AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Bava Batra

116a

Étude de Bava Batra 116a

Étude de la Guémara 116a

Guémara
Mais notre Torah parfaite ne vaudra-t-elle pas autant que votre discours frivole, puisque votre conclusion est fallacieuse: Qu’y a-t-il de remarquable dans l’héritage d’une fille du fils du défunt? Il est remarquable que son droit soit renforcé dans la mesure où elle hérite de son grand-père paternel ainsi que des frères de son père. Diriez-vous qu’il en va de même pour la fille du défunt, dont le droit à l’héritage est diminué dans la mesure où elle n’hérite pas de son père avec ses frères? La conclusion a fortiori du sadducéen est ainsi réfutée. La Guemara conclut: Et puisque les Sadducéens n'avaient aucun contre-argument, les Sages furent victorieux sur eux, et ils établirent ce jour, le vingt-quatrième Tevet, comme une fête mineure pour célébrer l'établissement de la halakha conformément à l'opinion des Sages.
וְלֹא תְּהֵא תּוֹרָה שְׁלֵמָה שֶׁלָּנוּ, כְּשִׂיחָה בְּטֵלָה שֶׁלָּכֶם. מָה לְבַת בְּנוֹ – שֶׁכֵּן יִפָּה כֹּחָהּ בִּמְקוֹם הָאַחִין; תֹּאמַר בְּבִתּוֹ – שֶׁהוֹרַע כֹּחָהּ בִּמְקוֹם אַחִין. וְנִצְּחוּם, וְאוֹתוֹ הַיּוֹם עֲשָׂאוּהוּ יוֹם טוֹב.
Après avoir discuté de la halakha concernant le droit d’héritage de la fille d’un fils, la Guemara cite un verset qui se rapporte à la question. Après l'incident connu sous le nom de: La concubine à Guibea, les hommes de la tribu de Benjamin n'étaient plus que six cents, et chacun de ces hommes avait hérité de vastes parcelles de terre de ses parents décédés. Le verset déclare: « Et ils dirent: Les réchappés doivent être en héritage pour Benjamin, afin qu'une tribu ne soit pas exterminée d'Israël » (Juges 21: 17).
״וַיֹּאמְרוּ יְרֻשַּׁת פְּלֵטָה לְבִנְיָמִן, וְלֹא יִמָּחֶה שֵׁבֶט מִיִּשְׂרָאֵל״ –
Rabbi Yitzḥak de la maison de Rabbi Ami dit: Cela enseigne que les anciens de cette génération stipulaient en ce qui concerne la tribu de Benjamin qu'une fille d'un fils n'hériterait pas avec les frères de son père. Puisque la fille d'un fils qui hérite des biens de son grand-père peut les léguer plus tard à son mari, qui peut être d'une autre tribu, les anciens ont institué cette ordonnance temporaire afin de garantir que d'autres tribus n'hériteraient pas de grandes quantités de terres appartenant à la tribu de Benjamin, de peur que la tribu de Benjamin ne se retrouve avec peu de terres qui lui appartiennent.
אָמַר רַבִּי יִצְחָק דְּבֵי רַבִּי אַמֵּי: מְלַמֵּד שֶׁהִתְנוּ עַל שֵׁבֶט בִּנְיָמִין, שֶׁלֹּא תִּירַשׁ בַּת הַבֵּן עִם הָאַחִין.
§ La Guemara présente une déclaration connexe. Rabbi Yohanan dit au nom de Rabbi Shimon ben Yoḥai: Concernant celui qui ne laisse pas derrière lui un fils pour hériter de lui, le Saint, Béni soit-Il, est rempli de colère [evra] contre lui, comme il est écrit ici: « Si un homme meurt et qu'il n'a pas de fils, tu transmettras son héritage [veha'avartem] à sa fille » (Nombres 27:8), et il est écrit là: « Ce jour est un jour de colère [evra] » (Sophonie 1: 15). Les mots « veha'avartem » et « evra » partagent des racines communes, par lesquelles Rabbi Shimon ben Yoḥai interprète que la colère de Dieu peut être le résultat du transfert de l'héritage à une fille plutôt qu'à un fils.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי: כֹּל שֶׁאֵינוֹ מַנִּיחַ בֵּן לְיוֹרְשׁוֹ – הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מָלֵא עָלָיו עֶבְרָה. כְּתִיב הָכָא: ״וְהַעֲבַרְתֶּם אֶת נַחֲלָתוֹ״, וּכְתִיב הָתָם: ״יוֹם עֶבְרָה הַיּוֹם הַהוּא״.
La Guemara présente une déclaration connexe. Concernant le verset: « Dieu entendra et humiliera Celui qui trône autrefois, Sélah, ceux qui n’ont pas d’échange et qui ne craignent pas Dieu » (Psaume 55: 20), Rabbi Yohanan et Rabbi Yehoshoua ben Levi interprètent chacun le verset d’une manière différente. On dit qu'il s'agit d'une référence à quiconque ne laisse pas derrière lui un fils pour hériter de lui, de même qu'il ne laisse personne servir en échange, c'est-à-dire en remplacement de lui; et on dit que c'est une référence à quiconque ne laisse pas derrière lui un étudiant pour servir en échange de lui.
״אֲשֶׁר אֵין חֲלִיפוֹת לָמוֹ וְלֹא יָרְאוּ אֱלֹהִים״ – רַבִּי יוֹחָנָן וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, חַד אָמַר: כֹּל שֶׁאֵינוֹ מַנִּיחַ בֵּן. וְחַד אָמַר: כֹּל שֶׁאֵינוֹ מַנִּיחַ תַּלְמִיד.
La Guemara suggère: On peut conclure que c'est Rabbi Yohanan qui dit que le verset fait référence à celui qui ne laisse pas derrière lui un étudiant, car Rabbi Yohanan, dont les dix fils sont morts au cours de sa vie, a dit à ceux qu'il allait consoler: Ceci est l'os de mon dixième fils, pour les encourager à ne pas succomber à leur chagrin. Puisque Rabbi Yohanan savait qu’il ne laisserait aucun fils hériter de ses biens, il est raisonnable de supposer qu’il a interprété le verset comme signifiant que Dieu est plein de colère envers celui qui ne laisse pas derrière lui un étudiant. La Guemara commente qu’on peut conclure que c’est Rabbi Yohanan qui dit que le verset fait référence à celui qui ne laisse pas d’étudiant derrière lui.
תִּסְתַּיֵּים רַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר תַּלְמִיד – דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: דֵּין גַּרְמֵיהּ דַּעֲשִׂירָאָה בִּיר. תִּסְתַּיֵּים דְּרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר תַּלְמִיד.
La Guemara note: Et de là, que Rabbi Yohanan est celui qui dit que le verset fait référence à celui qui ne laisse pas d'étudiant derrière lui, il s'ensuit que Rabbi Yehoshoua ben Levi dit que le verset fait référence à celui qui ne laisse pas de fils derrière lui.
וּמִדְּרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר תַּלְמִיד – רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר בֵּן?!
La Guemara demande: Mais cela ne peut pas être, car Rabbi Yehoshoua ben Levi n'irait pas dans une maison de deuil [bei tamya] pour consoler les endeuillés afin de ne pas interrompre ses études, sauf dans la maison de celui qui est mort sans fils, comme il est écrit: « Ne pleurez pas sur le mort, ne le déplorez pas; mais pleurez beaucoup sur celui qui s'en va » (Jérémie 22: 10), et Rabbi Yehouda dit que Rav dit que le verset fait référence à celui qui quitte ce monde sans laisser derrière lui un enfant de sexe masculin. Du fait que Rabbi Yehoshoua ben Levi consolait spécifiquement celui qui mourait sans laisser de fils, il ressort qu’il ne considère pas que Dieu soit plein de colère envers un tel individu. Il faut plutôt que Rabbi Yehoshoua ben Levi soit le Sage qui dit que le verset fait référence à celui qui ne laisse aucun étudiant derrière lui.
וְהָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי לָא אָזֵיל לְבֵי טַמְיָא אֶלָּא לְבֵי מַאן דְּשָׁכֵיב בְּלָא בְּנֵי, דִּכְתִיב: ״בְּכוּ בָכֹה לַהֹלֵךְ״, וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לַהוֹלֵךְ בְּלֹא בֵּן זָכָר! אֶלָּא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי הוּא דְּאָמַר תַּלְמִיד.
La Guemara note: Et de là que Rabbi Yehoshoua ben Levi est celui qui dit que le verset fait référence à celui qui ne laisse pas d'étudiant derrière lui, il s'ensuit que Rabbi Yohanan dit qu'il fait référence à celui qui ne laisse pas de fils derrière lui.
וּמִדְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי הוּא דְּאָמַר תַּלְמִיד – רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר בֵּן?!
La Guemara demande: Cela pose une difficulté depuis une déclaration de Rabbi Yohanan, selon laquelle le verset fait référence à celui qui ne laisse pas de fils derrière lui, à une autre déclaration de Rabbi Yohanan, comme il dirait: Ceci est l'os de mon dixième fils. La Guemara répond: Ce n’est pas difficile: cette déclaration, concernant l’os de son fils, est la sienne, tandis que cette déclaration, concernant le verset, est celle de son professeur.
קַשְׁיָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן אַדְּרַבִּי יוֹחָנָן! לָא קַשְׁיָא, הָא דִידֵיהּ, הָא דְרַבֵּיהּ.
§ La Guemara se poursuit avec trois interprétations homilétiques du rabbin Pineḥas ben Ḥama, et fournit un mnémonique pour faciliter la mémorisation de ces exposés: Hadad, pauvreté et sage.
(סִימָן: הֲדַד, עָנִי וְחָכָם.)
La Guemara présente la première interprétation homilétique: Rabbi Pineḥas ben Ḥama interpréta un verset de manière homilétique: Quelle est la signification de ce qui est écrit: « Et quand Hadad apprit en Égypte que David s'était couché avec ses pères, et que Joab, le chef de l'armée, était mort » (1 Rois 11:21)? Pour quelle raison est-ce que dans le cas du roi David, le sommeil a été mentionné à propos de sa disparition, et dans le cas de Joab, la mort a été mentionnée à propos de sa disparition? Il répond: Concernant le roi David, qui a laissé un fils derrière lui, il a été dit dormir à propos de sa disparition, car il ne s'agissait pas d'une mort complète, tandis que concernant Joab, qui n'a pas laissé de fils derrière lui, la mort a été déclarée à propos de sa disparition, car il n'a laissé aucun fils pour lui succéder.
דָּרַשׁ רַבִּי פִּנְחָס בֶּן חָמָא, מַאי דִּכְתִיב: ״וַהֲדַד שָׁמַע בְּמִצְרַיִם כִּי שָׁכַב דָּוִד עִם אֲבוֹתָיו, וְכִי מֵת יוֹאָב שַׂר הַצָּבָא״? מִפְּנֵי מָה בְּדָוִד נֶאֶמְרָה בּוֹ ״שְׁכִיבָה״, וּבְיוֹאָב נֶאֶמְרָה בּוֹ ״מִיתָה״? דָּוִד, שֶׁהִנִּיחַ בֵּן – נֶאֶמְרָה בּוֹ שְׁכִיבָה. יוֹאָב, שֶׁלֹּא הִנִּיחַ בֵּן – נֶאֶמְרָה בּוֹ מִיתָה.
Bava Batra 116a
100%
בבא בתרא קט״ז אמַסֶּכֶת בָּבָא בַּתְרָא
גְּמָרָא וְלֹא תְּהֵא תּוֹרָה שְׁלֵמָה שֶׁלָּנוּ, כְּשִׂיחָה בְּטֵלָה שֶׁלָּכֶם. מָה לְבַת בְּנוֹ – שֶׁכֵּן יִפָּה כֹּחָהּ בִּמְקוֹם הָאַחִין; תֹּאמַר בְּבִתּוֹ – שֶׁהוֹרַע כֹּחָהּ בִּמְקוֹם אַחִין. וְנִצְּחוּם, וְאוֹתוֹ הַיּוֹם עֲשָׂאוּהוּ יוֹם טוֹב. ״וַיֹּאמְרוּ יְרֻשַּׁת פְּלֵטָה לְבִנְיָמִן, וְלֹא יִמָּחֶה שֵׁבֶט מִיִּשְׂרָאֵל״ – אָמַר רַבִּי יִצְחָק דְּבֵי רַבִּי אַמֵּי: מְלַמֵּד שֶׁהִתְנוּ עַל שֵׁבֶט בִּנְיָמִין, שֶׁלֹּא תִּירַשׁ בַּת הַבֵּן עִם הָאַחִין. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי: כֹּל שֶׁאֵינוֹ מַנִּיחַ בֵּן לְיוֹרְשׁוֹ – הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מָלֵא עָלָיו עֶבְרָה. כְּתִיב הָכָא: ״וְהַעֲבַרְתֶּם אֶת נַחֲלָתוֹ״, וּכְתִיב הָתָם: ״יוֹם עֶבְרָה הַיּוֹם הַהוּא״. ״אֲשֶׁר אֵין חֲלִיפוֹת לָמוֹ וְלֹא יָרְאוּ אֱלֹהִים״ – רַבִּי יוֹחָנָן וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, חַד אָמַר: כֹּל שֶׁאֵינוֹ מַנִּיחַ בֵּן. וְחַד אָמַר: כֹּל שֶׁאֵינוֹ מַנִּיחַ תַּלְמִיד. תִּסְתַּיֵּים רַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר תַּלְמִיד – דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: דֵּין גַּרְמֵיהּ דַּעֲשִׂירָאָה בִּיר. תִּסְתַּיֵּים דְּרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר תַּלְמִיד. וּמִדְּרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר תַּלְמִיד – רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר בֵּן?! וְהָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי לָא אָזֵיל לְבֵי טַמְיָא אֶלָּא לְבֵי מַאן דְּשָׁכֵיב בְּלָא בְּנֵי, דִּכְתִיב: ״בְּכוּ בָכֹה לַהֹלֵךְ״, וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לַהוֹלֵךְ בְּלֹא בֵּן זָכָר! אֶלָּא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי הוּא דְּאָמַר תַּלְמִיד. וּמִדְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי הוּא דְּאָמַר תַּלְמִיד – רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר בֵּן?! קַשְׁיָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן אַדְּרַבִּי יוֹחָנָן! לָא קַשְׁיָא, הָא דִידֵיהּ, הָא דְרַבֵּיהּ. (סִימָן: הֲדַד, עָנִי וְחָכָם.) דָּרַשׁ רַבִּי פִּנְחָס בֶּן חָמָא, מַאי דִּכְתִיב: ״וַהֲדַד שָׁמַע בְּמִצְרַיִם כִּי שָׁכַב דָּוִד עִם אֲבוֹתָיו, וְכִי מֵת יוֹאָב שַׂר הַצָּבָא״? מִפְּנֵי מָה בְּדָוִד נֶאֶמְרָה בּוֹ ״שְׁכִיבָה״, וּבְיוֹאָב נֶאֶמְרָה בּוֹ ״מִיתָה״? דָּוִד, שֶׁהִנִּיחַ בֵּן – נֶאֶמְרָה בּוֹ שְׁכִיבָה. יוֹאָב, שֶׁלֹּא הִנִּיחַ בֵּן – נֶאֶמְרָה בּוֹ מִיתָה. וְיוֹאָב לֹא הִנִּיחַ בֵּן?! וְהָכְתִיב: ״מִבְּנֵי יוֹאָב – עֹבַדְיָה בֶּן יְחִיאֵל״! אֶלָּא: דָּוִד, שֶׁהִנִּיחַ בֵּן כְּמוֹתוֹ – נֶאֶמְרָה בּוֹ ״שְׁכִיבָה״. יוֹאָב, שֶׁלֹּא הִנִּיחַ בֵּן כְּמוֹתוֹ – נֶאֶמְרָה בּוֹ ״מִיתָה״. דָּרַשׁ רַבִּי פִּנְחָס בֶּן חָמָא: קָשָׁה עֲנִיּוּת בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ שֶׁל אָדָם, יוֹתֵר מֵחֲמִשִּׁים מַכּוֹת – שֶׁנֶּאֱמַר: ״חׇנֻּנִי חׇנֻּנִי אַתֶּם רֵעָי, כִּי יַד אֱלוֹהַּ נָגְעָה בִּי״, וְקָא אָמְרִי לֵיהּ חַבְרֵיהּ: ״הִשָּׁמֶר אַל תֵּפֶן אֶל אָוֶן, כִּי עַל זֶה בָּחַרְתָּ מֵעֹנִי״. דָּרַשׁ רַבִּי פִּנְחָס בַּר חָמָא: כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ חוֹלֶה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ, יֵלֵךְ אֵצֶל חָכָם וִיבַקֵּשׁ עָלָיו רַחֲמִים – שֶׁנֶּאֱמַר: ״חֲמַת מֶלֶךְ מַלְאֲכֵי מָוֶת, וְאִישׁ חָכָם יְכַפְּרֶנָּה״. זֶה הַכְּלָל: כׇּל הַקּוֹדֵם בַּנַּחֲלָה – יוֹצְאֵי יְרֵכוֹ קוֹדְמִין, וְהָאָב קוֹדֵם לְכׇל יוֹצְאֵי יְרֵכוֹ. בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: אֲבִי הָאָב וַאֲחֵי הָאָב – כְּגוֹן אַבְרָהָם וְיִשְׁמָעֵאל בְּנִכְסֵי עֵשָׂו, אֵיזֶה מֵהֶן קוֹדֵם? אָמַר רָבָא, תָּא שְׁמַע: הָאָב קוֹדֵם לְכׇל יוֹצְאֵי יְרֵכוֹ. וְרָמֵי בַּר חָמָא –