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Traité Arachin

17a

Étude de Arachin 17a

Étude de la Mishna & Guémara 17a

Un malheur l'attend.
פּוּרְעָנוּת מִזְדַּמֶּנֶת לוֹ.
§ La Guemara revient au sujet de la réprimande. Il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Eliezer le Grand dit : si le Saint, béni soit-Il, était entré en jugement avec Avraham, Yits'hak et Yaakov, ils n'auraient pas pu tenir devant la réprimande. Comme il est dit : « Maintenant donc arrêtez-vous, et je plaiderai contre vous devant l'Éternel au sujet de toutes les actions de justice de l'Éternel qu'Il a faites envers vous et envers vos pères » (I Shmouel 12, 7). Cela indique que D.ieu a agi envers les patriarches avec droiture, c'est-à-dire miséricorde, et non selon ce qu'ils méritaient à la lettre de la loi.
תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הַגָּדוֹל אוֹמֵר: אִלְמָלֵא בָּא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא עִם אַבְרָהָם יִצְחָק וְיַעֲקֹב בְּדִין, אֵין יְכוֹלִין לַעֲמוֹד מִפְּנֵי תּוֹכֵחָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְעַתָּה הִתְיַצְּבוּ וְאִשָּׁפְטָה אִתְּכֶם לִפְנֵי ה׳ אֵת כׇּל צִדְקוֹת ה׳ אֲשֶׁר עָשָׂה אִתְּכֶם וְאֶת אֲבוֹתֵיכֶם״.
§ Le verset dit : « Voici la génération de ceux qui Le cherchent, de ceux qui cherchent Ta face, Jacob. Sélah » (Tehilim 24, 6). Ce verset enseigne que le niveau de la génération et celui de ceux qui la dirigent, c'est-à-dire ceux qui Le cherchent, sont les mêmes. Rabbi Yehouda Nesia et les Sages divergent à ce sujet. L'un dit : le niveau de la génération suit le niveau du dirigeant ; l'autre dit : le niveau du dirigeant suit le niveau de sa génération.
״זֶה דּוֹר דֹּרְשָׁיו מְבַקְשֵׁי פָנֶיךָ יַעֲקֹב סֶלָה״, פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי יְהוּדָה נְשִׂיאָה וְרַבָּנַן, חַד אָמַר: דּוֹר לְפִי פַּרְנָס, וְחַד אָמַר: פַּרְנָס לְפִי דוֹרוֹ.
La Guemara demande : à quelle halakha, c'est-à-dire à quelle matière, cela se rapporte-t-il ? Si l'on dit pour le bien — un Sage maintient que si la génération est bonne, son dirigeant sera bon, et un Sage maintient que si le dirigeant est bon, sa génération sera bonne — cela ne peut être correct, car il y a le cas du roi Tsidkiya, qui était bon mais dont la génération ne l'était pas. Et inversement, il y a le cas de Yehoyakim, qui n'était pas bon mais dont la génération l'était.
לְמַאי הִלְכְתָא? אִילֵּימָא לִמְעַלְּיוּתָא, דְּמָר סָבַר: אִי מְעַלֵּי דָּרָא מְעַלֵּי פַּרְנָס, וּמָר סָבַר: אִי מְעַלֵּי פַּרְנָס מְעַלֵּי דָּרָא — הָא אִיכָּא צִדְקִיָּה, דַּהֲוָה מְעַלֵּי וְדָרֵיהּ לָא הֲוָה מְעַלֵּי, וְהָא יְהוֹיָקִים, דְּלָא הֲוָה מְעַלֵּי וְדָרֵיהּ הֲוָה מְעַלֵּי!
La Guemara cite des preuves pour ces affirmations. Rabbi Yo'hana dit au nom de Rabbi Shimon ben Yo'haï : que signifie ce qui est écrit : « Au commencement du règne de Yehoyakim, fils de Yoshiyahu, roi de Juda, cette parole vint de l'Éternel » (Yirmiyahu 26, 1) ? Et de même à propos de Tsidkiya le verset dit : « Il arriva la même année, au commencement du règne de Tsidkiya, roi de Juda, la quatrième année, le cinquième mois, que Hanania, fils d'Azzour, le prophète… parla… » (Yirmiyahu 28, 1). Pourquoi le prophète a-t-il utilisé le terme « au commencement » exclusivement pour ces deux rois, plutôt que : pendant la première année de son règne, ou une formulation similaire ?
דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: מַאי דִּכְתִיב ״בְּרֵאשִׁית מַמְלְכוּת יְהוֹיָקִים מֶלֶךְ יְהוּדָה״?
Ce terme enseigne que le Saint, béni soit-Il, voulut ramener le monde au chaos et au vide, comme au commencement avant la Création (Berechit 1, 1-2), à cause de Yehoyakim, qui fit le mal aux yeux de D.ieu. Une fois qu'Il observa le peuple de sa génération, Son esprit se calma. De même, le Saint, béni soit-Il, voulut ramener le monde au chaos et au vide à cause de la génération de Tsidkiya, mais une fois qu'Il observa Tsidkiya, Son esprit se calma. Cela montre que le dirigeant et sa génération ne sont pas nécessairement au même niveau de droiture.
בִּיקֵּשׁ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְהַחֲזִיר אֶת הָעוֹלָם לְתוֹהוּ וָבֹהוּ בִּשְׁבִיל יְהוֹיָקִים, כֵּיוָן שֶׁנִּסְתַּכֵּל בְּדוֹרוֹ נִתְיַישְּׁבָה דַּעְתּוֹ. בִּיקֵּשׁ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְהַחְזִיר אֶת הָעוֹלָם לְתוֹהוּ וָבֹהוּ מִפְּנֵי דּוֹרוֹ שֶׁל צִדְקִיָּהוּ, כֵּיוָן שֶׁנִּסְתַּכֵּל בְּצִדְקִיָּהוּ נִתְיַישְּׁבָה דַּעְתּוֹ.
La Guemara répond : plutôt, nous parlons en termes de dureté et de douceur. Un Sage maintient que si le dirigeant est dur, la génération sera dure ; s'il est doux et bienveillant, la génération le sera aussi. L'autre Sage maintient que si le peuple d'une génération est dur, il aura un dirigeant dur ; si la génération est douce et bienveillante, le dirigeant sera semblable.
אֶלָּא לְעִנְיַן תּוּקְפָּא וְנִיחוּתָא קָאָמְרִינַן.
Hadran alakh — nous reviendrons vers toi — Yesh be'érakhin [il y a dans les érakhin].
הֲדַרַן עֲלָךְ יֵשׁ בַּעֲרָכִין.
Mishna 1
MICHNA : Le heseg yad [pouvoir d'acquittement] — « selon ce que sa main peut atteindre » (Vayikra 27, 8) — est déterminé selon les moyens de celui qui fait le vœu ; la somme fixée par la Torah selon l'âge est déterminée selon l'âge du sujet du vœu ; la distinction selon le sexe écrite dans les halakhot des érakhin concerne celui qui est évalué ; et l'évaluation différente selon l'âge de celui qui est évalué est déterminée au moment où l'on prend le vœu d'évaluation.
מַתְנִי׳ הֶשֵּׂג יָד בַּנּוֹדֵר, וְהַשָּׁנִים בַּנִּידָּר, וְהָעֲרָכִין בַּנֶּעֱרָךְ, וְהָעֵרֶךְ בִּזְמַן הָעֵרֶךְ.(משנה)
La Michna précise : le heseg yad est selon les moyens de celui qui fait le vœu ; comment ? Un pauvre qui a évalué un riche donne l'évaluation selon les moyens d'un pauvre, telle que déterminée par le Cohen. Et un riche qui a évalué un pauvre donne l'évaluation selon les moyens d'un riche, somme fixée dans la Torah.
הֶשֵּׂג יָד בַּנּוֹדֵר, כֵּיצַד? עָנִי שֶׁהֶעֱרִיךְ אֶת הֶעָשִׁיר — נוֹתֵן עֵרֶךְ עָנִי, וְעָשִׁיר שֶׁהֶעֱרִיךְ אֶת הֶעָנִי — נוֹתֵן עֵרֶךְ עָשִׁיר.
Mais pour les offrandes, ce n'est pas ainsi. Voici celui qui a fait un vœu et dit : les offrandes de ce lépreux sont à ma charge, pour un lépreux qui en a besoin pour sa purification ; si celui qui se purifie était un lépreux pauvre, celui qui a fait le vœu apporte l'offrande d'un lépreux pauvre — un bélier mâle, un dixième d'épha de fine farine, et deux tourterelles ou deux pigeons (voir Vayikra 14, 21-22). Si celui qui se purifiait était un lépreux riche, celui qui a fait le vœu apporte l'offrande d'un lépreux riche — deux béliers mâles, une brebis, et trois dixièmes d'épha de fine farine (voir Vayikra 14, 10).
אֲבָל בַּקׇּרְבָּנוֹת אֵינוֹ כֵּן, הֲרֵי שֶׁאָמַר: ״קׇרְבָּנוֹ שֶׁל מְצוֹרָע זֶה עָלַי״, הָיָה מְצוֹרָע עָנִי — מֵבִיא קׇרְבַּן עָנִי, עָשִׁיר — מֵבִיא קׇרְבַּן עָשִׁיר.
Rabbi Yehouda HaNassi dit : je dis : même pour les érakhin c'est ainsi. Il explique : pourquoi un pauvre qui a évalué un riche donne-t-il l'évaluation selon les moyens d'un pauvre ? Parce que le riche n'est obligé de rien payer — la dette a été générée par le pauvre qui a voué donner l'évaluation d'un individu riche. Mais dans un cas semblable à celui des offrandes d'un lépreux — un riche qui a dit : mon évaluation est à ma charge, et un pauvre l'a entendu et a dit : ce qu'il a dit est à ma charge — le pauvre donne l'évaluation d'un riche.
רַבִּי אוֹמֵר, אוֹמֵר אֲנִי: אַף בָּעֲרָכִין כֵּן, וְכִי מִפְּנֵי מָה עָנִי שֶׁהֶעֱרִיךְ אֶת הֶעָשִׁיר נוֹתֵן עֵרֶךְ עָנִי, שֶׁאֵין הֶעָשִׁיר חַיָּיב כְּלוּם. אֲבָל עָשִׁיר שֶׁאָמַר: ״עֶרְכִּי עָלַי״, וְשָׁמַע עָנִי וְאָמַר: ״מַה שֶּׁאָמַר זֶה עָלַי״ — נוֹתֵן עֵרֶךְ עָשִׁיר.
Arachin 17a
100%
ערכין י״ז אמַסֶּכֶת עֲרָכִין