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Traité Bechorot

49b

Étude de Bechorot 49b

Étude de la Mishna & Guémara 49b

Ici aussi, la halakha ne diffère pas.
הָכָא נָמֵי לָא שְׁנָא.
Et Shmouel pourrait te répondre : là — s'agissant des fiançailles — il est en son pouvoir de fiancée dès maintenant, lorsqu'il lui a remis les pièces ; le fait que l'argent ait été dépensé est donc sans importance. En revanche, ici — cas de la rédemption — il n'est pas en son pouvoir de racheter son fils dès maintenant. Quant à la halakha pratique dans ce différend, la Guemara commente : et bien que nous maintenions comme principe que, partout où Rav et Shmouel divergent, la halakha suit l'avis de Rav en matière d'interdits et celui de Shmouel en matière de droit pécuniaire, ici la halakha suit l'avis de Shmouel, qui tient que si l'on rachète son fils dans les trente jours, il n'est pas racheté.
וּשְׁמוּאֵל אָמַר לָךְ: הָתָם — בְּיָדוֹ לְקַדְּשָׁהּ מֵעַכְשָׁיו, הָכָא — אֵין בְּיָדוֹ לִפְדּוֹתוֹ מֵעַכְשָׁיו. וְאַף עַל גַּב דְּקַיְימָא לַן, דְּכֹל הֵיכָא דִּפְלִיגִי רַב וּשְׁמוּאֵל — הִלְכְתָא כְּרַב בְּאִיסּוּרֵי וְכִשְׁמוּאֵל בְּדִינֵי, הָכָא הִלְכְתָא כְּוָותֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל.
La Guemara soulève une difficulté : nous avons appris dans la michna de l'amoud précédent : si le fils premier-né meurt dans les trente jours suivant la naissance, bien que le père ait donné cinq sela au Cohen, le Cohen doit lui rendre les cinq sela. La Guemara infère : la raison pour laquelle il doit rendre l'argent est que le fils est mort. Mais s'il n'est pas mort dans les trente jours, son fils est racheté, malgré le fait que le père ait remis l'argent au Cohen avant le moment voulu. Cette inférence contredit l'avis de Shmouel. La Guemara répond : ici nous traitons d'un cas où l'argent est encore en existence — c'est-à-dire en possession du Cohen.
תְּנַן: מֵת בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים יוֹם, אַף עַל פִּי שֶׁנָּתַן לַכֹּהֵן — יַחְזִיר לוֹ חָמֵשׁ סְלָעִים. טַעְמָא דְּמֵת, הָא לֹא מֵת — בְּנוֹ פָּדוּי! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? דְּאִיתַנְהוּ לְמָעוֹת.
La Guemara commente : viens entendre une autre difficulté tirée de la michna : si le père du fils premier-né meurt dans les trente jours suivant la naissance, le statut présumé du fils est qu'il n'est pas racheté, jusqu'à ce qu'on lui dise qu'il l'est. Mais si l'on lui dit qu'il est racheté, la rédemption est effective — en contradiction avec l'avis de Shmouel. La Guemara répond : là aussi, il s'agit d'un cas où l'argent est encore en existence, en possession du Cohen.
תָּא שְׁמַע: בְּחֶזְקַת שֶׁלֹּא נִפְדָּה עַד שֶׁיֹּאמְרוּ לוֹ שֶׁנִּפְדָּה! הָתָם נָמֵי דְּאִיתַנְהוּ לְמָעוֹת בְּעֵינַיְיהוּ.
La Guemara relate qu'un tanna enseigna une baraïta en présence de Rav Yehouda : celui qui rachète son fils premier-né dans les trente jours suivant sa naissance — son fils est racheté. Rav Yehouda lui dit : Shmouel a dit que son fils n'est pas racheté, et toi tu dis qu'il est racheté ? La Guemara commente : et bien que nous maintenions que la halakha suit l'avis de Rav en matière d'interdits et celui de Shmouel en matière de droit pécuniaire, ici la halakha suit l'avis de Shmouel.
תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה: הַפּוֹדֶה אֶת בְּנוֹ בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים יוֹם — בְּנוֹ פָּדוּי. אֲמַר לֵיהּ: שְׁמוּאֵל אָמַר אֵין בְּנוֹ פָּדוּי, וְאַתְּ אָמְרַתְּ בְּנוֹ פָּדוּי?! וְאַף עַל גַּב דְּקַיְימָא לַן כְּרַב בְּאִיסּוּרֵי וְכִשְׁמוּאֵל בְּדִינֵי, הָכָא הִלְכְתָא כְּוָתֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל.
§ La michna enseigne que s'il a à la fois lui-même à racheter et son fils à racheter, sa propre rédemption précède celle de son fils. Les Sages enseignèrent dans une baraïta : s'il a à la fois lui-même à racheter et son fils à racheter, sa propre rédemption précède celle de son fils. Rabbi Yehouda dit : la rédemption de son fils précède, car la mitsva de racheter le père incombe à son propre père, tandis que la mitsva de racheter son fils lui incombe à lui. Il doit donc d'abord accomplir la mitsva qui lui incombe en personne, en rachetant son fils.
הוּא לִפְדּוֹת וּבְנוֹ לִפְדּוֹת — הוּא קוֹדֵם לִבְנוֹ וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: הוּא לִפְדּוֹת וּבְנוֹ לִפְדּוֹת — הוּא קוֹדֵם לִבְנוֹ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּנוֹ קוֹדְמוֹ, שֶׁמִּצְוָתוֹ עַל אָבִיו, וּמִצְוַת בְּנוֹ עָלָיו.
Rabbi Yirmeya dit : tous conviennent que, dans un cas où il n'y a que cinq sela disponibles et que l'on doit racheter à la fois soi-même et son fils, sa propre rédemption précède celle de son fils, malgré ce que la michna laisse entendre en sens inverse. Quelle en est la raison ? Sa propre mitsva est préférable à celle qu'il accomplit pour autrui. Ils divergent dans un cas où il y a à la fois un terrain valant cinq sela qui est un bien grevé — vendu antérieurement à d'autres — et un terrain valant cinq sela qui est un bien libre.
אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: הַכֹּל מוֹדִים הֵיכָא דְּלֵיכָּא אֶלָּא חָמֵשׁ סְלָעִים — הוּא קוֹדֵם לִבְנוֹ, מַאי טַעְמָא? דְּמִצְוָה דִּידֵיהּ עֲדִיף. כִּי פְּלִיגִי הֵיכָא דְּאִיכָּא חָמֵשׁ מְשׁוּעְבָּדוֹת וְחָמֵשׁ בְּנֵי חוֹרִין.
La Guemara explique le raisonnement du différend : Rabbi Yehouda estime qu'un prêt inscrit dans la Torah — c'est-à-dire une obligation financière de droit toraïque, comme la rédemption du fils premier-né au moyen de cinq sela — est considéré comme s'il était inscrit dans un document, et peut donc être recouvré sur un bien grevé, comme tout prêt consigné par écrit. Les cinq sela grevés sont donc disponibles pour sa propre rédemption, mais non pour celle de son fils, car la vente du bien a vraisemblablement eu lieu avant la naissance de son fils premier-né. Le Cohen va donc saisir le terrain valant cinq sela qui est grevé pour sa propre rédemption, comme toute dette consignée par écrit ; et avec ces cinq sela de bien libre, il rachète son fils. Ainsi, l'on peut accomplir les deux mitsvot.
רַבִּי יְהוּדָה סָבַר: מִלְוָה הַכְּתוּבָה בַּתּוֹרָה — כִּכְתוּבָה בִּשְׁטָר דָּמְיָא, וְדִידֵיהּ אָזֵיל וְטָרֵיף מִמְּשַׁעְבְּדִי, וּבְהָנֵי חָמֵשׁ בְּנֵי חוֹרִין — פָּרֵיק לֵיהּ לִבְרֵיהּ.
Et les Rabbins estiment : un prêt inscrit dans la Torah n'est pas considéré comme s'il était inscrit dans un document, car les acheteurs ne sauraient pas se prémunir contre une saisie s'il n'est pas consigné par écrit. Les cinq sela grevés ne sont donc pas disponibles pour la rédemption ; par conséquent, sa propre mitsva est préférable, et il se rachète avec le terrain non grevé.
וְרַבָּנַן סָבְרִי: מִלְוָה הַכְּתוּבָה בַּתּוֹרָה — לָאו כִּכְתוּבָה בִּשְׁטָר דָּמְיָא, הִלְכָּךְ מִצְוָה דִּידֵיהּ עָדִיף.
Mishna 1
MICHNA : Les cinq sela de la rédemption du fils premier-né — à propos desquels il est écrit : « Cinq sicles d'argent, selon le sicle du Sanctuaire » (Bamidbar 18, 16) — sont calculés au moyen d'une maneh tyrienne. La teneur en argent de la monnaie tyrienne est nettement supérieure à celle de la monnaie provinciale, qui ne vaut qu'un huitième de sa valeur.
מַתְנִי׳ חָמֵשׁ סְלָעִים שֶׁל בֵּן — בְּמָנֶה צוֹרִי.(משנה)
Les trente sicles versés au propriétaire d'un esclave cananéen tué par un bœuf (voir Shemot 21, 32), les cinquante sicles versés par un violeur (Devarim 22, 29) et par un séducteur (Shemot 22, 16) d'une jeune vierge, et les cent sicles versés par celui qui calomnie sa fiancée en prétendant qu'elle n'est pas vierge (Devarim 22, 19) — tous, même dans les cas où le mot « sicle » n'est pas explicitement écrit, sont payés au sicle du Sanctuaire, dont la valeur est de vingt guéras (Bamidbar 18, 16), calculé au moyen d'une maneh tyrienne. Et toutes les obligations pécuniaires sont acquittées — c'est-à-dire payées — en pièces ou en objets d'une valeur équivalente à de l'argent, sauf les demi-sicles donnés au Temple chaque année, qui doivent être remis spécifiquement en pièces.
שְׁלֹשִׁים שֶׁל עֶבֶד, חֲמִשִּׁים שֶׁל אוֹנֵס וְשֶׁל מְפַתֶּה, וּמֵאָה שֶׁל מוֹצִיא שֵׁם רַע — כּוּלָּם בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ, בְּמָנֶה צוֹרִי. וְכוּלָּן נִפְדִּין בְּכֶסֶף וּבְשָׁוֵה כֶּסֶף, חוּץ מִשְּׁקָלִים.
Guémara
GUEMARA : La michna a dit que les cinq sela de la rédemption du fils sont calculés au moyen d'une maneh tyrienne. Pour l'expliquer, Rabbi Assi dit : il faut donner cinq sela de la maneh utilisée à Tyr. Rabbi Ami dit : les cinq sela valent un dinar d'or arabe. Rabbi Hanina dit : il existe un sela syrien [istera], dont huit se vendent pour un grand dinar d'or. Il faut en donner cinq pour la rédemption du fils.
גְּמָ׳ מָנֶה צוֹרִי. אָמַר רַבִּי אַסִּי: מָנֶה שֶׁל צוֹר. רַבִּי אַמֵּי אָמַר: דִּינָרָא (ערבא) [עַרְבָיָא]. רַבִּי חֲנִינָא אוֹמֵר: אִיסְתֵּרָא סֻרְסְיָא דְּמִיזְדַּבְּנָא תְּמָנְיָא בְּדִינָרָא, חֲמֵשׁ מִינַּיְיהוּ לְפִדְיוֹן הַבֵּן.

Rachi

ת"ש - ממתניתין מת האב בתוך שלשים בחזקת שלא נפדה כו': ,עד שיביא ראיה גרסינן - ואי מייתי ראיה הוי פדוי וקשיא לשמואל:

ודידיה - חמש סלעים דידיה אזיל כהן וטריף ממשעבדי שהרי שיעבודו של כהן קדם והיינו דקאמר שמצותו על אביו כלומר שמאביו נשתעבדו אותן נכסים לכהן:,ובהנך חמש בני חרי פריק לבניה - מיד דאי יהיב בני חרי משום פדיון דידיה תו לא מיפריק בנו דשמא שיעבוד הלקוחות קודם ללידת בנו:

לאו ככתובה בשטר דמיא - ואי יהיב בני חרי בשביל פדיון בנו תו לא מיפריק איהו דכהן לא מצי טריף לקוחות:

מתני' מנה צורי - מפרש בגמרא:

חמשים של אונס ושל מפתה - כלומר וכן חמשים של אונס וכו':,וכולן בשקל הקדש - דהוו עשרין מעין ואותן מעין שבמעות מנה צורי. ובגמ' מפרש למה לי למיהדר ולמיתני האי וכו':,חוץ משקלים - שקלים הבאים בלשכה באדר אין מביאין שם אלא מטבע של חצי שקלים:

גמ' מנה של צורי - היוצא במדינת צורי דהסלע ד' זוזים והזוז במשקל זהב של משקל שני פשיטין ומחצה למשקל הברזל:,רבי אמי אומר - סלע צורי היינו דינר ערבא ישמעאלי. ולא פירש לי שיעורו ומצאתי בתשובת הגאונים בבליים ששבעה דינרים האמורים בכל הש"ס שהדינר שש מעה כסף עושין עשרה מאותן של ערביא ובלשון ערבי קורין אותה מגרעות:,איסתירא סוסריתא - סלעים מיושנים:,דמזדבנא תמניא - מינייהו בדינרא:

Tossafot

ודידיה אזיל וטריף ממשעבדי ובהני חמש בני חורין פריק ליה לבריה - וא"ת היכי טריף ממשעבדי הא אין נפרעין מנכסים משועבדים במקום שיש בני חורין והא איכא חמש בני חורין ואם היה פורק בנו תחלה הוה ניחא וא"ת אכתי ליהדרי לקוחות מהני חמש שפדה כהן בנו דמה נפשך שיעבודם קודם ללידת בנו דאי לידת בנו קדמה אם כן היה יכול לטרוף מן הלקוחות לפדיון בנו כמו לפדיון עצמו וי"ל דהכא מלקוחות שקנו מאביו לפיכך אין חוזרין על הנכסים שקנה הוא ועוד י"ל כגון שלא כתב ללקוחות דאקני והוא קנה הנך חמש בני חרי אחרי כן ואפי' היכא דכתב ליה דאקני בעיא בפרק מי שמת (ב"ב דף קנז.) אבל היכא דלא כתב ליה קיימא לן דלא משתעבד ואם תאמר אי הנך משעבדי בנכסים שקנה מאביו ניחא אבל בנכסים שקנה הוא היכי משתעבדי לפדיונו דהא אימת חל חיוב פדיון עצמו כשהביא שתי שערות שנעשה גדול תו לא אשתעבד נכסים שקנה אחרי כן דלא כתב ליה לכהן דאיקני וצריך לומר דעל כרחין מיירי כשירש מאביו מיהו לר' יהודה נמי זימנין דמשכחת לההוא קודם לבנו כגון שאין לו נכסים מאביו ומשהביא שערות קנה הני קרקעות ומכרם לאחר לידת בנו דלפדיון בנו אזיל וטריף ממשעבדי ועוד י"ל דנכסים שקנה אחרי כן חל עלייהו שיעבוד לענין פדיון ואע"ג דלא כתב דאיקני דכל שעתא ושעתא רכיב עליה חיוב פדיון וכיון דחשבינן ליה כמלוה בשטר הוי כאילו נכתב לאחר שקנה הקרקעות:

חמש סלעים של בן (ב') [כו'] - אשם בכסף שקלים וערכין לא איצטריך ליה לתנא למיתני דבאשם כתיב בהדיא בשקל הקדש וערכין נמי פשיטא דבשקל הקדש הוו כיון דכתיב (ויקרא כ״ז:כ״ה) וכל ערכך יהיה בשקל הקדש:

אמר רבי אסי מנה של צורי - פי' בקונט' היוצא במדינת צור וזהו שיעור סלע של אותו מנה דבסלע ד' זוזים והזוז כמשקל זהוב של משקל שני פשיטים ומחצה למשקל הברזל ונראה שקבלה היתה בידו מרבותיו ומשמע שרוצה לומר דזוז הוא דינר של כסף ומשקלו של זהב וכמו כן פירש בפי' חומש בפרשת ואלה המשפטים גבי ל' שקל דהשקל משקלו ארבעה זהובים שהם חצי אונקיי"א למשקל הישר של קלונייא משמע נמי שרוצה לומר דדינר כסף וזהב משקלו שוה דסלע הוא ד' דינרים אבל לא נראה לר"ת מדקאמר דדינר של זהב משקלו כשנים של כסף כמו שאפרש בסמוך ועוד פי' בקונט' דר' חנינא דאמר איסתירא סרסיא דמזבנא תמניא מינייהו בדינרא היינו בדינר האמור בכל הש"ס הוא דינר שמינית שבדינר צורי ור' חנינא תנא הוא ופליג אמתניתין והשתא הוו חמש סלעים דבר מועט מאי דקאמר חמשה מינייהו לפדיון הבן ותמניא מינייהו לא שוו אלא שמינית שבדינר צורי וצורי גופיה אין משקלו אלא שני פשיטים ומחצה נמצא דחמש סלעים של בן אין שוין פשוט אחד ממטבע שלנו לר' חנינא ועוד דדינר מפרש דהוא דינר מדינה ובלשון משנה רגיל לקרותו זוז ובלשון הש"ס רגיל לקרותו פשיטי כי ההוא דכתובות (דף סז.) דאמרינן חמשי זוזי פשיטי ועוד בכל דוכתי בסתם דינרא הוה דדהבא דמזדבנא בעשרים וחמשה זוזי בפ"ק דקדושין (דף מ.) גבי רב כהנא דיהיב ליה אליהו שייפא דדינרי ור' אמי דאשכח אונייא דדינרי כלומר בדינרין זהב ונראה לפרש דכולהו לא פליגי ואמתני' קיימי לפרושי לן שיעורא דר' אמי מנה צורי כלומר סלעים ה' סלעים ממנה של סלעים של בן:,רבי אמי אמר דינרא ערבא - כלומר דינר של ערביא שוה ה' סלעים של בן ולא כמו שפי' בקונט' דסלע צורי דינרא ערביא וגם פירש שמצאתי בתשובת הגאונים של בבליים ששבעה דינרים האמורים בכ"מ בהש"ס שהדינר שש מעה כסף עושין עשרה מאותו של ערביא ודבריו סותרין זה את זה דכיון דדינר של ערביא קטן אפילו מדינר שבכל הש"ס אין יכול להיות דסלע צורי הוא דינר ערביא והלא בסלע ד' דינרי מאותם של צורי שבכל הש"ס כדאמרינן בקדושין ובכל דוכתי אלא בדינרי זהב איירי ושל ערביא קטן הוא מדינר זהב של צורי דשל צור מיזדבן בכ"ה של כסף ושל ערביא בעשרים כדפרישית דשיעורו כה' סלעים של בן:,רבי חנינא אומר איסתירא ססורייא - כן כתוב ברוב ספרים אבל בקונטרס פירש סווסריתא נראה דבין זה ובין זה נקרא על שם סוריא כמו (ב"ק דף פג.) לשון סורסי שהוא על סוריא והוא סלע של סוריא דמזדבנא תמני בדינרא היינו בדינר זהב של סוריא וגדול הוא מדינר זהב של צור שבכל הש"ס דהסוריא לא מיזדבן בעשרים וחמש והאי של סוריא ששוה שמונה של בן היינו שלשים ושנים דינר של כסף שהסלע ארבעה דינרין:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Bechorot 49b
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