AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Arachin

3a

Étude de Arachin 3a

Étude de la Guémara 3a

Guémara
quoi ? La Guemara répond : elles servent à inclure les femmes, selon l'avis de Rabbi Yehoshoua ben Levi. Car Rabbi Yehoshoua ben Levi dit : les femmes sont tenues par la mitsva de la lecture de la Meguila, car elles aussi ont participé à ce miracle [le salut de Pourim].
מַאי? לְאֵתוֹיֵי נָשִׁים, וְכִדְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: נָשִׁים חַיָּיבוֹת בְּמִקְרָא מְגִילָּה, שֶׁאַף הֵן הָיוּ בְּאוֹתוֹ הַנֵּס.
La Guemara demande : que vient ajouter la règle de la baraïta : « Tout le monde est tenu de former un zimoun » [bénédiction collective après le repas] ? Réponse : la baraïta inclut les femmes et les esclaves. Comme il est enseigné dans une baraïta : les femmes forment un zimoun entre elles, et les esclaves forment un zimoun entre eux.
״הַכֹּל חַיָּיבִין בְּזִימּוּן״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי נָשִׁים וַעֲבָדִים, דְּתַנְיָא: נָשִׁים מְזַמְּנוֹת לְעַצְמָן, וַעֲבָדִים מְזַמְּנִין לְעַצְמָן.
La Guemara demande encore : que vient ajouter la baraïta : « Tout le monde peut se joindre à un zimoun » ? Réponse : cela inclut un mineur qui sait à Qui l'on récite une bénédiction. Car Rav Nahman dit : un mineur qui sait à Qui l'on récite une bénédiction peut être inclus dans un zimoun.
״הַכֹּל מִצְטָרְפִין לְזִימּוּן״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי קָטָן הַיּוֹדֵעַ לְמִי מְבָרְכִין, דְּאָמַר רַב נַחְמָן: יוֹדֵעַ לְמִי מְבָרְכִין — מְזַמְּנִין עָלָיו.
§ La Guemara demande : que vient ajouter la clause de la Michna (Zavim 2, 1) : « Tout le monde devient impur par une gonorrhée [ziva] » ? Réponse : cela inclut même un nourrisson d'un jour qui présente une telle écoulement. Comme il est enseigné dans une baraïta : il aurait suffi au verset de dire : « Un homme [ish] ». Pourquoi dit-il : « Quand un homme aura une écoulement de sa chair, son écoulement sera impur » (Vayikra 15, 2) ? Pour inclure un nourrisson d'un jour présentant une telle écoulement — même lui devient impur comme zav. Tel est l'avis de Rabbi Yehouda.
״הַכֹּל מִטַּמְּאִין בְּזִיבָה״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי תִּינוֹק בֶּן יוֹמוֹ, דְּתַנְיָא: ״אִישׁ״ — מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ אִישׁ״? לְרַבּוֹת תִּינוֹק בֶּן יוֹם אֶחָד שֶׁמְטַמֵּא בְּזִיבָה, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.
Rabbi Yishmaël, fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, dit que cette amplification n'est pas nécessaire, car le verset dit : « Et de ceux qui ont une écoulement, qu'il s'agisse d'un mâle ou d'une femelle » (Vayikra 15, 33). « Un mâle » inclut quiconque est mâle, petit enfant ou adulte ; « une femelle » inclut quiconque est femelle, petite ou grande. Si tel est le cas, pourquoi le verset dit-il : « Un homme [ish] » ? La Torah a parlé selon le langage des hommes — formulation habituelle, sans en déduire de halakha du mot supplémentaire.
רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״וְהַזָּב אֶת זוֹבוֹ לַזָּכָר וְלַנְּקֵבָה״, ״לַזָּכָר״ — כֹּל שֶׁהוּא זָכָר, בֵּין קָטָן בֵּין גָּדוֹל, ״לַנְּקֵבָה״ — כֹּל שֶׁהִיא נְקֵבָה, בֵּין קְטַנָּה בֵּין גְּדוֹלָה. אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ אִישׁ״? דִּבְּרָה תוֹרָה כִלְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם.
La Guemara demande : que vient ajouter la baraïta : « Tout le monde devient impur par l'impureté du mort » ? Réponse : la baraïta inclut un mineur. La Guemara développe : on pourrait penser que, puisque le verset dit : « Mais l'homme qui sera impur et ne se purifiera pas » (Bamidbar 19, 20), on en déduirait qu'un homme [adulte], oui, devient impur, mais pas un mineur. C'est pourquoi le verset enseigne, dans le contexte de la purification par l'eau de purification : « Et on en aspergera sur la tente, sur tous les ustensiles et sur les personnes qui s'y trouvaient » (Bamidbar 19, 18) — toutes les personnes présentes deviennent impures, quel que soit leur âge.
״הַכֹּל מִטַּמְּאִין בִּטְמֵא מֵת״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי קָטָן; סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: ״אִישׁ אֲשֶׁר יִטְמָא וְלֹא יִתְחַטָּא״ — ״אִישׁ״ אִין, קָטָן לָא, קָא מַשְׁמַע לַן: ״וְעַל הַנְּפָשׁוֹת אֲשֶׁר הָיוּ שָׁם״.
La Guemara demande : mais si tel est le cas, à quoi sert le terme « l'homme » ? Réponse : il sert à exclure un mineur du retranchement [karet] du Monde futur, mentionné dans ce verset : « Cette âme sera retranchée du milieu de l'assemblée, car elle a profané le sanctuaire de l'Éternel » (Bamidbar 19, 20). Autrement dit, le terme « l'homme » enseigne que si un mineur devient impur puis entre au Temple, il n'est pas passible de karet.
אֶלָּא, ״אִישׁ״ לְמַעוֹטֵי מַאי? לְמַעוֹטֵי קָטָן מִכָּרֵת.
La Guemara demande encore : que vient ajouter la règle de la Michna (Negaïm 3, 1) : « Tout le monde devient impur par les marques lépreuses [négaïm] » ? Réponse : cela inclut un mineur. Car on pourrait penser que, puisqu'il est écrit : « C'est un lépreux, il est impur » (Vayikra 13, 44), un homme [adulte], oui, devient impur, mais pas un mineur. C'est pourquoi le tanna nous enseigne qu'un mineur devient impur par les négaïm.
״הַכֹּל מִטַּמְּאִין בִּנְגָעִים״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי קָטָן. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: ״אִישׁ צָרוּעַ״ כְּתִיב — אִישׁ אִין, קָטָן לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara demande : mais pourquoi ne pas dire que la halakha est effectivement ainsi, qu'un mineur ne devient pas impur par les négaïm ? Réponse : le verset dit : « Quand une personne aura sur la peau de sa chair » (Vayikra 13, 2) — pour inclure toutes les personnes, en tout cas, quel que soit l'âge.
וְאֵימָא הָכִי נָמֵי! אָדָם ״כִּי יִהְיֶה בְעוֹר בְּשָׂרוֹ״, מִכׇּל מָקוֹם.
La Guemara demande : mais dans ce cas, à quoi me sert le terme : « C'est un lépreux » (Vayikra 13, 44) ? Réponse : il sert à ce qui est enseigné dans une baraïta : de la phrase « c'est un lépreux » je n'ai dérivé qu'un lépreux mâle. D'où sait-on que les marques lépreuses rendent aussi une femme impure ? Lorsque le verset suivant dit : « Et le lépreux en qui est l'affliction » (Vayikra 13, 45), deux individus y sont indiqués — mâle et femelle — car ce verset n'avait pas besoin de répéter « et le lépreux », le sujet étant clair depuis le verset précédent.
וְאֶלָּא ״אִישׁ״ לְמָה לִי? לְכִדְתַנְיָא: ״אִישׁ״ — אֵין לִי אֶלָּא אִישׁ, אִשָּׁה מִנַּיִן? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְהַצָּרוּעַ״ — הֲרֵי כָּאן שְׁנַיִם.
Si tel est le cas, que signifie le verset lorsqu'il dit : « Un lépreux » ? Cela concerne la question du déchirement des vêtements et de l'ébouriffement des cheveux, énoncée au verset suivant : « Ses vêtements seront déchirés et les cheveux de sa tête seront en désordre » (Vayikra 13, 45). Le verset enseigne donc qu'un homme lépreux laisse pousser ses cheveux et déchire ses vêtements, mais qu'une femme lépreuse ne laisse pas pousser ses cheveux et ne déchire pas ses vêtements.
אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ״? לָעִנְיָן שֶׁל מַטָּה — אִישׁ פּוֹרֵעַ וּפוֹרֵם, וְאֵין הָאִשָּׁה פּוֹרַעַת וּפוֹרֶמֶת.
La Guemara demande : que vient ajouter la règle de la baraïta : « Tout le monde peut inspecter les négaïm » pour les déclarer purs ou impurs, et la clause d'une autre baraïta : « Tout le monde est apte à inspecter les négaïm » ? Réponse : ces énoncés incluent un cohen qui n'est pas expert pour les distinguer et pour identifier leurs noms.
״הַכֹּל רוֹאִין אֶת הַנְּגָעִים״, ״הַכֹּל כְּשֵׁרִין לִרְאוֹת אֶת הַנְּגָעִים״ — לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי שֶׁאֵינוֹ בָּקִי בָּהֶן וּבִשְׁמוֹתֵיהֶן.
Arachin 3a
100%
ערכין ג׳ אמַסֶּכֶת עֲרָכִין