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Traité Bava Batra

68a

Étude de Bava Batra 68a

Étude de la Mishna & Guémara 68a

En été ou pendant la saison des pluies, et il ne lui a pas non plus vendu le cellier pour le bois. Mais si le vendeur dit à l'acheteur: je vous vends les bains publics et tous ses accompagnements, tous ces composants sont vendus.
בִּימוֹת הַחַמָּה וּבִימוֹת הַגְּשָׁמִים, וְלֹא בֵּית כִּינּוּס הָעֵצִים. וְאִם אָמַר לוֹ: ״בֵּית הַמֶּרְחָץ וְכׇל תַּשְׁמִישָׁיו אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״ – כּוּלָּן מְכוּרִין.
La Guemara raconte: Il y avait une certaine personne qui dit à une autre: Je te vends ce pressoir à olives et tous ses accompagnements. Il y avait certains magasins en dehors du pressoir à olives, où, en plus des services ordinaires fournis par ces magasins, les graines de sésame étaient également étalées pour sécher avant d'être pressées pour leur huile. Le vendeur et l'acheteur n'étaient pas d'accord sur la question de savoir si ces magasins étaient inclus dans la vente, et l'acheteur s'est présenté devant Rav Yosef, lui présentant sa revendication de propriété sur les magasins.
הָהוּא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: ״בֵּית הַבַּד וְכׇל תַּשְׁמִישָׁיו אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״. הֲוַיָא הָנְהוּ חַנְוָאתָא אַבָּרַאי, דַּהֲווֹ שָׁטְחוּ בְּהוּ שׁוּמְשְׁמֵי. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף,
Rav Yosef lui dit: Nous avons appris dans la baraïta citée précédemment que si le vendeur dit à l'acheteur: Je vous vends les bains publics et tous ses accompagnements, tous ces composants sont vendus. Rav Yossef a estimé que dans ce cas également, les magasins litigieux avaient été vendus. Abaye dit à Rav Yossef: Mais Rabbi Hiyya n'a-t-il pas enseigné dans une baraïta: Ils ne sont pas tous vendus? Le problème devrait plutôt être résolu comme l'a dit Rav Ashi: Nous considérons la déclaration du vendeur, et s'il dit à l'acheteur: Je vous vends le pressoir à olives et tous ses accompagnements, et voici ses limites, et il a inclus la zone des magasins à l'intérieur de ces limites, l'acheteur a acquis ces magasins, mais si le vendeur ne le dit pas, il ne les a pas acquis, car ils ne font pas réellement partie du pressoir à olives.
אֲמַר לֵיהּ: תְּנֵינָא, אִם אָמַר: ״בֵּית הַמֶּרְחָץ וְכׇל תַּשְׁמִישָׁיו אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״ – הֲרֵי כּוּלָּן מְכוּרִין. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי, וְהָא תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא: אֵין כּוּלָּן מְכוּרִין! אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: חָזֵינַן – אִי אֲמַר לֵיהּ: ״בֵּית הַבַּד וְכׇל תַּשְׁמִישָׁיו, וְאִלֵּין מִצְרָנַהָא״ – קָנֵי, וְאִי לָא – לָא קָנֵי.
Mishna 1
MISHNA: Celui qui vend une ville sans préciser ce qui est inclus dans la vente a vendu avec elle les maisons, les fosses, les fossés et les grottes, les bains et les pigeonniers, et les pressoirs à olives et le beit hashelaḥin, comme cela sera expliqué dans la Guemara, mais il n'a pas vendu les biens meubles de la ville. Mais quand le vendeur dit à l'acheteur: Je te le vends et tout ce qu'il contient, même s'il y avait du bétail et des esclaves cananéens dans la ville, toutes ces entités sont vendues. Rabban Shimon ben Gamliel dit: Celui qui vend une ville a vendu avec elle le santar, dont la signification sera expliquée dans la Guemara.
מַתְנִי׳ הַמּוֹכֵר אֶת הָעִיר – מָכַר בָּתִּים; בּוֹרוֹת, שִׁיחִין וּמְעָרוֹת; מֶרְחֲצָאוֹת וְשׁוֹבָכוֹת; בֵּית הַבַּדִּין וּבֵית הַשְּׁלָחִין; אֲבָל לֹא אֶת הַמִּטַּלְטְלִין. וּבִזְמַן שֶׁאָמַר לוֹ: ״הִיא וְכׇל מַה שֶּׁבְּתוֹכָהּ״ – אֲפִילּוּ הָיוּ בָּהּ בְּהֵמָה וַעֲבָדִים, הֲרֵי כּוּלָּן מְכוּרִין. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הַמּוֹכֵר אֶת הָעִיר – מָכַר אֶת הַסַּנְטֵר.(משנה)
Guémara
GEMARA: Rav Aḥa, fils du Rav Avya, a dit à Rav Ashi: Apprenez de la mishna que le statut juridique d'un esclave cananéen est comme celui d'une propriété mobilière, comme s'il était comme celui d'une terre, l'esclave doit être vendu avec la ville. Rav Ashi répondit: Au contraire, que prétendez-vous, que le statut juridique d'un esclave cananéen est comme celui d'un bien meuble? Si tel est le cas, que signifie la déclaration de la mishna selon laquelle même s’il y avait du bétail et des esclaves cananéens dans la ville, ils sont tous vendus? Cela est évident, car les esclaves ne doivent pas être traités différemment du reste des biens meubles de la ville.
גְּמָ׳ אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אַוְיָא לְרַב אָשֵׁי: שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ, עַבְדָּא כְּמִטַּלְטְלָא דָּמֵי; דְּאִי כִּמְקַרְקַע דָּמֵי, נִיזְדַּבַּן אַגַּב מָתָא! וְאֶלָּא מַאי, עַבְדָּא כְּמִטַּלְטְלָא דָּמֵי?! מַאי אֲפִילּוּ?
Au contraire, qu'avez-vous à dire? Vous devez expliquer qu'il y a une différence entre les biens meubles qui se déplacent seuls, comme les esclaves, et les biens meubles qui ne se déplacent pas seuls, c'est-à-dire les objets inanimés. De la même manière, on peut affirmer que même si l’on dit que le statut juridique d’un esclave cananéen est comme celui de la terre, il y a une différence entre une terre qui se déplace d’elle-même, c’est-à-dire des esclaves, et une terre qui ne se déplace pas d’elle-même.
אֶלָּא מַאי אִית לָךְ לְמֵימַר – שָׁאנֵי בֵּין מִטַּלְטְלָא דְנָיֵיד מִמִּטַּלְטְלָא דְּלָא נָיֵיד; אֲפִילּוּ תֵּימָא עַבְדָּא כִּמְקַרְקַע דָּמֵי – שָׁאנֵי בֵּין מְקַרְקַע דְּנָיֵיד, לִמְקַרְקַע דְּלָא נָיֵיד.
§ La mishna enseigne: Rabban Shimon ben Gamliel dit: Celui qui vend une ville a vendu avec elle le santar. La Guemara demande: Quelle est la signification du terme santar? Ici, en Babylonie, ils l’interprétaient comme signifiant le conservateur des terres [bar maḥavanita] chargé de garder la trace des limites de propriété. Shimon ben Avtolemos n'est pas d'accord et dit qu'il s'agit des champs qui entourent la ville. La Guemara commente: Celui qui dit que santar signifie le conservateur foncier comprend que selon Rabban Shimon ben Gamliel, lorsqu'on vend une ville, à plus forte raison les champs qui entourent la ville sont inclus dans la vente. Mais celui qui dit que cela signifie les champs qui entourent la ville soutient que le registre foncier n'est pas vendu avec la ville.
רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הַמּוֹכֵר אֶת הָעִיר – מָכַר אֶת הַסַּנְטֵר. מַאי ״סַנְטֵר״? הָכָא תַּרְגִּימוּ: בַּר מַחְווֹנִיתָא. שִׁמְעוֹן בֶּן אַבְטוּלְמוֹס אוֹמֵר: בָּאגֵי. מַאן דְּאָמַר בַּר מַחְווֹנִיתָא – כׇּל שֶׁכֵּן בָּאגֵי; מַאן דְּאָמַר בָּאגֵי – אֲבָל בַּר מַחְווֹנִיתָא לָא מִיזְדַּבַּן.
La Guemara tente d'apporter des preuves à l'appui de l'une des opinions: Nous avons appris dans la mishna ici que les pressoirs à olives et le beit hashelaḥin sont vendus avec la ville. Les Sages ont d’abord soutenu: Qu’entend-on par shelaḥin? Il s'agit de champs irrigués, de champs qui nécessitent une irrigation supplémentaire pour compléter la pluie qu'ils reçoivent. Comme il est écrit: « Qui donne de la pluie sur la terre et envoie [shole'aḥ] de l'eau sur les champs » (Job 5: 10). Certes, selon celui qui dit que santar signifie le conservateur des terres, le premier tanna de la mishna dit que les champs qui entourent la ville sont vendus avec la ville, mais le conservateur des terres ne se vend pas, et Rabban Shimon ben Gamliel vient dire que même le conservateur des terres est vendu. Mais selon celui qui dit que santar signifie champs, c'est aussi ce que dit le premier tanna. En quoi donc Rabban Shimon ben Gamliel est-il en désaccord avec le premier tanna?
תְּנַן: בֵּית הַבַּדִּים וּבֵית הַשְּׁלָחִין. סַבְרוּהָ, מַאי ״שְׁלָחִין״ – בָּאגֵי, דִּכְתִיב: ״וְשֹׁלֵחַ מַיִם עַל פְּנֵי חוּצוֹת״; בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר בַּר מַחְווֹנִיתָא – אֲמַר תַּנָּא קַמָּא: בָּאגֵי מִיזְדַּבְּנִי, בַּר מַחְווֹנִיתָא לָא מִיזְדַּבַּן; וַאֲתָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לְמֵימַר: אֲפִילּוּ בַּר מַחְווֹנִיתָא נָמֵי מִיזְדַּבַּן. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר בָּאגֵי – תַּנָּא קַמָּא נָמֵי הָכִי קָאָמַר!
La Guemara rejette cette preuve: Maintenez-vous que ce que l’on entend par shelaḥin, ce sont les champs irrigués? Ce n'est pas le cas. Qu’entend-on plutôt par shelaḥin? Cela fait référence aux jardins trouvés dans la ville, comme il est dit: « Tes pousses [shelaḥayikh] sont un verger de grenades » (Cantique des Cantiques 4: 13). Mais les champs qui entourent la ville ne sont pas vendus. Et Rabban Shimon ben Gamliel vient dire que même les champs sont vendus aussi. Ceci est une version de la discussion.
מִי סָבְרַתְּ מַאי ״שְׁלָחִין״ – בָּאגֵי?! לָא; מַאי ״שְׁלָחִין״ – גִּינוּנְיָיתָא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שְׁלָחַיִךְ פַּרְדֵּס רִמּוֹנִים״; אֲבָל בָּאגֵי – לָא מִיזְדַּבְּנִי. וַאֲתָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לְמֵימַר: אֲפִילּוּ בָּאגֵי נָמֵי מִזְדַּבְּנִי.
Certains disent que la discussion s'est déroulée comme suit: Les Sages ont d'abord supposé que qu'entendait-on par shelaḥin? Cela fait référence aux jardins trouvés dans la ville. Certes, selon celui qui a dit que santar signifie les champs qui entourent la ville, le premier tanna de la mishna dit que les jardins trouvés à l'intérieur de la ville sont vendus avec la ville, mais les champs qui entourent la ville ne sont pas vendus, et Rabban Shimon ben Gamliel vient de dire que même les champs qui entourent la ville sont vendus.
אִיכָּא דְּאָמְרִי: סַבְרוּהָ, מַאי ״שְׁלָחִין״ – גִּינוּנְיָאתָא; בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר בָּאגֵי – אָמַר תַּנָּא קַמָּא: גְּנוּנָיְיָתָא מִיזְדַּבַּן, בָּאגֵי לָא מִיזְדַּבְּנִי; וַאֲתָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לְמֵימַר: אֲפִילּוּ בָּאגֵי מִיזְדַּבְּנִי.

Tossafot

אלא מאי עבדא כמטלטלי דמי מאי אפילו. לאו משום דאי כמקרקעי דמי אתי שפיר דהא מ"מ מבהמה איכא לאקשויי מאי אפי' אלא לומר דלא מפלגינן בין מטלטלי דניידי למטלטלי דלא ניידי פריך וה"ה דהוי מצי למיפרך אי כמטלטלי דמי אפי' גבי חצר יהו מכורין:

מי סברת מאי שלחין כו'. ואם תאמר דבכולי גמרא הוו בית השלחין באגי שדות שמשקין אותן ומאי שנא הכא דמשנינן להו מכל בית השלחין שבגמרא ויש לומר דפשיטא ליה לגמרא דאין חילוק בין שדה בית השלחין ושדה בית הבעל לענין מכר ויש חילוק בין באגי לגינוניתא לכך לא ניחא לפרש שלחין כמו בעלמא דהוה משמע דאתא למעוטי שדה בית הבעל:,שלחיך פרדס וגו'. על שם האילן שעושה בדים ושולח פארות כדכתיב ותעש בדים ותשלח פארות וגו' (יחזקאל יז):

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Bava Batra 68a
100%
בבא בתרא ס״ח אמַסֶּכֶת בָּבָא בַּתְרָא
מִשְׁנָה בִּימוֹת הַחַמָּה וּבִימוֹת הַגְּשָׁמִים, וְלֹא בֵּית כִּינּוּס הָעֵצִים. וְאִם אָמַר לוֹ: ״בֵּית הַמֶּרְחָץ וְכׇל תַּשְׁמִישָׁיו אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״ – כּוּלָּן מְכוּרִין. הָהוּא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: ״בֵּית הַבַּד וְכׇל תַּשְׁמִישָׁיו אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״. הֲוַיָא הָנְהוּ חַנְוָאתָא אַבָּרַאי, דַּהֲווֹ שָׁטְחוּ בְּהוּ שׁוּמְשְׁמֵי. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף, אֲמַר לֵיהּ: תְּנֵינָא, אִם אָמַר: ״בֵּית הַמֶּרְחָץ וְכׇל תַּשְׁמִישָׁיו אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״ – הֲרֵי כּוּלָּן מְכוּרִין. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי, וְהָא תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא: אֵין כּוּלָּן מְכוּרִין! אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: חָזֵינַן – אִי אֲמַר לֵיהּ: ״בֵּית הַבַּד וְכׇל תַּשְׁמִישָׁיו, וְאִלֵּין מִצְרָנַהָא״ – קָנֵי, וְאִי לָא – לָא קָנֵי. מַתְנִי׳ הַמּוֹכֵר אֶת הָעִיר – מָכַר בָּתִּים; בּוֹרוֹת, שִׁיחִין וּמְעָרוֹת; מֶרְחֲצָאוֹת וְשׁוֹבָכוֹת; בֵּית הַבַּדִּין וּבֵית הַשְּׁלָחִין; אֲבָל לֹא אֶת הַמִּטַּלְטְלִין. וּבִזְמַן שֶׁאָמַר לוֹ: ״הִיא וְכׇל מַה שֶּׁבְּתוֹכָהּ״ – אֲפִילּוּ הָיוּ בָּהּ בְּהֵמָה וַעֲבָדִים, הֲרֵי כּוּלָּן מְכוּרִין. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הַמּוֹכֵר אֶת הָעִיר – מָכַר אֶת הַסַּנְטֵר. גְּמָרָא גְּמָ׳ אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אַוְיָא לְרַב אָשֵׁי: שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ, עַבְדָּא כְּמִטַּלְטְלָא דָּמֵי; דְּאִי כִּמְקַרְקַע דָּמֵי, נִיזְדַּבַּן אַגַּב מָתָא! וְאֶלָּא מַאי, עַבְדָּא כְּמִטַּלְטְלָא דָּמֵי?! מַאי אֲפִילּוּ? אֶלָּא מַאי אִית לָךְ לְמֵימַר – שָׁאנֵי בֵּין מִטַּלְטְלָא דְנָיֵיד מִמִּטַּלְטְלָא דְּלָא נָיֵיד; אֲפִילּוּ תֵּימָא עַבְדָּא כִּמְקַרְקַע דָּמֵי – שָׁאנֵי בֵּין מְקַרְקַע דְּנָיֵיד, לִמְקַרְקַע דְּלָא נָיֵיד. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הַמּוֹכֵר אֶת הָעִיר – מָכַר אֶת הַסַּנְטֵר. מַאי ״סַנְטֵר״? הָכָא תַּרְגִּימוּ: בַּר מַחְווֹנִיתָא. שִׁמְעוֹן בֶּן אַבְטוּלְמוֹס אוֹמֵר: בָּאגֵי. מַאן דְּאָמַר בַּר מַחְווֹנִיתָא – כׇּל שֶׁכֵּן בָּאגֵי; מַאן דְּאָמַר בָּאגֵי – אֲבָל בַּר מַחְווֹנִיתָא לָא מִיזְדַּבַּן. תְּנַן: בֵּית הַבַּדִּים וּבֵית הַשְּׁלָחִין. סַבְרוּהָ, מַאי ״שְׁלָחִין״ – בָּאגֵי, דִּכְתִיב: ״וְשֹׁלֵחַ מַיִם עַל פְּנֵי חוּצוֹת״; בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר בַּר מַחְווֹנִיתָא – אֲמַר תַּנָּא קַמָּא: בָּאגֵי מִיזְדַּבְּנִי, בַּר מַחְווֹנִיתָא לָא מִיזְדַּבַּן; וַאֲתָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לְמֵימַר: אֲפִילּוּ בַּר מַחְווֹנִיתָא נָמֵי מִיזְדַּבַּן. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר בָּאגֵי – תַּנָּא קַמָּא נָמֵי הָכִי קָאָמַר! מִי סָבְרַתְּ מַאי ״שְׁלָחִין״ – בָּאגֵי?! לָא; מַאי ״שְׁלָחִין״ – גִּינוּנְיָיתָא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שְׁלָחַיִךְ פַּרְדֵּס רִמּוֹנִים״; אֲבָל בָּאגֵי – לָא מִיזְדַּבְּנִי. וַאֲתָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לְמֵימַר: אֲפִילּוּ בָּאגֵי נָמֵי מִזְדַּבְּנִי. אִיכָּא דְּאָמְרִי: סַבְרוּהָ, מַאי ״שְׁלָחִין״ – גִּינוּנְיָאתָא; בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר בָּאגֵי – אָמַר תַּנָּא קַמָּא: גְּנוּנָיְיָתָא מִיזְדַּבַּן, בָּאגֵי לָא מִיזְדַּבְּנִי; וַאֲתָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לְמֵימַר: אֲפִילּוּ בָּאגֵי מִיזְדַּבְּנִי.