Guémara
« Celui qui recherche la charité et la miséricorde trouve la vie » (Proverbes 21:21), et en ce qui concerne la sagesse, il est écrit: « Celui qui me trouve trouve la vie » (Proverbes 8:35). Maîtres des richesses, comme il est écrit: « Celui qui recherche la charité et la miséricorde trouve la charité », c'est-à-dire qu'il pourra donner la charité. Maîtres de l’aggada, comme il est écrit: « Celui qui recherche la charité et la miséricorde trouve l’honneur ». Et comment savons-nous qu’il s’agit des maîtres de l’aggada? Il est écrit ici « honneur », et il est écrit là: « Les sages hériteront de l’honneur » (Proverbes 3:35).
״יִמְצָא חַיִּים״. בַּעֲלֵי עוֹשֶׁר – דִּכְתִיב: ״צְדָקָה״. בַּעֲלֵי אַגָּדָה – דִּכְתִיב: ״וְכָבוֹד״ – כְּתִיב הָכָא: ״וְכָבוֹד״, וּכְתִיב הָתָם: ״כָּבוֹד חֲכָמִים יִנְחָלוּ״.
§ Il est enseigné dans une baraïta: Rabbi Meir dirait: Un adversaire peut opposer un argument contre vous et vous dire: Si votre Dieu aime les pauvres, pour quelle raison ne les soutient-il pas Lui-même? Dans un tel cas, dites-lui: Il nous ordonne d'agir comme Ses agents pour soutenir les pauvres, afin qu'à travers eux nous soyons crédités de l'accomplissement des mitsvot et donc sauvés du jugement de la Géhenne. Et c'est la question que Turnus Rufus le méchant a posée à Rabbi Akiva: Si votre Dieu aime les pauvres, pour quelle raison ne les soutient-il pas lui-même? Rabbi Akiva lui dit: Il nous commande de soutenir les pauvres, afin que grâce à eux et à l'aumône que nous leur donnons, nous soyons sauvés du jugement de la Géhenne.
תַּנְיָא: הָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר, יֵשׁ לוֹ לְבַעַל הַדִּין לַהֲשִׁיבְךָ וְלוֹמַר לְךָ: אִם אֱלֹהֵיכֶם אוֹהֵב עֲנִיִּים הוּא, מִפְּנֵי מָה אֵינוֹ מְפַרְנְסָן? אֱמוֹר לוֹ: כְּדֵי שֶׁנִּיצּוֹל אָנוּ בָּהֶן מִדִּינָהּ שֶׁל גֵּיהִנָּם. וְזוֹ שְׁאֵלָה שָׁאַל טוֹרָנוּסְרוּפוּס הָרָשָׁע אֶת רַבִּי עֲקִיבָא: אִם אֱלֹהֵיכֶם אוֹהֵב עֲנִיִּים הוּא, מִפְּנֵי מָה אֵינוֹ מְפַרְנְסָם? אָמַר לוֹ: כְּדֵי שֶׁנִּיצּוֹל אָנוּ בָּהֶן מִדִּינָהּ שֶׁל גֵּיהִנָּם.
Turnus Rufus dit à Rabbi Akiva: Au contraire, c'est cette charité qui vous condamne, vous le peuple juif, à la Géhenne parce que vous la donnez. Je vais vous illustrer cela avec une parabole. A quoi cette affaire est-elle comparable? C'est comparable à un roi de chair et de sang qui était en colère contre son esclave et le mettait en prison et ordonnait qu'il ne soit pas nourri ni abreuvé. Et quelqu'un s'avança, le nourrit et lui donna à boire. Si le roi entendait parler de cela, ne serait-il pas en colère contre cette personne? Et vous, après tout, êtes appelés esclaves, comme il est dit: « Car les enfants d’Israël sont mes esclaves » (Lévitique 25: 55). Si Dieu a décrété qu'une certaine personne devait être appauvrie, celui qui lui donne l'aumône défie la volonté de Dieu.
אָמַר לוֹ: [אַדְּרַבָּה], זוֹ שֶׁמְּחַיַּיבְתָּן לְגֵיהִנָּם! אֶמְשׁוֹל לְךָ מָשָׁל, לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה? לְמֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם שֶׁכָּעַס עַל עַבְדּוֹ, וַחֲבָשׁוֹ בְּבֵית הָאֲסוּרִין, וְצִוָּה עָלָיו שֶׁלֹּא לְהַאֲכִילוֹ וְשֶׁלֹּא לְהַשְׁקוֹתוֹ. וְהָלַךְ אָדָם אֶחָד וְהֶאֱכִילוֹ וְהִשְׁקָהוּ. כְּשֶׁשָּׁמַע הַמֶּלֶךְ, לֹא כּוֹעֵס עָלָיו? וְאַתֶּם קְרוּיִן עֲבָדִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי לִי בְנֵי יִשְׂרָאֵל עֲבָדִים״!
Rabbi Akiva dit à Turnus Rufus: Je vais vous illustrer le contraire avec une parabole différente. A quoi cette affaire est-elle comparable? C'est comparable à un roi de chair et de sang qui était en colère contre son fils et le mettait en prison et ordonnait qu'il ne soit pas nourri ni abreuvé. Et quelqu'un s'avança, le nourrit et lui donna à boire. Si le roi en entendait parler une fois sa colère apaisée, ne réagirait-il pas en envoyant un cadeau à cette personne? Et nous sommes appelés fils, comme il est écrit: « Vous êtes les fils de l’Éternel, votre Dieu » (Deutéronome 14: 1).
אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא, אֶמְשׁוֹל לְךָ מָשָׁל: לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה? לְמֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם שֶׁכָּעַס עַל בְּנוֹ וַחֲבָשׁוֹ בְּבֵית הָאֲסוּרִין, וְצִוָּה עָלָיו שֶׁלֹּא לְהַאֲכִילוֹ וְשֶׁלֹּא לְהַשְׁקוֹתוֹ. וְהָלַךְ אָדָם אֶחָד וְהֶאֱכִילוֹ וְהִשְׁקָהוּ. כְּשֶׁשָּׁמַע הַמֶּלֶךְ, לֹא דּוֹרוֹן מְשַׁגֵּר לוֹ?! וַאֲנַן קְרוּיִן בָּנִים, דִּכְתִיב: ״בָּנִים אַתֶּם לַה׳ אֱלֹהֵיכֶם״!
Turnus Rufus lui dit: On vous appelle fils et on vous appelle esclaves. Lorsque vous accomplissez la volonté de l'Omniprésent, vous êtes appelés fils; lorsque vous n’accomplissez pas la volonté de l’Omniprésent, vous êtes appelés esclaves. Et puisque maintenant vous n’accomplissez pas la volonté de l’Omniprésent, la parabole que j’ai proposée est plus appropriée. Rabbi Akiva lui dit: Le verset dit: « N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, et amener chez toi les pauvres qui sont expulsés? (Ésaïe 58: 7). Quand ramenons-nous dans nos maisons les pauvres qui sont expulsés? Maintenant que nous devons loger les soldats romains dans nos maisons; et à peu près à ce moment-là, le verset déclare: « N'est-ce pas partager votre pain avec celui qui a faim?
אָמַר לוֹ: אַתֶּם קְרוּיִם בָּנִים וּקְרוּיִן עֲבָדִים, בִּזְמַן שֶׁאַתֶּם עוֹשִׂין רְצוֹנוֹ שֶׁל מָקוֹם אַתֶּם קְרוּיִן בָּנִים, וּבִזְמַן שֶׁאֵין אַתֶּם עוֹשִׂין רְצוֹנוֹ שֶׁל מָקוֹם אַתֶּם קְרוּיִן עֲבָדִים; וְעַכְשָׁיו אֵין אַתֶּם עוֹשִׂים רְצוֹנוֹ שֶׁל מָקוֹם! אָמַר לוֹ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״הֲלֹא פָרֹס לָרָעֵב לַחְמֶךָ וַעֲנִיִּים מְרוּדִים תָּבִיא בָיִת״; אֵימָתַי ״עֲנִיִּים מְרוּדִים תָּבִיא בָיִת״ – הָאִידָּנָא, וְקָאָמַר: ״הֲלֹא פָרֹס לָרָעֵב לַחְמֶךָ״.
Rabbi Yehouda, fils de Rabbi Shalom, a enseigné: Tout comme la totalité des moyens de subsistance d’une personne lui est attribuée à partir de Roch HaChana, lorsque Dieu émet Ses jugements pour toute l’année, de même les pertes monétaires d’une personne lui sont attribuées à partir de Roch HaChana. Si l’on le mérite, on lui applique le verset suivant: « Tu partageras ton pain avec celui qui a faim », c’est-à-dire qu’il dépensera la somme qui lui est allouée en dons de charité; et s'il ne mérite pas, le verset suivant lui est appliqué: « Tu amèneras chez toi les pauvres qui sont expulsés, c'est-à-dire qu'il sera contraint par le gouvernement de loger des soldats dans sa maison et de les nourrir contre sa volonté.
דָּרֵשׁ רַבִּי יְהוּדָה בְּרַבִּי שָׁלוֹם: כְּשֵׁם שֶׁמְּזוֹנוֹתָיו שֶׁל אָדָם קְצוּבִין לוֹ מֵרֹאשׁ הַשָּׁנָה, כָּךְ חֶסְרוֹנוֹתָיו שֶׁל אָדָם קְצוּבִין לוֹ מֵרֹאשׁ הַשָּׁנָה. זָכָה – ״הֲלֹא פָרֹס לָרָעֵב לַחְמֶךָ״. לֹא זָכָה – ״וַעֲנִיִּים מְרוּדִים תָּבִיא בָיִת״.
C’est comme cet incident impliquant les neveux de Rabban Yohanan ben Zakkai, qui vit un jour dans un rêve que ses neveux étaient destinés à perdre sept cents dinars au cours de l’année. Il les encouragea et leur prit de l'argent pour la charité, et il leur resta dix-sept dinars sur les sept cents. Lorsque la veille de Yom Kippour est arrivée, le gouvernement a envoyé des messagers qui sont venus prendre les dix-sept dinars restants.
כִּי הָא דִּבְנֵי אֲחָתֵיהּ דְּרַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי, חֲזָא לְהוּ בְּחֶילְמָא דְּבָעוּ לְמִיחְסַר שְׁבַע מְאָה דִּינָרֵי. עַשִּׂינְהוּ שְׁקַל מִינַּיְיהוּ לִצְדָקָה, פּוּשׁ גַּבַּיְיהוּ שִׁיבְסַר דִּינָרֵי. כִּי מְטָא מַעֲלֵי יוֹמָא דְכִיפּוּרֵי, שַׁדּוּר דְּבֵי קֵיסָר נַקְטִינְהוּ.
Rabban Yohanan ben Zakkaï leur dit: Ne craignez pas qu'ils vous prennent encore plus; ils t'ont pris les dix-sept dinars qui étaient encore chez toi. Les neveux lui dirent: Comment le sais-tu? Rabban Yohanan ben Zakkaï leur dit: J'ai vu un rêve à votre sujet et il leur a raconté son rêve. Ils lui dirent: Et pourquoi ne nous as-tu pas parlé du rêve? Rabban Yohanan ben Zakkaï leur dit: J'ai dit: Il vaut mieux qu'ils accomplissent une mitsva pour elle-même. Si vous aviez su dès le départ que vous étiez voué à perdre cette somme d’argent, la mitsva n’aurait pas été accomplie uniquement pour elle-même.
אֲמַר לְהוּ רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי: לָא תִּדְחֲלוּן, שִׁיבְסַר דִּינָרֵי גַּבַּיְיכוּ שַׁקְלִינְהוּ מִינַּיְיכוּ. אָמְרִי לֵיהּ: מְנָא יָדְעַתְּ? אֲמַר לְהוּ: חֶלְמָא חֲזַאי לְכוּ. אֲמַרוּ לֵיהּ: וְאַמַּאי לָא אֲמַרְתְּ לַן [דְּנִיתְּבִינְהוּ]? אֲמַר לְהוּ: אָמֵינָא, כִּי הֵיכִי דְּתַעְבְּדוּ מִצְוָה לִשְׁמָהּ.
La Guemara raconte: Rav Pappa était un jour en train de grimper sur une échelle lorsque son pied a glissé et il a failli tomber. Il a dit: Maintenant, celui qui nous hait, un euphémisme pour lui-même, est-il passible comme les profanateurs du Chabbat et les adorateurs d'idoles, qui sont sujets à la mort par lapidation, ce qui est semblable à la mort par chute, le châtiment auquel Rav Pappa a échappé de peu? Hiyya bar Rav de Difti dit à Rav Pappa: Peut-être qu'un pauvre s'est approché de toi un jour et que tu ne l'as pas soutenu, et c'est pourquoi tu as eu un aperçu du châtiment que tu mérites réellement.
רַב פָּפָּא הֲוָה סָלֵיק בְּדַרְגָּא, אִישְׁתְּמִיט כַּרְעֵיהּ בָּעֵי לְמִיפַּל. אֲמַר: הַשְׁתָּא (כֵּן) [כּוּ], אִיחַיַּיב מַאן דְּסָנֵי לַן כִּמְחַלְּלֵי שַׁבָּתוֹת וּכְעוֹבְדֵי עֲבוֹדָה זָרָה. אֲמַר לֵיהּ חִיָּיא בַּר רַב מִדִּפְתִּי לְרַב פָּפָּא: שֶׁמָּא עָנִי בָּא לְיָדְךָ וְלֹא פִּרְנַסְתּוֹ.
Comme il est enseigné dans une baraïta: Rabbi Yehoshoua ben Korha dit: Quiconque détourne les yeux de celui qui recherche la charité est considéré comme adorant des idoles. D'où cela dérive-t-il? Il est écrit ici: « Gardez-vous d'avoir une pensée basse dans votre cœur… et que votre regard ne soit mauvais contre votre pauvre frère, et que vous ne lui donniez rien » (Deutéronome 15: 9). Et il y est écrit: « Certains hommes vils sont sortis… et ont entraîné les habitants de leur ville, en disant: Allons et servons d'autres dieux » (Deutéronome 13: 14). De même que là-bas, les hommes vils pèchent par idolâtrie, de même ici, la pensée basse est traitée comme de l'idolâtrie.
דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה אוֹמֵר: כׇּל הַמַּעֲלִים עֵינָיו מִן הַצְּדָקָה, כְּאִילּוּ עוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה – כְּתִיב הָכָא: ״הִשָּׁמֶר לְךָ פֶּן יִהְיֶה דָבָר עִם לְבָבְךָ בְּלִיַּעַל״, וּכְתִיב הָתָם: ״יָצְאוּ אֲנָשִׁים בְּנֵי בְלִיַּעַל״; מַה לְהַלָּן עֲבוֹדָה זָרָה, אַף כָּאן עֲבוֹדָה זָרָה.
Il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Elazar, fils de Rabbi Yossei, a dit: Tous les actes de charité et de bonté que les Juifs accomplissent dans ce monde apportent une grande paix et sont de grands intercesseurs entre le peuple juif et leur Père céleste, comme il est dit: « Ainsi dit l'Éternel: n'entre pas dans une maison de deuil, n'allez pas les lamenter ni les gémir, car j'ai ôté à ce peuple ma paix, dit l'Éternel, à la fois bonté et miséricorde » (Jérémie). 16:5). « Gentillesse »; cela fait référence à des actes de gentillesse. « Miséricorde »; il s’agit d’actes de charité. Cela indique que lorsqu’il y a de la bonté et de la miséricorde, Dieu est en paix avec son peuple.
תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי יוֹסֵי: כֹּל צְדָקָה וָחָסֶד שֶׁיִּשְׂרָאֵל עוֹשִׂין בָּעוֹלָם הַזֶּה, שָׁלוֹם גָּדוֹל וּפְרַקְלִיטִין גְּדוֹלִין בֵּין יִשְׂרָאֵל לַאֲבִיהֶן שֶׁבַּשָּׁמַיִם – שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּה אָמַר ה׳, אַל תָּבֹא בֵּית מַרְזֵחַ וְאַל תֵּלֵךְ לִסְפּוֹד וְאַל תָּנֹד לָהֶם, כִּי אָסַפְתִּי אֶת שְׁלוֹמִי מֵאֵת הָעָם הַזֶּה וְגוֹ׳ [אֶת] הַחֶסֶד וְאֶת הָרַחֲמִים״; ״חֶסֶד״ – זוֹ גְּמִילוּת חֲסָדִים, ״רַחֲמִים״ – זוֹ צְדָקָה.
Il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Yehouda dit: Grande est la charité en ce sens qu’elle fait progresser la rédemption, comme il est dit: « Ainsi dit l’Éternel, soutenez la justice et pratiquez la charité, car mon salut est proche et ma justice doit être révélée » (Ésaïe 56: 1). Il dirait: Dix entités fortes ont été créées dans le monde, l'une plus forte que l'autre. Une montagne est forte, mais le fer, qui est plus fort, la fend. Le fer est fort, mais le feu le fait fondre. Le feu est fort, mais l'eau l'éteint. L'eau est forte, mais les nuages la supportent. Les nuages sont forts, mais le vent les disperse. Le vent est fort, mais le corps humain y résiste. Le corps humain est fort, mais la peur le brise. La peur est forte, mais le vin la dissipe. Le vin est fort, mais le sommeil le chasse. Et la mort est plus forte que tous, mais la charité sauve de la mort, comme il est écrit: « Et la charité délivre de la mort » (Proverbes 10:2, 11:4).
תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: גְּדוֹלָה צְדָקָה שֶׁמְּקָרֶבֶת אֶת הַגְּאוּלָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּה אָמַר ה׳, שִׁמְרוּ מִשְׁפָּט וַעֲשׂוּ צְדָקָה, כִּי קְרוֹבָה יְשׁוּעָתִי לָבֹא וְצִדְקָתִי לְהִגָּלוֹת״. הוּא הָיָה אוֹמֵר, עֲשָׂרָה דְּבָרִים קָשִׁים נִבְרְאוּ בָּעוֹלָם: הַר קָשֶׁה – בַּרְזֶל מְחַתְּכוֹ, בַּרְזֶל קָשֶׁה – אוּר מְפַעְפְּעוֹ, אוּר קָשֶׁה – מַיִם מְכַבִּין אוֹתוֹ, מַיִם קָשִׁים – עָבִים סוֹבְלִים אוֹתָן, עָבִים קָשִׁים – רוּחַ מְפַזַּרְתָּן, רוּחַ קָשֶׁה – גּוּף סוֹבְלוֹ, גּוּף קָשֶׁה – פַּחַד שׁוֹבְרוֹ, פַּחַד קָשֶׁה – יַיִן מְפִיגוֹ, יַיִן קָשֶׁה – שֵׁינָה מְפַכַּחְתּוֹ; וּמִיתָה – קָשָׁה מִכּוּלָּם [וּצְדָקָה מַצֶּלֶת מִן הַמִּיתָה] – דִּכְתִיב: ״וּצְדָקָה תַּצִּיל מִמָּוֶת״.