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Traité Bava Batra

176a

Étude de Bava Batra 176a

Étude de la Guémara 176a

Guémara
Rav Pappa a dit: La halakha veut que lorsqu'un créancier accorde un prêt par contrat oral, il peut recouvrer la dette auprès des héritiers du débiteur après son décès, mais il ne peut pas recouvrer la dette auprès des acheteurs des biens du débiteur. Il peut recouvrer la dette auprès des héritiers afin de ne pas verrouiller la porte face aux emprunteurs potentiels. Mais il ne peut pas recouvrer la dette auprès des acheteurs, car un prêt par contrat oral n'a aucune publicité qui lui est associée.
אָמַר רַב פָּפָּא, הִלְכְתָא: מִלְוֶה עַל פֶּה – גּוֹבֶה מִן הַיּוֹרְשִׁין, וְאֵינוֹ גּוֹבֶה מִן הַלָּקוֹחוֹת. גּוֹבֶה מִן הַיּוֹרְשִׁין – כְּדֵי שֶׁלֹּא תִּנְעוֹל דֶּלֶת בִּפְנֵי לֹוִין, וְאֵינוֹ גּוֹבֶה מִן הַלָּקוֹחוֹת – דְּלֵית לֵיהּ קָלָא.
§ La Michna enseigne: Si l'on présente à un débiteur un document écrit de la main du débiteur attestant qu'il lui doit de l'argent, mais sans témoins signés sur le document, le créancier ne peut recouvrer que les biens invendus. Rabbi Bar Natan demanda à Rabbi Yohanan: Si le document écrit de la main du débiteur a été ratifié ultérieurement au tribunal, quelle est la halakha? Serait-il alors possible de recouvrer la dette des biens gageés vendus? Rabbi Yohanan lui répondit: Même si le document écrit de la main du débiteur a été ratifié au tribunal, le créancier ne peut recouvrer la dette que sur les biens invendus.
הוֹצִיא עָלָיו כְּתַב יָדוֹ שֶׁהוּא חַיָּיב לוֹ – גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין וְכוּ׳. בְּעָא מִינֵּיהּ רַבָּהּ בַּר נָתָן מֵרַבִּי יוֹחָנָן: הוּחְזַק כְּתַב יָדוֹ בְּבֵית דִּין, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: אַף עַל פִּי שֶׁהוּחְזַק כְּתַב יָדוֹ בְּבֵית דִּין – אֵינוֹ גּוֹבֶה אֶלָּא מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין.
Rami bar Ḥama soulève une objection à partir d'une mishna (Gittin 86a), qui déclare: Il existe trois types d'actes de divorce qui ne sont pas valables dès l'origine (ab initio), mais si la femme épouse un autre homme sur la base de l'un de ces actes de divorce, la lignée des enfants issus de ce mariage est intacte. En d’autres termes, n’est pas considérée comme une femme mariée ayant eu des rapports sexuels avec un autre homme, ce qui porterait atteinte à la lignée de leur enfant. Et ce sont ceux-ci: Un acte de divorce que le mari a écrit de sa main mais il n'y a aucune signature de témoins dans le document; un acte de divorce où il y a les signatures des témoins dans le document mais où aucune date n'y est inscrite; et un acte de divorce où il y a une date écrite, mais qui ne contient qu'un seul témoin. Ce sont les trois actes de divorce non valables au sujet desquels les Sages ont dit: Et si elle se marie, la descendance de sa descendance est sans défaut.
מֵתִיב רָמֵי בַּר חָמָא: שְׁלֹשָׁה גִּיטִּין פְּסוּלִין, וְאִם נִישֵּׂאת – הַוָּלָד כָּשֵׁר. וְאֵלּוּ הֵן: כָּתַב בִּכְתַב יָדוֹ – וְאֵין עָלָיו עֵדִים; יֵשׁ עָלָיו עֵדִים – וְאֵין בּוֹ זְמַן; יֵשׁ בּוֹ זְמַן – וְאֵין בּוֹ אֶלָּא עֵד אֶחָד; הֲרֵי אֵלּוּ שְׁלֹשָׁה גִּיטִּין פְּסוּלִין, וְאִם נִישֵּׂאת – הַוָּלָד כָּשֵׁר.
Rabbi Elazar dit: Même s'il n'y a pas de signatures de témoins dans le document, mais qu'il le lui a remis en présence de deux témoins, c'est un acte de divorce valide. Et sur la base de cet acte de divorce, la femme peut percevoir le montant qui lui est inscrit dans son contrat de mariage, même sur les biens gageés qui ont été vendus. Cela indique que même si aucun témoin n'a signé le document, la dette qui y est indiquée peut être recouvrée sur les biens gageés qui ont été vendus, à condition que les témoins aient vu le document être transféré au créancier. A plus forte raison, une dette inscrite dans un document signé de la main du débiteur et ratifié par un tribunal devrait pouvoir être recouvrée sur un bien gage vendu.
רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אַף עַל פִּי שֶׁאֵין עָלָיו עֵדִים, אֶלָּא שֶׁנְּתָנוֹ לָהּ בִּפְנֵי עֵדִים – כָּשֵׁר, וְגוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים.
La Guemara répond: Là, c'est différent, car le mari s'est engagé lui-même et ses biens immédiatement dès la rédaction du document, car il savait à ce moment-là que le document serait transféré en présence de témoins. En revanche, dans le cas de la mishna ici, le document rédigé de la main du débiteur a été rédigé sans l’intention de le ratifier. Ce n’est que plus tard, après coup, qu’il a été ratifié, et les termes de l’obligation de la dette ne peuvent pas être modifiés à ce moment-là.
שָׁאנֵי הָתָם, דְּמִשְּׁעַת כְּתִיבָה הוּא דְּשַׁעְבַּד נַפְשֵׁיהּ.
§ La Michna enseigne: Dans le cas d'un garant dont l'engagement a émergé, c'est-à-dire a été écrit, après la signature du billet à ordre, le créancier ne peut recouvrer la dette que sur les biens invendus du garant. Rav dit: Si l'engagement du garant est écrit avant la signature du document, le créancier peut recouvrer la dette du garant sur les biens gageés qui ont été vendus; s'il est rédigé après la signature du document, le créancier ne peut recouvrer la dette que sur les biens invendus.
עָרֵב הַיּוֹצֵא לְאַחַר חִיתּוּם שְׁטָרוֹת וְכוּ׳. אָמַר רַב: קוֹדֶם חִיתּוּם שְׁטָרוֹת – גּוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים. לְאַחַר חִיתּוּם שְׁטָרוֹת – גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין.
À d'autres moments, Rav a déclaré: Même si la garantie est écrite avant la signature du document, le créancier ne peut recouvrer la dette que sur les biens invendus.
זִמְנִין אָמַר רַב: אֲפִילּוּ קוֹדֶם חִיתּוּם שְׁטָרוֹת – אֵינוֹ גּוֹבֶה אֶלָּא מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין.
La Guemara demande: Il y a une difficulté résultant de la contradiction entre une déclaration du Rav et l'autre déclaration du Rav, car elles semblent se contredire en ce qui concerne une garantie écrite avant la signature du document. La Guemara répond: Ce n'est pas difficile. Dans ce cas, où Rav dit que le créancier ne peut recouvrer la dette que sur les biens invendus, c'est là qu'il est écrit dans le document comme suit: Un tel est garant, car cette formulation est une déclaration indépendante, et les témoins signant le document ne se rapportent pas nécessairement à cette déclaration. Et dans ce cas, où Rav dit que le créancier peut recouvrer la dette des biens gageés qui ont été vendus, c'est là qu'il est écrit dans le document comme suit: Et un tel est un garant. L'usage du conjonctif: Et, fait que cette clause fait partie intégrante du document, de sorte que les signatures des témoins s'y rapportent également.
קַשְׁיָא דְּרַב אַדְּרַב! לָא קַשְׁיָא; הָא דִּכְתִב בֵּיהּ ״פְּלוֹנִי עָרֵב״. הָא דִּכְתִב בֵּיהּ ״וּפְלוֹנִי עָרֵב״.
Et Rabbi Yohanan dit: Dans tel ou tel cas, le créancier ne peut recouvrer la dette que sur les biens invendus. La Guemara commente: Et selon l'avis de Rabbi Yohanan, ceci est la halakha même si elle est écrite dans le document: Et un tel est garant.
וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה – אֵינוֹ גּוֹבֶה אֶלָּא מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין, וְאַף עַל גַּב דִּכְתִב בֵּיהּ ״וּפְלוֹנִי עָרֵב״.
Rava soulève une objection de la part d'une baraïta (Tosefta, Gittin 9: 9): Dans le cas où des témoins sont signés sur une salutation écrite dans un acte de divorce, l'acte de divorce n'est pas valide, car nous craignons que peut-être les témoins aient signé sur le salut seul, c'est-à-dire qu'ils n'avaient pas l'intention de témoigner du divorce, mais seulement de vérifier que le salut était écrit.
מֵתִיב רָבָא: עֵדִים הַחֲתוּמִין עַל שְׁאֵילַת שָׁלוֹם בְּגֵט – פָּסוּל; חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא עַל שְׁאֵילַת שָׁלוֹם חָתְמוּ.
Et Rabbi Abbahu dit à propos de cette baraïta: Rabbi Yohanan lui-même m'a expliqué personnellement que ce n'est que lorsque le texte de la salutation commence: Envoyez une salutation à untel, que l'acte de divorce n'est pas valable, car il s'agit d'une déclaration indépendante et il est possible que les signatures se rapportent à elle seule. Mais si la formulation est: Et envoie un salut à un tel, l'usage de la conjonctive: Et, fait que cette clause fait partie intégrante du document, et l'acte de divorce est valable. Cela indique que Rabbi Yohanan lui-même soutient que lorsque la conjonction est utilisée, les signatures se rapportent à l'ensemble du document.
וְאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, לְדִידִי מִיפָּרְשָׁא לֵיהּ מִינֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: ״שְׁאִילוּ״ – פָּסוּל. ״וּשְׁאִילוּ״ – כָּשֵׁר!
La Guemara répond: Ici aussi, quand Rabbi Yohanan a-t-il dit que le créancier ne peut recouvrer la dette que sur les biens invendus du garant? Où il était écrit: Un tel est garant. Si la conjonction est utilisée, il peut recouvrer la dette même sur les biens gageés qui ont été vendus.
הָכָא נָמֵי, דִּכְתִב ״פְּלוֹנִי עָרֵב״.
Bava Batra 176a
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בבא בתרא קע״ו אמַסֶּכֶת בָּבָא בַּתְרָא
גְּמָרָא אָמַר רַב פָּפָּא, הִלְכְתָא: מִלְוֶה עַל פֶּה – גּוֹבֶה מִן הַיּוֹרְשִׁין, וְאֵינוֹ גּוֹבֶה מִן הַלָּקוֹחוֹת. גּוֹבֶה מִן הַיּוֹרְשִׁין – כְּדֵי שֶׁלֹּא תִּנְעוֹל דֶּלֶת בִּפְנֵי לֹוִין, וְאֵינוֹ גּוֹבֶה מִן הַלָּקוֹחוֹת – דְּלֵית לֵיהּ קָלָא. הוֹצִיא עָלָיו כְּתַב יָדוֹ שֶׁהוּא חַיָּיב לוֹ – גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין וְכוּ׳. בְּעָא מִינֵּיהּ רַבָּהּ בַּר נָתָן מֵרַבִּי יוֹחָנָן: הוּחְזַק כְּתַב יָדוֹ בְּבֵית דִּין, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: אַף עַל פִּי שֶׁהוּחְזַק כְּתַב יָדוֹ בְּבֵית דִּין – אֵינוֹ גּוֹבֶה אֶלָּא מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין. מֵתִיב רָמֵי בַּר חָמָא: שְׁלֹשָׁה גִּיטִּין פְּסוּלִין, וְאִם נִישֵּׂאת – הַוָּלָד כָּשֵׁר. וְאֵלּוּ הֵן: כָּתַב בִּכְתַב יָדוֹ – וְאֵין עָלָיו עֵדִים; יֵשׁ עָלָיו עֵדִים – וְאֵין בּוֹ זְמַן; יֵשׁ בּוֹ זְמַן – וְאֵין בּוֹ אֶלָּא עֵד אֶחָד; הֲרֵי אֵלּוּ שְׁלֹשָׁה גִּיטִּין פְּסוּלִין, וְאִם נִישֵּׂאת – הַוָּלָד כָּשֵׁר. רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אַף עַל פִּי שֶׁאֵין עָלָיו עֵדִים, אֶלָּא שֶׁנְּתָנוֹ לָהּ בִּפְנֵי עֵדִים – כָּשֵׁר, וְגוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים. שָׁאנֵי הָתָם, דְּמִשְּׁעַת כְּתִיבָה הוּא דְּשַׁעְבַּד נַפְשֵׁיהּ. עָרֵב הַיּוֹצֵא לְאַחַר חִיתּוּם שְׁטָרוֹת וְכוּ׳. אָמַר רַב: קוֹדֶם חִיתּוּם שְׁטָרוֹת – גּוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים. לְאַחַר חִיתּוּם שְׁטָרוֹת – גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין. זִמְנִין אָמַר רַב: אֲפִילּוּ קוֹדֶם חִיתּוּם שְׁטָרוֹת – אֵינוֹ גּוֹבֶה אֶלָּא מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין. קַשְׁיָא דְּרַב אַדְּרַב! לָא קַשְׁיָא; הָא דִּכְתִב בֵּיהּ ״פְּלוֹנִי עָרֵב״. הָא דִּכְתִב בֵּיהּ ״וּפְלוֹנִי עָרֵב״. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה – אֵינוֹ גּוֹבֶה אֶלָּא מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין, וְאַף עַל גַּב דִּכְתִב בֵּיהּ ״וּפְלוֹנִי עָרֵב״. מֵתִיב רָבָא: עֵדִים הַחֲתוּמִין עַל שְׁאֵילַת שָׁלוֹם בְּגֵט – פָּסוּל; חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא עַל שְׁאֵילַת שָׁלוֹם חָתְמוּ. וְאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, לְדִידִי מִיפָּרְשָׁא לֵיהּ מִינֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: ״שְׁאִילוּ״ – פָּסוּל. ״וּשְׁאִילוּ״ – כָּשֵׁר! הָכָא נָמֵי, דִּכְתִב ״פְּלוֹנִי עָרֵב״. אִי הָכִי, הַיְינוּ דְּרַב! אֵימָא: וְכֵן אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן. מַעֲשֶׂה וּבָא לִפְנֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְכוּ׳. אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אַף עַל פִּי שֶׁקִּילֵּס רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אֶת בֶּן נַנָּס, הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ. אִיבַּעְיָא לְהוּ: בְּחָנוּק – מָה לִי אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל? תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי יַעֲקֹב אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: חָלוּק הָיָה רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אַף בְּחָנוּק. הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ, אוֹ אֵין הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ? תָּא שְׁמַע, דְּכִי אֲתָא רָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: חָלוּק הָיָה רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אַף בְּחָנוּק, וַהֲלָכָה כְּמוֹתוֹ אַף בְּחָנוּק. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: חָנוּק, וְקָנוּ מִיָּדוֹ – מִשְׁתַּעְבֵּד. מִכְּלַל דְּעָרֵב בְּעָלְמָא – לָא בָּעֵי קִנְיָן. וּפְלִיגָא דְּרַב נַחְמָן, דְּאָמַר רַב נַחְמָן: