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Traité Arachin

33b

Étude de Arachin 33b

Étude de la Mishna & Guémara 33b

MICHNA : Et voici quelles sont les maisons des cours ouvertes dont la halakha a été enseignée dans la Michna précédente : toute ville qui comporte deux cours contenant chacune deux maisons — bien qu'elle soit entourée d'une muraille depuis l'époque de Yehoshoua, fils de Noun — a le statut halakhique des maisons des cours ouvertes.
מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ הֵן בָּתֵּי הַחֲצֵרִים — שְׁנֵי חֲצֵרִים שֶׁל שְׁנֵי בָתִּים, אַף עַל פִּי שֶׁמּוּקֶּפֶת חוֹמָה מִימוֹת יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן, הֲרֵי הֵן כְּבָתֵּי חֲצֵרִים.
GUEMARA : Les Sages ont enseigné : à partir de ce qui est dit : « Les maisons des cours » (Vayikra 25, 31), ne sais-je pas déjà qu'elles n'ont pas de muraille tout autour ? Si tel est le cas, que signifie l'expression du verset : « Qui n'ont pas de muraille » ? Cela veut dire qu'il existe certains lieux qui, bien qu'ils aient une muraille, sont considérés comme des lieux qui n'en ont pas. Et combien — c'est-à-dire, qu'est-ce qui est considéré comme tel ? Le terme « maisons » indique un minimum de deux, et le terme « cours » indique également un minimum de deux. Par conséquent, si une ville ne comporte que deux cours contenant chacune deux maisons, ses maisons sont considérées comme les maisons des cours ouvertes.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: מִמַּשְׁמַע שֶׁנֶּאֱמַר ״בָּתֵּי הַחֲצֵרִים״ אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁאֵין לָהֶם חוֹמָה? מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אֲשֶׁר אֵין לָהֶם חוֹמָה״? אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ לָהֶם חוֹמָה כְּמִי שֶׁאֵין לָהֶם חוֹמָה. וְכַמָּה? בָּתִּים — שְׁנַיִם, חֲצֵירוֹת — שְׁנַיִם, שְׁתֵּי חֲצֵירוֹת שֶׁל שְׁנֵי בָתִּים.
La Guemara objecte : mais on pourrait dire que l'expression « maisons des cours » signifie une maison et une cour — c'est-à-dire une maison dans chaque cour. Par conséquent, si chaque cour contient deux maisons, la ville devrait être considérée comme une ville fortifiée. La Guemara explique : si tel était le cas, que le Miséricordieux ait écrit : « Cours », sans mentionner les maisons, puisqu'une cour doit contenir au moins une maison. Et si tu disais : si le Miséricordieux avait écrit seulement « cours », on aurait pu conclure à tort que le verset indique une cour sans maison et que, si la cour contient une maison, la ville est considérée comme fortifiée — on n'aurait pas pu en arriver là, car un tel espace s'appelle un enclos [karpef] et non une cour.
וְאֵימָא בַּיִת וְחָצֵר! אִם כֵּן לִיכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״חֲצֵרִים״, וְכִי תֵּימָא אִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״חֲצֵרִים״ — חָצֵר בְּלֹא בַּיִת מַשְׁמַע, הַהוּא קַרְפֵּף אִיקְּרִי.
MICHNA : Un Israélite qui a hérité d'une maison dans une ville fortifiée de son grand-père maternel qui était Lévi ne rachète pas la maison selon la procédure décrite dans les mishnayot précédentes ; plutôt, s'il a vendu la maison héritée, il peut la racheter à tout moment, comme un Lévi. Et de même, un Lévi qui a hérité d'une maison dans une ville fortifiée de son grand-père maternel qui était Israélite ne rachète pas la maison selon la procédure décrite dans les mishnayot précédentes.
מַתְנִי׳ יִשְׂרָאֵל שֶׁיָּרַשׁ אֲבִי אִמּוֹ לֵוִי — אֵינוֹ גּוֹאֵל כַּסֵּדֶר הַזֶּה. וְכֵן לֵוִי שֶׁיָּרַשׁ אֶת אֲבִי אִמּוֹ יִשְׂרָאֵל — אֵינוֹ גּוֹאֵל כַּסֵּדֶר הַזֶּה.
La Michna fournit la source de ces halakhot : comme il est dit : « Et si un homme achète des Lévites, la maison vendue dans la ville de sa possession sortira au Yovel ; car les maisons des villes des Lévimes sont leur possession parmi les enfants d'Israël » (Vayikra 25, 33). Le verset indique que la faculté de toujours racheter la maison d'un Lévi ne s'applique que si celui qui vend la maison sera un Lévi et que la maison se trouve dans les villes des Lévimes. C'est l'énoncé de Rabbi Yehouda haNassi. Et les Sages disent : ces matières ne sont énoncées qu'au sujet d'une maison dans les villes des Lévimes, même si le propriétaire n'était pas un Lévi.
שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי בָתֵּי עָרֵי הַלְוִיִּם הִוא אֲחוּזָּתָם״, עַד שֶׁיְּהֵא לֵוִי וְעָרֵי הַלְוִיִּם, דִּבְרֵי רַבִּי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין דְּבָרִים הַלָּלוּ אֲמוּרִים אֶלָּא בְּעָרֵי הַלְוִיִּם.
GUEMARA : La Michna enseigne que selon Rabbi Yehouda haNassi, si un Israélite a vendu une maison dans une ville fortifiée qu'il avait héritée de son grand-père maternel qui était Lévi, il ne la rachète pas selon la procédure décrite dans les mishnayot précédentes. La Guemara demande : plutôt, selon qui la rachète-t-il ? Il la rachète comme un Lévi. Mais Rabbi Yehouda haNassi enseigne ensuite que la faculté de toujours racheter la maison d'un Lévi ne s'applique que si celui qui vend la maison sera un Lévi et que la maison se trouve dans les villes des Lévimes. Si tel est le cas, un Israélite qui a hérité d'une maison dans une ville fortifiée de son grand-père maternel qui est Lévi devrait la racheter à la manière d'un Israélite.
גְּמָ׳ וְאֶלָּא כְּמַאן? כְּבֶן לֵוִי. וַהֲדַר תָּנֵי: ״עַד שֶׁיְּהֵא לֵוִי וְעָרֵי הַלְוִיִּם״.
La Guemara répond : dis plutôt que la Michna veut dire qu'un Israélite qui a hérité d'une maison dans une ville fortifiée de son grand-père maternel qui était Lévi ne rachète cette maison que selon la procédure décrite dans les mishnayot précédentes — c'est-à-dire qu'il n'a qu'un an pour la racheter, après quoi la maison devient la propriété perpétuelle de l'acheteur. Et c'est toujours la halakha, sauf si celui qui vend la maison sera un Lévi et que la maison se trouve dans les villes des Lévimes, auquel cas il peut toujours la racheter. C'est l'énoncé de Rabbi Yehouda haNassi.
אֵימָא: אֵינוֹ גּוֹאֵל אֶלָּא כַּסֵּדֶר הַזֶּה, עַד שֶׁיְּהֵא לֵוִי וְעָרֵי הַלְוִיִּם, דִּבְרֵי רַבִּי.
La Guemara demande : il est admis que la maison doit provenir des villes des Lévimes, comme il est écrit : « Car les maisons des villes des Lévimes sont leur possession » (Vayikra 25, 33). Mais d'où déduisons-nous que celui qui vend la maison doit aussi être un Lévi pour que ces halakhot s'appliquent ? La Guemara répond : comme il est écrit dans le même verset : « Et si un homme achète des Lévimes…sortira au Yovel ». Le verset vise spécifiquement un Lévi qui vend sa maison.
בִּשְׁלָמָא עָרֵי הַלְוִיִּם — דִּכְתִיב: ״כִּי בָּתֵּי עָרֵי הַלְוִיִּם״, אֶלָּא לֵוִי מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וַאֲשֶׁר יִגְאַל מִן הַלְוִיִּם״.
La Guemara ajoute qu'il est de même enseigné dans une baraïta : puisque le verset dit déjà : « Les Lévimes auront un droit de rachat perpétuel » (Vayikra 25, 32), pourquoi le verset suivant dit-il : « Et si un homme achète des Lévimes…sortira au Yovel » ? C'est parce qu'on aurait pu penser : un Lévi peut toujours racheter d'un Israélite la maison qu'il a vendue, car le pouvoir de ce Lévi a été renforcé — en ce qu'il peut toujours racheter — et le pouvoir de cet Israélite a été diminué — en ce qu'il ne peut racheter que dans l'année qui suit la vente. Mais un Lévi ne pourrait pas toujours racheter d'un autre Lévi, car le pouvoir de l'un a été renforcé et le pouvoir de l'autre a été également renforcé. Plutôt, le Lévi ne pourrait racheter que dans l'année qui suit la vente. C'est pourquoi le verset dit : « Et si un homme achète des Lévimes », ce qui signifie littéralement : et si un homme rachète des Lévimes — ce qui enseigne que même un Lévi qui rachète une maison achetée par un autre Lévi peut toujours racheter la maison.
תַּנְיָא: ״וַאֲשֶׁר יִגְאַל מִן הַלְוִיִּם״ — יָכוֹל לֵוִי מִיִּשְׂרָאֵל יִגְאַל, שֶׁזֶּה יִפָּה כֹּחוֹ וְזֶה הוֹרַע כֹּחוֹ, אֲבָל לֵוִי מִלֵּוִי לֹא, שֶׁזֶּה יִפָּה כֹּחוֹ וְזֶה יִפָּה כֹּחוֹ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִן הַלְוִיִּם״.
La baraïta poursuit : lorsque le verset dit : « Des Lévimes », cela enseigne que certains Lévimes peuvent toujours racheter leurs maisons, mais pas tous les Lévimes. Sont exclus un Lévi qui est un fils né d'une union incestueuse ou adultère [mamzer], ou un Gabaonite — c'est-à-dire dont la mère est issue des Gabaonites — car ceux-ci sont disqualifiés pour entrer dans l'assemblée du peuple juif (voir Yevamot 78a). Si un tel Lévi a hérité de son père et a vendu une maison des villes des Lévimes, il ne la rachète pas comme un Lévi.
״מִן הַלְוִיִּם״ — וְלֹא כׇּל הַלְוִיִּם, פְּרָט לְבֶן לֵוִי מַמְזֵר וְנָתִין.
La Michna enseigne : et les Sages disent : ces matières ne sont énoncées qu'au sujet d'une maison dans les villes des Lévimes, même si le propriétaire n'était pas un Lévi. La Guemara explique : mais selon les Sages, nous ne disons pas que la faculté de toujours racheter la maison d'un Lévi ne s'applique que si celui qui vend la maison sera un Lévi. Plutôt, les Sages estiment que quiconque hérite d'une part dans une ville lévitique peut racheter cette part comme un Lévi, même s'il n'est pas lui-même Lévi.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין דְּבָרִים הַלָּלוּ אֲמוּרִים אֶלָּא בְּעָרֵי הַלְוִיִּם. אֲבָל עַד שֶׁיְּהֵא לֵוִי — לָא אָמְרִינַן.
Mishna 1
MICHNA : On ne transforme pas un champ en terrain vague [migrash], ni un terrain vague en champ, ni un terrain vague en ville, ni une partie de ville en terrain vague.
מַתְנִי׳ אֵין עוֹשִׂין שָׂדֶה מִגְרָשׁ, וְלֹא מִגְרָשׁ שָׂדֶה, וְלֹא מִגְרָשׁ עִיר, וְלֹא עִיר מִגְרָשׁ.(משנה)
Arachin 33b
100%
ערכין ל״ג במַסֶּכֶת עֲרָכִין
מִשְׁנָה מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ הֵן בָּתֵּי הַחֲצֵרִים — שְׁנֵי חֲצֵרִים שֶׁל שְׁנֵי בָתִּים, אַף עַל פִּי שֶׁמּוּקֶּפֶת חוֹמָה מִימוֹת יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן, הֲרֵי הֵן כְּבָתֵּי חֲצֵרִים. גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: מִמַּשְׁמַע שֶׁנֶּאֱמַר ״בָּתֵּי הַחֲצֵרִים״ אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁאֵין לָהֶם חוֹמָה? מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אֲשֶׁר אֵין לָהֶם חוֹמָה״? אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ לָהֶם חוֹמָה כְּמִי שֶׁאֵין לָהֶם חוֹמָה. וְכַמָּה? בָּתִּים — שְׁנַיִם, חֲצֵירוֹת — שְׁנַיִם, שְׁתֵּי חֲצֵירוֹת שֶׁל שְׁנֵי בָתִּים. וְאֵימָא בַּיִת וְחָצֵר! אִם כֵּן לִיכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״חֲצֵרִים״, וְכִי תֵּימָא אִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״חֲצֵרִים״ — חָצֵר בְּלֹא בַּיִת מַשְׁמַע, הַהוּא קַרְפֵּף אִיקְּרִי. מַתְנִי׳ יִשְׂרָאֵל שֶׁיָּרַשׁ אֲבִי אִמּוֹ לֵוִי — אֵינוֹ גּוֹאֵל כַּסֵּדֶר הַזֶּה. וְכֵן לֵוִי שֶׁיָּרַשׁ אֶת אֲבִי אִמּוֹ יִשְׂרָאֵל — אֵינוֹ גּוֹאֵל כַּסֵּדֶר הַזֶּה. שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי בָתֵּי עָרֵי הַלְוִיִּם הִוא אֲחוּזָּתָם״, עַד שֶׁיְּהֵא לֵוִי וְעָרֵי הַלְוִיִּם, דִּבְרֵי רַבִּי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין דְּבָרִים הַלָּלוּ אֲמוּרִים אֶלָּא בְּעָרֵי הַלְוִיִּם. גְּמָ׳ וְאֶלָּא כְּמַאן? כְּבֶן לֵוִי. וַהֲדַר תָּנֵי: ״עַד שֶׁיְּהֵא לֵוִי וְעָרֵי הַלְוִיִּם״. אֵימָא: אֵינוֹ גּוֹאֵל אֶלָּא כַּסֵּדֶר הַזֶּה, עַד שֶׁיְּהֵא לֵוִי וְעָרֵי הַלְוִיִּם, דִּבְרֵי רַבִּי. בִּשְׁלָמָא עָרֵי הַלְוִיִּם — דִּכְתִיב: ״כִּי בָּתֵּי עָרֵי הַלְוִיִּם״, אֶלָּא לֵוִי מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וַאֲשֶׁר יִגְאַל מִן הַלְוִיִּם״. תַּנְיָא: ״וַאֲשֶׁר יִגְאַל מִן הַלְוִיִּם״ — יָכוֹל לֵוִי מִיִּשְׂרָאֵל יִגְאַל, שֶׁזֶּה יִפָּה כֹּחוֹ וְזֶה הוֹרַע כֹּחוֹ, אֲבָל לֵוִי מִלֵּוִי לֹא, שֶׁזֶּה יִפָּה כֹּחוֹ וְזֶה יִפָּה כֹּחוֹ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִן הַלְוִיִּם״. ״מִן הַלְוִיִּם״ — וְלֹא כׇּל הַלְוִיִּם, פְּרָט לְבֶן לֵוִי מַמְזֵר וְנָתִין. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין דְּבָרִים הַלָּלוּ אֲמוּרִים אֶלָּא בְּעָרֵי הַלְוִיִּם. אֲבָל עַד שֶׁיְּהֵא לֵוִי — לָא אָמְרִינַן. מַתְנִי׳ אֵין עוֹשִׂין שָׂדֶה מִגְרָשׁ, וְלֹא מִגְרָשׁ שָׂדֶה, וְלֹא מִגְרָשׁ עִיר, וְלֹא עִיר מִגְרָשׁ. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? בְּעָרֵי הַלְוִיִּם, אֲבָל בְּעָרֵי יִשְׂרָאֵל עוֹשִׂין שָׂדֶה מִגְרָשׁ, וְלֹא מִגְרָשׁ שָׂדֶה, מִגְרָשׁ עִיר, וְלֹא עִיר מִגְרָשׁ, שֶׁלֹּא יַחְרִיבוּ אֶת עָרֵי יִשְׂרָאֵל. הַכֹּהֲנִים וְהַלְוִיִּם מוֹכְרִין לְעוֹלָם, וְגוֹאֲלִין לְעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״גְּאוּלַּת עוֹלָם תִּהְיֶה לַלְוִיִּם״. גְּמָרָא גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: ״בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? בְּעָרֵי הַלְוִיִּם, אֲבָל בְּעָרֵי יִשְׂרָאֵל עוֹשִׂין״ וְכוּ׳. דְּכוּלֵּי עָלְמָא מִיהָא בְּדִלְוִיִּם לָא מְשַׁנֵּינַן, מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר קְרָא: ״וּשְׂדֵה מִגְרַשׁ עָרֵיהֶם לֹא יִמָּכֵר״. מַאי ״לֹא יִמָּכֵר״? אִילֵּימָא לֹא יִמָּכֵר כְּלָל, וְהָא מִדִּכְתִיב: ״גְּאֻלַּת עוֹלָם תִּהְיֶה לַלְוִיִּם״, מִכְּלָל דִּמְזַבְּנִי. אֶלָּא מַאי ״לֹא יִמָּכֵר״? לֹא יְשַׁנֶּה. הַכֹּהֲנִים וְהַלְוִיִּם מוֹכְרִין לְעוֹלָם וְגוֹאֲלִין לְעוֹלָם. תָּנוּ רַבָּנַן: ״גְּאֻלַּת עוֹלָם תִּהְיֶה לַלְוִיִּם״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּמִסְפַּר שְׁנֵי תְבוּאֹת יִמְכׇּר לָךְ״, יָכוֹל אַף זֶה כֵּן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״גְּאוּלַּת עוֹלָם תִּהְיֶה לַלְוִיִּם״. לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהָיָה הַשָּׂדֶה בְּצֵאתוֹ בַיֹּבֵל קֹדֶשׁ לַה׳״, יָכוֹל אַף זֶה כֵּן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״גְּאוּלַּת עוֹלָם תִּהְיֶה לַלְוִיִּם״. לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְקָם הַבַּיִת אֲשֶׁר בָּעִיר אֲשֶׁר לוֹ חוֹמָה לַצְּמִיתוּת״, יָכוֹל אַף זֶה כֵּן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״גְּאוּלַּת עוֹלָם תִּהְיֶה לַלְוִיִּם״. בִּשְׁלָמָא הָנֵי תַּרְתֵּי לְחַיֵּי, אֶלָּא בָּתֵּי עָרֵי חוֹמָה לִלְוִיִּם מִי אִית לְהוּ? וְהָתַנְיָא: עָרִים הַלָּלוּ אֵין עוֹשִׂין אוֹתָן לֹא כְּפָרִים קְטַנִּים וְלֹא כְּרַכִּים גְּדוֹלִים, אֶלָּא עֲיָירוֹת בֵּינוֹנִיּוֹת! אָמַר רַב כָּהֲנָא: לָא קַשְׁיָא, כָּאן — שֶׁהוּקַּף וּלְבַסּוֹף יָשַׁב, כָּאן — שֶׁיָּשַׁב וּלְבַסּוֹף הוּקַּף. וְכִי הַאי גַּוְונָא מִי הָוְיָא חוֹמָה? וְהָתַנְיָא: ״וְאִישׁ כִּי יִמְכֹּר בֵּית מוֹשַׁב עִיר חוֹמָה״ — שֶׁהוּקַּף וּלְבַסּוֹף יָשַׁב, וְלֹא שֶׁיָּשַׁב וּלְבַסּוֹף הוּקַּף. יָכוֹל אֲפִילּוּ הִקִּיפוּהָ יִשְׂרָאֵל? נֶאֱמַר כָּאן ״חוֹמָה״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״חוֹמָה״, מָה לְהַלָּן גּוֹיִם, אַף כָּאן גּוֹיִם. יָכוֹל אֲפִילּוּ הִקִּיפוּהָ גּוֹיִם לְאַחַר מִכֵּן? נֶאֱמַר לְהַלָּן ״חוֹמָה״, וְנֶאֱמַר כָּאן ״חוֹמָה״, מָה לְהַלָּן גּוֹיִם קוֹדֶם לָכֵן, אַף כָּאן גּוֹיִם קוֹדֶם לָכֵן! תַּרְגְּמַהּ רַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרַב סַלָּא חֲסִידָא קַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא, כְּגוֹן שֶׁנָּפְלוּ לָהֶן