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Traité Bava Batra

78a

Étude de Bava Batra 78a

Étude de la Mishna & Guémara 78a

Et si vous dites que les rabbins ne considèrent pas qu'en cas d'exploitation inférieure à un sixième il faut restituer l'argent et que si elle est supérieure à un sixième il y a nullité de la transaction, peut-on soutenir qu'ils n'acceptent pas ces halakhot? Mais n’avons-nous pas appris dans une mishna (Bava Metzia 56b) que Rabbi Yehouda dit: Même dans le cas de celui qui vend un rouleau de la Torah, un animal ou une perle, ces objets ne sont pas soumis à la halakhot d’exploitation, car ils n’ont pas de prix fixe. Les rabbins lui dirent: Les premiers Sages ont déclaré que seuls les éléments énumérés plus tôt dans la mishna, c'est-à-dire les terres, les esclaves et les documents, ne sont pas soumis à la halakhot d'exploitation. Par conséquent, les rabbins devraient convenir que la vente du joug est annulée.
וְכִי תֵּימָא בִּיטּוּל מִקָּח לְרַבָּנַן לֵית לְהוּ, וְלָא?! וְהָתְנַן, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הַמּוֹכֵר סֵפֶר תּוֹרָה, בְּהֵמָה וּמַרְגָּלִית – אֵין לָהֶן אוֹנָאָה. אָמְרוּ לוֹ: לֹא אָמְרוּ אֶלָּא אֶת אֵלּוּ!
La Guemara répond: Quel est le sens de la mishna qui enseigne que selon l'opinion des rabbins la somme d'argent ne constitue pas une preuve? Cela signifie que la transaction est annulée. Et si vous le souhaitez, dites plutôt que la vente du joug n'est pas annulée, car lorsque les Sages parlaient d'exploitation et d'annulation d'une transaction, ils voulaient dire que ces halakhot ne s'appliquent que dans le cas où la différence de prix est un montant sur lequel on pourrait se tromper et croire que c'est le prix correct. Mais lorsque la différence de prix est si grande qu'on ne peut s'y tromper, cette vente n'est pas soumise à la halakhot d'exploitation. Dans ce cas, il faut dire que l’acheteur a donné l’argent supplémentaire au vendeur en cadeau; il ne pouvait pas penser que tel était le prix réel de l'objet.
מַאי ״אֵין דָּמִים רְאָיָה״ נָמֵי דְּקָתָנֵי – דְּהָוֵי בִּיטּוּל מִקָּח. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: כִּי אֲמוּר רַבָּנַן אוֹנָאָה וּבִיטּוּל מִקָּח – בִּכְדֵי שֶׁהַדַּעַת טוֹעָה, אֲבָל בִּכְדֵי שֶׁאֵין הַדַּעַת טוֹעָה – לָא; אֵימוֹר מַתָּנָה יְהַב לֵיהּ.
Mishna 1
MISHNA: Celui qui vend un âne n'a pas vendu ses vaisseaux, c'est-à-dire son équipement, avec lui. Nahum le Mède dit: Il a vendu ses vases. Rabbi Yehouda dit: Il y a des moments où les vases sont vendus, et il y a des moments où ils ne le sont pas. Comment ça? Si l'âne était devant lui et que ses ustensiles étaient dessus, et que l'acheteur lui disait: Vends-moi ton âne, ses ustensiles sont vendus. Si l'acheteur lui dit: L'âne est-il à toi; Je souhaite l'acquérir, ses vaisseaux ne sont pas vendus.
מַתְנִי׳ הַמּוֹכֵר אֶת הַחֲמוֹר – לֹא מָכַר כֵּלָיו. נַחוּם הַמָּדִי אוֹמֵר: מָכַר כֵּלָיו. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: פְּעָמִים מְכוּרִין, פְּעָמִים אֵינָן מְכוּרִין – כֵּיצַד? הָיָה חֲמוֹר לְפָנָיו, וְכֵלָיו עָלָיו, וְאָמַר לוֹ: ״מְכוֹר לִי חֲמוֹרְךָ זֶה״ – הֲרֵי כֵּלָיו מְכוּרִין. ״חֲמוֹרְךָ הוּא״ – אֵין כֵּלָיו מְכוּרִין.(משנה)
Guémara
GEMARA: Oula dit: La dispute dans la mishna fait référence au sac de l'âne, à la sacoche [disakkaya] et au kumni, un terme expliqué plus tard dans la Guemara. Comme le dit le premier tanna: Un âne ordinaire est principalement utilisé pour monter, et donc ces articles, qui ne sont pas utilisés pour monter mais pour porter des fardeaux, ne sont pas inclus dans la vente. Et Nahum le Mède déclare: Un âne ordinaire est utilisé pour porter des fardeaux, et c'est pourquoi les objets qui servent à cet effet sont vendus avec l'âne. Mais en ce qui concerne la selle et le tapis de selle, le harnais et la sangle de selle, tout le monde s'accorde à dire qu'ils sont vendus, car ils servent à la fois à monter et à porter des fardeaux.
גְּמָ׳ אָמַר עוּלָּא: מַחֲלוֹקֶת בְּשַׂק וְדִיסַקַּיָּא וְכוּמְנִי – דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר: סְתָם חֲמוֹר לִרְכּוֹב קָאֵי, וְנַחוּם הַמָּדִי סָבַר: סְתָם חֲמוֹר לְמַשּׂאוֹי קָאֵי; אֲבָל אוּכָּף וּמַרְדַּעַת, קִילְקְלִי וַחֲבָק – דִּבְרֵי הַכֹּל מְכוּרִין.
La Guemara soulève une objection de la part d'un baraïta. Si un vendeur dit: Je te vends un âne et ses ustensiles, celui-ci a vendu la selle, et le tapis de selle, et le harnais, et le cerclage de selle. Mais il n'a pas vendu le sac, ni la sacoche, ni le kumni. Et quand le vendeur dit à l’acheteur: je vous le vends ainsi que tout ce qu’il y a dessus; l'âne et tous ces objets sont vendus. On peut en déduire que la raison pour laquelle l'acheteur acquiert la selle et le tapis est que le vendeur lui a dit: Je te vends un âne et ses ustensiles. Par conséquent, si le vendeur ne le dit pas, l’acheteur ne les acquiert pas.
מֵיתִיבִי: ״חֲמוֹר וְכֵלָיו אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״ – הֲרֵי זֶה מָכַר אֶת הָאוּכָּף, וְאֶת הַמַּרְדַּעַת, וְאֶת הַקִּילְקְלִי, וְאֶת הַחֲבָק. אֲבָל לֹא מָכַר שַׂק, וְדִיסַקַּיָּא, וְכוּמְנִי. וּבִזְמַן שֶׁאָמַר לוֹ: ״הִיא וְכֹל מַה שֶּׁעָלֶיהָ״ – הֲרֵי כּוּלָּן מְכוּרִין. טַעְמָא דְּאָמַר לֵיהּ: ״חֲמוֹר וְכֵלָיו״ – הוּא דְּקָנֵי אוּכָּף וּמַרְדַּעַת, הָא לָא אֲמַר לֵיהּ הָכִי – לָא!
La Guemara répond: Il en est de même même si le vendeur ne lui dit pas: Je te vends un âne et ses ustensiles. Dans ce cas également, la selle et le tapis de selle sont vendus. Et voici ce que nous enseigne la baraïta: Même si le vendeur lui dit: Je te vends un âne et ses ustensiles, l'acheteur n'acquiert toujours pas le sac, la besace et le kumni.
הוּא הַדִּין דְּאַף עַל גַּב דְּלָא אֲמַר לֵיהּ ״חֲמוֹר וְכֵלָיו״ – נָמֵי אוּכָּף וּמַרְדַּעַת מְכוּרִין; וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן – דְּאַף עַל גַּב דַּאֲמַר לֵיהּ: ״חֲמוֹר וְכֵלָיו״ – שַׂק וְדִיסַקַּיָּא וְכוּמְנִי לָא קָנֵי.
La Guemara demande: Quelle est la signification de: Et le kumni? Rav Pappa bar Chmouel a dit: C'est la selle utilisée par les femmes.
מַאי ״וְכוּמְנִי״? אָמַר רַב פָּפָּא בַּר שְׁמוּאֵל: מַרְכַּבְתָּא דְנָשֵׁי.
Un dilemme a été soulevé devant les Sages: ce différend s'applique-t-il uniquement au cas où les récipients sont sur l'âne, mais lorsque les récipients ne sont pas sur l'âne, Nahum le Mède concède aux rabbins qu'ils ne sont pas vendus? Ou peut-être que le différend s’applique au cas où les récipients ne sont pas sur l’âne, mais lorsque les récipients sont sur l’âne, les rabbins concèdent à Naḥum que les récipients sont vendus. La Guemara suggère: Venez entendre une preuve de la baraïta susmentionnée: Et quand le vendeur dit à l'acheteur: Je le vends ainsi que tout ce qu'il y a dessus, l'âne et tous ces objets sont vendus. Dans ce cas, les bateaux sont sur l'âne et tout est vendu.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: בְּעוֹדָן עָלָיו מַחֲלוֹקֶת, אֲבָל בְּשֶׁאֵינָן עָלָיו – מוֹדֵה לְהוּ נַחוּם הַמָּדִי; אוֹ דִלְמָא, בְּשֶׁאֵינָן עָלָיו מַחֲלוֹקֶת, אֲבָל בְּעוֹדָן עָלָיו – מוֹדוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְנָחוּם? תָּא שְׁמַע: וּבִזְמַן שֶׁאָמַר לוֹ: ״הוּא וְכֹל מַה שֶּׁעָלָיו״ – הֲרֵי כּוּלָּן מְכוּרִין.
Certes, si vous dites que le litige s'applique lorsque les bateaux sont sur l'âne, selon qui est l'avis de cette décision? L'opinion des rabbins est que même si en général on n'acquiert pas les vases, si le vendeur déclare explicitement qu'il vend l'âne et tout ce qui s'y trouve, l'acheteur acquiert tout. Mais si vous dites que le litige s'applique lorsque les bateaux ne sont pas sur l'âne, mais que lorsque les bateaux sont sur l'âne, tout le monde est d'accord pour dire qu'ils sont vendus, selon quel avis cette décision est-elle prise? Même selon l’opinion des rabbins, il n’est pas nécessaire de dire explicitement qu’il vend tout.
אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בְּעוֹדָן עָלָיו מַחְלוֹקֶת, הָא מַנִּי – רַבָּנַן הִיא. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ בְּשֶׁאֵין עוֹדָן עָלָיו מַחְלוֹקֶת, אֲבָל בְּעוֹדָן עָלָיו – דִּבְרֵי הַכֹּל מְכוּרִין; הָא מַנִּי?
La Guemara répond: En fait, le différend s'applique lorsque les récipients ne sont pas sur l'âne, et la baraïta est conforme à l'opinion des rabbins, et le langage de la baraïta devrait être modifié pour dire: Et quand il lui dit: Je le vends ainsi que tout ce qui peut y être, c'est-à-dire les objets que l'on trouve habituellement sur un âne, tout est vendu.
לְעוֹלָם בְּשֶׁאֵין עוֹדָן עָלָיו מַחְלוֹקֶת, וְרַבָּנַן הִיא; וְאֵימָא: וּבִזְמַן שֶׁאָמַר לוֹ: ״הוּא וְכֹל מַה שֶּׁרָאוּי לִהְיוֹת עָלָיו״.
La Guemara suggère une autre preuve: Venez entendre une solution de la mishna. Rabbi Yehouda dit: Il y a des moments où les vases sont vendus, et il y a des moments où ils ne le sont pas. Quoi, n'est-il pas vrai que Rabbi Yehouda fait référence à ce que dit le premier tanna? Si tel est le cas, le différend entre les rabbins et Nahum le Mède doit faire référence à un cas où les récipients sont sur l’âne, car Rabbi Yehouda aborde le même ensemble de circonstances. La Guemara rejette cette preuve: Non, Rabbi Yehouda
תָּא שְׁמַע, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: פְּעָמִים מְכוּרִין, פְּעָמִים שֶׁאֵינָן מְכוּרִין. מַאי, לָאו אַמַּאי דְּקָאָמַר תַּנָּא קַמָּא קָאֵי רַבִּי יְהוּדָה? לָא, רַבִּי יְהוּדָה

Tossafot

וכי תימא לרבנן ביטול מקח לית להו כו'. הוה מצי למיפרך מרישא דקתני אלו דברים שאין להם אונאה העבדים והקרקעות כו' מכלל דשאר דברים יש להן אונאה אלא משום דהוי מצי לדחויי הא מני ר' יהודה היא:

אבל בכדי שאין הדעת טועה [לא אימור] מתנה כו'. אומר ריב"ם דליכא למיפרך מהכא לרב דאמר בפרק האשה (קדושין דף מו: ושם) גבי מקדש אחותו אדם יודע שאין קדושין תופסין באחותו וגמר ונתן לשם פקדון דהתם אין המעשה קיים כל עיקר אבל הכא לענין צמד המקח קיים ואין סברא שמעות הצמד לא יחזיר והמותר יחזיר ומיהו האי שינוייא לא שייך באיזהו נשך (ב"מ דף סג:) גבי האי מאן דיזיף פשיטי מחבריה ואשכח יתירתא אם בכדי שאין הדעת טועה לא צריך לאהדורי אימור במתנה יהבה ניהליה וי"ל דהתם ליכא למימר דפקדון הוא שאינו יודע שיחזור וימנה אותם ועוד אפילו יודע מסתמא כיון דלא הודיעו שהן יתירות אין דעתו לתבעו:

אבל בשאין עודן עליו מודה להו נחום המדי. לרבנן דלא קנה והיינו דוקא בשק ודיסקיא וכומני אבל באוכף ומרדעת אפילו אין עודן עליו קנה דתכסיסי דחמור הוו וקני להו כל היכא דאיתנהו ובקונט' לא פירש כן:,או דלמא בשאין עליו מחלוקת. ה"נ הוה מצי למימר או דלמא בין בזו ובין בזו מחלוקת:

יש ספרים שכתוב בהן מאי לאו ר' יהודה טעמא דנחום קא מפרש לא ר' יהודה טעמא דנפשיה קאמר. והכי פריך מאי לאו ר' יהודה שמע לנחום דלא מחלק בעודן עליו בין א"ל חמורך זה בין א"ל חמורך הוא אלא לעולם קנה בעודן עליו וא"ל ר' יהודה דיש הפרש א"נ מפרש ממש ולא פליגי:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Bava Batra 78a
100%
בבא בתרא ע״ח אמַסֶּכֶת בָּבָא בַּתְרָא
מִשְׁנָה וְכִי תֵּימָא בִּיטּוּל מִקָּח לְרַבָּנַן לֵית לְהוּ, וְלָא?! וְהָתְנַן, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הַמּוֹכֵר סֵפֶר תּוֹרָה, בְּהֵמָה וּמַרְגָּלִית – אֵין לָהֶן אוֹנָאָה. אָמְרוּ לוֹ: לֹא אָמְרוּ אֶלָּא אֶת אֵלּוּ! מַאי ״אֵין דָּמִים רְאָיָה״ נָמֵי דְּקָתָנֵי – דְּהָוֵי בִּיטּוּל מִקָּח. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: כִּי אֲמוּר רַבָּנַן אוֹנָאָה וּבִיטּוּל מִקָּח – בִּכְדֵי שֶׁהַדַּעַת טוֹעָה, אֲבָל בִּכְדֵי שֶׁאֵין הַדַּעַת טוֹעָה – לָא; אֵימוֹר מַתָּנָה יְהַב לֵיהּ. מַתְנִי׳ הַמּוֹכֵר אֶת הַחֲמוֹר – לֹא מָכַר כֵּלָיו. נַחוּם הַמָּדִי אוֹמֵר: מָכַר כֵּלָיו. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: פְּעָמִים מְכוּרִין, פְּעָמִים אֵינָן מְכוּרִין – כֵּיצַד? הָיָה חֲמוֹר לְפָנָיו, וְכֵלָיו עָלָיו, וְאָמַר לוֹ: ״מְכוֹר לִי חֲמוֹרְךָ זֶה״ – הֲרֵי כֵּלָיו מְכוּרִין. ״חֲמוֹרְךָ הוּא״ – אֵין כֵּלָיו מְכוּרִין. גְּמָרָא גְּמָ׳ אָמַר עוּלָּא: מַחֲלוֹקֶת בְּשַׂק וְדִיסַקַּיָּא וְכוּמְנִי – דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר: סְתָם חֲמוֹר לִרְכּוֹב קָאֵי, וְנַחוּם הַמָּדִי סָבַר: סְתָם חֲמוֹר לְמַשּׂאוֹי קָאֵי; אֲבָל אוּכָּף וּמַרְדַּעַת, קִילְקְלִי וַחֲבָק – דִּבְרֵי הַכֹּל מְכוּרִין. מֵיתִיבִי: ״חֲמוֹר וְכֵלָיו אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״ – הֲרֵי זֶה מָכַר אֶת הָאוּכָּף, וְאֶת הַמַּרְדַּעַת, וְאֶת הַקִּילְקְלִי, וְאֶת הַחֲבָק. אֲבָל לֹא מָכַר שַׂק, וְדִיסַקַּיָּא, וְכוּמְנִי. וּבִזְמַן שֶׁאָמַר לוֹ: ״הִיא וְכֹל מַה שֶּׁעָלֶיהָ״ – הֲרֵי כּוּלָּן מְכוּרִין. טַעְמָא דְּאָמַר לֵיהּ: ״חֲמוֹר וְכֵלָיו״ – הוּא דְּקָנֵי אוּכָּף וּמַרְדַּעַת, הָא לָא אֲמַר לֵיהּ הָכִי – לָא! הוּא הַדִּין דְּאַף עַל גַּב דְּלָא אֲמַר לֵיהּ ״חֲמוֹר וְכֵלָיו״ – נָמֵי אוּכָּף וּמַרְדַּעַת מְכוּרִין; וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן – דְּאַף עַל גַּב דַּאֲמַר לֵיהּ: ״חֲמוֹר וְכֵלָיו״ – שַׂק וְדִיסַקַּיָּא וְכוּמְנִי לָא קָנֵי. מַאי ״וְכוּמְנִי״? אָמַר רַב פָּפָּא בַּר שְׁמוּאֵל: מַרְכַּבְתָּא דְנָשֵׁי. אִיבַּעְיָא לְהוּ: בְּעוֹדָן עָלָיו מַחֲלוֹקֶת, אֲבָל בְּשֶׁאֵינָן עָלָיו – מוֹדֵה לְהוּ נַחוּם הַמָּדִי; אוֹ דִלְמָא, בְּשֶׁאֵינָן עָלָיו מַחֲלוֹקֶת, אֲבָל בְּעוֹדָן עָלָיו – מוֹדוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְנָחוּם? תָּא שְׁמַע: וּבִזְמַן שֶׁאָמַר לוֹ: ״הוּא וְכֹל מַה שֶּׁעָלָיו״ – הֲרֵי כּוּלָּן מְכוּרִין. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בְּעוֹדָן עָלָיו מַחְלוֹקֶת, הָא מַנִּי – רַבָּנַן הִיא. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ בְּשֶׁאֵין עוֹדָן עָלָיו מַחְלוֹקֶת, אֲבָל בְּעוֹדָן עָלָיו – דִּבְרֵי הַכֹּל מְכוּרִין; הָא מַנִּי? לְעוֹלָם בְּשֶׁאֵין עוֹדָן עָלָיו מַחְלוֹקֶת, וְרַבָּנַן הִיא; וְאֵימָא: וּבִזְמַן שֶׁאָמַר לוֹ: ״הוּא וְכֹל מַה שֶּׁרָאוּי לִהְיוֹת עָלָיו״. תָּא שְׁמַע, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: פְּעָמִים מְכוּרִין, פְּעָמִים שֶׁאֵינָן מְכוּרִין. מַאי, לָאו אַמַּאי דְּקָאָמַר תַּנָּא קַמָּא קָאֵי רַבִּי יְהוּדָה? לָא, רַבִּי יְהוּדָה