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Traité Bava Batra

78b

Étude de Bava Batra 78b

Étude de la Mishna & Guémara 78b

Parlait d'un sujet différent et ne abordait pas nécessairement le même cas évoqué au début de la mishna.
מִלְּתָא אַחֲרִיתִי קָאָמַר.
Ravina dit à Rav Ashi: Venez entendre la résolution du dilemme, comme cela a été enseigné dans la mishna précédente: Si quelqu'un a vendu un chariot, il n'a pas vendu les mules qui tirent le chariot. Et Rav Taḥlifa, de l’Ouest, c’est-à-dire d’Eretz Israël, a enseigné une baraïta devant Rabbi Abbahu: Si quelqu’un vend un chariot, il vend les mules avec. Et Rabbi Abbahou lui dit: Mais n’avons-nous pas appris dans la mishna qu’il n’a pas vendu les mulets? Et Rav Taḥlifa lui dit: Dois-je effacer cette baraïta? Et Rabbi Abbahu lui dit: Non, tu devrais expliquer que ta baraïta fait référence à un cas où les mules sont attachées au chariot.
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי, תָּא שְׁמַע: מָכַר אֶת הַקָּרוֹן – לֹא מָכַר אֶת הַפְּרָדוֹת. וְתָנֵי רַב תַּחְלִיפָא בַּר מַעְרְבָא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ: מָכַר אֶת הַקָּרוֹן – מָכַר אֶת הַפְּרָדוֹת. וַאֲמַר לֵיהּ: וְהָא אֲנַן ״לֹא מָכַר״ תְּנַן! וַאֲמַר לֵיהּ: אִיסְמְיַיהּ? וַאֲמַר לֵיהּ: לָא, תִּתַּרְגֵּם מַתְנִיתָךְ בַּאֲדוּקִים בּוֹ.
On peut déduire par déduction de la déclaration du rabbin Abbahu que la mishna fait référence à une situation dans laquelle les mules ne sont pas attachées au chariot. Et puisque la première clause, c'est-à-dire la mishna précédente, fait référence à un cas correspondant à un cas où les bateaux ne sont pas sur l'âne, c'est-à-dire où les mules ne sont pas attachées au chariot, la dernière clause, la mishna ici, doit également faire référence à une situation où les bateaux ne sont pas sur l'âne.
מִכְּלָל דְּמַתְנִיתִין בְּשֶׁאֵין אֲדוּקִים בּוֹ; וּמִדְּרֵישָׁא בְּשֶׁאֵין עוֹדָן עָלָיו – סֵיפָא נָמֵי בְּשֶׁאֵין עוֹדָן עָלָיו!
La Guemara rejette cette preuve: Au contraire, dites la première clause, c'est-à-dire la mishna précédente: Celui qui vend un navire vend le mât avec lui, mais il n'a vendu ni les esclaves ni les antikei. Et nous avons dit: Quelle est la signification d’antikei? Rav Pappa a dit: Cela signifie la marchandise qui se trouve dans le navire. Mais selon votre logique, puisque la première clause, c'est-à-dire la mishna concernant le navire, fait référence au cas où la marchandise est sur le navire, la dernière clause, la mishna ici, doit également faire référence au cas où les navires sont sur l'âne. Au contraire, le tanna enseigne chaque déclaration individuellement, et les circonstances d'une décision ne prouvent pas qu'une autre décision fait référence à un cas parallèle.
אַדְּרַבָּה – אֵימָא רֵישָׁא: אֲבָל לֹא מָכַר לֹא אֶת הָעֲבָדִים וְלֹא אֶת הָאַנְתִיקֵי. וְאָמְרִינַן, מַאי ״אַנְתִיקֵי״? אָמַר רַב פָּפָּא: עִיסְקָא דִּבְגַוַּהּ. וּמִדְּרֵישָׁא בְּעוֹדָן עָלָיו. סֵיפָא נָמֵי בְּעוֹדָן עָלָיו! אֶלָּא תְּנָא – מִילֵּי מִילֵּי קָתָנֵי.
La Guemara fournit un mnémonique basé sur les lettres des noms des tanna’im qui apparaissent ici: Zayin, gimmel, mem; nonne, Samekh, nonne. Abaye a dit: Rabbi Eliezer, et Rabban Shimon ben Gamliel, et Rabbi Meir, et Rabbi Natan, et Sumakhos, et Nahum le Mède soutiennent tous que lorsqu'une personne vend un objet, elle le vend ainsi que tous ses accessoires.
[סִימָן: זַגָּם, נִסָּן] אָמַר אַבָּיֵי: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, וְרַבִּי מֵאִיר, וְרַבִּי נָתָן, וְסוֹמְכוֹס, וְנַחוּם הַמָּדִי – כּוּלְּהוּ סְבִירָא לְהוּ: כִּי מְזַבֵּין אִינִישׁ מִידֵּי, אִיהוּ וְכֹל תַּשְׁמִישְׁתֵּיהּ מְזַבֵּין.
Rabbi Eliezer soutient cela, comme nous l'avons appris dans une mishna (67b) que Rabbi Eliezer dit: Celui qui vend un presse-olives a vendu la poutre utilisée pour presser les olives, malgré le fait que la poutre peut être retirée du pressoir. Rabban Shimon ben Gamliel soutient cela, comme nous l'avons appris dans une mishna (68b) que Rabban Shimon ben Gamliel dit: Celui qui vend une ville a vendu le garde de la ville. Rabbi Meir soutient cela, car il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Meir dit: Si quelqu'un a vendu une vigne, il a vendu les accessoires de la vigne. C'est ce que soutiennent le rabbin Natan et Sumakhos, comme ils le déclarent à propos du bitzit et du dugit, c'est-à-dire les bateaux légers du navire, qui, selon eux, sont vendus lorsque le navire est vendu (73a). Nahum le Mède soutient cela, comme le montre clairement ce que nous avons dit dans la mishna ici.
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר – דִּתְנַן, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: הַמּוֹכֵר אֶת בֵּית הַבַּד – מָכַר אֶת הַקּוֹרָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל – דִּתְנַן, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הַמּוֹכֵר אֶת הָעִיר – מָכַר אֶת הַסַּנְטֵר. רַבִּי מֵאִיר – דְּתַנְיָא, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מָכַר אֶת הַכֶּרֶם – מָכַר תַּשְׁמִישֵׁי הַכֶּרֶם. רַבִּי נָתָן וְסוֹמְכוֹס – בִּיצִּית וְדוּגִית. נַחוּם הַמָּדִי – הָא דַּאֲמַרַן.
§ La Michna enseigne que Rabbi Yehouda dit: Il y a des moments où les vases sont vendus, et il y a des moments où ils ne sont pas vendus. Comment ça? Si l'âne était devant lui et que ses ustensiles étaient dessus, et que l'acheteur lui disait: Vends-moi ton âne, ses ustensiles sont vendus. Si l’acheteur dit: L’âne est-il à vous? Je souhaite l'acquérir, ses vaisseaux ne sont pas vendus. La Guemara demande: Qu'est-ce qui est différent dans le cas où l'acheteur dit: Vendez-moi votre âne, et qu'est-ce qui est différent dans le cas où il dit: L'âne est-il à vous?
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: פְּעָמִים מְכוּרִין וְכוּ׳. מַאי שְׁנָא ״חֲמוֹרְךָ זוֹ״, וּמַאי שְׁנָא ״חֲמוֹרְךָ הוּא״?
Rava a dit que lorsque l'acheteur dit: Vendez-moi votre âne, il sait que l'âne appartient au vendeur, et quant à ce qu'il lui a dit: Ceci, il lui a dit cela à cause de ses vaisseaux. Par contre, lorsque l'acheteur dit: L'âne est-il à toi, cela indique que l'acheteur ne sait pas que l'âne appartient au vendeur, et c'est ce qu'il lui dit: L'âne est-il à toi pour que tu puisses me le vendre? Dans ce cas, il ne s’intéresse qu’à l’âne et non à ses vaisseaux.
אָמַר רָבָא: ״חֲמוֹרְךָ זוֹ״ – יָדַע דַּחֲמָרָא דִידֵיהּ הוּא, וְהַאי דְּקָא אָמַר לֵיהּ: ״זוֹ״ – מִשּׁוּם כֵּלָיו קָאָמַר לֵיהּ. ״חֲמוֹרְךָ הוּא״ – דְּלָא יֵדַע דַּחֲמָרָא דִידֵיהּ הוּא, וְהָכִי קָאָמַר לֵיהּ: חֲמוֹרְךָ הוּא – שֶׁתִּמְכְּרֶנָּה לִי?
Mishna 1
MISHNA: Celui qui vend une ânesse a vendu son petit avec elle. Mais celui qui a vendu une vache n'a pas vendu ses petits. Celui qui a vendu un fumier a vendu son fumier. Celui qui a vendu une citerne a vendu son eau. Celui qui a vendu une ruche a vendu les abeilles qui s'y trouvaient, et de même celui qui a vendu un pigeonnier a vendu les colombes.
מַתְנִי׳ הַמּוֹכֵר אֶת הַחֲמוֹר – מָכַר אֶת הַסְּיָח. מָכַר אֶת הַפָּרָה – לֹא מָכַר אֶת בְּנָהּ. מָכַר אַשְׁפָּה – מָכַר זִבְלָהּ. מָכַר בּוֹר – מָכַר מֵימֶיהָ. מָכַר כַּוֶּורֶת – מָכַר דְּבוֹרִים. מָכַר שׁוֹבָךְ – מָכַר יוֹנִים.(משנה)
Guémara
GEMARA: La mishna enseigne que si quelqu'un vend un âne, il a vendu son poulain, mais que si l'on vend une vache, il n'a pas vendu son veau. La Guemara demande: Quelles sont les circonstances? S'il s'agit d'un cas où le vendeur dit à l'acheteur qu'il vend la vache et ses petits, même la vache et ses petits devraient également être vendus. S'il ne lui dit pas qu'il le vend avec ses petits, même l'âne ne doit pas être vendu avec son petit.
גְּמָ׳ הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאָמַר לֵיהּ: ״הִיא וּבְנָהּ״ – אֲפִילּוּ פָּרָה וּבְנָהּ נָמֵי! אִי דְּלָא אָמַר לֵיהּ ״הִיא וּבְנָהּ״ – אֲפִילּוּ חֲמוֹר נָמֵי לָא!
Rav Pappa a dit: Il s'agit d'un cas où le vendeur a dit à l'acheteur: je vous vends une âne allaitante, ou: je vous vends une vache allaitante. Certes, s'agissant de la vache, on pourrait dire qu'elle en a besoin pour son lait, et le veau de lait ne serait pas forcément inclus dans la vente. Mais à propos de l’âne, pour quelle raison lui dit-il que l’âne allaite? Puisqu'il n'a pas besoin du lait d'une ânesse, apprenez d'ici qu'il lui dit qu'il la vend ainsi que ses petits. La Guemara ajoute tangentiellement: Et pourquoi la mishna appelle-t-elle un poulain âne seyaḥ? C’est parce qu’il suit et obéit aux paroles agréables [siḥa], alors qu’un vieil âne doit être conduit de force.
אָמַר רַב פָּפָּא: דְּאָמַר לֵיהּ: ״חֲמוֹר מְנִיקָה וּפָרָה מְנִיקָה אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״; בִּשְׁלָמָא פָּרָה – אִיכָּא לְמֵימַר לַחֲלָבָהּ בָּעֵי לַהּ; אֶלָּא חֲמוֹר – מַאי קָאָמַר לֵיהּ? שְׁמַע מִינַּהּ – הִיא וּבְנָהּ קָאָמַר לֵיהּ; וְאַמַּאי קָרֵי לֵיהּ ״סְיָח״ – שֶׁמְּהַלֵּךְ אַחַר סִיחָה נָאָה.
La Guemara cite une discussion connexe. Rabbi Chmouel bar Naḥman dit que Rabbi Yohanan dit: Quel est le sens de ce qui est écrit: « C'est pourquoi ceux qui parlent en paraboles [hamoshlim] disent: Venez à Heshbon! Que la ville [ir] de Sihon soit construite et établie! Car un feu est sorti de Heshbon, une flamme de la ville de Sihon; elle a dévoré Ar de Moab, les seigneurs des hauts lieux d'Arnon » (Nombres) 21:27-28)?
אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָן אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, מַאי דִּכְתִיב: ״עַל כֵּן יֹאמְרוּ הַמֹּשְׁלִים וְגוֹ׳״?
Bava Batra 78b
100%
בבא בתרא ע״ח במַסֶּכֶת בָּבָא בַּתְרָא
מִשְׁנָה מִלְּתָא אַחֲרִיתִי קָאָמַר. אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי, תָּא שְׁמַע: מָכַר אֶת הַקָּרוֹן – לֹא מָכַר אֶת הַפְּרָדוֹת. וְתָנֵי רַב תַּחְלִיפָא בַּר מַעְרְבָא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ: מָכַר אֶת הַקָּרוֹן – מָכַר אֶת הַפְּרָדוֹת. וַאֲמַר לֵיהּ: וְהָא אֲנַן ״לֹא מָכַר״ תְּנַן! וַאֲמַר לֵיהּ: אִיסְמְיַיהּ? וַאֲמַר לֵיהּ: לָא, תִּתַּרְגֵּם מַתְנִיתָךְ בַּאֲדוּקִים בּוֹ. מִכְּלָל דְּמַתְנִיתִין בְּשֶׁאֵין אֲדוּקִים בּוֹ; וּמִדְּרֵישָׁא בְּשֶׁאֵין עוֹדָן עָלָיו – סֵיפָא נָמֵי בְּשֶׁאֵין עוֹדָן עָלָיו! אַדְּרַבָּה – אֵימָא רֵישָׁא: אֲבָל לֹא מָכַר לֹא אֶת הָעֲבָדִים וְלֹא אֶת הָאַנְתִיקֵי. וְאָמְרִינַן, מַאי ״אַנְתִיקֵי״? אָמַר רַב פָּפָּא: עִיסְקָא דִּבְגַוַּהּ. וּמִדְּרֵישָׁא בְּעוֹדָן עָלָיו. סֵיפָא נָמֵי בְּעוֹדָן עָלָיו! אֶלָּא תְּנָא – מִילֵּי מִילֵּי קָתָנֵי. [סִימָן: זַגָּם, נִסָּן] אָמַר אַבָּיֵי: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, וְרַבִּי מֵאִיר, וְרַבִּי נָתָן, וְסוֹמְכוֹס, וְנַחוּם הַמָּדִי – כּוּלְּהוּ סְבִירָא לְהוּ: כִּי מְזַבֵּין אִינִישׁ מִידֵּי, אִיהוּ וְכֹל תַּשְׁמִישְׁתֵּיהּ מְזַבֵּין. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר – דִּתְנַן, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: הַמּוֹכֵר אֶת בֵּית הַבַּד – מָכַר אֶת הַקּוֹרָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל – דִּתְנַן, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הַמּוֹכֵר אֶת הָעִיר – מָכַר אֶת הַסַּנְטֵר. רַבִּי מֵאִיר – דְּתַנְיָא, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מָכַר אֶת הַכֶּרֶם – מָכַר תַּשְׁמִישֵׁי הַכֶּרֶם. רַבִּי נָתָן וְסוֹמְכוֹס – בִּיצִּית וְדוּגִית. נַחוּם הַמָּדִי – הָא דַּאֲמַרַן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: פְּעָמִים מְכוּרִין וְכוּ׳. מַאי שְׁנָא ״חֲמוֹרְךָ זוֹ״, וּמַאי שְׁנָא ״חֲמוֹרְךָ הוּא״? אָמַר רָבָא: ״חֲמוֹרְךָ זוֹ״ – יָדַע דַּחֲמָרָא דִידֵיהּ הוּא, וְהַאי דְּקָא אָמַר לֵיהּ: ״זוֹ״ – מִשּׁוּם כֵּלָיו קָאָמַר לֵיהּ. ״חֲמוֹרְךָ הוּא״ – דְּלָא יֵדַע דַּחֲמָרָא דִידֵיהּ הוּא, וְהָכִי קָאָמַר לֵיהּ: חֲמוֹרְךָ הוּא – שֶׁתִּמְכְּרֶנָּה לִי? מַתְנִי׳ הַמּוֹכֵר אֶת הַחֲמוֹר – מָכַר אֶת הַסְּיָח. מָכַר אֶת הַפָּרָה – לֹא מָכַר אֶת בְּנָהּ. מָכַר אַשְׁפָּה – מָכַר זִבְלָהּ. מָכַר בּוֹר – מָכַר מֵימֶיהָ. מָכַר כַּוֶּורֶת – מָכַר דְּבוֹרִים. מָכַר שׁוֹבָךְ – מָכַר יוֹנִים. גְּמָרָא גְּמָ׳ הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאָמַר לֵיהּ: ״הִיא וּבְנָהּ״ – אֲפִילּוּ פָּרָה וּבְנָהּ נָמֵי! אִי דְּלָא אָמַר לֵיהּ ״הִיא וּבְנָהּ״ – אֲפִילּוּ חֲמוֹר נָמֵי לָא! אָמַר רַב פָּפָּא: דְּאָמַר לֵיהּ: ״חֲמוֹר מְנִיקָה וּפָרָה מְנִיקָה אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״; בִּשְׁלָמָא פָּרָה – אִיכָּא לְמֵימַר לַחֲלָבָהּ בָּעֵי לַהּ; אֶלָּא חֲמוֹר – מַאי קָאָמַר לֵיהּ? שְׁמַע מִינַּהּ – הִיא וּבְנָהּ קָאָמַר לֵיהּ; וְאַמַּאי קָרֵי לֵיהּ ״סְיָח״ – שֶׁמְּהַלֵּךְ אַחַר סִיחָה נָאָה. אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָן אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, מַאי דִּכְתִיב: ״עַל כֵּן יֹאמְרוּ הַמֹּשְׁלִים וְגוֹ׳״? ״הַמֹּשְׁלִים״ – אֵלּוּ הַמּוֹשְׁלִים בְּיִצְרָם. ״בּוֹאוּ חֶשְׁבּוֹן״ – בּוֹאוּ וּנְחַשֵּׁב חֶשְׁבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם; הֶפְסֵד מִצְוָה כְּנֶגֶד שְׂכָרָהּ, וּשְׂכַר עֲבֵירָה כְּנֶגֶד הֶפְסֵדָהּ. ״תִּבָּנֶה וְתִכּוֹנֵן״ – אִם אַתָּה עוֹשֶׂה כֵּן, תִּבָּנֶה בָּעוֹלָם הַזֶּה וְתִכּוֹנֵן לָעוֹלָם הַבָּא. ״עִיר סִיחוֹן״ – אִם מֵשִׂים אָדָם עַצְמוֹ כְּעַיִר זֶה, שֶׁמְּהַלֵּךְ אַחַר סִיחָה נָאָה – מָה כְּתִיב אַחֲרָיו? ״כִּי אֵשׁ יָצְאָה מֵחֶשְׁבּוֹן וְגוֹ׳״ – תֵּצֵא אֵשׁ מִמְּחַשְּׁבִין, וְתֹאכַל אֶת שֶׁאֵינָן מְחַשְּׁבִין. ״וְלֶהָבָה מִקִּרְיַת סִיחֹן״ – מִקִּרְיַת צַדִּיקִים שֶׁנִּקְרְאוּ ״שִׂיחִין״. ״אָכְלָה עָר מוֹאָב״ – זֶה הַמְהַלֵּךְ אַחַר יִצְרוֹ, כְּעַיִר זֶה שֶׁמְּהַלֵּךְ אַחַר סִיחָה נָאָה. ״בַּעֲלֵי בָּמוֹת אַרְנֹן״ – אֵלּוּ גַּסֵּי הָרוּחַ, דְּאָמַר מָר: כׇּל אָדָם שֶׁיֵּשׁ בּוֹ גַּסּוּת הָרוּחַ, נוֹפֵל בְּגֵיהִנָּם. ״וַנִּירָם״ – אָמַר רָשָׁע: אֵין רָם, ״אָבַד חֶשְׁבּוֹן״ – אָבַד חֶשְׁבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם; ״עַד דִּיבֹן״ – אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: הַמְתֵּן עַד שֶׁיָּבֹא דִּין, ״וַנַּשִּׁים