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Traité Bava Batra

141b

Étude de Bava Batra 141b

Étude de la Guémara 141b

Guémara
C'est ce qui est enseigné dans une baraïta (Tosefta 9:5): Dans le cas où l'on dit: Celui qui m'informe de ce qui a ouvert le ventre de ma femme, c'est-à-dire quel est le sexe de son enfant, s'il est de sexe masculin, celui qui m'informe recevra cent dinars. Therefore, if the wife gave birth to a male, the one who informed him receives one hundred dinars. S'il dit aussi: Si c'est une femelle, il recevra cent dinars, si elle a donné naissance à une femelle, il recevra cent dinars. Si elle donne naissance à un mâle et une femelle, il ne reçoit que cent dinars.
דְּתַנְיָא: ״הַמְבַשְּׂרֵנִי בַּמֶּה נִפְטַר רַחְמָהּ שֶׁל אִשְׁתִּי; אִם זָכָר – יִטּוֹל מָנֶה״, יָלְדָה זָכָר – נוֹטֵל מָנֶה. ״אִם נְקֵבָה – מָנֶה״; יָלְדָה נְקֵבָה – נוֹטֵל מָנֶה, יָלְדָה זָכָר וּנְקֵבָה – אֵין לוֹ אֶלָּא מָנֶה.
La Guemara défie: Mais comme il n'a rien dit sur un mâle et une femelle, si elle donnait naissance à un mâle et une femelle, il ne devrait rien recevoir. Pourquoi le baraïta déclare-t-il qu'il reçoit cent dinars? La Guemara répond: Cela fait référence à l'endroit où il a également dit: Si elle donne naissance à un mâle et à une femelle, il recevra également cent dinars. La Guemara demande: Mais s’il a exposé toutes les possibilités, qu’est-ce que ses stipulations ont servi à exclure? La Guemara répond: Ils servent à exclure le cas où elle donne naissance à un nouveau-né non viable, auquel cas il ne reçoit rien.
וְהָא ״זָכָר וּנְקֵבָה״ לָא אֲמַר! דְּאָמַר נָמֵי ״אִם זָכָר וּנְקֵבָה נָמֵי – יִטּוֹל מָנֶה״. אֶלָּא לְמַעוֹטֵי מַאי? לְמַעוֹטֵי נֵפֶל.
§ La Guemara raconte: Il y avait un certain homme qui dit à sa femme: Mes biens sont donnés à celle dont tu es enceinte. Rav Houna a dit: Il s'agit du cas de quelqu'un qui transfère la propriété d'un objet à un fœtus, et dans le cas de celui qui transfère la propriété d'un objet à un fœtus, le fœtus n'acquiert pas l'objet.
הָהוּא דַּאֲמַר לַהּ לִדְבֵיתְהוּ: נִכְסַי לְהַאי דִּמְעַבְּרַתְּ. אָמַר רַב הוּנָא: הָוֵי מְזַכֶּה לְעוּבָּר, וְהַמְזַכֶּה לְעוּבָּר לֹא קָנָה.
Rav Nahman a soulevé une objection à l'opinion de Rav Houna de la Michna, qui dit: À l'égard de celui qui dit: Si ma femme donne naissance à un mâle, la progéniture recevra cent dinars, si elle a effectivement donné naissance à un mâle, la progéniture recevra cent dinars. Cela indique que le fœtus a effectivement acquis l’argent. Rav Houna lui dit: Je ne sais pas qui a enseigné notre mishna. Il n’est pas identifiable à une opinion connue et le texte a probablement été corrompu.
אֵיתִיבֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַב הוּנָא: הָאוֹמֵר ״אִם יָלְדָה אִשְׁתִּי זָכָר – יִטּוֹל מָנֶה״, יָלְדָה זָכָר – נוֹטֵל מָנֶה! אֲמַר לֵיהּ: מִשְׁנָתֵינוּ – אֵינִי יוֹדֵעַ מִי שְׁנָאָהּ.
La Guemara demande pourquoi Rav Houna a répondu de cette manière: Mais qu'il dise à Rav Nahman: C'est conforme à l'opinion de Rabbi Meir, qui dit: Une personne peut transférer la propriété d'une entité qui n'est pas encore venue au monde, par exemple, un produit qui n'a pas encore poussé. Tout comme il soutient qu’on peut transférer la propriété d’une entité qui n’est pas encore venue au monde, il soutient également qu’on peut transférer la propriété d’un objet à un fœtus qui n’est pas encore né.
וְלֵימָא לֵיהּ: רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם!
La Guemara rejette cette explication: Dites que vous avez entendu Rabbi Meir exprimer cette opinion concernant le transfert de propriété d'une entité qui n'est pas encore venue au monde à une entité qui est dans le monde. L’avez-vous entendu parler de transférer la propriété à une entité qui n’est pas encore venue au monde, par exemple un fœtus?
אֵימוֹר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי מֵאִיר – לְדָבָר שֶׁיֶּשְׁנוֹ בָּעוֹלָם; לְדָבָר שֶׁאֵינוֹ בָּעוֹלָם מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ?!
La Guemara propose une autre résolution à l’objection de Rav Nahman: Mais que Rav Houna dise à Rav Nahman: C’est conforme à l’opinion de Rabbi Yossei, qui dit: Un fœtus acquiert la propriété, comme nous l’avons appris dans une mishna (Yevamot 67a): En ce qui concerne une femme israélite qui a épousé un prêtre et qui est mort et l’a laissée enceinte, le fœtus disqualifie les esclaves cananéens de son père de la teruma, car jusqu'à sa naissance, le fœtus n'est pas considéré comme prêtre, et les esclaves, qui font partie de son héritage, ne sont pas les esclaves d'un prêtre. Et le fœtus ne permet pas à sa mère de prendre du teruma, même s'il est l'enfant d'un prêtre. C'est la déclaration du rabbin Yosei. Il ressort clairement de cette mishna que le rabbin Yosei soutient qu’un fœtus hérite des biens de son père.
וְלֵימָא לֵיהּ: רַבִּי יוֹסֵי הִיא, דְּאָמַר: עוּבָּר קָנֵי! דִּתְנַן: עוּבָּר פּוֹסֵל וְאֵינוֹ מַאֲכִיל, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי.
La Guemara rejette cette explication: L'héritage est différent, puisque, contrairement à une donation, il entre en possession de l'héritier par lui-même, sans acte formel d'acquisition. Le fœtus peut donc acquérir un héritage, mais pas un don.
שָׁאנֵי יְרוּשָּׁה, הַבָּאָה מֵאֵילֶיהָ.
La Guemara propose une autre solution à l’objection de Rav Nahman: Mais que Rav Houna dise à Rav Nahman: C’est conforme à l’opinion de Rabbi Yohanan ben Beroka, qui dit: Le cas d’un héritage n’est pas différent, et le cas d’un don que l’on fait à son héritier n’est pas différent, c’est-à-dire que les mêmes halakhot s’appliquent aux deux. Comme nous l'avons appris dans une mishna (130a): Rabbi Yohanan ben Beroka dit: Si l'on dit d'une personne apte à hériter de lui, par exemple l'un de ses fils: Cette personne héritera de tous mes biens, sa déclaration est valable.
וְלֵימָא לֵיהּ: רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה הִיא, דַּאֲמַר: לָא שְׁנָא יְרוּשָּׁה וְלָא שְׁנָא מַתָּנָה! דִּתְנַן, רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: אִם אָמַר עַל מִי שֶׁרָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ – דְּבָרָיו קַיָּימִין!
La Guemara rejette cette explication: Dites que vous avez entendu Rabbi Yohanan ben Beroka exprimer cette opinion à propos d'un cadeau fait à une entité qui existe déjà dans le monde, mais dit-il quelque chose à propos d'un cadeau fait à une entité qui n'est pas encore venue au monde?
אֵימוֹר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה – לְדָבָר שֶׁיֶּשְׁנוֹ בָּעוֹלָם; לְדָבָר שֶׁאֵינוֹ בָּעוֹלָם מִי אָמַר?!
La Guemara propose une autre résolution à l’objection du Rav Nahman: Mais que Rav Houna dise au Rav Nahman: C’est conformément à l’opinion de Rabbi Yohanan ben Beroka, qui compare un don à un héritage, et il soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yossei, qu’un fœtus est apte à hériter. La Guemara rejette cette explication: Qui a dit que Rabbi Yohanan ben Beroka soutient l’opinion de Rabbi Yossei?
וְלֵימָא לֵיהּ: רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה הִיא, וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי! מִי יֵימַר דְּסָבַר לַהּ?
La Guemara propose une autre solution à l’objection du Rav Nahman: Mais que Rav Houna dise à Rav Nahman que la mishna ne fait pas référence à celui qui a fait un cadeau au fœtus, mais à celui qui a dit: Je donnerai une certaine somme à celui qui m’informe. Cette personne est dans le monde. La Guemara rejette également cette explication: Si tel est le cas, alors concernant ce qu'enseigne la dernière clause de la mishna: Et s'il n'y a pas d'héritier autre que le tutum, le tutum hérite de la totalité de la succession, si la mishna fait référence à celui qui a dit: Je donnerai une certaine somme à celui qui m'informe, quel est le but de mentionner un héritier, puisque la mishna ne parle pas du tout d'un don à l'héritier?
וְלֵימָא לֵיהּ: בִּ״מְבַשְּׂרֵנִי״! אִי הָכִי, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: וְאִם אֵין שָׁם יוֹרֵשׁ אֶלָּא הוּא – יוֹרֵשׁ הַכֹּל; אִי בִּ״מְבַשְּׂרֵנִי״, יוֹרֵשׁ מַאי עֲבִידְתֵּיהּ?
Bava Batra 141b
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בבא בתרא קמ״א במַסֶּכֶת בָּבָא בַּתְרָא
גְּמָרָא דְּתַנְיָא: ״הַמְבַשְּׂרֵנִי בַּמֶּה נִפְטַר רַחְמָהּ שֶׁל אִשְׁתִּי; אִם זָכָר – יִטּוֹל מָנֶה״, יָלְדָה זָכָר – נוֹטֵל מָנֶה. ״אִם נְקֵבָה – מָנֶה״; יָלְדָה נְקֵבָה – נוֹטֵל מָנֶה, יָלְדָה זָכָר וּנְקֵבָה – אֵין לוֹ אֶלָּא מָנֶה. וְהָא ״זָכָר וּנְקֵבָה״ לָא אֲמַר! דְּאָמַר נָמֵי ״אִם זָכָר וּנְקֵבָה נָמֵי – יִטּוֹל מָנֶה״. אֶלָּא לְמַעוֹטֵי מַאי? לְמַעוֹטֵי נֵפֶל. הָהוּא דַּאֲמַר לַהּ לִדְבֵיתְהוּ: נִכְסַי לְהַאי דִּמְעַבְּרַתְּ. אָמַר רַב הוּנָא: הָוֵי מְזַכֶּה לְעוּבָּר, וְהַמְזַכֶּה לְעוּבָּר לֹא קָנָה. אֵיתִיבֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַב הוּנָא: הָאוֹמֵר ״אִם יָלְדָה אִשְׁתִּי זָכָר – יִטּוֹל מָנֶה״, יָלְדָה זָכָר – נוֹטֵל מָנֶה! אֲמַר לֵיהּ: מִשְׁנָתֵינוּ – אֵינִי יוֹדֵעַ מִי שְׁנָאָהּ. וְלֵימָא לֵיהּ: רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם! אֵימוֹר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי מֵאִיר – לְדָבָר שֶׁיֶּשְׁנוֹ בָּעוֹלָם; לְדָבָר שֶׁאֵינוֹ בָּעוֹלָם מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ?! וְלֵימָא לֵיהּ: רַבִּי יוֹסֵי הִיא, דְּאָמַר: עוּבָּר קָנֵי! דִּתְנַן: עוּבָּר פּוֹסֵל וְאֵינוֹ מַאֲכִיל, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי. שָׁאנֵי יְרוּשָּׁה, הַבָּאָה מֵאֵילֶיהָ. וְלֵימָא לֵיהּ: רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה הִיא, דַּאֲמַר: לָא שְׁנָא יְרוּשָּׁה וְלָא שְׁנָא מַתָּנָה! דִּתְנַן, רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: אִם אָמַר עַל מִי שֶׁרָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ – דְּבָרָיו קַיָּימִין! אֵימוֹר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה – לְדָבָר שֶׁיֶּשְׁנוֹ בָּעוֹלָם; לְדָבָר שֶׁאֵינוֹ בָּעוֹלָם מִי אָמַר?! וְלֵימָא לֵיהּ: רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה הִיא, וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי! מִי יֵימַר דְּסָבַר לַהּ? וְלֵימָא לֵיהּ: בִּ״מְבַשְּׂרֵנִי״! אִי הָכִי, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: וְאִם אֵין שָׁם יוֹרֵשׁ אֶלָּא הוּא – יוֹרֵשׁ הַכֹּל; אִי בִּ״מְבַשְּׂרֵנִי״, יוֹרֵשׁ מַאי עֲבִידְתֵּיהּ? וְלֵימָא לֵיהּ בְּשֶׁיָּלְדָה! אִי הָכִי, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: וְאִם אָמַר ״כׇּל מַה שֶּׁתֵּלֵד אִשְׁתִּי – יִטּוֹל״, הֲרֵי זֶה יִטּוֹל; ״כׇּל שֶׁתֵּלֵד״?! ״כָּל שֶׁיָּלְדָה״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!