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Traité Bava Batra

157b

Étude de Bava Batra 157b

Étude de la Guémara 157b

Guémara
Plutôt, selon l’opinion de qui cette mishna est-elle? Cette Michna est conforme à l'opinion du rabbin Meir, qui dit: Une personne peut transférer la propriété d'une entité qui n'est pas encore venue au monde. De même, le rabbin Meir soutient qu’on peut placer un privilège sur les biens que l’emprunteur acquerra ultérieurement.
אֶלָּא הָא מַנִּי – רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם.
Rav Yaakov de Nehar Pekod dit au nom de Ravina: Venez entendre la preuve d'une mishna (Chevi'it 10: 5): Les billets à ordre antidatés, c'est-à-dire antérieurs à la date à laquelle le prêt a été effectivement accordé, ne sont pas valides. En effet, le billet à ordre crée un privilège sur la propriété de l’emprunteur. En datant le document plus tôt que le prêt lui-même, le prêteur semble détenir un privilège sur la propriété que l'emprunteur a vendue avant de contracter le prêt, ce qui lui permet de la reprendre frauduleusement à l'acheteur. Mais les billets à ordre postdatés sont valables, car ils ne permettent pas au prêteur de frauder un acheteur.
אָמַר רַב יַעֲקֹב מִנְּהַר פְּקוֹד מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבִינָא, תָּא שְׁמַע: שִׁטְרֵי חוֹב הַמּוּקְדָּמִין – פְּסוּלִין, וְהַמְאוּחָרִין – כְּשֵׁרִין.
La Guémara explique: Et s'il vous vient à l'esprit de dire que les biens que l'emprunteur acquiert après avoir reçu le prêt ne sont pas gageés, même lorsqu'il écrit: Les biens que j'acquerrai seront gageés, et il acquiert des biens et les vendront à d'autres, ou lorsqu'il écrit: Les biens que j'acquerrai seront gagés et il acquiert des biens et les lèguent à ses héritiers, pourquoi alors les billets à ordre postdatés sont-ils valables? Ils devraient être invalides, car dans certains cas, ils permettent au créancier de reprendre frauduleusement un bien qui n'est pas gage, par exemple si l'emprunteur acquiert un bien après avoir reçu le prêt mais avant la date indiquée sur le billet à ordre et le vend après cette date. Ce cas est comparable à celui où l'emprunteur écrit: Les biens que je vais acquérir seront mis en gage.
וְאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ ״דְּאִיקְנֵי״ – קָנָה וּמָכַר, ״דְּאִיקְנֵי״ – קָנָה וְהוֹרִישׁ, לֹא מִשְׁתַּעְבֵּד; מְאוּחָרִין אַמַּאי כְּשֵׁרִין? ״דְּאִיקְנֵי״ הוּא!
La Guemara répond: Selon quelle opinion est cette mishna? Cette Michna est conforme à l'opinion du rabbin Meir, qui dit: Une personne peut transférer la propriété d'une entité qui n'est pas encore venue au monde.
הָא מַנִּי – רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם.
Rav Mecharshiyya dit au nom de Rava: Venez entendre la preuve d'un baraïta: En ce qui concerne le recouvrement d'une dette dans un cas d'amélioration d'un terrain, comment se fait-il que la dette ne puisse pas être recouvrée sur un bien gage qui a été vendu? Cette question se pose dans le cas où un débiteur a vendu un champ à un autre et que l'acheteur l'a amélioré, et qu'un créancier est venu le reprendre à l'acheteur. Lorsque l'acheteur perçoit la valeur du terrain auprès du vendeur, il perçoit le principal même sur les biens gageés qui ont été vendus à des tiers, mais il perçoit la valeur de l'amélioration uniquement sur les biens invendus.
אָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא, תָּא שְׁמַע: לְשֶׁבַח קַרְקָעוֹת כֵּיצַד? הֲרֵי שֶׁמָּכַר שָׂדֶה לַחֲבֵירוֹ, וְהִשְׁבִּיחָהּ, וּבָא בַּעַל חוֹב וּטְרָפָהּ, כְּשֶׁהוּא גּוֹבֶה – גּוֹבֶה אֶת הַקֶּרֶן מִנְּכָסִין מְשׁוּעְבָּדִין, וְאֶת הַשֶּׁבַח מִנְּכָסִין בְּנֵי חוֹרִין.
Et s'il vous vient à l'esprit de dire que les biens que l'emprunteur acquiert après avoir reçu le prêt ne sont pas gageés, même lorsqu'il écrit: Les biens que j'acquerrai seront gageés, et il acquiert des biens et les vendra à d'autres, ou lorsqu'il écrit: Les biens que j'acquérirai seront gagés, et il acquiert des biens et les lègue à ses héritiers, pourquoi le créancier recouvre-t-il sa dette en reprenant possession de l'amélioration de l'acheteur? Puisque l’amélioration n’existait pas au moment du prêt, elle n’est pas privilégiée.
וְאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ ״דְּאִיקְנֵי״ – קָנָה וּמָכַר, ״דְּאִיקְנֵי״ – קָנָה וְהוֹרִישׁ, לֹא מִשְׁתַּעְבֵּד; בַּעַל חוֹב אַמַּאי גּוֹבֶה שְׁבָחָא?
La Guemara répond: Selon quelle opinion est cette mishna? Cette Michna est conforme à l'opinion du rabbin Meir, qui dit: Une personne peut transférer la propriété d'une entité qui n'est pas encore venue au monde. Le dilemme de Chmouel se pose selon l’avis des Rabbins.
הָא מַנִּי – רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם.
La Guémara commente: Si vous dites que lorsque l'emprunteur écrit: Le bien que j'acquerrai sera mis en gage, et qu'il acquiert un bien et le vend à d'autres, il n'est pas gage, et que lorsqu'il écrit: Le bien que j'acquerrai sera gage, et il acquiert un bien et le lègue à ses héritiers, il n'est pas gage, alors il n'est pas gage et la question suivante ne se posera pas. Si vous dites qu'il s'agit d'un privilège, quelle est la halakha concernant celui qui a emprunté de l'argent à un prêteur puis a emprunté de l'argent à un autre prêteur, en déclarant dans les deux cas que le bien qu'il va acquérir sera mis en gage, et qu'il acquiert ensuite un terrain? Le premier prêteur a-t-il un privilège sur la propriété ou le dernier prêteur a-t-il un privilège sur la propriété?
אִם תִּמְצָא לוֹמַר: ״דְּאִיקְנֵי״ – קָנָה וּמָכַר, ״דְּאִיקְנֵי״ – קָנָה וְהוֹרִישׁ, לֹא מִשְׁתַּעְבֵּד; הָא לֹא מִשְׁתַּעְבֵּד. אִם תִּמְצָא לוֹמַר: מִשְׁתַּעְבֵּד; לָוָה וְלָוָה, וְחָזַר וְקָנָה, מַהוּ? לְקַמָּא מִשְׁתַּעְבַּד, אוֹ לְבָתְרָא מִשְׁתַּעְבַּד?
Rav Nahman a dit: Cette question a été soulevée devant nous, et les Sages ont envoyé une réponse de là, d'Eretz Yisrael: Le premier prêteur acquiert la propriété, puisque son privilège est venu en premier. Rav Houna dit: Les prêteurs se partagent les biens entre eux. C'est ce que enseigne Rabba bar Avuh: Les prêteurs se partagent la propriété entre eux. Ravina a dit: La première fois que Rav Ashi a enseigné cette question, il nous a dit: Le premier prêteur acquiert la propriété. La dernière fois que Rav Ashi a enseigné ce sujet, il nous a dit: Les prêteurs se partagent la propriété. Et la halakha est qu’ils partagent les biens entre eux.
אָמַר רַב נַחְמָן: הָא מִילְּתָא אִיבַּעְיָא לַן, וּשְׁלַחוּ מִתָּם: רִאשׁוֹן קָנָה. רַב הוּנָא אָמַר: יַחְלוֹקוּ. וְכֵן תָּנֵי רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: יַחְלוֹקוּ. אָמַר רָבִינָא: מַהְדּוּרָא קַמָּא דְּרַב אָשֵׁי, אָמַר לַן: רִאשׁוֹן קָנָה. מַהְדּוּרָא בָּתְרָא דְּרַב אָשֵׁי, אָמַר לַן: יַחְלוֹקוּ. וְהִלְכְתָא: יַחְלוֹקוּ.
La Guemara soulève une objection de la part de la baraïta susmentionnée: en ce qui concerne le recouvrement d'une dette dans le cas d'une mise en valeur d'un terrain, comment se fait-il que la dette ne puisse pas être recouvrée sur un bien gage qui a été vendu? Cette question se pose dans le cas où l'on vend un champ à un autre, et que l'acheteur l'a amélioré, et qu'un créancier est venu le reprendre à l'acheteur. Lorsque l'acheteur perçoit la valeur du terrain auprès du vendeur, il perçoit le principal même sur les biens gageés qui ont été vendus à des tiers, mais il perçoit la valeur de l'amélioration uniquement sur les biens invendus. Et s'il en est ainsi qu'en général la propriété est partagée entre les créanciers, alors, puisque le créancier et l'acheteur ont tous deux un privilège sur l'amélioration de la propriété, l'acheteur ne devrait percevoir que la moitié de la valeur de l'amélioration.
מֵיתִיבִי: לְשֶׁבַח קַרְקָעוֹת כֵּיצַד? הֲרֵי שֶׁמָּכַר שָׂדֶה לַחֲבֵירוֹ וְהִשְׁבִּיחָהּ, וּבָא בַּעַל חוֹב וּטְרָפָהּ, כְּשֶׁהוּא גּוֹבֶה – גּוֹבֶה אֶת הַקֶּרֶן מִנְּכָסִין מְשׁוּעְבָּדִין, וְאֶת הַשֶּׁבַח מִנְּכָסִין בְּנֵי חוֹרִין. וְאִם אִיתָא, חֲצִי שֶׁבַח מִבְּעֵי לֵיהּ!
La Guemara répond: Que signifie également la baraïta lorsqu'elle enseigne que l'acheteur récupère l'amélioration? Le baraïta signifie qu'il récupère la moitié de la valeur de l'amélioration.
מַאי ״גּוֹבֶה״ נָמֵי דְּקָתָנֵי – חֲצִי שֶׁבַח.

Tossafot

המוקדמים פסולים. אומר ר"י דפסולים הוו לגמרי דאפי' מבני חרי לא גבי אע"פ שלוה מודה וראיה מדקאמר ריש לקיש באיזהו נשך (ב"מ דף עב. ושם ד"ה שטר) דהך משנה מתוקמא כר' מאיר דאמר שטר שיש בו רבית קונסין ואין גובה בו לא את הקרן ולא את הרבית היינו אפי' לוה מודה ואפי' מבני חרי לא גבי התם דהא תניא בתוספתא (פ"ה דב"מ) המוציא שטר חוב שיש בו רבית יקרענו בא לב"ד יקרעוהו והדר תני הך משנה דהכא משמע פסולים לגמרי אך י"ל דשאני התם דמשעת כתיבה הוא דעבד ליה שומא אבל הכא לא עבד ליה שומא וכי האי גוונא דחי בפרק המניח את הכד (ב"ק דף ל: ושם) מיהו לישנא דפסולין משמע פסולין לגמרי שלא לגבות מבני חרי:

גובה את הקרן מנכסים משועבדי' ושבח מבני חורין. וא"ת כיון שיש לו נכסים ללוה שיגבה ממנו הלוקח א"כ לא יקח הבעל חוב ממנו לימא ליה לוקח מקום הנחתי לך לגבות ממנו וי"ל דאיירי כגון שאין לו למוכר נכסים אחרים אלא משועבדים ולכך טורף הימנו המשועבדים ולכשיחזור ויקנה נכסים בני חורין יחזור זה לוקח ויטרוף מבני חרי ואפי' דאיקני קנה ומכר משתעבד משתעבד כבר לוקח לב"ח כל שעבודו א"נ י"ל כגון שעשאו לוה למלוה קרקע זה אפותיקי דהשתא לא מצי למימר ליה הנחתי לך מקום לגבות ממנו:

אם תמצי לומר משתעבד לוה ולוה כו'. וה"נ הוה מצי למיבעי היכא דאמר איקני ולא מכר והוריש לוה ולוה ואפי' תמצא לומר דאיקני קנה ומכר לא משתעבד אלא מדסליק מיניה נקט בעיא:

מאי גובה דקתני נמי חצי שבח. בתר הכי גרסינן בכל הספרים ישנים שלחו מתם בן שלוה כו' עד סוף הסוגיא לאו יורשי האב אחי הבן כו' ואחר כך משנה דנפל הבית עליו ועל אמו וגמרא דיליה ואחר כך בעו מיניה מרב ששת בן מהו שירש את אמו בקבר וכן הגירסא בפירוש רבינו חננאל וכן גרס רבינו תם וכן הגירסא ישרה דגמרא דשלחו מתם שייכא על המשנה דנפל הבית עליו ועל אביו דמייתי עלה ההיא משנה לבסוף וגמרא דבעו מיניה מרב ששת היא שייכא על משנה דנפל הבית עליו ועל אמו דמייתי לה עלה אבל בספרים שלנו גרסינן ההיא דשלחו מתם על משנת נפל הבית עליו ועל אמו כמו שפירש רבינו שמואל והוא פי' גר' ר"ח נראה לו יותר וכן גרס רבינו תם:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Bava Batra 157b
100%
בבא בתרא קנ״ז במַסֶּכֶת בָּבָא בַּתְרָא
גְּמָרָא אֶלָּא הָא מַנִּי – רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם. אָמַר רַב יַעֲקֹב מִנְּהַר פְּקוֹד מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבִינָא, תָּא שְׁמַע: שִׁטְרֵי חוֹב הַמּוּקְדָּמִין – פְּסוּלִין, וְהַמְאוּחָרִין – כְּשֵׁרִין. וְאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ ״דְּאִיקְנֵי״ – קָנָה וּמָכַר, ״דְּאִיקְנֵי״ – קָנָה וְהוֹרִישׁ, לֹא מִשְׁתַּעְבֵּד; מְאוּחָרִין אַמַּאי כְּשֵׁרִין? ״דְּאִיקְנֵי״ הוּא! הָא מַנִּי – רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם. אָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא, תָּא שְׁמַע: לְשֶׁבַח קַרְקָעוֹת כֵּיצַד? הֲרֵי שֶׁמָּכַר שָׂדֶה לַחֲבֵירוֹ, וְהִשְׁבִּיחָהּ, וּבָא בַּעַל חוֹב וּטְרָפָהּ, כְּשֶׁהוּא גּוֹבֶה – גּוֹבֶה אֶת הַקֶּרֶן מִנְּכָסִין מְשׁוּעְבָּדִין, וְאֶת הַשֶּׁבַח מִנְּכָסִין בְּנֵי חוֹרִין. וְאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ ״דְּאִיקְנֵי״ – קָנָה וּמָכַר, ״דְּאִיקְנֵי״ – קָנָה וְהוֹרִישׁ, לֹא מִשְׁתַּעְבֵּד; בַּעַל חוֹב אַמַּאי גּוֹבֶה שְׁבָחָא? הָא מַנִּי – רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם. אִם תִּמְצָא לוֹמַר: ״דְּאִיקְנֵי״ – קָנָה וּמָכַר, ״דְּאִיקְנֵי״ – קָנָה וְהוֹרִישׁ, לֹא מִשְׁתַּעְבֵּד; הָא לֹא מִשְׁתַּעְבֵּד. אִם תִּמְצָא לוֹמַר: מִשְׁתַּעְבֵּד; לָוָה וְלָוָה, וְחָזַר וְקָנָה, מַהוּ? לְקַמָּא מִשְׁתַּעְבַּד, אוֹ לְבָתְרָא מִשְׁתַּעְבַּד? אָמַר רַב נַחְמָן: הָא מִילְּתָא אִיבַּעְיָא לַן, וּשְׁלַחוּ מִתָּם: רִאשׁוֹן קָנָה. רַב הוּנָא אָמַר: יַחְלוֹקוּ. וְכֵן תָּנֵי רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: יַחְלוֹקוּ. אָמַר רָבִינָא: מַהְדּוּרָא קַמָּא דְּרַב אָשֵׁי, אָמַר לַן: רִאשׁוֹן קָנָה. מַהְדּוּרָא בָּתְרָא דְּרַב אָשֵׁי, אָמַר לַן: יַחְלוֹקוּ. וְהִלְכְתָא: יַחְלוֹקוּ. מֵיתִיבִי: לְשֶׁבַח קַרְקָעוֹת כֵּיצַד? הֲרֵי שֶׁמָּכַר שָׂדֶה לַחֲבֵירוֹ וְהִשְׁבִּיחָהּ, וּבָא בַּעַל חוֹב וּטְרָפָהּ, כְּשֶׁהוּא גּוֹבֶה – גּוֹבֶה אֶת הַקֶּרֶן מִנְּכָסִין מְשׁוּעְבָּדִין, וְאֶת הַשֶּׁבַח מִנְּכָסִין בְּנֵי חוֹרִין. וְאִם אִיתָא, חֲצִי שֶׁבַח מִבְּעֵי לֵיהּ! מַאי ״גּוֹבֶה״ נָמֵי דְּקָתָנֵי – חֲצִי שֶׁבַח.