּלְשַׁחֲדוֹ בְּמָמוֹן, אַף עַל פִּי כֵן הָיִיתִי בּוֹכֶה, וְעַכְשָׁיו שֶׁמּוֹלִיכִים אוֹתִי לִפְנֵי מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, שֶׁהוּא חַי וְקַיָּים לְעוֹלָם וּלְעוֹלְמֵי עוֹלָמִים, שֶׁאִם כּוֹעֵס עָלַי — כַּעֲסוֹ כַּעַס עוֹלָם, וְאִם אוֹסְרֵנִי — אִיסּוּרוֹ אִיסּוּר עוֹלָם, וְאִם מְמִיתֵנִי — מִיתָתוֹ מִיתַת עוֹלָם, וְאֵינִי יָכוֹל לְפַיְּיסוֹ בִּדְבָרִים וְלֹא לְשַׁחֲדוֹ בְּמָמוֹן. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא שֶׁיֵּשׁ לְפָנַי שְׁנֵי דְרָכִים, אַחַת שֶׁל גַּן עֵדֶן וְאַחַת שֶׁל גֵּיהִנָּם, וְאֵינִי יוֹדֵעַ בְּאֵיזוֹ מוֹלִיכִים אוֹתִי, וְלֹא אֶבְכֶּה?!
Ses élèves lui dirent : Notre maître, bénis-nous. Il leur dit : Que ce soit Sa volonté que la crainte du Ciel soit sur vous comme la crainte de la chair et du sang. Ses élèves, intrigués, dirent : Jusque-là seulement, et pas davantage ? Ne devrait-on pas craindre D.ieu plus encore ? Il leur dit : Plût au Ciel qu'un homme atteignît ce niveau de crainte ! Sachez-le : lorsqu'un homme commet une transgression, il se dit : Pourvu qu'aucun homme ne me voie. Si l'on se souciait autant d'éviter la honte devant D.ieu que devant l'homme, on ne pécherait jamais.
אָמְרוּ לוֹ: רַבֵּינוּ, בָּרְכֵנוּ. אָמַר לָהֶם: ״יְהִי רָצוֹן שֶׁתְּהֵא מוֹרָא שָׁמַיִם עֲלֵיכֶם כְּמוֹרָא בָּשָׂר וָדָם״. אָמְרוּ לוֹ תַּלְמִידָיו: עַד כָּאן? אָמַר לָהֶם: וּלְוַאי, תֵּדְעוּ כְּשֶׁאָדָם עוֹבֵר עֲבֵירָה אוֹמֵר: ״שֶׁלֹּא יִרְאַנִי אָדָם״.
La Guemara rapporte qu'au moment de sa mort, juste auparavant, il leur dit : Sortez les ustensiles de la maison et portez-les dehors, à cause de l'impureté rituelle que mon cadavre va communiquer et qu'ils contracteraient autrement. Et préparez un siège pour 'Hizkiyahou, roi de Juda, qui vient du monde supérieur pour m'accompagner.
בִּשְׁעַת פְּטִירָתוֹ, אָמַר לָהֶם: פַּנּוּ כֵּלִים מִפְּנֵי הַטּוּמְאָה, וְהָכִינוּ כִּסֵּא לְחִזְקִיָּהוּ מֶלֶךְ יְהוּדָה שֶׁבָּא.
Mishna 2
MICHNA : La michna rapporte une controverse au sujet de l'obligation de réciter la prière de la Amida — appelée aussi Chemoné Esré, la prière des dix-huit bénédictions, ou simplement la Téfila, la prière. Rabban Gamliel dit : Chaque jour, un homme récite la prière des dix-huit bénédictions. Rabbi Yéhochoua dit : Une prière brève suffit, et l'on ne récite qu'une version abrégée de la prière des dix-huit bénédictions. Rabbi Akiva dit, par un avis intermédiaire : S'il a sa prière couramment à la bouche, il récite la prière des dix-huit bénédictions ; sinon, il ne récite qu'une version abrégée de la prière des dix-huit bénédictions.
מַתְנִי׳ רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: בְּכָל יוֹם וְיוֹם מִתְפַּלֵּל אָדָם שְׁמֹנֶה עֶשְׂרֵה. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: מֵעֵין שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אִם שְׁגוּרָה תְּפִלָּתוֹ בְּפִיו — מִתְפַּלֵּל שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה, וְאִם לָאו — מֵעֵין שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה.
Berakhot 28b
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