Mishna 1
MICHNA : Au sujet d'un œuf pondu un jour de fête (Yom Tov), Beit Chammaï disent : il peut être mangé ce jour-là même, et Beit Hillel disent : il ne peut pas être mangé — comme la Guemara l'expliquera longuement. À propos de ce cas exceptionnel, où Beit Chammaï sont indulgents et Beit Hillel rigoureux, la Michna cite d'autres halakhot des fêtes présentant ce phénomène inhabituel. Beit Chammaï disent : le levain (séor) — c'est-à-dire une pâte qui a tellement fermenté qu'elle ne sert plus de nourriture mais d'agent levant pour d'autres pâtes — est interdit à Pessa'h dans la mesure d'un kazayit (volume d'une olive) ; mais la mesure du 'hamets comestible (pain levé) est plus grande : celle d'une grosse datte (kakotévet). Et Beit Hillel disent : pour l'un comme pour l'autre, la mesure est celle d'un kazayit.
בֵּיצָה שֶׁנּוֹלְדָה בְּיוֹם טוֹב, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: תֵּאָכֵל, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: לֹא תֵּאָכֵל. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: שְׂאוֹר בְּכַזַּיִת וְחָמֵץ בְּכַכּוֹתֶבֶת, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: זֶה וְזֶה בְּכַזַּיִת.(משנה)
De plus, au sujet de celui qui abat un animal sauvage (non domestique) ou un oiseau un jour de fête — cas où la Torah ordonne de recouvrir le sang après l'abattage (Vayikra 17, 13) — Beit Chammaï disent : il creuse de la terre avec une bêche (daker) et recouvre le sang avec cette terre, d'emblée (lekhate'hila). Et Beit Hillel disent : il ne doit pas abattre d'emblée, sauf s'il avait de la terre préparée à cet effet depuis la veille (« tant qu'il faisait encore jour »). Mais Beit Hillel concèdent eux-mêmes que si l'on a déjà abattu l'animal ou l'oiseau, alors on creuse à la bêche et l'on recouvre le sang. Et ils s'accordent aussi sur le fait que les cendres d'un foyer (kira) sont considérées comme préparées (moukhan) pour l'usage de recouvrir le sang — comme la Guemara l'expliquera.
הַשּׁוֹחֵט חַיָּה וָעוֹף בְּיוֹם טוֹב, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: יַחְפּוֹר בַּדָּקָר וִיכַסֶּה, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: לֹא יִשְׁחוֹט אֶלָּא אִם כֵּן הָיָה לוֹ עָפָר מוּכָן מִבְּעוֹד יוֹם. וּמוֹדִים שֶׁאִם שָׁחַט, שֶׁיַּחְפּוֹר בַּדָּקָר וִיכַסֶּה — שֶׁאֵפֶר כִּירָה מוּכָן הוּא.
Guémara
GUEMARA : La Guemara s'interroge : de quel cas traitons-nous dans cette Michna ? Si l'on dit qu'il s'agit d'une poule destinée à être mangée — c'est-à-dire que l'on prévoyait d'abattre et de manger une poule qui a pondu un œuf — quelle est la raison pour laquelle Beit Hillel interdisent de manger l'œuf ? C'est une nourriture qui s'est détachée [oukhla de'ifrat] : la poule entière est considérée comme nourriture, puisqu'elle est destinée à être mangée, et cet œuf n'est qu'une partie qui s'en est séparée. Tout comme on peut consommer la poule elle-même un jour de fête, son œuf devrait pareillement être propre à la consommation.
גְּמָ׳ בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּתַרְנְגוֹלֶת הָעוֹמֶדֶת לַאֲכִילָה, מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּבֵית הִלֵּל? אוּכְלָא דְּאִפְּרַת הוּא!
La Michna doit donc plutôt traiter du cas d'une poule destinée à pondre des œufs (et non à être mangée). Puisque son propriétaire a décidé de ne pas la manger ce jour de fête, elle est classée comme mise de côté [mouktsé] ; or les objets mouktsé ne peuvent même pas être déplacés, encore moins mangés. Et puisque la poule elle-même est mouktsé, son œuf l'est aussi.
אֶלָּא, בְּתַרְנְגוֹלֶת הָעוֹמֶדֶת לְגַדֵּל בֵּיצִים.
La Guemara demande : s'il en est ainsi, quelle est la raison de Beit Chammaï pour permettre de manger l'œuf ? Après tout, il est mouktsé ! La Guemara s'étonne de cette question : et où est la difficulté ? Peut-être Beit Chammaï ne tiennent-ils pas pour la prohibition de mouktsé ! Il existe diverses opinions sur la portée de l'interdit de mouktsé. Il est possible que Beit Chammaï, comme d'autres tannaïm, estiment qu'il n'y a pas d'interdit pour ce type de mouktsé — et c'est peut-être là l'objet même de leur controverse avec Beit Hillel.
מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּבֵית שַׁמַּאי? מוּקְצֶה הִיא! וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא בֵּית שַׁמַּאי לֵית לְהוּ מוּקְצֶה!
Avant d'énoncer les solutions qu'elle propose à cette difficulté, la Guemara note : il nous vient à l'esprit de dire que même celui qui permet de déplacer un objet mis de côté par ses propriétaires un jour de fête ou un Chabbat interdit, lui, un objet qui vient de naître [nolad] ce jour-là. On ne peut déplacer un objet venu à l'existence un jour de fête ou un Chabbat, car le propriétaire n'a jamais envisagé de pouvoir s'en servir. Or cet œuf est assurément un objet venu à l'existence ce jour de fête. Quelle est alors la raison de Beit Chammaï [qui le permettent malgré tout] ?
קָא סָלְקָא דַּעְתִּין: אֲפִלּוּ מַאן דְּשָׁרֵי בְּמוּקְצֶה, בְּנוֹלָד אָסַר. מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּבֵית שַׁמַּאי?
Rav Na'hman dit : en réalité, la Michna traite bien d'une poule destinée à pondre des œufs ; mais notre supposition précédente était erronée. Car le Sage qui tient qu'il y a un interdit de mouktsé en général tient aussi qu'il y a un interdit de nolad ; et celui qui ne tient pas l'interdit de mouktsé ne tient pas non plus l'interdit de nolad. Par conséquent, la controverse se résume ainsi : Beit Chammaï tiennent comme l'opinion de Rabbi Chimon, qui soutient qu'il n'y a pas d'interdit de mouktsé ; et Beit Hillel tiennent comme l'opinion de Rabbi Yehouda, qui statue qu'il y a un interdit de mouktsé.
אָמַר רַב נַחְמָן: לְעוֹלָם בְּתַרְנְגוֹלֶת הָעוֹמֶדֶת לְגַדֵּל בֵּיצִים, וּדְאִית לֵיהּ מוּקְצֶה — אִית לֵיהּ נוֹלָד, וּדְלֵית לֵיהּ מוּקְצֶה — לֵית לֵיהּ נוֹלָד. בֵּית שַׁמַּאי כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, וּבֵית הִלֵּל כְּרַבִּי יְהוּדָה.
La Guemara s'étonne de cette explication : et Rav Na'hman a-t-il vraiment dit que Beit Hillel tiennent comme Rabbi Yehouda ? Mais n'avons-nous pas appris dans une Michna (Chabbat 143a) : Beit Chammaï disent : on peut retirer de la table les os et les écorces [restes du repas], bien qu'ils soient immangeables et mouktsé. Et Beit Hillel disent : il est interdit de le faire ; on retire plutôt le plateau (tavla) tout entier — qui constitue, lui, un ustensile que l'on peut porter — et on le secoue d'un coup. En déplaçant la table, qui n'est pas mouktsé, on parvient à faire tomber os et écorces, mais on ne peut déplacer ces restes eux-mêmes.
וּמִי אָמַר רַב נַחְמָן הָכִי? וְהָתְנַן: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מַגְבִּיהִין מֵעַל הַשֻּׁלְחָן עֲצָמוֹת וּקְלִיפִּין, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מְסַלֵּק אֶת הַטַּבְלָא כּוּלָּהּ וּמְנַעֲרָהּ.
Et Rav Na'hman a dit [à propos de cette Michna] : cette version-là n'est pas conforme à la halakha ; il faut au contraire inverser les opinions, car nous n'avons rien d'autre que la version suivante de cette controverse : Beit Chammaï tiennent comme Rabbi Yehouda, qui soutient que l'interdit de mouktsé s'applique, tandis que Beit Hillel tiennent comme Rabbi Chimon, qui soutient que la halakha de mouktsé ne s'applique pas. Pourquoi donc Rav Na'hman explique-t-il [ici] que la décision de Beit Hillel, dans le cas de l'œuf de notre Michna, repose sur l'opinion de Rabbi Yehouda — qui tient qu'il y a effectivement un interdit de mouktsé ?
וְאָמַר רַב נַחְמָן: אָנוּ אֵין לָנוּ אֶלָּא בֵּית שַׁמַּאי כְּרַבִּי יְהוּדָה, וּבֵית הִלֵּל כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן!
La Guemara répond que Rav Na'hman aurait pu te dire : au sujet de Chabbat, c'est un cas où le tanna nous a enseigné une Michna anonyme (stam) — généralement reçue comme la halakha — conforme à l'opinion de Rabbi Chimon, comme nous l'avons appris dans une Michna (Chabbat 156b) : on peut couper des courges devant un animal pour faciliter leur consommation, et de même on peut découper une carcasse devant des chiens — même si l'animal est mort le Chabbat — pour leur permettre de la consommer. Bien que cette carcasse soit classée mouktsé, on peut la déplacer le Chabbat.
אָמַר לְךָ רַב נַחְמָן: גַּבֵּי שַׁבָּת, דִּסְתַם לַן תְּנָא כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דִּתְנַן: מְחַתְּכִין אֶת הַדִּלּוּעִין לִפְנֵי הַבְּהֵמָה, וְאֶת הַנְּבֵלָה לִפְנֵי הַכְּלָבִים —
La Guemara conclut : cette Michna anonyme du traité Chabbat est conforme à l'opinion de Rabbi Chimon. C'est pour cette raison que Rav Na'hman établit, là, que la controverse entre Beit Hillel et Beit Chammaï doit se comprendre ainsi : Beit Hillel tiennent comme Rabbi Chimon — dont la halakha suit apparemment l'avis, puisqu'il est de principe que la halakha est toujours conforme à Beit Hillel. Cependant…
מוֹקֵים לָהּ לְבֵית הִלֵּל כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן. אֲבָל
Rachi
ביצה לא תאכל - בו ביום בגמרא מפרש טעמא:,שאור בכזית - משום דהני תלת מילי הוו מקולי בית שמאי ומחומרי בית הלל גבי יו"ט תנא להו גבי הדדי ובגמרא מפרש טעמייהו:,בככותבת - תמרה:
יחפור בדקר - פיל"א בלע"ז:,ומודים שאם שחט כו' - כדמפרש טעמא בגמ' כשיש לו דקר נעוץ מבעוד יום:,שאפר כירה מוכן הוא - בגמרא בעי מאי קאמר:
גמ' העומדת לאכילה - שאינה מוקצת:,אוכלא דאפרת - אוכל שנפרד וחבירו במנחות חבורי אוכלין כמאן דמפרתי דמו וכן בשחיטת חולין (דף עג.):
לית להו מוקצה - דדלמא כר' שמעון סבירא להו דאמר בפרק [כירה] (שבת דף מד.) מותר השמן שבנר ושבקערה אסור (דברי רבי יהודה) ור"ש מתיר:
קא סלקא דעתין - להכי פרכינן מאי טעמייהו דבית שמאי דקא סלקא דעתין דאפי' לר' שמעון דשרי במוקצה בנולד אסיר דאילו במוקצה סבירא ליה לא מקצי איניש מדעתיה מידי דחזי ליה אבל נולד לא הוה ידע דנהוי דעתיה עלויה:
ומי אמר רב נחמן הכי - דבית הלל כר' יהודה:,מגביהין - בשבת מעל השלחן עצמות שאינן ראוין לאכילה וקליפי אגוזים ולא חיישינן למוקצה:,ובית הלל אומרים - אין מטלטלין אותן בידים שמוקצה הן:,אלא מסלק הטבלא - שיש תורת כלי עליה ומנערה:
ואמר רב נחמן אנו אין לנו - בשיטת משנה זו לפי שמוחלפת שיטתה אלא כך שמעתי מרבותינו דבית שמאי כרבי יהודה ומחמרי ובית הלל כרבי שמעון:
מחתכין דלועין - תלושין לפני הבהמה ולא אמרינן טרחא דלאו צורך הוא:,ואת הנבילה לפני הכלבים - ואע"פ שנתנבלה בשבת דבין השמשות לא היתה עומדת לאכילת כלבים אפילו הכי שרי דלית לן מוקצה בשבת הלכך מגביהין מעל השלחן דמיירי בשבת מוקים לבית הלל דנימרו כר' שמעון כי היכי דלא תקשי הלכתא אהלכתא דקיימא לן הלכה כסתם משנה וקיימא הלכה כבית הלל אבל גבי יום טוב דאשכחן דסתם רבי כרבי יהודה:
Tossafot
ביצה שנולדה בי"ט בש"א תאכל ובה"א לא תאכל. וא"ת אמאי לא תנא אוסרין ומתירין וכי תימא אוסרין משמע שאסור לעולם זה אינו דאמרינן לקמן (ביצה דף ו.) אפרוח שנולד בי"ט אסור והיינו ביומו ועוד דאמרינן (לקמן ביצה ל:) מותר שמן שבנר רבי יהודה אוסר והיינו דוקא באותו יום ויש לומר דאי הוה תני אוסרין ומתירין הייתי אומר שמה שמתירין הביצה היינו לטלטל אבל באכילה אסורה והכי אמרינן (לקמן ביצה דף כד.) גבי נכרי אחד שהביא דגים לפני רבן גמליאל ואמר מותרים הם אלא שאין רצוני לקבל הימנו ומסיק מאי מותרים לטלטל אבל באכילה אסורים ואם תאמר לבית הלל דאמרי לא תאכל אבל לטלטל שרי והא קי"ל (לקמן ביצה ד.) דאף לטלטל אסור לכן פירש ר"י דנקט כי האי לישנא דסתם ביצה לאכילה קיימא עוד יש לומר דנקט לבית שמאי תאכל משום דמשמע אכילה וטלטול דאין אכילה בלא טלטול ובית הלל אסרי אף בטלטול אלא אגב דנקטי ב"ש תאכל נקטי אינהו לא תאכל:,שאור בכזית. לא שייך הכא מידי אלא מייתי כאן תלת מילי גבי יום טוב דבית הלל לחומרא וב"ש לקולא:
אוכלא דאפרת הוא. פירוש אוכל הנפרד מן האוכל הוא דהביצה שנולדה נפרדה היא מן התרנגולת ואי בעי שחיט לה ואכיל כל שבגוה:
דלמא בית שמאי לית להו מוקצה. תימה במתני' קאמר בהדיא דבית שמאי אית להו מוקצה דקתני (לקמן ביצה דף י.) לא יטול אלא אם כן נענע מבעוד יום ויש לומר דמוקצה דבעלי חיים חמיר טפי ומוקצה ביותר והתם הוא דאית ליה מוקצה כדחזינא ר"ש דאע"ג דלית ליה מוקצה אית ליה (שבת דף מה.) גבי גרוגרת וצמוקים דאתקצאי טפי:
קא סלקא דעתין דאפי' מאן דשרי מוקצה בנולד אסיר. דלא מקצי איניש מאי דחזי ליה אבל בנולד לא הוה ידע מאתמול ותימה דהא רבי שמעון דשרי במוקצה שרי בנולד כדאמרינן בשבת (דף כט.) רבי יהודה אומר אין מסיקין בשברי כלים ור"ש מתיר אע"ג דהוי נולד וי"ל דלא דמי דהאי נולד דהכא הוי נולד טפי שמתחילה לא היה בעולם אבל התם הכלי היה בעולם רק שנשבר וכן משמע נמי בעירובין (דף מה: ושם) מיא בעיבא מיבלע בליעי ופריך כל שכן דהוי נולד ואסור ומאי פריך ודלמא ההוא כר' שמעון דהא רבי שמעון מתיר בנולד אלא ודאי היינו טעמא כדפרישית דכיון דבליעי לא היו כלל בעולם ואפי' ר' שמעון מודה דהאי נולד אסור:
מגביהין מעל השלחן עצמות וקליפין. פ"ה אע"ג דאין ראוין לא למאכל אדם ולא למאכל בהמה ולא נהירא דהא איכא בסיפא ושער של אפונין ושער של עדשים מפני שהן ראוין למאכל בהמה לכך נ"ל שהם ראוים למאכל בהמה כגון עצמות רכים וקליפי תפוחים ובית הלל סברי כיון דלא חזי למאכל אדם לא:,ובית הלל אומרים מסלק את הטבלא ומנערה. תימה והלא היא בסיס לדבר האסור דהא לא שכח הואיל והניחם שם מדעתו ויש לומר דלפירוש רבינו תם ניחא דפירש במסכת שבת דלא הוי בסיס לדבר האסור אלא כשדעתו להניחם שם כל היום אי נמי כיון דהוו שם אוכלין הוה ליה בסיס לדבר האסור ולדבר המותר ושרי כדמוכח פרק נוטל (שבת דף קמב.) ועוד דאין זה מניח בכוונה דהא אינו חושש היכן יפלו:
דתנן מחתכין את הדלועין לפני הבהמה ואת כו'. וא"ת היכי דמי אי בדלועין שהיו מחוברין בין השמשות בהא ודאי מודה ר' שמעון גזרה שמא יעלה ויתלוש וי"ל דמיירי בתלושין וסלקא דעתך דאסור דמשוה להו אוכלין לפי שהן קשין והחתוך מרכך אותם:,ואת הנבלה כו'. אנו צריכין לפרש שנתנבלה בשבת ומכל מקום תני להו בהדי הדדי דאע"ג דבדלועין לא הוי טעמא משום מוקצה כמו בנבלה משום דבשניהם שייך לשון מחתכין:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.