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Traité Berakhot

25b

Étude de Berakhot 25b

Étude de la Guémara 25b

Guémara
Et ici, la différence entre eux porte sur un cas où elle est assez humide pour mouiller d'autres choses. Selon le premier Tanna, l'interdiction ne s'applique que lorsque l'urine est assez humide pour mouiller d'autres objets, tandis que selon Rabbi Yossi elle s'applique tant que l'urine elle-même est humide, même si elle ne l'est pas assez pour mouiller d'autres objets.
וְהָכָא בְּטוֹפֵחַ עַל מְנָת לְהַטְפִּיחַ, אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.
Nous avons appris dans une Michna que celui qui est descendu s'immerger à cause d'une émission séminale doit calculer si, oui ou non, il peut remonter, se couvrir d'un vêtement et réciter le Chéma du matin avant le lever du soleil. La Guemara demande : disons que Rabbi Yéhouda haNassi a enseigné cette Michna anonyme conformément à l'avis de Rabbi Éliézer, qui dit : on peut réciter le Chéma jusqu'au lever du soleil.
יָרַד לִטְבּוֹל, אִם יָכוֹל לַעֲלוֹת כוּ׳: לֵימָא תַּנָּא סְתָמָא כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּאָמַר עַד הָנֵץ הַחַמָּה?
La Guemara rejette aussitôt cette supposition : même si tu dis que la Michna est conforme à l'avis de Rabbi Yéhochoua — qui diverge de Rabbi Éliézer et tient qu'on peut réciter le Chéma du matin jusqu'à la troisième heure du jour —, peut-être la halakha de la Michna visait-elle ceux dont la pratique suivait la coutume des vatikin, ces hommes pieux scrupuleux dans l'accomplissement des mitsvot, au sujet desquels Rabbi Yo'hanan a dit : les vatikin achevaient la récitation du Chéma au lever du soleil.
אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, וְדִלְמָא כְּוָתִיקִין. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וָתִיקִין הָיוּ גּוֹמְרִין אוֹתָהּ עִם הָנֵץ הַחַמָּה.
Nous avons appris dans la MISHNA : et s'il calcule qu'il ne pourra pas remonter et se couvrir d'un vêtement à temps pour réciter le Chéma, il se couvre dans l'eau et y récite le Chéma. La Guemara demande : comment peut-on réciter le Chéma la tête hors de l'eau ? Son cœur voit sa nudité, puisqu'il n'y a aucune séparation entre eux.
וְאִם לָאו — יִתְכַּסֶּה בְּמַיִם וְיִקְרָא. וַהֲרֵי לִבּוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה?
À ce sujet, Rabbi Élazar a dit — et certains disent que c'était Rabbi A'ha bar Abba bar A'ha au nom de Rabbénou, Rav — : cela a été enseigné au sujet d'une eau trouble, qui est considérée comme une terre solide. Elle constitue donc une séparation, de sorte que son cœur ne voit pas sa nudité.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, וְאִי תֵּימָא רַבִּי אַחָא בַּר אַבָּא בַּר אַחָא מִשּׁוּם רַבֵּינוּ: בְּמַיִם עֲכוּרִין שָׁנוּ, דְּדָמוּ כְּאַרְעָא סְמִיכְתָּא, שֶׁלֹּא יִרְאֶה לִבּוֹ עֶרְוָתוֹ.
Sur ce même sujet, les Sages ont enseigné dans une braïta : si l'on se trouvait dans une eau claire, on s'y assoit jusqu'au cou et l'on récite le Chéma. Et certains disent : il trouble l'eau avec son pied.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַיִם צְלוּלִין — ישֵׁב בָּהֶן עַד צַוָּארוֹ וְקוֹרֵא. וְיֵשׁ אוֹמְרִים עוֹכְרָן בְּרַגְלוֹ.
La Guemara demande : et selon le premier Tanna, son cœur ne voit-il pas sa nudité à travers l'eau claire ? La Guemara répond : il tient que, même si son cœur voit sa nudité, il est permis de réciter le Chéma. La Guemara poursuit et demande : mais, dans l'eau claire, son talon ne voit-il pas sa nudité ? La Guemara répond : là aussi, le premier Tanna tient que, dans un cas où son talon voit sa nudité, c'est permis.
וְתָנָא קַמָּא, וַהֲרֵי לִבּוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה! קָסָבַר לִבּוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה — מוּתָּר. וַהֲרֵי עֲקֵבוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה! קָסָבַר עֲקֵבוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה מוּתָּר.
La Guemara note qu'il a été énoncé : si le talon voit la nudité, c'est permis. Mais quelle est la halakha dans un cas où le talon touche la nudité ? Peut-on, en pareille circonstance, réciter le Chéma ou non ? Abayé a dit : c'est interdit ; et Rava a dit : c'est permis. La Guemara note : Rav Zévid enseignait cette halakha de cette manière. Rav 'Hinena, fils de Rav Ika, l'enseignait ainsi : dans un cas où le talon touche la nudité, tout le monde s'accorde à dire que c'est interdit ; leur controverse porte sur un cas où le talon voit la nudité. Abayé a dit : c'est interdit ; et Rava a dit : c'est permis — la Torah n'a pas été donnée aux anges du service ; et l'homme, qui, à la différence d'un ange du service, a un sexe, ne peut l'éviter. Et la halakha est : si le talon touche la nudité, c'est interdit ; mais s'il ne fait que voir la nudité, c'est permis.
אִתְּמַר: עֲקֵבוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה מוּתָּר, נוֹגֵעַ — אַבָּיֵי אָמַר: אָסוּר, וְרָבָא אָמַר: מוּתָּר. רַב זְבִיד מַתְנִי לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא הָכִי. רַב חִינָּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא מַתְנִי לַהּ הָכִי: נוֹגֵעַ — דִּבְרֵי הַכֹּל אָסוּר, רוֹאֶה — אַבָּיֵי אָמַר: אָסוּר, רָבָא אָמַר: מוּתָּר: לֹא נִתְּנָה תּוֹרָה לְמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת. וְהִלְכְתָא נוֹגֵעַ — אָסוּר, רוֹאֶה — מוּתָּר.
Rava a dit : face à des excréments recouverts seulement d'une enveloppe translucide, comme une lanterne, il est permis de réciter le Chéma ; mais face à une nudité recouverte seulement d'une enveloppe translucide, comme une lanterne, il est interdit de réciter le Chéma. Face à des excréments dans une lanterne, il est permis de réciter le Chéma, car pour les excréments la chose dépend du recouvrement, comme il est dit : « Et tu recouvriras tes excréments » (Devarim 23, 14) — et bien qu'ils soient visibles, ils sont recouverts. En revanche, face à une nudité recouverte seulement d'une enveloppe translucide, comme une lanterne, il est interdit de réciter le Chéma ; la Torah a dit : « Et il ne se verra en toi aucune chose indécente [ervah] » (Devarim 23, 15) — et ici elle se voit.
אָמַר רָבָא: צוֹאָה בַּעֲשָׁשִׁית, מוּתָּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדָּהּ. עֶרְוָה בַּעֲשָׁשִׁית, אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדָּהּ. צוֹאָה בַּעֲשָׁשִׁית מוּתָּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדָּהּ דְּצוֹאָה בְּכִיסּוּי תַּלְיָא מִילְּתָא, וְהָא מִיכַּסְּיָא. עֶרְוָה בַּעֲשָׁשִׁית אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדָּהּ, ״וְלֹא יִרְאֶה בְךָ עֶרְוַת דָּבָר״ אָמַר רַחֲמָנָא. וְהָא קָמִיתְחַזְיָא.
Abayé a dit : une petite quantité d'excréments, on peut l'annuler avec de la salive ; et tant qu'elle est recouverte, il est permis de réciter le Chéma. Rava a dit : cela ne vaut que pour une salive épaisse. Rava a dit : des excréments dans un trou du sol — il pose sa sandale sur le trou pour le recouvrir, puis récite le Chéma. Mar, fils de Ravina, posa une question : quelle est la halakha dans un cas où des excréments sont collés à sa sandale ? Peut-être serait-il alors considéré comme souillé ? Que cette question demeure non tranchée.
אָמַר אַבָּיֵי: צוֹאָה כׇּל שֶׁהוּ, מְבַטְּלָהּ בְּרוֹק. אָמַר רָבָא: וּבְרוֹק עָבֶה. אָמַר רָבָא: צוֹאָה בְּגוּמָּא — מַנִּיחַ סַנְדָּלוֹ עָלֶיהָ, וְקוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע. בְּעָא מָר בְּרֵיהּ דְּרָבִינָא: צוֹאָה דְּבוּקָה בְּסַנְדָּלוֹ — מַאי? תֵּיקוּ.
Rav Yéhouda a dit : face à un non-Juif nu, il est interdit de réciter le Chéma. La Guemara demande : pourquoi Rav Yéhouda traite-t-il particulièrement du cas d'un non-Juif ? Même à l'égard d'un Juif, c'est aussi interdit. La Guemara répond : face à la nudité d'un Juif, il est évident que c'est interdit ; mais face à la nudité d'un non-Juif, il était nécessaire qu'il le précise. De crainte que tu ne dises : puisqu'il est écrit au sujet des non-Juifs « dont la chair est la chair des ânes » (Yé'hezkel 23, 20), dis donc que sa nudité est comme celle d'un simple âne et ne constitue pas une nudité — Rav Yéhouda nous enseigne que leur nudité est elle aussi considérée comme une nudité, ainsi qu'il est écrit au sujet des fils de Noa'h : « Et la nudité de leur père ils ne virent pas » (Béréchit 9, 23). Bien que Noa'h ait précédé Avraham et n'ait par conséquent pas été juif, sa nudité est mentionnée.
אָמַר רַב יְהוּדָה: גּוֹי עָרוֹם אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדּוֹ. מַאי אִירְיָא גּוֹי? אֲפִילּוּ יִשְׂרָאֵל נָמֵי! יִשְׂרָאֵל פְּשִׁיטָא לֵיהּ דְּאָסוּר, אֶלָּא גּוֹי אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ מַהוּ דְתֵימָא, הוֹאִיל וּכְתִיב בְּהוּ ״אֲשֶׁר בְּשַׂר חֲמוֹרִים בְּשָׂרָם״, אֵימָא כַּחֲמוֹר בְּעָלְמָא הוּא, קָא מַשְׁמַע לַן דְּאִינְהוּ נָמֵי אִיקְּרוּ עֶרְוָה, דִּכְתִיב: ״וְעֶרְוַת אֲבִיהֶם לֹא רָאוּ״.
Et nous avons appris dans la MISHNA : et l'on ne se couvre ni d'une eau malsaine, ni d'une eau de rouissage du lin, jusqu'à ce qu'on y ait versé de l'eau. La Guemara demande : combien d'eau faut-il continuer d'y verser pour en faire une couverture permise ? S'il se couvre d'une eau de rouissage du lin, c'est une quantité considérable, exigeant au moins une quantité tout aussi considérable d'eau pour la neutraliser. Plutôt, voici ce que cela veut dire : on ne se couvre ni d'une eau malsaine ni d'une eau de rouissage du lin, en aucune façon ; et quant à l'urine, on ne peut s'en couvrir et réciter qu'après y avoir ajouté de l'eau propre.
וְלֹא יִתְכַּסֶּה לֹא בַּמַּיִם הָרָעִים וְלֹא בְּמֵי הַמִּשְׁרָה עַד שֶׁיָּטִיל לְתוֹכָן מַיִם. וְכַמָּה מַיָּא רָמֵי וְאָזֵיל? אֶלָּא הָכִי קָאָמַר לֹא יִתְכַּסֶּה לֹא בְּמַיִם הָרָעִים וְלֹא בְּמֵי הַמִּשְׁרָה כְּלָל. וּמֵי רַגְלַיִם עַד שֶׁיָּטִיל לְתוֹכָן מַיִם, וְיִקְרָא.
Berakhot 25b
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ברכות כ״ה במַסֶּכֶת בְּרָכוֹת