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Traité Bava Batra

145b

Étude de Bava Batra 145b

Étude de la Guémara 145b

Guémara
Et l'année sabbatique ne les abroge pas; et le premier-né n'en prend pas une double portion.
וְאֵין הַשְּׁבִיעִית מְשַׁמַּטְתָּהּ, וְאֵין הַבְּכוֹר נוֹטֵל בָּהּ פִּי שְׁנַיִם.
La baraïta déclare que les cadeaux des garçons d'honneur peuvent être récupérés au tribunal. Quelle en est la raison? C’est qu’ils sont considérés comme assimilés à un prêt. La baraïta déclare: Et ils ne sont pas soumis à l’interdiction des intérêts. La raison en est que ce n’est pas dans cette optique qu’il lui a fait un cadeau plus important. Il l’a plutôt fait en raison de sa joie lors du mariage de son ami. La baraïta déclare: Et l’année sabbatique ne les abroge pas. La raison en est qu’on ne peut pas lire le verset concernant l’abrogation des dettes pendant la survenance de l’année sabbatique: « Il n’exigera pas de son prochain et de son frère, parce que la libération du Seigneur a été proclamée » (Deutéronome 15: 2), à propos des cadeaux des garçons d’honneur. Puisqu’on ne peut pas choisir d’exiger les cadeaux avant le moment de son propre mariage, ce verset n’en parle pas.
נִגְבֵּית בְּבֵית דִּין – מַאי טַעְמָא? כְּמִלְוֶה דָּמְיָא. וְאֵין בָּהּ מִשּׁוּם רִבִּית – דְּלָאו אַדַּעְתָּא דְּהָכִי יְהַב לֵיהּ. וְאֵין הַשְּׁבִיעִית מְשַׁמַּטְתָּהּ – דְּלָא קָרֵינָא בֵּיהּ: ״לֹא יִגֹּשׂ״.
La baraïta déclare: Et le premier-né ne leur prend pas une double portion. La raison en est qu'ils constituent un héritage potentiel et que le premier-né n'hérite pas des biens dus au défunt comme il le fait pour les biens que possédait le défunt.
וְאֵין הַבְּכוֹר נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם – דְּהָוֵה לֵיהּ רָאוּי, וְאֵין הַבְּכוֹר נוֹטֵל בָּרָאוּי כִּבְמוּחְזָק.
§ Rav Kahana a dit: Le principe concernant la réciprocité des cadeaux des garçons d'honneur est le suivant: si le destinataire était en ville lorsque son garçon d'honneur s'est marié, il aurait dû venir au mariage, et même s'il n'est pas venu, il est obligé d'envoyer les cadeaux des garçons d'honneur. S'il n'était pas en ville, mais qu'il était à proximité et qu'il entendait le son du tambour annonçant le mariage, il aurait dû venir. S'il était loin et n'entendait pas le bruit du tambour, le fiancé aurait dû l'en informer. S'il ne l'a pas informé, le destinataire a un grief contre le fiancé parce qu'il ne l'a pas informé du mariage, mais il rembourse quand même les cadeaux des garçons d'honneur.
אָמַר רַב כָּהֲנָא, כְּלָלָא דְשׁוֹשְׁבִינוּתָא: הֲוָה בְּמָתָא – אִיבְּעִי לֵיהּ לְמֵיתֵא. שְׁמַע קָל טַבְלָא – אִיבְּעִי לֵיהּ לְמֵיתֵא. לָא שְׁמַע קָל טַבְלָא – אִיבְּעִי לֵיהּ לְאוֹדוֹעֵיהּ; תַּרְעוֹמֶת אִית לֵיהּ, שַׁלּוֹמֵי מְשַׁלֵּם.
Dans ce cas, n'ayant pas participé au repas de noces, il a le droit de déduire une somme du don réciproque. La Guemara demande: Et jusqu'à quel montant peut-il déduire? Abaye a dit: Les membres d'un repas de noces avaient l'habitude de déduire selon le principe suivant: Si le cadeau des garçons d'honneur que recevait le donateur réciproque s'élevait à un dinar, il ne paie plus rien, car ce qu'une personne apporte dans sa main, il le consomme dans son estomac. Si le cadeau des garçons d'honneur s'élevait à quatre dinars, il en paie désormais la moitié. À partir de cette somme, chacun déduit selon sa notoriété, c'est-à-dire selon la dépense qui aurait été nécessaire pour honorer convenablement le donateur réciproque, s'il avait participé au festin de noces.
וְעַד כַּמָּה? אָמַר אַבָּיֵי: נָהֲגוּ בְּנֵי גְנָנָא, עַד זוּזָא – אַיְּיתֵא בְּכַפֵּיהּ אַכְלֵיהּ בִּכְרֵסֵיהּ. עַד אַרְבְּעָה – מְשַׁלֵּם פַּלְגָא. מִכָּאן וְאֵילָךְ – אִינִישׁ אִינִישׁ כַּחֲשִׁיבוּתֵיהּ.
Les Sages ont enseigné (Tosefta 10: 9): Si quelqu'un a servi de garçon d'honneur pour son ami lors d'un mariage public [pumbei], et que lorsque le garçon d'honneur lui-même s'est marié, il a demandé à son ami de lui rendre la pareille en lui servant de garçon d'honneur lors d'un mariage privé, l'ami peut lui dire: Je suis prêt à vous rendre la pareille et à vous servir de garçon d'honneur uniquement lors d'un mariage public, où la joie est plus grande, de la même manière que vous avez servi de garçon d'honneur pour vous. moi. Si quelqu'un a servi de garçon d'honneur à son ami lorsqu'il a épousé une vierge, et qu'il demande à son ami de lui servir de garçon d'honneur en retour lorsqu'il épouse une veuve, l'ami peut lui dire: Je ne te servirai de garçon d'honneur que si tu épouses une vierge, de la même manière que tu as servi de garçon d'honneur pour moi.
תָּנוּ רַבָּנַן: עָשָׂה עִמּוֹ בְּפוּמְבֵּי, וּבִקֵּשׁ לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ בְּצִנְעָא – יָכוֹל לוֹמַר לוֹ: בְּפוּמְבֵּי אֶעֱשֶׂה עִמְּךָ, כְּדֶרֶךְ שֶׁעָשִׂיתָ עִמִּי. עָשָׂה עִמּוֹ בִּבְתוּלָה, וּבִקֵּשׁ לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ בְּאַלְמָנָה – יָכוֹל לוֹמַר לוֹ: בִּבְתוּלָה אֶעֱשֶׂה עִמְּךָ, כְּדֶרֶךְ שֶׁעָשִׂיתָ עִמִּי.
Si quelqu'un a servi de garçon d'honneur à son ami lorsqu'il a épousé une seconde femme, et qu'il demande à son ami de lui rendre la pareille en lui servant de garçon d'honneur lorsqu'il épouse une première femme, l'ami peut lui dire: Quand tu épouseras une autre femme, je te servirai de garçon d'honneur. Si quelqu'un a servi de garçon d'honneur à son ami lorsqu'il a épousé une femme, et qu'il demande à son ami de lui rendre la pareille en lui servant de garçon d'honneur lorsqu'il épouse deux femmes, l'ami peut lui dire: Je te servirai de garçon d'honneur lorsque tu épouseras une seule femme, de la même manière que tu as servi de garçon d'honneur pour moi.
עָשָׂה עִמּוֹ בַּשְּׁנִיָּה, וּבִקֵּשׁ לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ בָּרִאשׁוֹנָה – יָכוֹל לוֹמַר לוֹ: לִכְשֶׁתִּשָּׂא אִשָּׁה אַחֶרֶת, אֶעֱשֶׂה עִמְּךָ. עָשָׂה עִמּוֹ בְּאַחַת, וּבִקֵּשׁ לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ בִּשְׁתַּיִם – יָכוֹל לוֹמַר לוֹ: בְּאַחַת אֶעֱשֶׂה עִמְּךָ, כְּדֶרֶךְ שֶׁעָשִׂיתָ עִמִּי.
§ Les Sages enseignaient dans une baraïta: Il existe différents types d'érudits de la Torah. Il y a un savant riche en propriétés figuratives et riche en renommée publique; c'est le maître de l'homilétique. Il y a un savant riche en pièces de monnaie et riche en maisons; c'est le maître de la dialectique. Il y en a un qui est riche en pétrole et riche en magasins cachés; c'est le maître des traditions halakhiques. Tout le monde dépend du propriétaire du blé; c'est le maître du Talmud, qui comprend les raisons derrière les règles et les traditions.
תָּנוּ רַבָּנַן: עַתִּיר נִכְסִין עַתִּיר פּוּמְבֵּי – זֶה הוּא בַּעַל הַגָּדוֹת. עַתִּיר סְלָעִים עַתִּיר תְּקוֹעַ – זֶהוּ בַּעַל פִּלְפּוּל. עַתִּיר מְשַׁח עַתִּיר כְּמָס – זֶהוּ בַּעַל שְׁמוּעוֹת. הַכֹּל צְרִיכִין לְמָרֵי חִטַּיָּא – תַּלְמוּד.
Rabbi Zeira dit que Rav dit: Quel est le sens de ce qui est écrit: « Tous les jours des pauvres sont terribles, et pour ceux de cœur c'est toujours une fête » (Proverbes 15:15)? « Tous les jours des pauvres sont terribles »; il s'agit du maître du Talmud, fatigué par la difficulté de son étude du Talmud. « Et pour ceux qui ont bon cœur, c'est toujours une fête »; cela fait référence au maître de la Michna, qui récite les mishnayot par cœur et ne s'en lasse pas.
אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב, מַאי דִּכְתִיב: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״? זֶה בַּעַל תַּלְמוּד. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה בַּעַל מִשְׁנָה.
Rava dit: Le contraire est vrai. Et cela est cohérent avec ce que dit Rav Mesharshiyya au nom de Rava: Quel est le sens de ce qui est écrit: « Celui qui extrait des pierres en sera blessé, et celui qui coupe du bois s'en réchauffera » (Ecclésiaste 10: 9). « Celui qui extrait des pierres en sera blessé »; ce sont les maîtres de la Michna. Ils s'efforcent de mémoriser les mishnayot, mais comme on ne peut pas tirer de conclusions pratiques de la mishna, ils sont comparables à quelqu'un qui porte une lourde charge sans en tirer profit. « Celui qui coupe du bois s'en réchauffera »; ce sont les maîtres du Talmud, qui tirent le bénéfice de leurs efforts sous forme de conclusions pratiques.
רָבָא אָמַר: אִיפְּכָא. וְהַיְינוּ דְּאָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא, מַאי דִּכְתִיב: ״מַסִּיעַ אֲבָנִים יֵעָצֵב בָּהֶם, בּוֹקֵעַ עֵצִים יִסָּכֶן בָּם״? ״מַסִּיעַ אֲבָנִים יֵעָצֵב בָּהֶן״ – אֵלּוּ בַּעְלֵי מִשְׁנָה. ״בּוֹקֵעַ עֵצִים יִסָּכֶן בָּם״ – אֵלּוּ בַּעְלֵי תַלְמוּד.
La Guemara cite d'autres interprétations de ce verset. Rabbi Hanina dit: « Tous les jours des pauvres sont terribles »; cela fait référence à celui qui a une méchante femme. « Et pour ceux qui ont bon cœur, c'est toujours une fête »; cela fait référence à quelqu'un qui a une bonne épouse. Rabbi Yannai dit: « Tous les jours des pauvres sont terribles »; cela fait référence à quelqu'un qui est délicat [istenis] et trop sensible, car il rencontre constamment des situations désagréables. « Et pour ceux qui ont bon cœur, c'est toujours une fête »; cela fait référence à quelqu'un qui est détendu et peu particulier en ce qui concerne sa nourriture ou son environnement.
רַבִּי חֲנִינָא אָמַר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה שֶׁיֵּשׁ לוֹ אִשָּׁה רָעָה. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה שֶׁיֵּשׁ לוֹ אִשָּׁה טוֹבָה. רַבִּי יַנַּאי אָמַר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה אִיסְטְנִיס. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה שֶׁדַּעְתּוֹ יָפָה.
Rabbi Yohanan dit: « Tous les jours des pauvres sont terribles »; il s’agit d’une personne empathique, car elle est constamment affectée par la souffrance du monde. « Et pour ceux qui ont bon cœur, c'est toujours une fête »; cela fait référence à une personne cruelle, qui ne souffre pas de la souffrance des autres. Et Rabbi Yehoshoua ben Levi dit: « Tous les jours des pauvres sont terribles »; cela fait référence à une personne au caractère impatient. « Et pour ceux qui ont bon cœur, c'est toujours une fête »; cela fait référence à une personne de disposition patiente.
רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה רַחְמָן. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה אַכְזָרִי. וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה שֶׁדַּעְתּוֹ קְצָרָה. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה שֶׁדַּעְתּוֹ רְחָבָה.

Tossafot

ואין השביעית משמטתה דלא קרי ביה לא יגוש. מכאן היה מביא ר"ת ראיה דקיימא לן כלישנא בתרא דפרק קמא דמכות (דף ג: ושם ד"ה א"ד) דאמר רב יהודה אמר שמואל המלוה את חבירו לעשר שנים אין שביעית משמטתו ואע"ג דאתי לידי לא יגוש השתא מיהא לא קרינן ביה לא יגוש דהכי נמי משמע הכא דכיון דלא קרינא ביה בשושבינות לא שייך ביה למימר דשביעית משמטתה ועל ידי כן מגיה ר' יעקב מה שיסד הפייט ר' אליהו הזקן זמן עשר כסף כי ילונו בחצי ימיו יעזבנו ולישנא קמא דפרק קמא דמכות (שם) אית ליה דהמלוה לחבירו לי' שנים שביעית משמטתו ואין ר"ת פוסק כן אלא כלישנא בתרא דאית ליה אין שביעית משמטתו ומגיה זמן עשר כסף כי ילונו ולא במשפט בחצי ימיו יעזבנו ואין נראה לר"י ראיה מכאן דלא שייכא כלל שושבינות למלוה שהרי מכמה דברים הם חלוקים זה מזה כדמשמע הכא והכא הכי פירושו אין שביעית משמטתו דלא קרינא ביה לא יגוש ושמא לעולם לא יבא לידי לא יגוש שיכול לומר לו בבתולה אני עושה עמך או שמא לא ישא אשה אבל מלוה שלבסוף בא לידי לא יגוש שביעית משמטתה:

ואין הבכור נוטל פי שנים דהוה ליה ראוי כו'. ואפילו למאן דאמר לעיל בפ' יש נוחלין (בבא בתרא דף קכד:) מלוה לא הוי ראוי שושבינות מיהא הוי ראוי כי שמא לא יפרע לו לעולם:

עשה עמו באחת ובקש לעשות עמו בשתים. פי' שיפרע לו בשתי נשים בכל אחת חצי שרוצה לישא זו אחר זו יכול לומר באחת אני עושה עמך כדרך שעשית עמי ולא אטרח בשתים והר"ר יצחק בר מרדכי פירש דגרסינן איפכא עשה עמו בשושבינות בשתי נשים ובקש שיעשה עמו באשה אחת יכול לומר לו כשתשא אשה אחרת אביא לך בשתים פי' ולא אתן לך הכל בזאת האשה ומיהו גירסת הספרים אתי שפיר כדפרישית:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Bava Batra 145b
100%
בבא בתרא קמ״ה במַסֶּכֶת בָּבָא בַּתְרָא
גְּמָרָא וְאֵין הַשְּׁבִיעִית מְשַׁמַּטְתָּהּ, וְאֵין הַבְּכוֹר נוֹטֵל בָּהּ פִּי שְׁנַיִם. נִגְבֵּית בְּבֵית דִּין – מַאי טַעְמָא? כְּמִלְוֶה דָּמְיָא. וְאֵין בָּהּ מִשּׁוּם רִבִּית – דְּלָאו אַדַּעְתָּא דְּהָכִי יְהַב לֵיהּ. וְאֵין הַשְּׁבִיעִית מְשַׁמַּטְתָּהּ – דְּלָא קָרֵינָא בֵּיהּ: ״לֹא יִגֹּשׂ״. וְאֵין הַבְּכוֹר נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם – דְּהָוֵה לֵיהּ רָאוּי, וְאֵין הַבְּכוֹר נוֹטֵל בָּרָאוּי כִּבְמוּחְזָק. אָמַר רַב כָּהֲנָא, כְּלָלָא דְשׁוֹשְׁבִינוּתָא: הֲוָה בְּמָתָא – אִיבְּעִי לֵיהּ לְמֵיתֵא. שְׁמַע קָל טַבְלָא – אִיבְּעִי לֵיהּ לְמֵיתֵא. לָא שְׁמַע קָל טַבְלָא – אִיבְּעִי לֵיהּ לְאוֹדוֹעֵיהּ; תַּרְעוֹמֶת אִית לֵיהּ, שַׁלּוֹמֵי מְשַׁלֵּם. וְעַד כַּמָּה? אָמַר אַבָּיֵי: נָהֲגוּ בְּנֵי גְנָנָא, עַד זוּזָא – אַיְּיתֵא בְּכַפֵּיהּ אַכְלֵיהּ בִּכְרֵסֵיהּ. עַד אַרְבְּעָה – מְשַׁלֵּם פַּלְגָא. מִכָּאן וְאֵילָךְ – אִינִישׁ אִינִישׁ כַּחֲשִׁיבוּתֵיהּ. תָּנוּ רַבָּנַן: עָשָׂה עִמּוֹ בְּפוּמְבֵּי, וּבִקֵּשׁ לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ בְּצִנְעָא – יָכוֹל לוֹמַר לוֹ: בְּפוּמְבֵּי אֶעֱשֶׂה עִמְּךָ, כְּדֶרֶךְ שֶׁעָשִׂיתָ עִמִּי. עָשָׂה עִמּוֹ בִּבְתוּלָה, וּבִקֵּשׁ לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ בְּאַלְמָנָה – יָכוֹל לוֹמַר לוֹ: בִּבְתוּלָה אֶעֱשֶׂה עִמְּךָ, כְּדֶרֶךְ שֶׁעָשִׂיתָ עִמִּי. עָשָׂה עִמּוֹ בַּשְּׁנִיָּה, וּבִקֵּשׁ לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ בָּרִאשׁוֹנָה – יָכוֹל לוֹמַר לוֹ: לִכְשֶׁתִּשָּׂא אִשָּׁה אַחֶרֶת, אֶעֱשֶׂה עִמְּךָ. עָשָׂה עִמּוֹ בְּאַחַת, וּבִקֵּשׁ לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ בִּשְׁתַּיִם – יָכוֹל לוֹמַר לוֹ: בְּאַחַת אֶעֱשֶׂה עִמְּךָ, כְּדֶרֶךְ שֶׁעָשִׂיתָ עִמִּי. תָּנוּ רַבָּנַן: עַתִּיר נִכְסִין עַתִּיר פּוּמְבֵּי – זֶה הוּא בַּעַל הַגָּדוֹת. עַתִּיר סְלָעִים עַתִּיר תְּקוֹעַ – זֶהוּ בַּעַל פִּלְפּוּל. עַתִּיר מְשַׁח עַתִּיר כְּמָס – זֶהוּ בַּעַל שְׁמוּעוֹת. הַכֹּל צְרִיכִין לְמָרֵי חִטַּיָּא – תַּלְמוּד. אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב, מַאי דִּכְתִיב: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״? זֶה בַּעַל תַּלְמוּד. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה בַּעַל מִשְׁנָה. רָבָא אָמַר: אִיפְּכָא. וְהַיְינוּ דְּאָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא, מַאי דִּכְתִיב: ״מַסִּיעַ אֲבָנִים יֵעָצֵב בָּהֶם, בּוֹקֵעַ עֵצִים יִסָּכֶן בָּם״? ״מַסִּיעַ אֲבָנִים יֵעָצֵב בָּהֶן״ – אֵלּוּ בַּעְלֵי מִשְׁנָה. ״בּוֹקֵעַ עֵצִים יִסָּכֶן בָּם״ – אֵלּוּ בַּעְלֵי תַלְמוּד. רַבִּי חֲנִינָא אָמַר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה שֶׁיֵּשׁ לוֹ אִשָּׁה רָעָה. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה שֶׁיֵּשׁ לוֹ אִשָּׁה טוֹבָה. רַבִּי יַנַּאי אָמַר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה אִיסְטְנִיס. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה שֶׁדַּעְתּוֹ יָפָה. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה רַחְמָן. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה אַכְזָרִי. וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה שֶׁדַּעְתּוֹ קְצָרָה. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה שֶׁדַּעְתּוֹ רְחָבָה.