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Traité Bava Batra

120b

Étude de Bava Batra 120b

Étude de la Guémara 120b

Guémara
Rabba Zuti a interrogé Rav Ashi sur un autre exemple de la même phrase. Dans le cas de « telle est la question » écrite à propos des chefs de tribus, dans le verset introductif à la halakhot des vœux: « Et Moïse parla aux chefs des tribus des enfants d’Israël, disant: C’est la question que l’Éternel a ordonnée » (Nombres 30: 2), est-il également vrai que la halakhot des vœux ne sera pratiquée que dans cette génération? Rav Ashi lui dit: La halakha dans ce cas, celle des vœux, est dérivée d'une analogie verbale entre le mot « ceci » prononcé ici, dans le verset traitant des vœux, et le mot « ceci » prononcé là, dans le verset traitant des offrandes abattues à l'extérieur du Tabernacle ou du Temple, qui est applicable à toutes les générations.
״זֶה הַדָּבָר״ דְּרָאשֵׁי הַמַּטּוֹת – הָכִי נָמֵי דְּלָא יְהֵא נוֹהֵג אֶלָּא בְּדוֹר זֶה? אֲמַר לֵיהּ: הָהוּא, יָלֵיף ״זֶה״–״זֶה״ מֵהָתָם.
La Guemara demande: Cette halakha, concernant la fille qui hérite de la part de son père, doit être dérivée d'une analogie verbale entre le mot « ceci » prononcé ici, à propos de l'héritage, et le mot « ceci » mentionné là, dans le verset traitant des offrandes, également. La Guemara rejette cette comparaison: Quelle est cette suggestion? Certes, là, c'est-à-dire en ce qui concerne les offrandes abattues à l'extérieur du Tabernacle ou du Temple et en ce qui concerne les vœux, l'expression « voilà le problème » était nécessaire pour dériver d'autres halakhot par une analogie verbale, comme nous l'expliquerons plus tard. Par conséquent, le terme peut également être utilisé pour enseigner que la halakha s’applique à toutes les générations. Mais ici, en ce qui concerne l’héritage d’une fille, pour quelle autre halakha cette phrase était-elle nécessaire? Si la halakha s’applique vraiment à la postérité, que le verset reste silencieux et s’abstienne d’aborder le moment où cette halakha s’applique en ne disant pas « c’est le problème », et je saurais que c’est pour toutes les générations, comme c’est le cas pour toutes les autres mitsvot.
הַאי נָמֵי, לֵילַיף ״זֶה״–״זֶה״ מֵהָתָם! הַאי מַאי? בִּשְׁלָמָא הָתָם, אִיצְטְרִיךְ לִגְזֵרָה שָׁוָה; הָכָא – לְמַאי אִיצְטְרִיךְ? לִשְׁתּוֹק קְרָא מִינֵּיהּ, וַאֲנָא יָדַעְנָא דִּלְדוֹרוֹת הוּא!
La Guemara explique: Quelle est l'analogie verbale pour laquelle la phrase était nécessaire? Comme il est enseigné dans une baraïta: Il est dit ici, à propos des vœux: « Voilà le problème », et il est dit là, à propos des offrandes immolées à l'extérieur du Tabernacle ou du Temple: « Voilà le problème ». Tout comme là-bas, la mitsva s'applique à Aaron et à ses fils et à tout Israël, de même ici, en ce qui concerne les vœux, la mitsva s'applique à Aaron et à ses fils et à tout Israël. Et tout comme ici la mitsva s’applique aux chefs des tribus, comme cela est explicitement indiqué dans le verset cité ci-dessus, de même là aussi, en ce qui concerne les offrandes sacrifiées à l’extérieur du Tabernacle ou du Temple, elle est particulièrement pertinente pour les chefs des tribus.
מַאי גְּזֵרָה שָׁוָה? דְּתַנְיָא: נֶאֱמַר כָּאן: ״זֶה הַדָּבָר״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן: ״זֶה הַדָּבָר״; מָה לְהַלָּן – אַהֲרֹן וּבָנָיו וְכׇל יִשְׂרָאֵל, אַף כָּאן – אַהֲרֹן וּבָנָיו וְכׇל יִשְׂרָאֵל. וּמָה כָּאן – רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת, אַף לְהַלָּן – רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת.
La Guemara analyse la baraïta citée. Le Maître dit: De même que là, en ce qui concerne les offrandes, la mitsva s'applique à Aaron et à ses fils et à tout Israël, de même ici, en ce qui concerne les vœux, la mitsva s'applique à Aaron et à ses fils et à tout Israël. La Guemara demande: À propos de quelle halakha cette analogie verbale est-elle indiquée? Rav Aḥa bar Ya'akov dit: Ceci est écrit pour dire que la dissolution des vœux peut être effectuée par trois laïcs sans expertise particulière dans la halakhot des vœux, tout comme l'interdiction des offrandes abattues en dehors du Tabernacle ou du Temple s'applique à tout le peuple juif, y compris les laïcs.
אָמַר מָר: מָה לְהַלָּן אַהֲרֹן וּבָנָיו וְכׇל יִשְׂרָאֵל, אַף כָּאן אַהֲרֹן וּבָנָיו וְכׇל יִשְׂרָאֵל. לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: לוֹמַר שֶׁהֲפָרַת נְדָרִים בִּשְׁלֹשָׁה הֶדְיוֹטוֹת.
La Guemara objecte: Mais l'expression « les chefs des tribus » est écrite explicitement dans la partie des vœux, indiquant que la question n'est pas confiée à des laïcs. La Guemara répond: C'est comme le dit Rav Hisda que Rabbi Yohanan dit dans un contexte différent: La mention des chefs de tribus enseigne que les vœux peuvent être dissous par une seule autorité halakhique experte; ici aussi, cette phrase enseigne que les vœux peuvent être annulés par une seule autorité halakhique experte.
וְהָא ״רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת״ כְּתִיב בֵּיהּ! כִּדְאָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּיָחִיד מוּמְחֶה, הָכִי נָמֵי – בְּיָחִיד מוּמְחֶה.
La Guemara analyse la clause suivante de la baraïta citée: Et tout comme ici la mitsva s'applique aux chefs des tribus, de même là-bas, en ce qui concerne les offrandes abattues à l'extérieur du Tabernacle ou du Temple, elle est particulièrement pertinente pour les chefs des tribus. La Guemara demande: En ce qui concerne quelle halakha les chefs des tribus sont-ils liés à l'interdiction d'abattre les offrandes en dehors du Tabernacle ou du Temple? Rav Sheshet dit: Ceci est écrit pour dire qu'il existe un concept de demande de dissolution de la consécration d'un bien consacré, tout comme on peut demander la dissolution d'un vœu.
וּמָה כָּאן רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת, אַף לְהַלָּן רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת. לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לוֹמַר שֶׁיֵּשׁ שְׁאֵלָה בְּהֶקְדֵּשׁ.
La Guemara demande: Et selon Beit Shammai, qui dit qu'il n'y a aucune possibilité de demander à une autorité halakhique de dissoudre un vœu de propriété consacrée, cela ne peut pas expliquer le lien des chefs de tribus avec les offrandes abattues à l'extérieur du Tabernacle ou du Temple. Comme nous l'avons appris dans une mishna (Nazir 30b): Beit Shammai dit: La consécration que l'on a accomplie par erreur est néanmoins efficace comme consécration, car l'état d'esprit de quelqu'un ne remplace pas sa déclaration verbale; et Beit Hillel disent: Ceci n'est pas une consécration. En conséquence, de l’avis de Beit Shammai, que font-ils de cet usage apparemment analogue de « ceci » et « ceci », dans les portions d’offrandes abattues à l’extérieur du Tabernacle ou du Temple et des vœux, respectivement?
וּלְבֵית שַׁמַּאי, דְּאָמְרִי: אֵין שְׁאֵלָה בְּהֶקְדֵּשׁ – דִּתְנַן, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: הֶקְדֵּשׁ טָעוּת – הֶקְדֵּשׁ, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֵינוֹ הֶקְדֵּשׁ; הַאי ״זֶה״ וְ״זֶה״ מַאי עָבְדִי לֵיהּ?
La Guemara répond: Beit Shammai exige que « voici le sujet » écrit sur les offrandes abattues à l'extérieur du Tabernacle ou du Temple pour enseigner que pour l'acte d'abattage, il est susceptible de recevoir l'excision du Monde à Venir [karet]; mais il n'est pas susceptible de recevoir du karet pour l'acte de pincer le cou d'un oiseau consacré à l'extérieur du Tabernacle ou du Temple, qui est exclu de la catégorie de l'abattage dans cette mitsva. Et Beit Shammai exige que « voici la question » écrite par les chefs des tribus dans la partie concernant les vœux, qu'elle enseigne que seule une autorité halakhique peut dissoudre les vœux, mais qu'un mari ne peut pas les dissoudre. L’autorité halakhique peut dissoudre le vœu d’un requérant, mais le mari ou le père d’une femme ne peut pas dissoudre son vœu. Et, à l’inverse, un mari peut annuler les vœux de sa femme ou de sa fille le jour où il entend le vœu, quel que soit son état d’esprit, mais une autorité halakhique ne peut pas annuler les vœux de cette manière.
״זֶה הַדָּבָר״ דִּשְׁחוּטֵי חוּץ – מִיבְּעֵי לֵיהּ ״עַל הַשּׁוֹחֵט הוּא חַיָּיב, וְאֵינוֹ חַיָּיב עַל הַמּוֹלֵק״. ״זֶה הַדָּבָר״ דְּרָאשֵׁי הַמַּטּוֹת – מִיבְּעֵי לֵיהּ לְ״חָכָם מַתִּיר, וְאֵין בַּעַל מַתִּיר. בַּעַל מֵפֵר, וְאֵין חָכָם מֵפֵר״.
La Guemara demande: Mais selon Beit Shammai, qui n'ont pas cette analogie verbale, c'est-à-dire qu'ils ne reconnaissent pas comme faisant autorité l'analogie verbale qui lie les vœux aux offrandes abattues à l'extérieur du Tabernacle ou du Temple, d'où tirent-ils que la dissolution des vœux peut être effectuée par trois laïcs? La Guemara répond: Beit Shammai le dérive de ce qui est enseigné dans une baraïta: Le verset déclare à la fin d'un passage relatif aux halakhot des Fêtes: « Et Moïse annonça aux enfants d'Israël les saisons fixées par l'Éternel » (Lévitique 23:44). En expliquant le verset, le rabbin Yosei HaGelili dit:
וּלְבֵית שַׁמַּאי דְּלֵית לְהוּ גְּזֵרָה שָׁוָה, הֲפָרַת נְדָרִים בִּשְׁלֹשָׁה הֶדְיוֹטוֹת מְנָא לְהוּ? נָפְקָא לְהוּ מִדְּתַנְיָא: ״וַיְדַבֵּר מֹשֶׁה אֶת מֹעֲדֵי ה׳ אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ – רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר:

Tossafot

שהפרת נדרים בשלשה הדיוטות. פי' ריב"ם דמדכתיב ראשי שנים משמע ואין ב"ד שקול מוסיפין עליהן עוד אחד ואין נראה דאדרבה מראשי המטות דרשינן יחיד מומחה וראשי היינו ראשי דעלמא כדפ"ה והיכי נדרוש מיניה דבעינן שלשה אלא נראה לר"י דבלא קרא ידעינן דהא מדבעינן יחיד מומחה אם כן בהדיוטות לא סגי בחד ובעינן שנים ואין ב"ד שקול מוסיפין עליהן עוד אחד:

דתנן ב"ש אומרים הקדש טעות הקדש. תימה אדרבה מכאן יש להוכיח שיש שאלה בהקדש דהא מוקמינן התם מילתייהו דבית שמאי דכי אמר שור שחור שיצא מביתי יהא קדוש ויצא לבן כגון דאמר אילו הייתי יודע שיצא לבן לא הייתי אומר שחור אלא לבן ואומרים ב"ש הקדש משום דדעתו ומחשבתו מבטלת אמירתו וה"נ כי נשאל על הקדש כי אמר אדעתא דהכי לא קדשי נתיר לו כיון דאזלי ב"ש בתר מחשבה ותירץ ר"ת כיון דאמרי ב"ש מחשבתו מבטלת אמירתו למיהוי הקדש כ"ש שתבטל אמירתו את מחשבתו שאומר אדעתא דהכי לא נדר:

מיבעי להו חכם מתיר ואין בעל מתיר. פ"ה דלבית הלל נפקא להו מסברא תימה וכי ר' יוחנן סבר כב"ש דבפ' נערה בנדרים (דף עז:) משמע דנפקא ליה מזה הדבר דאמרינן התם א"ר יוחנן חכם שאמר בלשון בעל ובעל שאמר בלשון חכם לא אמר ולא כלום דתניא זה הדבר חכם מתיר ואין הבעל מתיר וי"ל דלר' יוחנן לא נפקא מקרא אלא מסברא ולא מייתי ראיה מדתניא אלא דלא אמר ולא כלום ולא משום דנפקא ליה מזה הדבר א"נ מזה הדבר דריש ואע"ג דאיצטריך להכי דרשי גזירה שוה כיון דליכא למיפרך מידי:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Bava Batra 120b
100%
בבא בתרא ק״כ במַסֶּכֶת בָּבָא בַּתְרָא
גְּמָרָא ״זֶה הַדָּבָר״ דְּרָאשֵׁי הַמַּטּוֹת – הָכִי נָמֵי דְּלָא יְהֵא נוֹהֵג אֶלָּא בְּדוֹר זֶה? אֲמַר לֵיהּ: הָהוּא, יָלֵיף ״זֶה״–״זֶה״ מֵהָתָם. הַאי נָמֵי, לֵילַיף ״זֶה״–״זֶה״ מֵהָתָם! הַאי מַאי? בִּשְׁלָמָא הָתָם, אִיצְטְרִיךְ לִגְזֵרָה שָׁוָה; הָכָא – לְמַאי אִיצְטְרִיךְ? לִשְׁתּוֹק קְרָא מִינֵּיהּ, וַאֲנָא יָדַעְנָא דִּלְדוֹרוֹת הוּא! מַאי גְּזֵרָה שָׁוָה? דְּתַנְיָא: נֶאֱמַר כָּאן: ״זֶה הַדָּבָר״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן: ״זֶה הַדָּבָר״; מָה לְהַלָּן – אַהֲרֹן וּבָנָיו וְכׇל יִשְׂרָאֵל, אַף כָּאן – אַהֲרֹן וּבָנָיו וְכׇל יִשְׂרָאֵל. וּמָה כָּאן – רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת, אַף לְהַלָּן – רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת. אָמַר מָר: מָה לְהַלָּן אַהֲרֹן וּבָנָיו וְכׇל יִשְׂרָאֵל, אַף כָּאן אַהֲרֹן וּבָנָיו וְכׇל יִשְׂרָאֵל. לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: לוֹמַר שֶׁהֲפָרַת נְדָרִים בִּשְׁלֹשָׁה הֶדְיוֹטוֹת. וְהָא ״רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת״ כְּתִיב בֵּיהּ! כִּדְאָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּיָחִיד מוּמְחֶה, הָכִי נָמֵי – בְּיָחִיד מוּמְחֶה. וּמָה כָּאן רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת, אַף לְהַלָּן רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת. לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לוֹמַר שֶׁיֵּשׁ שְׁאֵלָה בְּהֶקְדֵּשׁ. וּלְבֵית שַׁמַּאי, דְּאָמְרִי: אֵין שְׁאֵלָה בְּהֶקְדֵּשׁ – דִּתְנַן, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: הֶקְדֵּשׁ טָעוּת – הֶקְדֵּשׁ, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֵינוֹ הֶקְדֵּשׁ; הַאי ״זֶה״ וְ״זֶה״ מַאי עָבְדִי לֵיהּ? ״זֶה הַדָּבָר״ דִּשְׁחוּטֵי חוּץ – מִיבְּעֵי לֵיהּ ״עַל הַשּׁוֹחֵט הוּא חַיָּיב, וְאֵינוֹ חַיָּיב עַל הַמּוֹלֵק״. ״זֶה הַדָּבָר״ דְּרָאשֵׁי הַמַּטּוֹת – מִיבְּעֵי לֵיהּ לְ״חָכָם מַתִּיר, וְאֵין בַּעַל מַתִּיר. בַּעַל מֵפֵר, וְאֵין חָכָם מֵפֵר״. וּלְבֵית שַׁמַּאי דְּלֵית לְהוּ גְּזֵרָה שָׁוָה, הֲפָרַת נְדָרִים בִּשְׁלֹשָׁה הֶדְיוֹטוֹת מְנָא לְהוּ? נָפְקָא לְהוּ מִדְּתַנְיָא: ״וַיְדַבֵּר מֹשֶׁה אֶת מֹעֲדֵי ה׳ אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ – רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: