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Traité Bava Batra

159a

Étude de Bava Batra 159a

Étude de la Guémara 159a

Guémara
Qu'il était dit: En ce qui concerne un fils qui a vendu une partie des biens de son père du vivant de son père et que le fils est décédé, le fils du fils reprend possession des biens des acheteurs. Et c’est une halakha difficile au regard du droit monétaire, puisque les acheteurs peuvent dire au fils du fils: Est-ce que ton père nous vend le bien et tu en reprends possession?
אִיתְּמַר: בֵּן שֶׁמָּכַר בְּנִכְסֵי אָבִיו בְּחַיֵּי אָבִיו, וָמֵת – בְּנוֹ מוֹצִיא מִיַּד הַלָּקוֹחוֹת. וְזוֹ הִיא שֶׁקָּשָׁה בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת – וְלֵימְרוּ לֵיהּ: אֲבוּךְ מְזַבֵּין, וְאַתְּ מַפֵּיק?!
La Guemara demande: Et quelle est la difficulté? Peut-être peut-il dire: j’arrive à reprendre possession de la propriété sur la base du droit de propriété du père de mon père, puisque j’hérite directement de lui. Sachez qu'il en est ainsi, comme il est écrit: « Vos fils seront à la place de vos pères; vous en ferez des princes dans tout le pays » (Psaume 45: 17). L’expression « À la place de vos pères seront vos fils » indique qu’un petit-fils hérite directement de son grand-père et qu’il n’hérite pas par l’intermédiaire de son père.
וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא מָצֵי אָמַר: מִכֹּחַ אֲבוּהּ דְּאַבָּא קָאָתֵינָא – תִּדַּע, דִּכְתִיב: ״תַּחַת אֲבֹתֶיךָ יִהְיוּ בָנֶיךָ, תְּשִׁיתֵמוֹ לְשָׂרִים בְּכׇל הָאָרֶץ״!
S’il existe une halakha en matière de droit monétaire qui pose problème, c’est bien la halakha difficile: s’agissant d’un fils aîné qui a vendu, du vivant de son père, la part du premier-né dont il devait hériter, et qui est décédé du vivant de son père, son fils peut reprendre possession de la part du premier-né des acheteurs. Et c’est une halakha difficile au regard du droit monétaire, puisque son père vend la propriété et il en reprend possession. Et si vous disiez: Ici aussi, il dit: Je viens de reprendre possession des biens sur la base du droit du père de mon père sur la propriété, cela n'est pas une réclamation valable, car, s'il vient de reprendre possession des biens sur la base du droit du père de son père, quelle est l'importance de la part du premier-né, puisqu'il n'est pas le premier-né de son grand-père?
אֶלָּא אִי קַשְׁיָא, הָא קַשְׁיָא – בֵּן בְּכוֹר שֶׁמָּכַר חֵלֶק בְּכוֹרָה בְּחַיֵּי אָבִיו, וָמֵת בְּחַיֵּי אָבִיו – בְּנוֹ מוֹצִיא מִיַּד הַלָּקוֹחוֹת. וְזוֹ הִיא שֶׁקָּשָׁה בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת – אֲבוּהּ מְזַבֵּין, אִיהוּ מַפֵּיק?! וְכִי תֵּימָא, הָכָא נָמֵי אָמַר: מִכֹּחַ אֲבוּהּ דְּאַבָּא קָאָתֵינָא; אִי מִכֹּחַ אֲבוּהּ דְּאַבָּא קָא אָתְיָא, בְּחֵלֶק בְּכוֹרָה מַאי עֲבִידְתֵּיהּ?
La Guemara rejette cela: Et quelle est la difficulté? Peut-être peut-il dire: je reprends possession de la propriété sur la base du droit de propriété du père de mon père, et pourtant je reçois la part du premier-né, car je me tiens à la place de mon père.
וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא מָצֵי אֲמַר: מִכֹּחַ אֲבוּהּ דְּאַבָּא קָאָתֵינָא – וּבִמְקוֹם אָב קָאֵימְנָא!
S'il y a une halakha en matière de droit monétaire qui pose problème, c'est bien la halakha difficile: l'on connaissait un témoignage en faveur d'un autre, et son témoignage a été écrit dans un document avant de devenir un voleur, puis il est devenu un voleur et a été disqualifié pour témoigner. Dans ce cas, il ne peut témoigner quant à la légitimité de son écriture. Mais d'autres pourraient témoigner que c'est son écriture sur le document. La difficulté est que maintenant que son témoignage n'est pas jugé crédible, même s'il connaît l'affaire avec certitude, est-il logique que d'autres soient jugés crédibles et que sa signature soit ratifiée selon leur témoignage? Et c’est une halakha difficile en matière de droit monétaire.
אֶלָּא אִי קַשְׁיָא, הָא קַשְׁיָא – הָיָה יוֹדֵעַ לוֹ עֵדוּת בִּשְׁטָר עַד שֶׁלֹּא נַעֲשָׂה גַּזְלָן, וְנַעֲשָׂה גַּזְלָן – הוּא אֵינוֹ מֵעִיד עַל כְּתַב יָדוֹ, אֲבָל אֲחֵרִים מְעִידִין. הַשְׁתָּא אִיהוּ לָא מְהֵימַן, אַחְרִינֵי מְהֵימְנִי?! וְזוֹ הִיא שֶׁקָּשָׁה בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת.
La Guemara rejette ceci: quelle est la difficulté? Peut-être que cette halakha fait référence à un cas où la signature était déjà présumée par le tribunal comme étant son écriture avant qu'il ne soit disqualifié, et les témoins témoignent simplement que le document était déjà ratifié.
מַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא כְּגוֹן שֶׁהוּחְזַק כְּתַב יָדוֹ בְּבֵית דִּין!
S’il y a une halakha en matière de droit monétaire qui pose difficulté, c’est bien la halakha difficile: l’un connaissait un témoignage en faveur d’un autre concernant la propriété de ce dernier d’un terrain, et son témoignage a été écrit dans un document avant que le terrain n’entre en possession du témoin en tant qu’héritage, ce qui a amené le témoin à devenir partie intéressée. Dans ce cas, le témoin ne peut pas ratifier son écriture. Mais d’autres pourraient ratifier son écriture. La Guemara rejette cela: Et quelle est la difficulté? Peut-être ici aussi, la halakha fait référence à un cas où la signature était déjà présumée par le tribunal comme étant son écriture avant qu'il ne devienne partie intéressée, et les témoins témoignent simplement que le document était déjà ratifié.
אֶלָּא אִי קַשְׁיָא, הָא קַשְׁיָא – הָיָה יוֹדֵעַ לוֹ עֵדוּת בִּשְׁטָר עַד שֶׁלֹּא תִּפּוֹל לוֹ בִּירוּשָּׁה; הוּא אֵינוֹ יָכוֹל לְקַיֵּים כְּתַב יָדוֹ, אֲבָל אֲחֵרִים יְכוֹלִין לְקַיֵּים כְּתַב יָדוֹ. וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא הָכָא נָמֵי, כְּגוֹן שֶׁהוּחְזַק כְּתַב יָדוֹ בְּבֵית דִּין!
S’il y a une halakha en matière de droit monétaire qui pose problème, c’est bien la halakha difficile: l’un connaissait le témoignage d’un autre, et son témoignage était écrit dans un document avant de devenir le gendre de cette personne, puis il est devenu son gendre. Dans ce cas, le gendre ne peut pas témoigner sur son écriture, puisqu'on ne peut pas témoigner pour son parent. Mais d’autres pourront témoigner qu’il s’agit de son écriture. Est-il logique que son témoignage ne soit pas jugé crédible, alors que d'autres sont jugés crédibles et peuvent ratifier sa signature?
אֶלָּא אִי קַשְׁיָא, הָא קַשְׁיָא – הָיָה יוֹדֵעַ לוֹ בְּעֵדוּת עַד שֶׁלֹּא נַעֲשָׂה חֲתָנוֹ, וְנַעֲשָׂה חֲתָנוֹ – הוּא אֵינוֹ מֵעִיד עַל כְּתַב יָדוֹ, אֲבָל אֲחֵרִים מְעִידִין. הוּא לָא מְהֵימַן, אַחְרִינֵי מְהֵימְנִי?!
Et si vous dites: ici aussi, la halakha fait référence à un cas où la signature était déjà présumée par le tribunal comme étant son écriture avant qu'il ne devienne un parent, c'est difficile. Mais Rav Yosef bar Minyumi ne dit-il pas que Rav Nahman dit: D'autres peuvent témoigner de la validité de son écriture même si la signature n'était pas auparavant présumée par le tribunal comme étant son écriture?
וְכִי תֵּימָא הָכָא נָמֵי – כְּגוֹן שֶׁהוּחְזַק כְּתַב יָדוֹ בְּבֵית דִּין, וְהָא אָמַר רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי אָמַר רַב נַחְמָן: אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא הוּחְזַק כְּתַב יָדוֹ בְּבֵית דִּין!
La Guemara rejette cela: Et quelle est la difficulté? Peut-être s’agit-il d’un édit du roi, c’est-à-dire d’un décret divin, selon lequel le témoignage d’un gendre n’est pas jugé crédible, alors que le témoignage d’autrui est jugé crédible, et la raison pour laquelle il est disqualifié n’est pas qu’il est soupçonné de mentir. Cela doit être ainsi, car si vous ne le disiez pas, pourquoi Moïse et Aaron ne sont-ils pas autorisés à témoigner en faveur de leur beau-père? Serait-ce dû au fait que leur témoignage n’est pas jugé crédible? C’est plutôt un édit du roi que même Moïse et Aaron ne doivent pas témoigner en faveur de leurs proches. Ici aussi, c'est un édit du Roi qu'un gendre ne doit pas témoigner de la validité de son écriture pour son beau-père.
וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא גְּזֵירַת מֶלֶךְ הִיא, דְּאִיהוּ לָא מְהֵימַן, וְאַחְרִינֵי מְהֵימְנִי – וְלָאו מִשּׁוּם דִּמְשַׁקַּר! דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן לְחוֹתְנָם – מִשּׁוּם דְּלָא מְהֵימְנִי הוּא?! אֶלָּא גְּזֵירַת מֶלֶךְ הוּא שֶׁלֹּא יָעִידוּ לָהֶם, הָכָא נָמֵי – גְּזֵירַת מֶלֶךְ הוּא שֶׁלֹּא יָעִיד עַל כְּתַב יָדוֹ לְחוֹתְנוֹ!
La difficulté réside plutôt dans la halakha selon laquelle si un fils vend une partie des biens de son père et meurt ensuite, le fils du fils reprend possession des biens des acheteurs. Et en ce qui concerne le verset qui vous a posé difficulté: « Vos fils seront à la place de vos pères » (Psaume 45, 17), qui semble indiquer qu'un petit-fils hérite directement de son grand-père, cela n'est pas difficile. Ce verset est écrit comme une bénédiction. Le verset n’indique pas le statut halakhique de l’héritage du petit-fils, et la raison pour laquelle il peut reprendre possession de la propriété reste difficile.
אֶלָּא לְעוֹלָם כִּדְאָמְרִינַן מֵעִיקָּרָא, וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ ״תַּחַת אֲבֹתֶיךָ יִהְיוּ בָנֶיךָ״ – הָהוּא בִּבְרָכָה כְּתִיב.
La Guemara demande: Mais pouvez-vous dire que le verset est écrit comme une bénédiction,
וּמִי מָצֵית אָמְרַתְּ בִּבְרָכָה כְּתִיב –

Tossafot

ולימרו ליה אבוך זבין ואת אמאי מפקת. ותימה למה לא יוכל להוציא מיד הלקוחות אפילו למ"ד אדם מקנה דבר שלא בא לעולם היינו כגון שלא מת הבן בחיי האב אלא שנתנו לו דמים קודם שמת האב אבל כשנפלו לו כשהוא גוסס אמרו לעיל (בבא בתרא דף קכז:) דאפילו לר"מ דאמר אדם מקנה דבר שלא בא לעולם לא מהני מידי לקנות בנכסים כשהוא גוסס ופי' הר"ר יצחק בר' מאיר דודאי המכר אינו מכר אלא לענין חזרת מעות איירי הכא שבנו מוציא השעבוד שהיה להם ללקוחות מן הדין מהם כי אין להם אפי' שעבוד בקרקע בשביל מעותיהם ולפי זה צריך לומר דס"ל אדם משעבד דבר שלא בא לעולם דאי לא משעבד מאי מקשי לימרו ליה אבוך זבין ואת מאי מפקת והלא אין אדם משעבד דבר שלא בא לעולם ואע"ג דאמרן לעיל דאיקני קנה והוריש לא משתעבד היינו משום דשמואל לטעמיה דאית ליה מלוה על פה אינו גובה מן היורשין אבל לדידן דאית לן גובה מן היורשין הויא כמו (מצוה) ומשתעבד אע"פ שלא בא לעולם ואם תאמר אכתי מאי פריך ולימרו ליה אבוך זבין ואת אמאי מפקת דלמא היינו טעמא משום דאין בעל חוב נוטל בראוי כמו כתובת אשה דתנן בבכורות פרק יש בכור (בכורות דף נב.) דאינה נוטלת בראוי ושמא יש לומר דוקא כתובת אשה אבל בע"ח נוטל בראוי מיהו קשה דא"כ כי קא חשיב בכתובות ריש פרק אע"פ (כתובות דף נד: ושם) דתנאי כתובה ככתובה דמי לענין כמה דברים אמאי לא חשיב נמי לענין ראוי דאינה ככתובה ואיתא בבע"ח אבל אי ליתא בבעל חוב אתי שפיר אבל אין להביא ראיה מדאמר בסמוך מאי לאו יורשי האב בנים מורישין אחין פירוש בני הבן וקאמר אין בע"ח נוטל לאו היינו משום דאינו נוטל בראוי אלא טעמא משום דאמרי מכח דאבי אבא קאתי אבל אין להביא ראיה מדאמר ר"נ יתומים שגבו בחובת אביהן בע"ח חוזר וגובה אותה מהם אלמא נוטל בראוי שהרי אין זה ראוי אלא משעבדי ליה מדר' נתן מיהו קשה דהל"ל בן שלוה ולא בן שמכר ולא לימא בנו מוציא מיד הלקוחות ועוד קשה למה יש לו להיות ללקוחות שעבוד על אביו מי עדיף ממלוה על פה דאין לך מלוה על פה גדול מזה על כן נראה לר"י דאלו נכסים כתב האב לבנו מהיום ולאחר מיתה דהיינו גופא מהיום ופירות לאחר מיתה כמו ששנינו לעיל בפרק יש נוחלין (בבא בתרא דף קלו.) מכר האב או הבן בחיי האב וסבירא להו לשלחו מתם דהכא כר' יוחנן דאמר לעיל בפ' יש נוחלין דלא קנה לוקח מ"מ זו היא שקשה בדיני ממונות דלימרו ליה אבוך זבין כו':

אלא אי קשיא הא קשיא בן שמכר כו'. ולא גרסי' אי איתמר הכי איתמר שהרי כל הדברים הללו שלחו מתם ומה ששלחו זו היא שקשה בדיני ממונות ולא ידעו על איזה דבר שלחו כו':

כגון שהוחזק כתב ידן בב"ד. פירש רבינו שמואל שכתוב בו הנפק ואין נראה לר"י דאינך דיינים גופייהו מי לא מצי למיטעי בההוא גברא אי גזלן הוא אי לא שהרי אין חותמין אלא על חתימת העדים ואפי' מה שבשטר אין צריכין הדיינים לקרות אלא ה"פ הוחזק כתב ידו בב"ד שראו ב"ד כתב ידו קודם שנעשה גזלן דליכא למימר שלאחר כך חתם כמו הוחזק שטר כתובה בשוק דבפ"ב דקדושין (דף נ:) וכגון הואיל דאיתחזק בב"ד לא אמרי' בפ' זה בורר (סנהדרין דף לא: ושם ד"ה וכיון) דהיינו שראו ב"ד את השטר כבר וכדפרישית בספ"ק דב"מ (דף יח:):

ואע"פ שלא הוחזק כתב ידו בב"ד. מכאן יש ללמוד שאם היו שנים מעידים ואח"כ נעשו קרובים שאחר מעיד על כתב ידן שמכירין אותו ולא חיישינן שמא היום חתם:

ההוא בברכה הוא דכתיב. דאשמועינן קרא שיזכה הצדיק לבנים כמותו דכתיב בתריה תשיתמו לשרים בכל הארץ:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Bava Batra 159a
100%
בבא בתרא קנ״ט אמַסֶּכֶת בָּבָא בַּתְרָא
גְּמָרָא אִיתְּמַר: בֵּן שֶׁמָּכַר בְּנִכְסֵי אָבִיו בְּחַיֵּי אָבִיו, וָמֵת – בְּנוֹ מוֹצִיא מִיַּד הַלָּקוֹחוֹת. וְזוֹ הִיא שֶׁקָּשָׁה בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת – וְלֵימְרוּ לֵיהּ: אֲבוּךְ מְזַבֵּין, וְאַתְּ מַפֵּיק?! וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא מָצֵי אָמַר: מִכֹּחַ אֲבוּהּ דְּאַבָּא קָאָתֵינָא – תִּדַּע, דִּכְתִיב: ״תַּחַת אֲבֹתֶיךָ יִהְיוּ בָנֶיךָ, תְּשִׁיתֵמוֹ לְשָׂרִים בְּכׇל הָאָרֶץ״! אֶלָּא אִי קַשְׁיָא, הָא קַשְׁיָא – בֵּן בְּכוֹר שֶׁמָּכַר חֵלֶק בְּכוֹרָה בְּחַיֵּי אָבִיו, וָמֵת בְּחַיֵּי אָבִיו – בְּנוֹ מוֹצִיא מִיַּד הַלָּקוֹחוֹת. וְזוֹ הִיא שֶׁקָּשָׁה בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת – אֲבוּהּ מְזַבֵּין, אִיהוּ מַפֵּיק?! וְכִי תֵּימָא, הָכָא נָמֵי אָמַר: מִכֹּחַ אֲבוּהּ דְּאַבָּא קָאָתֵינָא; אִי מִכֹּחַ אֲבוּהּ דְּאַבָּא קָא אָתְיָא, בְּחֵלֶק בְּכוֹרָה מַאי עֲבִידְתֵּיהּ? וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא מָצֵי אֲמַר: מִכֹּחַ אֲבוּהּ דְּאַבָּא קָאָתֵינָא – וּבִמְקוֹם אָב קָאֵימְנָא! אֶלָּא אִי קַשְׁיָא, הָא קַשְׁיָא – הָיָה יוֹדֵעַ לוֹ עֵדוּת בִּשְׁטָר עַד שֶׁלֹּא נַעֲשָׂה גַּזְלָן, וְנַעֲשָׂה גַּזְלָן – הוּא אֵינוֹ מֵעִיד עַל כְּתַב יָדוֹ, אֲבָל אֲחֵרִים מְעִידִין. הַשְׁתָּא אִיהוּ לָא מְהֵימַן, אַחְרִינֵי מְהֵימְנִי?! וְזוֹ הִיא שֶׁקָּשָׁה בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת. מַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא כְּגוֹן שֶׁהוּחְזַק כְּתַב יָדוֹ בְּבֵית דִּין! אֶלָּא אִי קַשְׁיָא, הָא קַשְׁיָא – הָיָה יוֹדֵעַ לוֹ עֵדוּת בִּשְׁטָר עַד שֶׁלֹּא תִּפּוֹל לוֹ בִּירוּשָּׁה; הוּא אֵינוֹ יָכוֹל לְקַיֵּים כְּתַב יָדוֹ, אֲבָל אֲחֵרִים יְכוֹלִין לְקַיֵּים כְּתַב יָדוֹ. וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא הָכָא נָמֵי, כְּגוֹן שֶׁהוּחְזַק כְּתַב יָדוֹ בְּבֵית דִּין! אֶלָּא אִי קַשְׁיָא, הָא קַשְׁיָא – הָיָה יוֹדֵעַ לוֹ בְּעֵדוּת עַד שֶׁלֹּא נַעֲשָׂה חֲתָנוֹ, וְנַעֲשָׂה חֲתָנוֹ – הוּא אֵינוֹ מֵעִיד עַל כְּתַב יָדוֹ, אֲבָל אֲחֵרִים מְעִידִין. הוּא לָא מְהֵימַן, אַחְרִינֵי מְהֵימְנִי?! וְכִי תֵּימָא הָכָא נָמֵי – כְּגוֹן שֶׁהוּחְזַק כְּתַב יָדוֹ בְּבֵית דִּין, וְהָא אָמַר רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי אָמַר רַב נַחְמָן: אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא הוּחְזַק כְּתַב יָדוֹ בְּבֵית דִּין! וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא גְּזֵירַת מֶלֶךְ הִיא, דְּאִיהוּ לָא מְהֵימַן, וְאַחְרִינֵי מְהֵימְנִי – וְלָאו מִשּׁוּם דִּמְשַׁקַּר! דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן לְחוֹתְנָם – מִשּׁוּם דְּלָא מְהֵימְנִי הוּא?! אֶלָּא גְּזֵירַת מֶלֶךְ הוּא שֶׁלֹּא יָעִידוּ לָהֶם, הָכָא נָמֵי – גְּזֵירַת מֶלֶךְ הוּא שֶׁלֹּא יָעִיד עַל כְּתַב יָדוֹ לְחוֹתְנוֹ! אֶלָּא לְעוֹלָם כִּדְאָמְרִינַן מֵעִיקָּרָא, וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ ״תַּחַת אֲבֹתֶיךָ יִהְיוּ בָנֶיךָ״ – הָהוּא בִּבְרָכָה כְּתִיב. וּמִי מָצֵית אָמְרַתְּ בִּבְרָכָה כְּתִיב –