Évaluons-nous une seule fois et il donne le double de la valeur de cette évaluation unique, ou peut-être, puisqu'il a voué de manière séquentielle, l'évaluons-nous deux fois ?
בְּחַד זִימְנָא אָמְדִינַן לֵיהּ, אוֹ דִלְמָא כֵּיוָן דִּבְזֶה אַחַר זֶה נָדַר, תְּרֵי זִימְנֵי אָמְדִינַן לֵיהּ?
Et si tu dis que dans ce cas, puisqu'il a voué de manière séquentielle, nous l'évaluons deux fois : s'il dit en une seule fois « le double de ma valeur est à ma charge », quelle est la halakha ? Dit-on qu'ici, certainement, il a voué en une seule fois, et nous l'évaluons donc une seule fois ? Ou peut-être, puisqu'il dit le mot « double », cela équivaut à un vœu séquentiel, et il doit donc être évalué deux fois ?
וְאִם תִּמְצָא לוֹמַר: כֵּיוָן דִּבְזֶה אַחַר זֶה נָדַר תְּרֵי זִימְנֵי אָמְדִינַן לֵיהּ, אָמַר: ״שְׁנֵי דָּמַי עָלַי״ בְּבַת אַחַת, מַהוּ? הָכָא וַדַּאי בְּבַת אַחַת נָדַר, בְּבַת אַחַת אָמְדִינַן לֵיהּ, אוֹ דִלְמָא כֵּיוָן דְּקָאָמַר ״שְׁנֵי״, כְּזֶה אַחַר זֶה דָּמֵי?
Enfin, si tu dis que puisqu'il dit le mot « double », cela équivaut à un vœu séquentiel et il doit être évalué deux fois : si un tribunal de dix l'a évalué de sa propre initiative, c'est-à-dire non en vue d'évaluer un vœu, quelle est la halakha ? Dit-on qu'il a déjà été évalué de sa propre initiative et se tient maintenant devant nous, et qu'il n'est donc pas nécessaire de procéder à une autre évaluation ? Ou peut-être exigeons-nous une évaluation accomplie avec l'intention de la consécration au trésor du Temple ?
אִם תִּימְצֵי לוֹמַר: כֵּיוָן דְּקָאָמַר ״שְׁנֵי״ כְּזֶה אַחַר זֶה דָּמֵי, אֲמָדוּהוּ מֵאֵלָיו מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: הָא אֲמִיד מֵאֵלָיו וְקָאֵי, אוֹ דִלְמָא בָּעֵינַן כַּוָּונָה לְאוּמְדָּנָא?
La Guemara propose : tranchons au moins l'une de ces questions, car nous avons appris dans la michna ci-dessous : dans le cas de celui qui dit « mes damim [ma valeur marchande] sont à ma charge », puis meurt, ses héritiers n'ont pas à donner son évaluation au trésor du Temple, car il n'y a pas de valeur monétaire pour les morts, et son évaluation au moment du vœu est inconnue.
פְּשׁוֹט מִיהָא חֲדָא, דִּתְנַן: ״דְּמֵי עָלַי״ וּמֵת — לֹא יִתְּנוּ יוֹרְשִׁין, שֶׁאֵין דָּמִים לַמֵּתִים.
La Guemara explique la résolution : et s'il te venait à l'esprit que, dans un cas où un tribunal de dix l'a évalué de sa propre initiative, il s'agit d'une évaluation valide au regard de son vœu, pourquoi la michna dit-elle que ses héritiers n'ont pas à donner au trésor du Temple ? N'est-il pas considéré comme déjà évalué dès le départ — existe-t-il une personne qui ne vaille pas au moins quatre zouz ? Cela prouve qu'une évaluation doit être accomplie avec l'intention de la consécration au trésor du Temple.
וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ אֲמָדוּהוּ מֵאֵלָיו הָוֵי אוּמְדָּנָא, הָא אֲמִיד וְקָאֵי, מִי אִיכָּא גַּבְרָא דְּלָא שָׁוֵי אַרְבְּעָה זוּזֵי?
La Guemara rejette cette résolution : dans un cas où un tribunal de dix l'a évalué de sa propre initiative avant qu'il n'ait pris son vœu, il est entré dans une évaluation, c'est-à-dire qu'une évaluation a effectivement été accomplie. En revanche, dans le cas de celui qui dit « mes damim sont à ma charge », puis meurt, il n'est pas entré dans une évaluation, c'est-à-dire qu'aucune évaluation effective n'a été conduite du tout.
אֲמָדוּהוּ מֵאֵלָיו — נְחֵית לְאוּמְדָּנָא, ״דָּמַי עָלַי״ — לָא נְחֵית לְאוּמְדָּנָא.
Mishna 1
MICHNA : Il existe des halakhot plus sévères pour les érakhin [évaluations fixes toraniques] que pour les nedarim [vœux d'évaluation marchande]. Comment cela se produit-il ? Dans le cas de celui qui dit « mon érakh [mon évaluation fixe] est à ma charge », puis meurt, ses héritiers doivent donner son érakh au trésor du Temple. Mais celui qui dit « mes damim sont à ma charge », puis meurt, ses héritiers n'ont pas à donner son évaluation au trésor du Temple, car il n'y a pas de valeur monétaire pour les morts.
מַתְנִי׳ חוֹמֶר בָּעֲרָכִין מִבַּנְּדָרִים, כֵּיצַד? הָאוֹמֵר: ״עֶרְכִּי עָלַי״ וָמֵת — יִתְּנוּ הַיּוֹרְשִׁים, ״דָּמַי עָלַי״ וָמֵת — לֹא יִתְּנוּ הַיּוֹרְשִׁים, שֶׁאֵין דָּמִים לַמֵּתִים.(משנה)
Celui qui dit « l'évaluation de mon avant-bras est à ma charge », ou « l'évaluation de ma jambe est à ma charge », n'a rien dit d'obligatoire, car il n'existe des érakhin dans la Torah que pour une personne entière. Mais si l'on dit « l'évaluation de ma tête est à ma charge », ou « l'évaluation de mon foie est à ma charge », il donne l'évaluation de sa personne entière. Voici le principe : celui qui évalue un élément dont dépend l'âme, c'est-à-dire sans lequel on mourrait, donne l'évaluation de sa personne entière.
״עֵרֶךְ יָדִי״, וְ״עֵרֶךְ רַגְלִי עָלַי״ — לָא אָמַר כְּלוּם. ״עֵרֶךְ רֹאשִׁי״, וְ״עֵרֶךְ כְּבֵידִי עָלַי״ — נוֹתֵן עֵרֶךְ כּוּלּוֹ. זֶה הַכְּלָל: דָּבָר שֶׁהַנְּשָׁמָה תְּלוּיָה בּוֹ — נוֹתֵן עֵרֶךְ כּוּלּוֹ.
Celui qui dit « la moitié de mon érakh est à ma charge » donne la moitié de son érakh. Mais celui qui dit « l'évaluation de la moitié de moi est à ma charge » donne l'évaluation de sa personne entière. De même, celui qui dit « la moitié de mes damim est à ma charge » donne la moitié de ses damim ; celui qui dit « l'évaluation de la moitié de moi est à ma charge » donne l'évaluation de sa personne entière. Voici le principe : celui qui prend un vœu à propos d'un élément dont dépend l'âme donne l'évaluation de sa personne entière.
״חֲצִי עֶרְכִּי עָלַי״ — נוֹתֵן חֲצִי עֶרְכּוֹ, ״עֵרֶךְ חֶצְיִי עָלַי״ — נוֹתֵן עֵרֶךְ כּוּלּוֹ, ״חֲצִי דָּמַי עָלַי״ — נוֹתֵן חֲצִי דָּמָיו, ״דְּמֵי חֶצְיִי עָלַי״ — נוֹתֵן דְּמֵי כוּלּוֹ. זֶה הַכְּלָל: דָּבָר שֶׁהַנְּשָׁמָה תְּלוּיָה בּוֹ — נוֹתֵן דְּמֵי כוּלּוֹ.
À propos de celui qui dit « l'évaluation de untel est à ma charge », si celui qui a voué et l'objet du vœu meurent tous deux, les héritiers de celui qui a voué doivent donner l'évaluation de l'objet du vœu au trésor du Temple. À propos de celui qui dit « les damim de untel sont à ma charge » : si celui qui a voué meurt, ses héritiers doivent donner son évaluation au trésor du Temple. Si l'objet du vœu meurt, les héritiers de celui qui a voué n'ont pas à donner son évaluation au trésor du Temple, car il n'y a pas de valeur monétaire pour les morts.
הָאוֹמֵר: ״עֶרְכּוֹ שֶׁל פְּלוֹנִי עָלַי״, מֵת הַנּוֹדֵר וְהַנִּידָּר — יִתְּנוּ הַיּוֹרְשִׁין. ״דָּמָיו שֶׁל פְּלוֹנִי עָלַי״, וּמֵת הַנּוֹדֵר — יִתְּנוּ הַיּוֹרְשִׁין, מֵת הַנִּידָּר — לֹא יִתְּנוּ הַיּוֹרְשִׁין, שֶׁאֵין דָּמִים לַמֵּתִים.
Guémara
GUEMARA : Les Sages ont enseigné dans une baraïta : il existe des halakhot plus sévères pour les nedarim que pour les érakhin, car les nedarim prennent effet à l'égard d'un animal domestique, d'un animal sauvage et d'un oiseau. Si l'on dit « l'évaluation de cet oiseau est à ma charge », il doit donner cette évaluation. Ce n'est pas le cas pour les érakhin, qui ne prennent pas effet à l'égard des animaux et des oiseaux. Et une autre halakha plus sévère pour les nedarim que pour les érakhin est que les pauvres qui prennent des nedarim ne sont pas évalués selon leur capacité financière [hessèg yad]. Ce n'est pas le cas pour les érakhin, qui sont évalués selon que celui qui voue peut payer ce qu'il a voué.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: חוֹמֶר בַּנְּדָרִים מִבַּעֲרָכִין, שֶׁהַנְּדָרִים חָלִין עַל בְּהֵמָה חַיָּה וָעוֹף, וְאֵין נִדּוֹנִים בְּהֶשֵּׂג יָד, מָה שֶׁאֵין כֵּן בָּעֲרָכִין.
Il existe une halakha plus sévère pour les érakhin que pour les nedarim. Comment cela se produit-il ? Dans le cas de celui qui a dit « mon érakh est à ma charge », puis meurt, ses héritiers doivent donner son érakh au trésor du Temple. Mais celui qui dit « mes damim sont à ma charge », puis meurt, ses héritiers n'ont pas à donner son évaluation au trésor du Temple, car il n'y a pas de valeur monétaire pour les morts.
חוֹמֶר בָּעֲרָכִין מִבַּנְּדָרִים, כֵּיצַד? אָמַר: ״עֶרְכִּי עָלַי״ וָמֵת — יִתְּנוּ יוֹרְשִׁין, ״דָּמַי עָלַי״ וָמֵת — לֹא יִתְּנוּ יוֹרְשִׁין, שֶׁאֵין דָּמִים לַמֵּתִים.