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Traité Bava Batra

79a

Étude de Bava Batra 79a

Étude de la Guémara 79a

Guémara
Même jusqu'à Nophah«, c'est-à-dire jusqu'à ce que vienne le feu qui ne nécessite pas d'être attisé [nippuaḥ], c'est-à-dire le feu de la Géhenne, qui les consumera. »Jusqu'à Medeba [Medeva]", cela signifie jusqu'à ce que leurs âmes soient douloureuses [tadiv]. Et certains disent une explication alternative: cela signifie jusqu'à ce que Dieu fasse avec eux ce qu'Il veut [mai deva'ei] et les punisse comme ils le méritent.
עַד נֹפַח״ – עַד שֶׁתָּבֹא אֵשׁ שֶׁאֵינָהּ צְרִיכָה נִיפּוּחַ, ״עַד מֵידְבָא״ – עַד שֶׁתַּדְאִיב נִשְׁמָתָן. וְאָמְרִי לַהּ: עַד דְּעָבֵיד מַאי דְּבָעֵי.
Rav Yehuda dit que Rav dit: À propos de quiconque se sépare des questions de la Torah, un feu le consume, comme il est dit: « Et je tournerai ma face contre eux; ils sortent du feu, et le feu les dévorera » (Ézéchiel 15: 7). La Torah est comparée au feu dans le verset: « Ma parole n'est-elle pas comme le feu? (Jérémie 23:29). Le verset d'Ézéchiel enseigne: « Du feu ils sortent », se référant à ceux qui se séparent du feu de la Torah; «et le feu les dévorera», c'est-à-dire qu'ils sont consumés par le feu de la Géhenne.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כׇּל הַפּוֹרֵשׁ מִדִּבְרֵי תוֹרָה – אֵשׁ אוֹכַלְתּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנָתַתִּי [אֶת] פָּנַי בָּהֶם, מֵהָאֵשׁ יָצָאוּ וְהָאֵשׁ תֹּאכְלֵם״.
Lorsque Rav Dimi est venu d'Eretz Israël en Babylonie, il a dit que Rabbi Yonatan a dit: Quiconque se sépare des affaires de la Torah tombe dans la Géhenne. Comme il est dit: « Celui qui s’égare du chemin de l’intelligence reposera dans la congrégation des esprits » (Proverbes 21: 16). « La voie de la compréhension » est la voie de la Torah. Et celui qui s’éloigne de la Torah arrive au lieu des esprits, qui n’est autre que la Géhenne, comme il est dit: « Mais il ne sait pas que les esprits sont là, que ceux qu’elle a appelés sont dans les profondeurs des enfers » (Proverbes 9:18).
כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: כׇּל הַפּוֹרֵשׁ עַצְמוֹ מִדִּבְרֵי תוֹרָה – נוֹפֵל בְּגֵיהִנָּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אָדָם תּוֹעֶה מִדֶּרֶךְ הַשְׂכֵּל, בִּקְהַל רְפָאִים יָנוּחַ״. וְאֵין רְפָאִים אֶלָּא גֵּיהִנָּם – שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא יָדַע כִּי רְפָאִים שָׁם, בְּעִמְקֵי שְׁאוֹל קְרֻאֶיהָ.
§ La Michna enseigne: Celui qui a vendu un fumier a vendu son fumier, et celui qui a vendu une citerne a vendu son eau. Nous avons appris ailleurs dans une mishna (Me'ila 12b): Concernant tout objet qui est propre à être sacrifié sur l'autel mais qui n'est pas propre à l'entretien du Temple, ou qui est propre à l'entretien du Temple mais pas à l'autel, ou les objets qui ne sont adaptés ni à l'autel ni à l'entretien du Temple dans leur état actuel et qui sont destinés à être vendus avec le profit utilisé pour le Temple, dans tous ces cas si l'on consacre ces objets et en tire ensuite un bénéfice ou leur contenu pour un usage non sacré. À cette fin, il est responsable de l'usage abusif des biens consacrés et est tenu d'apporter une offrande en guise d'expiation.
מָכַר אַשְׁפָּה – מָכַר זִבְלָהּ וְכוּ׳. תְּנַן הָתָם: כׇּל הָרָאוּי לַמִּזְבֵּחַ וְלֹא לְבֶדֶק הַבַּיִת; לְבֶדֶק הַבַּיִת וְלֹא לַמִּזְבֵּחַ; לֹא לַמִּזְבֵּחַ וְלֹא לְבֶדֶק הַבַּיִת – מוֹעֲלִין בָּהֶן וּבְמַה שֶּׁבְּתוֹכָן.
Comment ça? Celui qui a consacré une citerne remplie d'eau, des fumiers remplis de fumier, un pigeonnier rempli de colombes, un champ rempli de plantes ou un arbre fruitier, et en a ensuite tiré un bénéfice ou leur contenu, est passible d'abus des biens consacrés.
כֵּיצַד? הִקְדִּישׁ בּוֹר מְלֵאָה מַיִם; אַשְׁפּוֹת מְלֵאוֹת זֶבֶל; שׁוֹבָךְ מָלֵא יוֹנִים; שָׂדֶה מְלֵאָה עֲשָׂבִים; אִילָן נָשׂוּי פֵּירוֹת – מוֹעֲלִין בָּהֶן וּבְמַה שֶּׁבְּתוֹכָן.
Mais celui qui a consacré une citerne qui a ensuite été remplie d'eau, un fumier qui a ensuite été rempli de fumier, un pigeonnier qui a ensuite été rempli de colombes, un arbre qui a ensuite donné des fruits, ou un champ qui a ensuite été rempli de plantes, s'il en tire un profit, il est responsable de l'abus des biens consacrés, mais il n'est pas responsable de l'abus des biens consacrés en tirant un bénéfice de leur contenu. C'est la déclaration du rabbin Yehuda. Rabbi Yossei dit: Quant à celui qui a consacré un champ ou un arbre, il est responsable de l'abus des biens consacrés s'il en tire un bénéfice ou de ce qui en pousse, car ce sont des pousses d'un bien consacré.
אֲבָל הִקְדִּישׁ בּוֹר וְאַחַר כָּךְ נִתְמַלֵּא מַיִם; אַשְׁפָּה וְאַחַר כָּךְ נִתְמַלְּאָה זֶבֶל; שׁוֹבָךְ וְאַחַר כָּךְ נִתְמַלֵּא יוֹנִים; אִילָן וְאַחַר כָּךְ נָשָׂא פֵּירוֹת; שָׂדֶה וְאַחַר כָּךְ נִתְמַלְּאָה עֲשָׂבִים – מוֹעֲלִין בָּהֶן, וְאֵין מוֹעֲלִין בְּמַה שֶּׁבְּתוֹכָן; דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: הִקְדִּישׁ אֶת הַשָּׂדֶה וְאֶת הָאִילָן – מוֹעֲלִין בָּהֶן וּבְגִידּוּלֵיהֶם, מִפְּנֵי שֶׁהֵן גִּידּוּלֵי הֶקְדֵּשׁ.
Il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Yehouda HaNasi a dit: La déclaration de Rabbi Yehouda semble être correcte dans le cas d'une citerne et d'un pigeonnier, c'est-à-dire que si l'on consacre une citerne ou un pigeonnier vide, l'eau ou les colombes qui le remplissent plus tard ne sont pas consacrées. Et la déclaration du rabbin Yosei semble exacte dans le cas d’un champ et d’un arbre. La Guemara demande: Quelle est la signification de cette déclaration du rabbin Yehuda HaNasi? Certes, lorsqu’il dit que la déclaration de Rabbi Yehouda semble être correcte dans le cas d’une citerne et d’un pigeonnier, cela signifie par déduction que Rabbi Yehouda n’est pas d’accord avec Rabbi Yossei dans les cas d’un champ et d’un arbre, et Rabbi Yehouda est explicitement en désaccord dans ces cas.
תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי: נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה – בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ, וְדִבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי – בְּשָׂדֶה וְאִילָן. הַאי מַאי? בִּשְׁלָמָא ״נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ״ – מִכְּלָל דִּפְלִיג אַשָּׂדֶה וְאִילָן,
Mais lorsque Rabbi Yehouda HaNasi dit que la déclaration de Rabbi Yossei semble être correcte dans le cas d'un champ et d'un arbre, cela indique par déduction que Rabbi Yossei n'est pas d'accord avec Rabbi Yehouda dans le cas d'une citerne et d'un pigeonnier. Mais Rabbi Yossei a exprimé son opinion uniquement dans le cas d'un champ et d'un arbre, car seuls les plantes et les fruits poussent directement à partir d'une propriété consacrée, et ce raisonnement n'est pas pertinent dans le cas d'une citerne ou d'un pigeonnier.
אֶלָּא ״נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי בְּשָׂדֶה וְאִילָן״ – מִכְּלָל דִּפְלִיג בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ?! וְהָא רַבִּי יוֹסֵי ״שָׂדֶה וְאִילָן״ קָאָמַר!
Et si vous diriez que Rabbi Yossei a exprimé son opinion conformément à la déclaration de Rabbi Yehouda, alors qu'il soutient lui-même que même les objets trouvés dans un pigeonnier ou une citerne sont consacrés, c'est difficile: Mais n'est-il pas enseigné dans une baraïta que Rabbi Yossei a dit: Je ne considère pas la déclaration de Rabbi Yehouda comme correcte dans le cas d'un champ et d'un arbre, parce que les plantes et les fruits sont les pousses d'une propriété consacrée? Déduisez de là que c'est dans le cas d'un champ et d'un arbre que Rabbi Yossei ne voit pas et n'accepte pas l'opinion de Rabbi Yehouda. Mais dans le cas d'une citerne et d'un pigeonnier, il voit et accepte son opinion.
וְכִי תֵּימָא: לִדְבָרָיו דְּרַבִּי יְהוּדָה קָאָמַר; וְהַתַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: אֵין אֲנִי רוֹאֶה דְּבָרָיו שֶׁל רַבִּי יְהוּדָה בְּשָׂדֶה וְאִילָן, מִפְּנֵי שֶׁהֵן גִּידּוּלֵי הֶקְדֵּשׁ. בְּשָׂדֶה וְאִילָן הוּא דְּאֵינוֹ רוֹאֶה, הָא בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ – רוֹאֶה!
La Guemara répond que voici ce que dit Rabbi Yehouda HaNasi: La déclaration de Rabbi Yehouda semble à Rabbi Yossei être correcte dans le cas d'une citerne et d'un pigeonnier. En d’autres termes, Rabbi Yehouda HaNasi dit que même Rabbi Yossei n’est en désaccord avec Rabbi Yehouda que dans le cas d’un champ et d’un arbre. Mais dans le cas d'une citerne et d'un pigeonnier, il lui concède que l'interdiction de l'usage abusif des biens consacrés ne s'applique pas aux éléments ajoutés postérieurement et qui n'étaient pas présents au moment de la consécration.
הָכִי קָאָמַר: נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה לְרַבִּי יוֹסֵי, בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ – שֶׁאַף רַבִּי יוֹסֵי לֹא נֶחְלַק עָלָיו אֶלָּא בְּשָׂדֶה וְאִילָן, אֲבָל בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ מוֹדֵי לֵיהּ.
Les Sages ont enseigné: Dans le cas des citernes, celui qui les a consacrées alors qu'elles étaient vides et qui ont ensuite été remplies, s'il en tire un bénéfice, est responsable de l'abus des biens consacrés, mais il n'est pas responsable de l'abus des biens consacrés s'il tire un bénéfice de leur contenu. Cette décision sera clarifiée ci-dessous. Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, dit: On est responsable de l'usage abusif des biens consacrés même en tirant profit de leur contenu.
תָּנוּ רַבָּנַן: הִקְדִּישָׁן רֵיקָנִין וְאַחַר כָּךְ נִתְמַלְּאוּ – מוֹעֲלִין בָּהֶן, וְאֵין מוֹעֲלִין בְּמַה שֶּׁבְּתוֹכָן. רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אַף מוֹעֲלִין בְּמַה שֶּׁבְּתוֹכָן.
Rabba dit: Cette dispute dans la baraïta s'applique uniquement dans le cas d'un champ et d'un arbre, car le premier tanna est conforme à l'opinion de Rabbi Yehouda, et Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, tient conformément à l'opinion de Rabbi Yossei. Mais dans le cas d'une citerne et d'un pigeonnier, chacun s'accorde pour dire que si l'on en tire un profit, on est responsable de l'abus des biens consacrés, mais qu'on n'est pas responsable de l'abus des biens consacrés s'il tire un profit de leur contenu.
אָמַר רַבָּה: מַחֲלוֹקֶת בְּשָׂדֶה וְאִילָן – דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה, וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי; אֲבָל בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ – דִּבְרֵי הַכֹּל מוֹעֲלִין בָּהֶן וְאֵין מוֹעֲלִין בְּמַה שֶּׁבְּתוֹכָן.
Bava Batra 79a
100%
בבא בתרא ע״ט אמַסֶּכֶת בָּבָא בַּתְרָא
גְּמָרָא עַד נֹפַח״ – עַד שֶׁתָּבֹא אֵשׁ שֶׁאֵינָהּ צְרִיכָה נִיפּוּחַ, ״עַד מֵידְבָא״ – עַד שֶׁתַּדְאִיב נִשְׁמָתָן. וְאָמְרִי לַהּ: עַד דְּעָבֵיד מַאי דְּבָעֵי. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כׇּל הַפּוֹרֵשׁ מִדִּבְרֵי תוֹרָה – אֵשׁ אוֹכַלְתּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנָתַתִּי [אֶת] פָּנַי בָּהֶם, מֵהָאֵשׁ יָצָאוּ וְהָאֵשׁ תֹּאכְלֵם״. כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: כׇּל הַפּוֹרֵשׁ עַצְמוֹ מִדִּבְרֵי תוֹרָה – נוֹפֵל בְּגֵיהִנָּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אָדָם תּוֹעֶה מִדֶּרֶךְ הַשְׂכֵּל, בִּקְהַל רְפָאִים יָנוּחַ״. וְאֵין רְפָאִים אֶלָּא גֵּיהִנָּם – שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא יָדַע כִּי רְפָאִים שָׁם, בְּעִמְקֵי שְׁאוֹל קְרֻאֶיהָ. מָכַר אַשְׁפָּה – מָכַר זִבְלָהּ וְכוּ׳. תְּנַן הָתָם: כׇּל הָרָאוּי לַמִּזְבֵּחַ וְלֹא לְבֶדֶק הַבַּיִת; לְבֶדֶק הַבַּיִת וְלֹא לַמִּזְבֵּחַ; לֹא לַמִּזְבֵּחַ וְלֹא לְבֶדֶק הַבַּיִת – מוֹעֲלִין בָּהֶן וּבְמַה שֶּׁבְּתוֹכָן. כֵּיצַד? הִקְדִּישׁ בּוֹר מְלֵאָה מַיִם; אַשְׁפּוֹת מְלֵאוֹת זֶבֶל; שׁוֹבָךְ מָלֵא יוֹנִים; שָׂדֶה מְלֵאָה עֲשָׂבִים; אִילָן נָשׂוּי פֵּירוֹת – מוֹעֲלִין בָּהֶן וּבְמַה שֶּׁבְּתוֹכָן. אֲבָל הִקְדִּישׁ בּוֹר וְאַחַר כָּךְ נִתְמַלֵּא מַיִם; אַשְׁפָּה וְאַחַר כָּךְ נִתְמַלְּאָה זֶבֶל; שׁוֹבָךְ וְאַחַר כָּךְ נִתְמַלֵּא יוֹנִים; אִילָן וְאַחַר כָּךְ נָשָׂא פֵּירוֹת; שָׂדֶה וְאַחַר כָּךְ נִתְמַלְּאָה עֲשָׂבִים – מוֹעֲלִין בָּהֶן, וְאֵין מוֹעֲלִין בְּמַה שֶּׁבְּתוֹכָן; דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: הִקְדִּישׁ אֶת הַשָּׂדֶה וְאֶת הָאִילָן – מוֹעֲלִין בָּהֶן וּבְגִידּוּלֵיהֶם, מִפְּנֵי שֶׁהֵן גִּידּוּלֵי הֶקְדֵּשׁ. תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי: נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה – בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ, וְדִבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי – בְּשָׂדֶה וְאִילָן. הַאי מַאי? בִּשְׁלָמָא ״נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ״ – מִכְּלָל דִּפְלִיג אַשָּׂדֶה וְאִילָן, אֶלָּא ״נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי בְּשָׂדֶה וְאִילָן״ – מִכְּלָל דִּפְלִיג בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ?! וְהָא רַבִּי יוֹסֵי ״שָׂדֶה וְאִילָן״ קָאָמַר! וְכִי תֵּימָא: לִדְבָרָיו דְּרַבִּי יְהוּדָה קָאָמַר; וְהַתַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: אֵין אֲנִי רוֹאֶה דְּבָרָיו שֶׁל רַבִּי יְהוּדָה בְּשָׂדֶה וְאִילָן, מִפְּנֵי שֶׁהֵן גִּידּוּלֵי הֶקְדֵּשׁ. בְּשָׂדֶה וְאִילָן הוּא דְּאֵינוֹ רוֹאֶה, הָא בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ – רוֹאֶה! הָכִי קָאָמַר: נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה לְרַבִּי יוֹסֵי, בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ – שֶׁאַף רַבִּי יוֹסֵי לֹא נֶחְלַק עָלָיו אֶלָּא בְּשָׂדֶה וְאִילָן, אֲבָל בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ מוֹדֵי לֵיהּ. תָּנוּ רַבָּנַן: הִקְדִּישָׁן רֵיקָנִין וְאַחַר כָּךְ נִתְמַלְּאוּ – מוֹעֲלִין בָּהֶן, וְאֵין מוֹעֲלִין בְּמַה שֶּׁבְּתוֹכָן. רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אַף מוֹעֲלִין בְּמַה שֶּׁבְּתוֹכָן. אָמַר רַבָּה: מַחֲלוֹקֶת בְּשָׂדֶה וְאִילָן – דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה, וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי; אֲבָל בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ – דִּבְרֵי הַכֹּל מוֹעֲלִין בָּהֶן וְאֵין מוֹעֲלִין בְּמַה שֶּׁבְּתוֹכָן. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי, וְאֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: הִקְדִּישָׁן מְלֵאִין – מוֹעֲלִין בָּהֶן וּבְמַה שֶּׁבְּתוֹכָן, וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן מַחְלִיף;