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Traité Bava Kamma

83a

Étude de Bava Kamma 83a

Étude de la Guémara 83a

Guémara
Pourquoi parlerait-on la langue syriaque [Sursi] ? On devrait parler soit la langue sacrée, l'hébreu, soit la langue grecque. Et Rabbi Yosei dit de même : en Babylonie, pourquoi parlerait-on l'araméen ? On devrait parler soit la langue sacrée, soit la langue perse. En tout cas, la déclaration de Rabbi Yehouda HaNassi indique qu'il n'y a rien de mal à apprendre et à parler le grec. Les Sages répondent : la langue grecque est une chose, et la sagesse grecque en est une autre — ce sont deux questions distinctes ; seule la sagesse grecque est interdite, pas la langue grecque.
לָשׁוֹן סוּרְסִי לָמָּה? אוֹ לְשׁוֹן הַקֹּדֶשׁ, אוֹ לָשׁוֹן יְוָנִית! וְאָמַר רַבִּי יוֹסֵי: [בְּ]בָבֶל – לְשׁוֹן אֲרַמִּי לָמָּה? אוֹ לְשׁוֹן הַקֹּדֶשׁ, אוֹ לָשׁוֹן פָּרְסִי! אָמְרִי: לָשׁוֹן יְוָנִי לְחוּד, חׇכְמַת יְוָנִית לְחוּד.
La Guemara poursuit : et la sagesse grecque elle-même est-elle réellement interdite ? Mais Rav Yehouda ne dit-il pas que Shmouel dit au nom de Rabban Shimon ben Gamliel : il est écrit : « Mon œil a fait du mal à mon âme, à cause de toutes les filles de ma ville » (Eikha 3, 51). Rabban Shimon ben Gamliel applique ce verset à une tragédie personnelle : il y avait mille enfants dans la maison de mon père, Rabban Gamliel ; cinq cents d'entre eux étudiaient la Torah, et cinq cents étudiaient la sagesse grecque. Tous furent tués par les Romains ; et les seuls qui en restent, c'est moi, qui suis ici, et le fils du frère de mon père, qui est en Asie Mineure [Asya]. La déclaration de Rabban Shimon ben Gamliel indique qu'il est permis d'étudier la sagesse grecque.
וְחׇכְמַת יְוָנִית מִי אֲסִירָא?! וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל מִשּׁוּם רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: ״עֵינִי עוֹלְלָה לְנַפְשִׁי מִכֹּל בְּנוֹת עִירִי״ – אֶלֶף יְלָדִים הָיוּ בְּבֵית אַבָּא; חֲמֵשׁ מֵאוֹת מֵהֶם לָמְדוּ תּוֹרָה, חֲמֵשׁ מֵאוֹת לָמְדוּ חׇכְמַת יְוָנִית; וְלֹא נִשְׁתַּיֵּיר מֵהֶם אֶלָּא אֲנִי – כָּאן, וּבֶן אֲחִי אַבָּא – בְּעַסְיָא!
Les Sages répondent : la maison de Rabban Gamliel est différente, car elle entretenait des liens étroits avec le gouvernement. Puisque la connaissance de la sagesse grecque était cruciale pour les membres de cette famille, les Sages les en ont exemptés du décret général, comme il est enseigné dans une baraïta : quant à celui qui se coupe les cheveux à la mode komi, une certaine coiffure prisée des Romains, c'est considéré comme l'une des coutumes des Amorites, c'est-à-dire une pratique païenne interdite par la Torah (Vayikra 18, 3). Malgré cela, les Sages permirent à Avtolmos bar Reuven de se couper les cheveux à la mode komi, car il avait des liens étroits avec le gouvernement. De même, ils permirent aux membres de la maison de Rabban Gamliel de discuter de questions de sagesse grecque, car ils avaient des liens étroits avec le gouvernement.
אָמְרִי: שָׁאנֵי בֵּית רַבָּן גַּמְלִיאֵל, שֶׁהָיוּ קְרוֹבִים לַמַּלְכוּת. וְכִדְתַנְיָא: הַמְסַפֵּר קוֹמֵי – הֲרֵי זֶה מִדַּרְכֵי הָאֱמוֹרִי. אַבְטוּלְמוֹס בַּר רְאוּבֵן הִתִּירוּ לוֹ לְסַפֵּר קוֹמֵי, מִפְּנֵי שֶׁהוּא קָרוֹב לַמַּלְכוּת. שֶׁל בֵּית רַבָּן גַּמְלִיאֵל הִתִּירוּ לָהֶם לְסַפֵּר בְּחׇכְמַת יְוָנִית, מִפְּנֵי שֶׁקְּרוֹבִים לַמַּלְכוּת.
§ La michna enseigne : on ne doit pas élever de chien à moins qu'il ne soit attaché par des chaînes. Les Sages ont enseigné dans une baraïta : on ne doit pas élever de chien à moins qu'il ne soit attaché par une chaîne. Mais on peut élever un chien dans une ville proche de la frontière du pays, et dans ce cas on doit l'attacher pendant le jour mais on peut le libérer la nuit.
לֹא יְגַדֵּל אָדָם אֶת הַכֶּלֶב אֶלָּא אִם כֵּן קָשׁוּר בְּשַׁלְשְׁלָאוֹת כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: לֹא יְגַדֵּל אָדָם אֶת הַכֶּלֶב – אֶלָּא אִם כֵּן קָשׁוּר בְּשַׁלְשֶׁלֶת. אֲבָל מְגַדֵּל הוּא בָּעִיר הַסְּמוּכָה לַסְּפָר, וְקוֹשְׁרוֹ בַּיּוֹם וּמַתִּירוֹ בַּלַּיְלָה.
Il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Eliezer le Grand dit : celui qui élève des chiens est comme celui qui élève des porcs. La Guemara demande : quelle est la portée pratique de cette déclaration ? Puisque les deux sont interdits, quel est l'intérêt de cette comparaison ? La Guemara répond : la portée concerne la détermination du moment où l'on est passible de malédiction pour cela. Rabbi Eliezer dit que la même malédiction infligée à celui qui élève des porcs s'applique aussi à celui qui élève des chiens.
תַּנְיָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הַגָּדוֹל אוֹמֵר: הַמְגַדֵּל כְּלָבִים – כִּמְגַדֵּל חֲזִירִים. לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְמֵיקַם עֲלֵיהּ בְּאָרוּר.
Rav Yosef bar Minyumi dit que Rav Naḥman dit : la Babylonie est considérée comme une ville proche de la frontière, et il est donc permis d'y élever des chiens. La Guemara précise cette déclaration : en ce contexte, la Babylonie désigne uniquement Neharde'a, une ville proche de la frontière.
אָמַר רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי אָמַר רַב נַחְמָן: בָּבֶל – כְּעִיר הַסְּמוּכָה לַסְּפָר דָּמֵי. תַּרְגְּמַהּ: נְהַרְדְּעָא.
Quant à l'élevage de chiens, Rabbi Dostai de Biri a exposé : il est écrit à propos de l'Arche d'alliance : « Et quand elle se reposait, il disait : Reviens, ô Éternel, vers les myriades et les milliers d'Israël » (Bamidbar 10, 36). Ce verset sert à t'enseigner que la Présence divine ne repose pas sur le peuple juif s'il compte moins de deux mille et deux myriades — une myriade valant dix mille. Les formes plurielles de « myriades » et « milliers » indiquent au moins deux de chaque. S'il leur manque un individu à ce total, et qu'il y avait parmi eux une femme enceinte, apte à compléter le nombre en accouchant, et qu'un chien aboya sur elle et qu'elle fit une fausse couche par la frayeur — ce propriétaire du chien est reconnu comme ayant causé le départ de la Présence divine du peuple juif.
דָּרֵישׁ רַבִּי דּוֹסְתַּאי דְּמִן בֵּירֵי: ״וּבְנֻחֹה יֹאמַר שׁוּבָה ה׳ רִבְבוֹת אַלְפֵי יִשְׂרָאֵל״ – לְלַמֶּדְךָ, שֶׁאֵין שְׁכִינָה שׁוֹרָה עַל יִשְׂרָאֵל פָּחוֹת מִשְּׁנֵי אֲלָפִים וּשְׁנֵי רְבָבוֹת. חָסֵר אַחַת, וְהָיְתָה אִשָּׁה מְעוּבֶּרֶת בֵּינֵיהֶם וּרְאוּיָה לְהַשְׁלִים, וְנָבַח בָּהּ כֶּלֶב וְהִפִּילָה, נִמְצָא זֶה גּוֹרֵם לַשְּׁכִינָה שֶׁתִּסְתַּלֵּק מִיִּשְׂרָאֵל.
Il y eut une certaine femme qui entra dans un certain bâtiment pour y faire cuire du pain. Un chien aboya sur elle. Son propriétaire lui dit : n'aie pas peur de lui ; j'ai retiré ses crocs. Elle lui répondit : il est trop tard pour tes rassurances. Prends tes faveurs et jette-les sur les épines ! J'ai senti que le bébé s'était déjà déplacé de sa place dans le ventre et ne naîtra pas vivant.
הָהִיא אִיתְּתָא דְּעַלַּת לְמֵיפָא בְּהָהוּא בֵּיתָא, נְבַח בַּהּ כַּלְבָּא. אֲמַר לַהּ מָרֵיהּ: לָא תִּיסְתְּפַי מִינֵּיהּ, שְׁקִילִי נִיבֵיהּ. אֲמַרָה לֵיהּ: שְׁקִילָה טֵיבוּתָיךְ וְשַׁדְיָא אַחִיזְרֵי, כְּבָר נָד וָלָד.
§ La michna enseigne : on ne peut tendre des pièges à pigeons que s'ils sont placés à une distance d'au moins trente ris, soit huit mille coudées, de toute zone habitée, pour s'assurer que des pigeons appartenant à autrui ne soient pas pris dans les pièges. La Guemara demande : les pigeons voyagent-ils vraiment si loin de leurs lieux habituels ? Mais n'avons-nous pas appris dans une michna (Bava Batra 23a) : on doit éloigner un colombier de cinquante coudées de la ville, afin que les pigeons qui s'y installent ne mangent pas les cultures des jardins de la ville ? Cela montre que la portée d'un pigeon n'est que de cinquante coudées, alors que quatre mil valent huit mille coudées. Abaye dit : les pigeons volent bien plus loin que cinquante coudées de leurs colombiers, mais leur estomac se remplit de la nourriture qu'ils trouvent dans un rayon de cinquante coudées, et ils ne mangent donc pas au-delà de cette portée.
אֵין פּוֹרְסִין נִישְׁבִּין לְיוֹנִים וְכוּ׳. וּמִי אָזְלִי כּוּלֵּי הַאי? וְהָתְנַן: מַרְחִיקִין אֶת הַשּׁוֹבָךְ מִן הָעִיר חֲמִשִּׁים אַמָּה! אָמַר אַבָּיֵי: מֵישָׁט שָׁיְיטִי טוּבָא, כַּרְסַיְיהוּ בַּחֲמִשִּׁים אַמָּה מַלְיָא.
La Guemara demande : et pour le vol, leur portée n'est-elle que de trente ris et pas plus ? Mais n'est-il pas enseigné dans une baraïta : dans une zone habitée, on ne doit pas tendre de piège à pigeons même à une distance de cent mil de l'habitation ? Cela indique qu'un pigeon appartenant à autrui pourrait être pris même à cent mil d'une zone habitée. Pourquoi alors la michna autorise-t-elle le piégeage au-delà de quatre mil ? Rav Yosef dit : la baraïta ne parle pas d'une ville ordinaire, mais d'une zone habitée où poussent des vignes. Comme les pigeons s'y reposent en voyageant, ils peuvent parcourir de grandes distances. Rabba donne une autre réponse : la baraïta traite d'une zone habitée où il y a de nombreux colombiers dans lesquels ils peuvent se reposer de leur vol.
וּמֵישָׁט שְׁלֹשִׁים רִיס וְתוּ לָא? וְהָתַנְיָא: בַּיִּשּׁוּב – אֲפִילּוּ מֵאָה מִיל לֹא יִפְרוֹס! רַב יוֹסֵף אָמַר: בְּיִשּׁוּב כְּרָמִים. רַבָּה אָמַר: בְּיִשּׁוּב שׁוֹבָכִין.
La Guemara demande : s'il y a de nombreux colombiers le long du chemin, que le tanna déduise l'interdiction de tendre des pièges à pigeons en raison des colombiers eux-mêmes ! Puisque la michna enseigne qu'il est interdit de piéger les pigeons à moins de quatre mil de colombiers privés, il devrait être indifférent qu'il y ait une ville à cent mil de là. La Guemara répond : si tu veux, dis que la baraïta traite de colombiers appartenant à un païen, et l'interdiction de piéger les pigeons de colombiers privés ne s'applique qu'aux oiseaux appartenant à des Juifs. Ou si tu veux, dis que la baraïta traite de colombiers abandonnés, sans propriétaire. Ou si tu veux, dis qu'elle vise des colombiers qui lui appartiennent, c'est-à-dire qu'ils appartiennent au même individu qui tend le piège à pigeons.
וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם שׁוֹבָכִין גּוּפַיְיהוּ! אִיבָּעֵית אֵימָא: בִּדְגוֹי, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: בִּדְהֶפְקֵר, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: בְּדִידֵיהּ.
Hadran alakh « Merubba » — nous revenons vers toi, chapitre « La majorité » [du traité Bava Kamma].
הֲדַרַן עֲלָךְ מְרוּבָּה

Rachi

לשון סורסי למה אלא או לשון הקודש או לשון יוני - הוא לשון צח וסורסי לשון נלעג הוא:,פרסי - לשון נאה מארמי בארץ ישראל הסמוכה ליון נקט יוני ובבל הסמוך לפרס נקט לשון פרסי:,חכמת יונית - בני פלטין הקרובים למלכות מספרין בה:

עיני עוללה לנפשי - לא גרסינן מאי דכתיב כלומר כך אמר רבן שמעון קורא אני על עצמי המקרא הזה שיש עלי לעולל עיני בבכי ודמעה מכל משפחות העיר:,ילדים - בחורים:

המספר קומי - לפנים במצח:,מדרכי האמורי - שמספרים מלפניהם ומשיירין בלורית מאחריהן ל"א דרך רומיים לגלח שער שלמעלה מן האוזן בתשובת הגאונים:,לספר - מרקא בין ישראל לעובדי כוכבי' וצריכה שימור:

בארור - כדתניא לעיל ארור ישראל שיגדל חזירים:

בבל - שם המדינה ועיר אחת שבה נקראת נהרדעא ואותה העיר סמוכה לספר ואשמועינן רב נחמן דהואיל ויש בבבל ישוב קבוע וישראל הרבה מותר לגדל כלבים בעיר הסמוכה לספר כאילו היא מארץ ישראל:

ניבי - ינייבי"ש ל"א ארבע שיני הכלב הארוכות שבהן נושך כך שמעתי (חולין דף נט.) (בבכורות):,שקילי טיבותיך - נטולה היא טובתך ומוטלת על הקוצים (שלא קשרת את הכלב) מה שאתה מנחמני הבל:,כבר נד - ונעקר ממקומו:

מרחיקין את השובך - שלא יפסידו תבואה ופירות שסביב העיר:,כרסייהו בחמשים מליא - במה שהן מלקטות ומנקרות בקרקע מלאין בחמשין אמה הלכך לגבי אכילת תבואת עיר אין לחוש ביותר:

בישוב כרמים - שהולך מכרם לכרם עד למרחוק:

בדידיה - שאותן שובכין שלו ומשום יוני שובכין שלא ילכדו בפחין אין לחוש דשלו הן אבל יש לחוש ליוני הישוב שבאין דרך השובכין למרחוק:

Tossafot

לשון סורסי - נראה דלשון סורסי הוא לשון ארמי כדאמר (בראשית רבה פ' עה) אל יהי לשון סורסי קל בעיניך שהרי בתורה ובנביאים ובכתובים חלק לו הכתוב כבוד תורה דכתיב יגר שהדותא בנביאים דכתיב כדנן תימרון להון בכתובים דניאל ועזרא ולבן היה מארם נהרים ודניאל נמי קורהו לשון סורסי אף על גב דכתיב ביה וידברו הכשדים למלך ארמית והא דנקט הכא בארץ ישראל לשון סורסי ובבבל נקט לשון ארמי אור"ת לפי שמעט משתנה כעין לשון לעז שמדברים אותו לשון צח במדינה אחת יותר מבאחרת כי אונקלוס הגר תירגם עד הגל הזה סהיד דגורא הדין ולבן קרא ליה יגר שהדותא ונ"ל לשון שדיבר לבן הוא לשון סורסי ועל שם סוריא נקרא סורסי דסוריא היא ארם נהרים וארם צובה שכבש דוד ועל שם שקרובה לארץ ישראל אין לשון ארמי שלה צח כל כך:

התירו לספר קומי - מתחילה לא גזרו על קרובים למלכות והוא היה רגיל כדאשכחן במעילה (דף יז.) שהלך אבטולמוס בן ראובן וסיפר קומי שלא יכירו שהוא יהודי והטעה אותם:

שני אלפים ושני רבבות גרסינן ולא גרסינן שני אלפים רבבות דבמדבר לא היו כי אם ס' ריבוא ושרתה שכינה ולא שייך כאן הא דאחד דיני ממונות (סנהדרין דף לט.) דכל בי עשרה שכינה שריא דהכא אנביאים ואמשכן קאמ

והתניא ובישוב אפילו ק' מיל לא יפרוס - ע"כ השתא לא ידע פירוש הברייתא [וקשה] דהא משמע דק' מיל לאו דוקא אלא אפילו אלף לא יפרוס וא"כ האי ישוב היכי דמי אי קרי העיר ישוב א"כ לא יפרוס בשום מקום אפילו במדבר דאפילו המדבר רחוק אלף מיל דהא אמר דק' מיל לאו דוקא ואפילו נאמר דק' מיל דוקא אכתי תקשה רישא לסיפא דהא רישא קתני דרחוק שלשים ריס מן הישוב פורסין ובסיפא קתני אפילו ק' מיל לא יפרוס דהכי תניא בתוספתא בפירקין (פ"ח) אין פורסין נשבים ליונים אא"כ הרחיק מן הישוב שלשים ריס בד"א במדבר אבל בישוב אפילו ק' מיל לא יפרוס וליכא למימר נמי דס"ד דבישוב של זרעים שייטי טובא ורישא דברייתא מיירי בישוב עיר וקרי ליה מדבר משום דליכא זרעים דא"כ מאי קשה ליה ונראה לריצב"א דודאי ס"ד דאיירי בישוב זרעים וה"פ ומישט שייטי שלשים ריס ותו לא אפילו בישוב זרעים והא מוכחא סיפא דבישוב זרעים שייטי טובא ואין זה אלא משום אכילה אלמא דלא מליא כריסה בחמשים אמה ומשני דלא איירי בישוב זרעים אלא בישוב כרמיה ובישוב שובכין וקרי מדבר היכא דליכא ישוב כרמים וישוב שובכין:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Bava Kamma 83a
100%
בבא קמא פ״ג אמַסֶּכֶת בָּבָא קַמָּא