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Traité Arachin

24b

Étude de Arachin 24b

Étude de la Guémara 24b

Guémara
Et Rav est d'avis : même selon l'opinion de Rabbi Shimon, on ne peut tirer aucun raisonnement a fortiori, car en fin de compte — le champ revient-il au propriétaire pendant l'année du Yovel ? Non ; il sort plutôt de la possession du trésor du Temple et revient aux Cohanim. Il n'y a donc aucun fondement à un raisonnement a fortiori : un champ consacré avant le Yovel ne revient pas au propriétaire pendant le Yovel, et les Cohanim reçoivent leur part de la table du Très-Haut.
וְרַב סָבַר: סוֹף סוֹף לַבְּעָלִים מִי קָהָדְרָא? לְכֹהֲנִים הוּא דְּנָפְקָא, וְכֹהֲנִים מִשּׁוּלְחַן גָּבוֹהַּ קָא זָכוּ!
La Guemara demande : quel est le fondement de l'avis de Rav, selon lequel la consécration d'un champ pendant l'année du Yovel est valide et que le champ doit être racheté au prix plein de cinquante sela par beit kor ? Comme le verset dit : « S'il consacre son champ à partir de l'année du Yovel, selon ton évaluation il subsistera » (Vayikra 27, 17). Le verset indique qu'un champ est racheté selon l'évaluation mentionnée au verset précédent — cinquante sela par beit kor — et l'année du Yovel elle-même entre dans cette halakha, car le verset décrit une période qui commence « à partir de l'année du Yovel », ce qui peut s'entendre comme incluant l'année du Yovel elle-même.
מַאי טַעְמָא דְּרַב? דְּאָמַר קְרָא ״וְאִם מִשְּׁנַת הַיּוֹבֵל״, וּשְׁנַת הַיּוֹבֵל בַּכְּלָל.
La Guemara demande : et comment Shmuel réfute-t-il cette prétention ? La Guemara explique : Shmuel répondrait — est-il écrit dans le verset : s'il consacre son champ pendant l'année du Yovel ? Non ; il est écrit plutôt : « À partir de l'année du Yovel », indiquant que le verset vise une consécration commençant à partir de l'année qui suit le Yovel.
וּשְׁמוּאֵל, מִי כְּתִיב ״וְאִם בִּשְׁנַת הַיּוֹבֵל״? ״מִשְּׁנַת הַיּוֹבֵל״ כְּתִיב — מִשָּׁנָה שֶׁאַחַר הַיּוֹבֵל.
La Guemara demande : soit, selon Rav, voilà le sens de ce qui est écrit dans le verset : « S'il consacre son champ à partir de l'année du Yovel » et « s'il consacre son champ après le Yovel » (Vayikra 27, 17–18). Selon l'interprétation de Rav, le second verset vise l'année immédiatement suivant le Yovel. Mais selon Shmuel, qui maintient que le premier verset traite de l'année suivant le Yovel, à quoi le verset se réfère-t-il lorsqu'il parle de l'année « après le Yovel » ? La Guemara répond : il s'agit de l'année après l'année après le Yovel.
בִּשְׁלָמָא לְרַב, הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״אִם מִשְּׁנַת הַיּוֹבֵל״ ״וְאִם אַחַר הַיּוֹבֵל״, אֶלָּא לִשְׁמוּאֵל, מַאי ״אַחַר הַיּוֹבֵל״? אַחַר אַחַר.
La Guemara soulève une objection à l'avis de Rav à partir de la baraïta susmentionnée : on peut consacrer un champ ancestral tant avant le Yovel qu'après le Yovel ; mais pendant l'année du Yovel elle-même, on ne peut pas le consacrer, et si malgré tout on l'a consacré — ce champ n'est pas consacré. La Guemara explique : Rav pourrait te répondre — la baraïta signifie qu'il n'est pas consacré pour être racheté avec une déduction. Mais néanmoins il est consacré, et l'on verse le prix plein de cinquante sela par beit kor pour son rachat.
מֵיתִיבִי: מַקְדִּישִׁין בֵּין לִפְנֵי הַיּוֹבֵל בֵּין לְאַחַר הַיּוֹבֵל, וּבִשְׁנַת הַיּוֹבֵל עַצְמָהּ לֹא יַקְדִּישׁ, וְאִם הִקְדִּישׁ — אֵינָהּ קְדוֹשָׁה! אָמַר לְךָ רַב: אֵינָהּ קְדוֹשָׁה בְּגֵירוּעַ, אֲבָל קְדוֹשָׁה וְנוֹתְנִין חֲמִשִּׁים.
La Guemara objecte : on peut conclure par inférence de cette réponse que, selon Rav, lorsque la baraïta dit qu'un champ peut être consacré avant le Yovel, cela signifie qu'il est consacré pour être racheté avec une déduction. Or n'a-t-on pas enseigné que Rav et Shmuel disent tous deux : on ne peut pas consacrer un champ ancestral pour qu'il soit racheté avec une déduction moins de deux ans avant le Yovel, mais qu'il est racheté selon l'évaluation totale du champ ? Si tel est le cas, Rav n'aurait pas pu répondre comme suggéré ci-dessus.
מִכְּלָל דְּלִפְנֵי הַיּוֹבֵל קְדוֹשָׁה לִיגָּאֵל בְּגֵירוּעַ, וְהָא רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: אֵין מַקְדִּישִׁין לִיגָּאֵל בְּגֵירוּעַ פָּחוֹת מִשְׁתֵּי שָׁנִים!
Plutôt, Rav pourrait te répondre : selon l'avis de qui est cette baraïta ? Selon l'avis des Rabbins, qui maintiennent que chaque fois que le verset emploie une expression telle que « à partir du premier jour », le premier jour lui-même n'est pas inclus. Ainsi, lorsque le verset dit : « S'il consacre son champ à partir de l'année du Yovel », l'année du Yovel n'est pas incluse. Mais moi, j'ai énoncé mon avis — qu'un champ peut être consacré pendant l'année du Yovel — selon l'avis de Rabbi Yehouda haNassi, qui dit : le verset dit : « Quiconque mangera du levain à partir du premier jour jusqu'au septième jour, cette personne sera retranchée d'Israël » (Shemot 12, 15). Il dit « à partir du premier jour », et le premier jour est inclus ; et il continue « jusqu'au septième jour », et le septième jour est aussi inclus. Ici aussi, le verset dit : « S'il consacre son champ à partir de l'année du Yovel », et l'année du Yovel est incluse.
אָמַר לְךָ רַב: הָא מַנִּי? רַבָּנַן הִיא, וַאֲנָא דְּאָמְרִי כְּרַבִּי, דְּאָמַר: ״רִאשׁוֹן״ וְרִאשׁוֹן בַּכְּלָל, ״שְׁבִיעִי״ וּשְׁבִיעִי בַּכְּלָל; הָכָא נָמֵי ״בִּשְׁנַת״ וּשְׁנַת הַיּוֹבֵל בַּכְּלָל.
La michna (25a) enseigne que lorsqu'on rachète un champ ancestral, on verse un sela et un pundeyon — équivalent à un quarante-huitième de sela — par beit kor pour chaque année restant jusqu'au Yovel. Ce montant se rapproche d'un quarante-neuvième de l'évaluation totale de cinquante sela, et il n'existe aucune dispute tannaitique à propos de cette michna. La Guemara demande donc : si Rav se range selon l'avis de Rabbi Yehouda haNassi, qu'on peut consacrer un champ ancestral pendant l'année du Yovel, à quoi sert le pundeyon supplémentaire que l'on verse pour chaque année restant jusqu'au Yovel ? Si l'année du Yovel elle-même entre dans le calcul, le prix total de cinquante sela devrait se diviser uniformément — un sela par année restante sur les cinquante.
אִי כְּרַבִּי, פּוּנְדְּיוֹן מַאי עֲבִידְתֵּיהּ?
Et si tu disais que Rabbi Yehouda haNassi n'exige pas l'ajout d'un pundeyon pour chaque année restante — c'est difficile : or n'avons-nous pas appris dans une baraïta : si l'on a consacré le champ deux ou trois ans avant le Yovel, Rabbi Yehouda haNassi dit : je dis qu'il verse un sela et un pundeyon par année ? La Guemara répond : Rabbi Yehouda haNassi se range selon l'avis de Rabbi Yehouda, qui dit que la cinquantième année compte à la fois pour ce cycle et pour celui d'après — c'est-à-dire qu'il maintient que l'année du Yovel est aussi considérée comme la première année du cycle suivant. Il y a donc en réalité seulement quarante-neuf ans dans un cycle jubilaire, et l'évaluation totale d'un champ se divise en quarante-neuf parts, ce qui donne un sela et un pundeyon par année.
וְכִי תֵּימָא לֵית לֵיהּ, וְהָתְנַן: הִקְדִּישׁ שְׁתַּיִם וְשָׁלֹשׁ שָׁנִים לִפְנֵי הַיּוֹבֵל, רַבִּי אוֹמֵר: אוֹמֵר אֲנִי נוֹתֵן סֶלַע וּפוּנְדְּיוֹן, רַבִּי כְּרַבִּי יְהוּדָה סְבִירָא לֵיהּ, דְּאָמַר: ״שְׁנַת חֲמִשִּׁים עוֹלָה לְכָאן וּלְכָאן״.
La Guemara objecte : selon Shmuel, qui maintient que Rabbi Yehouda haNassi admet qu'un champ ancestral ne peut pas être consacré pendant l'année du Yovel, qu'il dise plutôt que Rabbi Yehouda haNassi se range selon l'avis des Rabbins, qui contredisent Rabbi Yehouda et maintiennent que la cinquantième année ne compte pas comme première année du cycle suivant. Car s'il se range selon Rabbi Yehouda, il devrait exiger qu'on paie un sela et deux pundeyon — un quarante-huitième de l'évaluation totale — par année, puisqu'il n'y a que quarante-huit ans pendant lesquels on peut consacrer un champ. La Guemara explique : c'est bien le cas. Nécessairement, selon Shmuel, Rabbi Yehouda haNassi se range selon l'avis des Rabbins.
לִשְׁמוּאֵל, לֵימָא רַבִּי כְּרַבָּנַן סְבִירָא לֵיהּ, דְּאִי כְּרַבִּי יְהוּדָה — סֶלַע וּשְׁתֵּי פוּנְדְּיוֹנוֹת מִיבְּעֵי לֵיהּ! עַל כׇּרְחָךְ לִשְׁמוּאֵל, רַבִּי כְּרַבָּנַן סְבִירָא לֵיהּ.
La Guemara propose : viens entendre une preuve pour l'avis de Shmuel à partir de la michna : on ne peut pas non plus racheter un champ ancestral consacré moins d'un an après le Yovel. Soit, selon Shmuel, qui dit qu'on ne peut pas consacrer un champ ancestral pendant l'année du Yovel elle-même, et qu'un champ consacré pendant le Yovel ne requiert aucun rachat, la michna enseigne qu'on ne peut pas racheter un champ moins d'un an après le Yovel — c'est-à-dire jusqu'à l'année suivant le Yovel, car il ne peut être consacré avant. Mais selon Rav, qui maintient qu'un champ peut être consacré et racheté pendant l'année du Yovel elle-même, que veut dire la michna lorsqu'elle dit qu'on ne peut pas racheter un champ moins d'un an après le Yovel ?
תָּא שְׁמַע: ״וְלֹא גּוֹאֲלִין אַחַר הַיּוֹבֵל פָּחוֹת מִשָּׁנָה״. בִּשְׁלָמָא לִשְׁמוּאֵל — ״לֹא גּוֹאֲלִין לְאַחַר יוֹבֵל פָּחוֹת מִשָּׁנָה״, אֶלָּא לְרַב — מַאי ״אַחַר יוֹבֵל שָׁנָה״?
La Guemara répond : imagines-tu que la michna parle de l'année réelle suivant le Yovel ? Ce n'est pas le cas ; plutôt, à quoi la formule « après le Yovel » se réfère-t-elle en réalité ?
מִי סָבְרַתְּ אַחַר יוֹבֵל מַמָּשׁ? מַאי ״אַחַר יוֹבֵל״?

Rachi

ורב - אמר לך לרבי שמעון לאו יציאה היא דסוף סוף לבעלים מי הדרא:

בשלמא לרב היינו דכתיב אם משנת היובל - חמשים סלעים אם לאחר היובל גירוע:,אלא לשמואל מאי אחר היובל - הא קרא קמא דבעי חמשים נמי לאחר היובל קאי:,אחר אחר - כגון שתים ושלש שנים אחר היובל איכא גירוע אבל אקדשה בשתא דבתר יובל ליכא גירוע:

אינה קדושה ליגאל בגירוע - שהרי יש כאן יובל שלם:

מכלל - דהא דקתני בההיא מקדישין לפני היובל ליגאל בגירוע קאמר והא רב ושמואל כו':

אמר לך רב - ודאי הא דקתני מקדישין ודאי ליתן חמשים קאמר ובשנת היובל אינה קדושה כל עיקר ולא תיקשי לדידי דהא מני רבנן היא דפליגי עליה דרבי בפרק השג יד (לעיל ערכין דף יח:) דאמרי ראשון ולא ראשון בכלל:,ואנא דאמרי כרבי - ולשמואל אפילו לרבי אינה קדושה דכי אמר רבי מיום הראשון וראשון בכלל התם הוא דכתיב ועד דשייך ביה לשון מיום אבל הכא דלא כתיב ועד ה"ל למיכתב בשנת (הכא) מודה רבי דלא הוי בכלל:

אי רבי - דריש הכא משנת ושנת בכלל אלמא בשנת היובל קאי קרא וקאמר יתן נ' סלעים פונדיון מאי עבידתיה כי מקדיש עשר או כ' שנה לפני היובל אמאי [יהיב סלע ופונדיון] ליתיב סלע לשנה דכיון דכי מקדיש ופריק ליה בשתא דיובל גופיה לא יהיב אלא חמשין אשתכח דלא מטא לכל שנה ושנה של יובל אלא סלע שהרי מכאן ועד יובל הבא נ' שנה הואי ושנה זו בכלל הילכך כי פריק לה שתים או שלש לפני היובל סלע הוא דבעי למיתב בכל שנה ותו לא:

עולה לכאן ולכאן - שנת היובל היא מיובל שעבר ומונין אותה שנה אחת ליובל הבא הילכך עם שנה זו אינן עד שנת יובל הבא אלא מ"ט ושנת היובל הבא אינה נמנית עמהן שהרי יובל משמט בתחילתו ומכי עייל שנת יובל אי פריק לה אחר נפקא לכהנים כדכתיב והיה השדה בצאתו ביובל אשתכח [דאחר] הפודה שדה אחוזה בשנת יובל עצמה כשהוקדשה אינה בידו אלא מ"ט שנים וקא יהיב חמשים סלעים דמטי סלע ופונדיון לכל שנה:

לשמואל - דאמר דהכא מודה רבי דמשנת ולא שנת בכלל ואשתא דבתר יובל קאי קרא וקאמר דיהיב חמשין:,לימא רבי - דאמר נותן סלע ופונדיון לשנה: ,כרבנן סבירא ליה - דפליגי עליה דר' יהודה דאין שנת יובל שעבר ממנין יובל הבא ולבד ההוא שתא יש כאן מ"ט שנים דאי כרבי יהודה סבירא ליה דאמר אין ביובל אלא מ"ח לבד משנת יובל שעברה וקרא בשתא דבתר יובל קאי אישתכח דיהיב חמשים סלע למ"ח שנים דמטי סלע ושני פונדיון:

בשלמא לשמואל פחות משנה - קאמר דקמ"ל מתני' דבשנת יובל עצמה אם הקדישה אין צריך ליגאל דלא קדשה:

Tossafot

סוף סוף לבעלים מי קא הדרא - וא"ת למה ליה לתרוצי הכי לימא דלית ליה ק"ו דשמואל וי"ל משום דלקמן (ערכין דף כט:) גבי פלוגתא דרב ושמואל דמוכר שדהו בשנת היובל עצמה קאמר מאי טעמא דשמואל ק"ו ומה מכורה כבר כו' ופריך התם ולרב לא אמר ק"ו כה"ג והתניא יכול ימכור בתו כשהיא נערה אמרת קל וחומר כו' ומשני התם לא הדרא ומזבנא הכא הדרא ומזבנא אלמא אית להו אי לאו פירושו הוי צריך רב נמי למילף ק"ו כדילפינן ליה במוכר בתו נערה לפיכך הוצרך הכא לרב לסתור הק"ו וה"פ סוף סוף לבעלים מי קא הדר וכיון דלא הדר תו לבעלים תו לא מקדישין כדין שדה אחוזה:

מאי טעמא דרב אמר קרא ואם משנת היובל כו' - וא"ת אמאי הוצרך לפרש טעמא דרב כיון דסתר ק"ו דשמואל דהא שמואל עיקר טעמיה מכח ק"ו הוא וי"ל דע"כ הוצרך לרב לומר דקרא דאם משנת היובל רוצה לומר דשנת היובל בכלל כרבי בריש פ' השג יד (לעיל ערכין דף יח: ושם) דאמר ראשון וראשון בכלל דאי אמרת משנת היובל שנה שאחר היובל כמו שמואל א"כ שנת היובל עצמה מאחר שלא דבר בה הכתוב היה לנו לומר שאם הקדש בא שיגאול בשויה ולא כסדר שאר השנים שגואלין לפי חשבון בית זרע חומר שעורים בחמשים שקל כסף כך פי' בתוספ' אבל קצת קשה לקמן על זה ומ"ו הרמ"ר פירש דכיון שלא דבר הכתוב בשנת עצמה של יובל היה לנו לומר אינה קדושה כמו שאומר שמואל ולפיכך הוצרך לפרש דרב כרבי סבירא ליה דמשנת היובל ושנת היובל בכלל קאמר ואם תאמר כיון דרב סבירא ליה דקרא דמשנת היובל ושנת היובל בכלל קאמר אם כן למה הוצרך לסתור הקל וחומר דהא קרא בהדיא כתיב דשנת היובל עצמה בכלל וי"ל דאם הק"ו טוב אפי' רבי לא היה אומר דמשנת היובל ושנת היובל בכלל קאמר אלא הייתי אומר אפי' לרבי מכח הק"ו דמשנת היובל שנת שאחר היובל קאמר כמו שמואל ומש"ה ניחא נמי דמצינו למימר דאפי' שמואל לרבי נמי קאמר דאינה קדושה דכח הק"ו מוציא דלא אמר הכא משנת היובל ושנת היובל עצמו ומש"ה הוצרך רב יוסף לפרש טעמא דשמואל מכח הק"ו דא"א דקאי פלוגתא דרב ושמואל כפלוגתא דתנאי זה לא יתכן אלא ודאי אליבא דרבי פליגי כדפי' טעמייהו אבל לרבנן אפי' רב מודה דמקדיש בשנת היובל עצמה אינה קדושה והכי איתא לקמן בשמעתין:

אמר לך רב הא מני רבנן היא - ואנא דאמרי כרבי לפירוש התו' דמפרשים לעיל דכיון דלא דבר הכתוב בשנת היובל עצמו היה לנו לומר דאם הקדיש בה הרי היא קדושה ליגאל בשויה א"כ היאך קאמרי רבנן בשנת היובל עצמה לא מקדיש ואם הקדיש אינה קדושה היה לנו לומר דאם הקדיש בה הרי היא קדושה ליגאל בשויה אבל לפי' מורי הרמ"ר ניחא:

אי כרבי פונדיון מאי עבידתיה - וא"ת למה לו למיפרך משום דסבירא ליה כרבי הוה ליה למיפרך בהדיא לרב מהא דתנן (לקמן ערכין דף כה.) הקדישה שתי שנים או שלש שנים לפני היובל נותן סלע ופונדיון לשנה [ואי] דשנת היובל עצמה קדושה כסדר שאר שני היובל פונדיון מאי עבידתיה ויש לומר דמזה הוה מצי לשנויי ההיא [רבנן היא] כדמשני לעיל אבל מרבי פריך שפיר דרבי אומר כמו שמפרש הש"ס:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Arachin 24b
100%
ערכין כ״ד במַסֶּכֶת עֲרָכִין