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Traité Berakhot

17a

Étude de Berakhot 17a

Étude de la Guémara 17a

Guémara
[…que Tu établisses la paix] dans l'entourage céleste [pamalia] des anges — dont chacun veille sur une nation déterminée (voir Daniel 10) et dont les conflits provoquent la guerre sur la terre — et dans l'entourage terrestre, [c'est-à-dire] les Sages, et parmi les disciples qui s'adonnent à l'étude de Ta Torah, qu'ils s'y adonnent pour elle-même (lichmah) ou non pour elle-même. Et pour tous ceux qui s'y adonnent non pour elle-même, qu'il soit Ta volonté qu'ils en viennent à s'y adonner pour elle-même.
בְּפָמַלְיָא שֶׁל מַעְלָה. וּבְפָמַלְיָא שֶׁל מַטָּה, וּבֵין הַתַּלְמִידִים הָעוֹסְקִים בְּתוֹרָתֶךָ בֵּין עוֹסְקִין לִשְׁמָהּ בֵּין עוֹסְקִין שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ. וְכָל הָעוֹסְקִין שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ יְהִי רָצוֹן שֶׁיְּהוּ עוֹסְקִין לִשְׁמָהּ״.
Après sa prière, Rabbi Alexandri disait ceci : Qu'il soit Ta volonté, Éternel notre D.ieu, que Tu nous places dans un coin de lumière et non dans un coin de ténèbres, et que notre cœur ne défaille point ni nos yeux ne s'obscurcissent. Certains disent que c'était là la prière que récitait Rav Hamnouna, et qu'après sa prière, Rabbi Alexandri disait ceci : Maître de l'univers, il est révélé et connu devant Toi que notre volonté est d'accomplir Ta volonté ; et qu'est-ce qui [nous] en empêche ? D'une part, le levain qui est dans la pâte — le mauvais penchant (yétser hara) qui est en tout homme — et, d'autre part, l'asservissement aux royaumes [étrangers]. Qu'il soit Ta volonté que Tu nous délivres de leur main — celle du mauvais penchant comme celle des royaumes étrangers — afin que nous revenions accomplir les décrets de Ta volonté d'un cœur entier.
רַבִּי אָלֶכְּסַנְדְרִי בָּתַר צְלוֹתֵיהּ אָמַר הָכִי: ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהֵינוּ, שֶׁתַּעֲמִידֵנוּ בְּקֶרֶן אוֹרָה, וְאַל תַּעֲמִידֵנוּ בְּקֶרֶן חֲשֵׁכָה, וְאַל יִדְוֶה לִבֵּנוּ, וְאַל יֶחְשְׁכוּ עֵינֵינוּ״. אִיכָּא דְאָמְרִי, הָא רַב הַמְנוּנָא מְצַלֵּי לַהּ. וְרַבִּי אָלֶכְּסַנְדְרִי בָּתַר דִּמְצַלֵּי אָמַר הָכִי: ״רִבּוֹן הָעוֹלָמִים, גָּלוּי וְיָדוּעַ לְפָנֶיךָ שֶׁרְצוֹנֵנוּ לַעֲשׂוֹת רְצוֹנֶךָ, וּמִי מְעַכֵּב? — שְׂאוֹר שֶׁבָּעִיסָּה וְשִׁעְבּוּד מַלְכֻיוֹת. יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ שֶׁתַּצִּילֵנוּ מִיָּדָם, וְנָשׁוּב לַעֲשׂוֹת חוּקֵּי רְצוֹנְךָ בְּלֵבָב שָׁלֵם״.
Après sa prière, Rava disait ceci : Mon D.ieu, avant d'avoir été formé je n'avais aucune valeur, et maintenant que j'ai été formé, c'est comme si je n'avais pas été formé — je n'ai pas plus d'importance. Je suis poussière de mon vivant, à plus forte raison dans ma mort. Me voici devant Toi tel un vase rempli de honte et d'opprobre. Qu'il soit Ta volonté, Éternel mon D.ieu, que je ne pèche plus, et ce que j'ai péché devant Toi, efface-le dans Ton abondante miséricorde — mais que ce ne soit pas au moyen de souffrances et de maladies graves, mais d'une manière que je puisse aisément supporter. Et telle est la confession (vidouï) de Rav Hamnouna Zouti à Yom Kippour.
רָבָא בָּתַר צְלוֹתֵיהּ אָמַר הָכִי: ״אֱלֹהַי, עַד שֶׁלֹּא נוֹצַרְתִּי אֵינִי כְּדַאי, וְעַכְשָׁיו שֶׁנּוֹצַרְתִּי כְּאִלּוּ לֹא נוֹצַרְתִּי. עָפָר אֲנִי בְּחַיַּי, קַל וָחוֹמֶר בְּמִיתָתִי, הֲרֵי אֲנִי לְפָנֶיךָ כִּכְלִי מָלֵא בּוּשָׁה וּכְלִימָּה. יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהַי, שֶׁלֹּא אֶחֱטָא עוֹד, וּמַה שֶּׁחָטָאתִי לְפָנֶיךָ מָרֵק בְּרַחֲמֶיךָ הָרַבִּים, אֲבָל לֹא עַל יְדֵי יִסּוּרִין וָחֳלָאִים רָעִים״. וְהַיְינוּ וִידּוּי דְרַב הַמְנוּנָא זוּטֵי בְּיוֹמָא דְכִפּוּרֵי.
Lorsque Mar, fils de Ravina, achevait sa prière, il disait ceci : Mon D.ieu, garde ma langue du mal et mes lèvres de proférer la fausseté. Que mon âme se taise devant ceux qui me maudissent, et que mon âme soit comme la poussière envers tous. Ouvre mon cœur à Ta Torah, et que mon âme poursuive Tes mitsvot. Et sauve-moi d'une mauvaise mésaventure, du mauvais penchant (yétser hara), d'une femme mauvaise, et de tous les maux qui surgissent soudain dans le monde. Et tous ceux qui méditent du mal contre moi, déjoue promptement leur dessein et anéantis leurs projets. Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur trouvent faveur devant Toi, Éternel, mon Rocher et mon Rédempteur.
מָר בְּרֵיהּ דְּרָבִינָא כִּי הֲוָה מְסַיֵּים צְלוֹתֵיהּ אָמַר הָכִי: ״אֱלֹהַי, נְצוֹר לְשׁוֹנִי מֵרָע וְשִׂפְתוֹתַי מִדַּבֵּר מִרְמָה, וְלִמְקַלְּלַי נַפְשִׁי תִדּוֹם, וְנַפְשִׁי כֶּעָפָר לַכֹּל תִּהְיֶה. פְּתַח לִבִּי בְּתוֹרָתֶךָ, וּבְמִצְוֹתֶיךָ תִּרְדּוֹף נַפְשִׁי. וְתַצִּילֵנִי מִפֶּגַע רָע, מִיֵּצֶר הָרָע, וּמֵאִשָּׁה רָעָה, וּמִכָּל רָעוֹת הַמִּתְרַגְּשׁוֹת לָבֹא בָּעוֹלָם. וְכָל הַחוֹשְׁבִים עָלַי רָעָה מְהֵרָה הָפֵר עֲצָתָם וְקַלְקֵל מַחְשְׁבוֹתָם. יִהְיוּ לְרָצוֹן אִמְרֵי פִי וְהֶגְיוֹן לִבִּי לְפָנֶיךָ ה׳ צוּרִי וְגוֹאֲלִי״.
La Guemara rapporte que lorsque Rav Chéchet observait un jeûne (taanit), il disait ceci après avoir prié : Maître de l'univers, il est révélé devant Toi que, du temps où le Temple était debout, l'homme péchait et offrait un sacrifice ; et bien que l'on n'en offrît sur l'autel que la graisse et le sang, sa faute lui était pardonnée. Et maintenant, j'ai observé un jeûne, et ma graisse et mon sang ont diminué. Qu'il soit Ta volonté que ma graisse et mon sang qui ont diminué soient comptés comme si je les avais offerts devant Toi sur l'autel, et puissé-je trouver faveur à Tes yeux. Après avoir cité des propos que divers Sages récitaient à l'issue de leurs prières, la Guemara cite d'autres passages que les Sages récitaient en différentes occasions.
רַב שֵׁשֶׁת כִּי הֲוָה יָתֵיב בְּתַעֲנִיתָא, בָּתַר דִּמְצַלֵּי אָמַר הָכִי: ״רִבּוֹן הָעוֹלָמִים, גָּלוּי לְפָנֶיךָ בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים, אָדָם חוֹטֵא — וּמַקְרִיב קָרְבָּן. וְאֵין מַקְרִיבִין מִמֶּנּוּ, אֶלָּא חֶלְבּוֹ וְדָמוֹ, וּמִתְכַּפֵּר לוֹ. וְעַכְשָׁיו יָשַׁבְתִּי בְּתַעֲנִית וְנִתְמַעֵט חֶלְבִּי וְדָמִי, יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ שֶׁיְּהֵא חֶלְבִּי וְדָמִי שֶׁנִּתְמַעֵט כְּאִילּוּ הִקְרַבְתִּיו לְפָנֶיךָ עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ, וְתִרְצֵנִי״.
Lorsque Rabbi Yo'hanan achevait l'étude du livre d'Iyov (Job), il disait ceci : L'homme finit par mourir et l'animal finit par être abattu, et tous sont voués à la mort. Aussi la mort en elle-même n'est-elle pas un motif de grande affliction. Heureux plutôt celui qui a grandi dans la Torah, dont le labeur est dans la Torah, qui procure du contentement à son Créateur, qui a grandi avec un bon renom (chem tov) et a quitté le monde avec un bon renom. Un tel homme a vécu pleinement sa vie ; et à son sujet, Chelomo (Salomon) a dit : « Un bon renom vaut mieux qu'une huile fine, et le jour de la mort que le jour de la naissance » (Kohélet 7, 1) — celui qui fut irréprochable dans sa vie atteint le jour de sa mort à un niveau plus élevé qu'il n'était au commencement.
רַבִּי יוֹחָנָן כִּי הֲוָה מְסַיֵּים סִפְרָא דְאִיּוֹב, אָמַר הָכִי: ״סוֹף אָדָם לָמוּת וְסוֹף בְּהֵמָה לִשְׁחִיטָה, וְהַכֹּל לְמִיתָה הֵם עוֹמְדִים. אַשְׁרֵי מִי שֶׁגָּדֵל בַּתּוֹרָה וַעֲמָלוֹ בַּתּוֹרָה, וְעוֹשֶׂה נַחַת רוּחַ לְיוֹצְרוֹ, וְגָדֵל בְּשֵׁם טוֹב וְנִפְטָר בְּשֵׁם טוֹב מִן הָעוֹלָם, וְעָלָיו אָמַר שְׁלֹמֹה: 'טוֹב שֵׁם מִשֶּׁמֶן טוֹב וְיוֹם הַמָּוֶת מִיּוֹם הִוָּלְדוֹ'״.
Rabbi Méir avait coutume de dire cette maxime : Étudie de tout ton cœur et de toute ton âme pour connaître Mes voies et veiller assidûment aux portes de Ma Torah. Garde Ma Torah dans ton cœur, et que la crainte de Moi soit devant tes yeux. Garde ta bouche de toute transgression, et purifie-toi et sanctifie-toi de toute faute et de toute iniquité. Et si tu agis ainsi, Moi, D.ieu, Je serai avec toi en tout lieu.
מַרְגְּלָא בְּפוּמֵּיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר: ״גְּמוֹר בְּכָל לְבָבְךָ וּבְכָל נַפְשְׁךָ לָדַעַת אֶת דְּרָכַי, וְלִשְׁקוֹד עַל דַּלְתֵי תוֹרָתִי. נְצוֹר תּוֹרָתִי בְּלִבְּךָ, וְנֶגֶד עֵינֶיךָ תִּהְיֶה יִרְאָתִי. שְׁמוֹר פִּיךְ מִכָּל חֵטְא, וְטַהֵר וְקַדֵּשׁ עַצְמְךָ מִכָּל אַשְׁמָה וְעָוֹן. וַאֲנִי אֶהְיֶה עִמְּךָ בְּכָל מָקוֹם״.
Les Sages de Yavné avaient coutume de dire : Moi qui étudie la Torah, je suis une créature de D.ieu, et mon prochain qui s'adonne à un autre travail est une créature de D.ieu. Mon ouvrage est à la ville et son ouvrage est aux champs. Je me lève tôt pour mon ouvrage et il se lève tôt pour le sien. Et de même qu'il ne prétend pas accomplir mon ouvrage, de même je ne prétends pas accomplir le sien. Et si tu venais à dire : Moi, j'étudie beaucoup la Torah, tandis que lui ne l'étudie que peu — de sorte que je vaudrais mieux que lui —, on a déjà enseigné : Que l'on offre un sacrifice abondant ou un sacrifice modeste, le mérite est le même, pourvu que l'on dirige son cœur vers le Ciel (Rav Haï Gaon, Aroukh).
מַרְגְּלָא בְּפוּמַּיְיהוּ דְּרַבָּנַן דְּיַבְנֶה: ״אֲנִי בְּרִיָּה, וַחֲבֵרִי בְּרִיָּה. אֲנִי מְלַאכְתִּי בָּעִיר וְהוּא מְלַאכְתּוֹ בַּשָּׂדֶה. אֲנִי מַשְׁכִּים לִמְלַאכְתִּי, וְהוּא מַשְׁכִּים לִמְלַאכְתּוֹ. כְּשֵׁם שֶׁהוּא אֵינוֹ מִתְגַּדֵּר בִּמְלַאכְתִּי, כָּךְ אֲנִי אֵינִי מִתְגַּדֵּר בִּמְלַאכְתּוֹ. וְשֶׁמָּא תֹּאמַר: אֲנִי מַרְבֶּה, וְהוּא מַמְעִיט — שָׁנִינוּ: אֶחָד הַמַּרְבֶּה וְאֶחָד הַמַּמְעִיט וּבִלְבַד שֶׁיְּכַוֵּין לִבּוֹ לַשָּׁמַיִם״.
Abayé avait coutume de dire : L'homme doit toujours être avisé, et user de toute stratégie, pour parvenir à la crainte du Ciel et à l'accomplissement des mitsvot. Il doit accomplir le verset : « Une réponse douce détourne la fureur » (Michlé 15, 1) et prendre des mesures pour accroître la paix avec ses frères, avec ses proches et avec tout homme — même avec un non-Juif au marché, bien que celui-ci n'ait aucune importance à ses yeux et lui soit tout à fait inconnu (Méïri) — afin qu'il soit aimé en haut, aux yeux de D.ieu, agréable en bas, aux yeux des gens, et accepté de toutes les créatures.
מַרְגְּלָא בְּפוּמֵּיהּ דְּאַבָּיֵּי: לְעוֹלָם יְהֵא אָדָם עָרוּם בְּיִרְאָה. ״מַעֲנֶה רַךְ מֵשִׁיב חֵמָה״. וּמַרְבֶּה שָׁלוֹם עִם אֶחָיו וְעִם קְרוֹבָיו וְעִם כָּל אָדָם וַאֲפִילּוּ עִם גּוֹי בַּשּׁוּק, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא אָהוּב לְמַעְלָה וְנֶחְמָד לְמַטָּה, וִיהֵא מְקוּבָּל עַל הַבְּרִיּוֹת.
Incidemment, la Guemara mentionne que l'on disait de Rabban Yo'hanan ben Zakaï que jamais personne ne le devança dans la salutation, pas même un non-Juif au marché, car Rabban Yo'hanan le saluait toujours le premier.
אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי שֶׁלֹּא הִקְדִּימוֹ אָדָם שָׁלוֹם מֵעוֹלָם, וַאֲפִילּוּ גּוֹי בַּשּׁוּק.
Rava avait coutume de dire : La finalité de la sagesse de la Torah est de parvenir à la techouva (le repentir) et aux bonnes actions ; que l'homme ne lise pas la Torah et n'étudie pas la Michna pour devenir ensuite arrogant et mépriser son père, sa mère, son maître et celui qui est plus grand que lui en sagesse ou par le nombre [de ses disciples], ainsi qu'il est dit : « Le commencement de la sagesse, c'est la crainte de l'Éternel ; bonne intelligence à tous ceux qui les accomplissent » (Téhilim 111, 10). Il n'est pas dit simplement « à ceux qui accomplissent », mais « à tous ceux qui les accomplissent » — ceux qui accomplissent ces actes comme ils doivent l'être, c'est-à-dire ceux qui les font pour eux-mêmes (lichmah), pour l'amour des actes eux-mêmes, et non ceux qui les font non pour eux-mêmes. Et Rava de poursuivre : Celui qui les accomplit non pour eux-mêmes, mieux eût valu pour lui n'être pas créé.
מַרְגְּלָא בְּפוּמֵּיהּ דְּרָבָא: תַּכְלִית חָכְמָה — תְּשׁוּבָה וּמַעֲשִׂים טוֹבִים, שֶׁלֹּא יְהֵא אָדָם קוֹרֵא וְשׁוֹנֶה וּבוֹעֵט בְּאָבִיו וּבְאִמּוֹ וּבְרַבּוֹ וּבְמִי שֶׁהוּא גָּדוֹל מִמֶּנּוּ בְּחָכְמָה וּבְמִנְיָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״רֵאשִׁית חָכְמָה יִרְאַת ה׳ שֵׂכֶל טוֹב לְכָל עוֹשֵׂיהֶם״. ״לָעוֹשִׂים״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״לְעוֹשֵׂיהֶם״ — לָעוֹשִׂים לִשְׁמָהּ וְלֹא לָעוֹשִׂים שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ. וְכָל הָעוֹשֶׂה שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ, נוֹחַ לוֹ שֶׁלֹּא נִבְרָא.
Rav avait coutume de dire : Le Monde à venir n'est pas comme ce monde-ci. Dans le Monde à venir, il n'y a ni manger, ni boire, ni procréation, ni négoce, ni jalousie, ni haine, ni rivalité. Mais les justes (tsadikim) y siègent, leurs couronnes sur la tête, et se délectent du rayonnement de la Présence divine (Chékhina), ainsi qu'il est dit : « Et ils contemplèrent D.ieu, et ils mangèrent et burent » (Chémot 24, 11) — ce qui signifie que contempler la face de D.ieu équivaut à manger et à boire.
מַרְגְּלָא בְּפוּמֵּיהּ דְּרַב: לֹא כָּעוֹלָם הַזֶּה הָעוֹלָם הַבָּא. הָעוֹלָם הַבָּא אֵין בּוֹ לֹא אֲכִילָה וְלֹא שְׁתִיָּהּ וְלֹא פְּרִיָּה וּרְבִיָּה וְלֹא מַשָּׂא וּמַתָּן וְלֹא קִנְאָה וְלֹא שִׂנְאָה וְלֹא תַּחֲרוּת, אֶלָּא צַדִּיקִים יוֹשְׁבִין וְעַטְרוֹתֵיהֶם בְּרָאשֵׁיהֶם וְנֶהֱנִים מִזִּיו הַשְּׁכִינָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֶּחֱזוּ אֶת הָאֱלֹהִים וַיֹּאכְלוּ וַיִּשְׁתּוּ״.
Berakhot 17a
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