AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Berakhot

13b

Étude de Berakhot 13b

Étude de la Guémara 13b

Guémara
« …que je te commande aujourd'hui, seront sur ton cœur. » Assurément, le mot « celles-ci » [haélé] ne vient pas restreindre la mitsva de l'intention. Au contraire, d'ici tu déduis que tout le paragraphe requiert l'intention.
״אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם עַל לְבָבֶךָ״. מִכָּאן אַתָּה לָמֵד שֶׁכָּל הַפָּרָשָׁה כּוּלָּהּ צְרִיכָה כַּוָּונָה.
Rabba bar bar 'Hana dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la halakha est conforme à l'opinion de Rabbi Akiva — tout le paragraphe requiert l'intention.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי עֲקִיבָא.
Certains rattachent cet énoncé de Rabbi Yo'hanan à ce qui fut enseigné dans une Tossefta, où figure une controverse tannaïtique. Le premier Tanna tient : celui qui récite le Chema doit diriger son cœur pour le Chema tout entier. Rabbi A'ha dit au nom de Rabbi Yehouda : dès lors qu'il a dirigé son cœur pour le premier paragraphe seulement, il n'a plus besoin d'intention. À propos de cette Tossefta, Rabba bar bar 'Hana dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la halakha est conforme à Rabbi A'ha qui a parlé au nom de Rabbi Yehouda. Bien que cette version diffère de la précédente par la forme, elle aboutit à la même conclusion.
אִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַהָא דְתַנְיָא. הַקּוֹרֵא אֶת שְׁמַע צָרִיךְ שֶׁיְּכַוֵּין אֶת לִבּוֹ, רַבִּי אַחָא מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כֵּיוָן שֶׁכִּוֵּון לִבּוֹ בְּפֶרֶק רִאשׁוֹן שׁוּב אֵינוֹ צָרִיךְ. אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי אַחָא שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה.
Il fut enseigné dans une autre baraïta sur ce sujet, qui citait des opinions différentes. De « Et elles seront », récité dans le Chema, on déduit qu'il ne doit pas être récité dans le désordre. De « Sur ton cœur », Rav Zoutra dit : jusqu'à ce point, il y a la mitsva de l'intention ; à partir de là, à commencer par le deuxième paragraphe, il n'y a que la mitsva de la récitation. Rabbi Yochiya dit l'inverse : jusqu'à ce point, il y a la mitsva de la récitation ; à partir de là, il n'y a que la mitsva de l'intention.
תַּנְיָא אִידָךְ. ״וְהָיוּ״ — שֶׁלֹּא יִקְרָא לְמַפְרֵעַ. ״עַל לְבָבֶךָ״ — רַב זוּטְרָא אוֹמֵר עַד כָּאן מִצְוַת כַּוָּונָה, מִכָּאן וְאֵילָךְ מִצְוַת קְרִיאָה. רַבִּי יֹאשִׁיָּה אוֹמֵר: עַד כָּאן מִצְוַת קְרִיאָה, מִכָּאן וְאֵילָךְ מִצְוַת כַּוָּונָה.
La Guemara comprend d'abord que Rav Zoutra exigeait la récitation seulement dans le deuxième paragraphe, tandis que dans le premier paragraphe seule l'intention était requise. La Guemara demande donc : qu'y a-t-il de différent, pour qu'à partir de là — à commencer par le deuxième paragraphe — il y ait la mitsva de la récitation ? Est-ce parce qu'il est écrit : « Et vous les enseignerez à vos enfants, pour en parler » (Devarim 11, 19) ? Ce n'est pas une preuve, car ici aussi, dans le premier paragraphe, il est écrit : « Et tu en parleras. » La mitsva de la récitation s'applique également au premier paragraphe.
מַאי שְׁנָא מִכָּאן וְאֵילָךְ מִצְוַת קְרִיאָה — דִּכְתִיב: ״לְדַבֵּר בָּם״? הָכָא נָמֵי הָא כְתִיב ״וְדִבַּרְתָּ בָּם״!
Il dit plutôt ceci : jusqu'à ce point, il y a la mitsva à la fois de l'intention et de la récitation ; mais à partir de là, il n'y a que la mitsva de la récitation sans intention.
הָכִי קָאָמַר: עַד כָּאן מִצְוַת כַּוָּונָה וּקְרִיאָה, מִכָּאן וְאֵילָךְ — קְרִיאָה בְּלֹא כַּוָּונָה.
De nouveau la Guemara demande : selon Rav Zoutra, qu'y a-t-il de différent, pour que jusqu'à ce point — dans le premier paragraphe — il y ait la mitsva à la fois de l'intention et de la récitation, parce qu'il y a deux exigences dans le premier paragraphe, ainsi qu'il est écrit : « Sur ton cœur… et tu en parleras » ? Là aussi, dans le deuxième paragraphe, il est écrit : « Et vous placerez ces paroles sur votre cœur… pour en parler » — ce qui indique que l'intention est requise dans ce paragraphe également.
וּמַאי שְׁנָא עַד כָּאן מִצְוַת כַּוָּונָה וּקְרִיאָה דִּכְתִיב ״עַל לְבָבֶךָ … וְדִבַּרְתָּ בָּם״. הָתָם נָמֵי הָא כְּתִיב ״עַל לְבַבְכֶם … לְדַבֵּר בָּם״.
La Guemara répond : ce verset est nécessaire pour en déduire ce qu'a enseigné Rabbi Yits'hak, qui a dit : « Et vous placerez ces paroles » renvoie littéralement aux paragraphes du Chema contenus dans les téfilines. Le verset enseigne que le placement des téfilines du bras doit être en face du cœur.
הַהוּא מִבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַבִּי יִצְחָק דְּאָמַר: ״וְשַׂמְתֶּם אֶת דְּבָרַי אֵלֶּה״ — צְרִיכָה שֶׁתְּהֵא שִׂימָה כְּנֶגֶד הַלֵּב.
Le Maître a dit : Rabbi Yochiya dit : jusqu'à ce point — à la fin du premier paragraphe — il y a la mitsva de la récitation ; à partir de là, il y a la mitsva de l'intention. La Guemara demande : qu'y a-t-il de différent, pour qu'à partir de là — à commencer par le deuxième paragraphe — il y ait la mitsva de l'intention ? Est-ce parce qu'il est écrit dans le deuxième paragraphe : « Et vous placerez ces paroles sur votre cœur » ? Ce n'est pas une preuve, car ici aussi, dans le premier paragraphe, il est écrit : « Sur ton cœur. »
אָמַר מָר, רַבִּי יֹאשִׁיָּה אוֹמֵר: עַד כָּאן מִצְוַת קְרִיאָה, מִכָּאן וְאֵילָךְ — מִצְוַת כַּוָּונָה. מַאי שְׁנָא מִכָּאן וְאֵילָךְ מִצְוַת כַּוָּונָה — מִשּׁוּם דִּכְתִיב ״עַל לְבַבְכֶם״, הָכָא נָמֵי הָא כְּתִיב ״עַל לְבָבֶךָ״!
La Guemara répond qu'il dit ceci : jusqu'à ce point, il y a la mitsva à la fois de la récitation et de l'intention ; mais à partir de là, il n'y a que la mitsva de l'intention sans récitation.
הָכִי קָאָמַר: עַד כָּאן, מִצְוַת קְרִיאָה וְכַוָּונָה, מִכָּאן וְאֵילָךְ — כַּוָּונָה בְּלֹא קְרִיאָה.
La Guemara poursuit : et qu'y a-t-il de différent, pour que jusqu'à ce point — dans le premier paragraphe — il y ait la mitsva de la récitation et de l'intention, parce qu'il y a deux exigences, ainsi qu'il est écrit : « Sur ton cœur » de même que « Et tu en parleras » ? Là aussi, à propos du deuxième paragraphe, n'est-il pas écrit : « Et vous placerez ces paroles sur votre cœur… et vous les enseignerez à vos enfants, pour en parler » ?
וּמַאי שְׁנָא עַד כָּאן מִצְוַת קְרִיאָה וְכַוָּונָה — דִּכְתִיב ״עַל לְבָבֶךָ״ ״וְדִבַּרְתָּ בָּם״, הָתָם נָמֵי הָא כְּתִיב ״עַל לְבַבְכֶם … לְדַבֵּר בָּם״!
Rabbi Yochiya répondit : ce verset-là se rapporte à l'étude de la Torah en général, et non à la récitation du Chema en particulier. Et la Torah dit ceci : enseignez la Torah à vos enfants, afin qu'ils y soient versés.
הַהוּא בְּדִבְרֵי תוֹרָה כְּתִיב. וְהָכִי קָאָמַר רַחֲמָנָא: אַגְמִירוּ בְּנַיְיכוּ תּוֹרָה, כִּי הֵיכִי דְּלִיגְרְסוּ בְּהוּ.
Berakhot 13b
100%
ברכות י״ג במַסֶּכֶת בְּרָכוֹת