AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Arachin

15b

Étude de Arachin 15b

Étude de la Guémara 15b

Guémara
« Ne sortez pas » — et ils sortirent ; « ne laissez pas de reste » — et ils laissèrent du reste.
״אַל תֵּצֵאוּ״ וַיֵּצְאוּ, ״אַל תּוֹתִירוּ״ וַיּוֹתִירוּ.
La Guemara poursuit l'explication de la baraïta : il y eut deux épreuves concernant les cailles — une à la première venue des cailles, et une à la seconde. L'épreuve des premières cailles est décrite dans le verset : « Les enfants d'Israël leur dirent : Plût à D.ieu que nous fussions morts par la main de l'Éternel dans le pays d'Égypte, quand nous étions assis près des marmites de viande… car vous nous avez fait sortir dans ce désert pour faire mourir de faim toute cette assemblée » (Chémout 16, 3). Aussitôt après arrivèrent les cailles, comme le verset dit : « Le soir, les cailles montèrent et couvrirent le camp ; et le matin il y avait une couche de rosée autour du camp » (Chémout 16, 13).
שְׁנַיִם בַּשְּׂלָיו [בִּשְׂלָיו] — רִאשׁוֹן וּבִשְׂלָיו שֵׁנִי. בִּשְׂלָיו רִאשׁוֹן — ״בְּשִׁבְתְּכֶם עַל סִיר הַבָּשָׂר״.
La seconde épreuve des cailles est décrite dans le verset : « Le ramassis [asafsuf] qui était au milieu d'eux eut des convoitises ; les enfants d'Israël aussi pleurèrent et dirent : Qui nous donnera de la viande à manger ? » (Bamidbar 11, 4). Plus loin le verset dit : « Un vent sortit de chez l'Éternel et amena des cailles de la mer, et les fit tomber près du camp, à une journée de marche d'un côté et à une journée de l'autre, autour du camp, et environ deux coudées au-dessus du sol » (Bamidbar 11, 31).
בִּשְׂלָיו שֵׁנִי — ״וְהָאסַפְסֻף אֲשֶׁר בְּקִרְבּוֹ״.
L'épreuve du veau d'or est telle qu'elle est décrite dans la Torah (Chémout, chapitre 32), et l'épreuve dans le désert de Paran est telle qu'elle est décrite dans la Torah (Bamidbar, chapitre 13).
בָּעֵגֶל — כִּדְאִיתֵיהּ, בְּמִדְבַּר פָּארָן — כִּדְאִיתֵיהּ.
§ La Guemara revient au sujet de la médisance. Rabbi Yo'hana dit au nom de Rabbi Yossei ben Zimra : que signifie ce qui est écrit : « Que te donnera-t-on, et que t'ajoutera-t-on, langue trompeuse ? » (Tehilim 120, 3). Le Saint, béni soit-Il, dit à la langue : Tous les autres membres d'une personne sont droits, mais toi tu es couchée horizontalement. Tous les autres membres sont à l'extérieur, mais toi tu es à l'intérieur. Et de plus, Je t'ai entourée de deux murailles — une d'os, c'est-à-dire les dents, et une de chair, les lèvres. Que te donnera-t-on et que t'ajoutera-t-on pour t'empêcher de parler de manière trompeuse, langue ?
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי בֶּן זִימְרָא: מַאי דִּכְתִיב ״מַה יִּתֵּן לְךָ וּמַה יֹּסִיף לָךְ לָשׁוֹן רְמִיָּה״? אָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לַלָּשׁוֹן: כׇּל אֵבָרָיו שֶׁל אָדָם זְקוּפִים וְאַתָּה מוּטָל, כׇּל אֵבָרָיו שֶׁל אָדָם מִבַּחוּץ וְאַתָּה מִבִּפְנִים, וְלֹא עוֹד אֶלָּא שֶׁהִקַּפְתִּי לְךָ שְׁתֵּי חוֹמוֹת, אַחַת שֶׁל עֶצֶם וְאַחַת שֶׁל בָּשָׂר, ״מַה יִּתֵּן לְךָ וּמַה יֹּסִיף לָךְ לָשׁוֹן רְמִיָּה״?
De plus, Rabbi Yo'hana dit au nom de Rabbi Yossei ben Zimra : quiconque médit commet comme s'il reniait la croyance fondamentale en D.ieu. Comme il est dit : « Qui ont dit : Nous rendrons puissante notre langue ; nos lèvres sont avec nous : qui est seigneur sur nous ? » (Tehilim 12, 5).
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי בֶּן זִימְרָא: כׇּל הַמְסַפֵּר לָשׁוֹן הָרָע כְּאִילּוּ כָּפַר בָּעִיקָּר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֲשֶׁר אָמְרוּ לִלְשֹׁנֵנוּ נַגְבִּיר שְׂפָתֵינוּ אִתָּנוּ מִי אָדוֹן לָנוּ״.
Et Rabbi Yossei ben Zimra dit : quiconque médit sera frappé de marques de lèpre, comme il est dit : « Celui qui calomnie son prochain en secret, Je le détruirai [atzmit] » (Tehilim 101, 5). Et il est écrit là : « Et le pays ne sera pas vendu à perpétuité [letzmitut] ; car le pays est à Moi » (Vayikra 25, 23). Et nous traduisons ce terme letzmitut par laḥalutin, à perpétuité ou confirmé.
וְאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בֶּן זִימְרָא: כׇּל הַמְסַפֵּר לָשׁוֹן הָרָע, נְגָעִים בָּאִים עָלָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מְלׇשְׁנִי בַסֵּתֶר רֵעֵהוּ אוֹתוֹ אַצְמִית״, וּכְתִיב הָתָם: ״לַצְּמִיתֻת״, וּמְתַרְגְּמִינַן: לַחֲלוּטִין.
Rabbi Yossei ben Zimra poursuit : et nous avons appris dans une Michna (Meguila 8b) : la différence entre un lépreux en quarantaine, examiné par un Cohen qui a trouvé ses symptômes non concluants et qui doit donc rester isolé jusqu'à deux semaines pour voir si des symptômes concluants se développent, et un lépreux confirmé [muḥlat], dont les symptômes étaient concluants et que le Cohen a déclaré lépreux de façon certaine — ne porte que sur laisser pousser les cheveux en désordre et déchirer ses vêtements. Un lépreux confirmé est obligé de laisser pousser ses cheveux et de déchirer ses vêtements ; un lépreux en quarantaine ne l'est pas. La similitude des termes enseigne que celui qui médit sera frappé de marques de lèpre.
וּתְנַן: אֵין בֵּין מְצוֹרָע מוּסְגָּר לִמְצוֹרָע מוּחְלָט אֶלָּא פְּרִיעָה וּפְרִימָה.
Rech Lakich dit : que signifie ce qui est écrit : « Voici la loi du lépreux [metzora] au jour de sa purification : on l'amènera au Cohen » (Vayikra 14, 2) ? Cela signifie : voici la loi du diffamateur [motzi shem ra].
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מַאי דִּכְתִיב ״זֹאת תִּהְיֶה תּוֹרַת הַמְּצוֹרָע״? זֹאת תִּהְיֶה תּוֹרָתוֹ שֶׁל מוֹצִיא שֵׁם רַע.
Et Rech Lakich dit : que signifie ce qui est écrit : « Si le serpent mord avant d'être charmé, quel avantage y a-t-il pour le maître de la langue ? » (Kohelet 10, 11). Quel lien entre le serpent et le maître de la langue ? À l'avenir, tous les animaux se rassembleront et viendront au serpent et lui diront : le lion piétine de ses pattes pour tuer sa proie et mange ; le loup déchire de ses dents pour tuer sa proie et mange. Mais toi, quel bénéfice as-tu quand tu mords, puisque tu ne peux pas manger tout animal que tu tues ? Le serpent leur dira : et quel est l'avantage pour le maître de la langue qui profère de la médisance ?
וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מַאי דִּכְתִיב ״אִם יִשֹּׁךְ הַנָּחָשׁ בְּלֹא לָחַשׁ וְאֵין יִתְרוֹן לְבַעַל הַלָּשׁוֹן״? לֶעָתִיד לָבֹא מִתְקַבְּצוֹת כׇּל הַחַיּוֹת וּבָאוֹת אֵצֶל נָחָשׁ, וְאוֹמְרוֹת: אֲרִי דּוֹרֵס וְאוֹכֵל, זְאֵב טוֹרֵף וְאוֹכֵל, אַתָּה מָה הֲנָאָה יֵשׁ לְךָ? אוֹמֵר לָהֶם: וְכִי מָה יִתְרוֹן לְבַעַל הַלָּשׁוֹן?
Et Rech Lakich dit : quiconque médit augmente ses péchés jusqu'aux cieux, comme il est dit : « Ils ont placé leur bouche contre les cieux, et leur langue marche sur la terre » (Tehilim 73, 9). Autrement dit, tandis que sa langue marche sur la terre, son péché atteint les cieux.
וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כׇּל הַמְסַפֵּר לָשׁוֹן הָרָע מַגְדִּיל עֲוֹנוֹת עַד לַשָּׁמַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שַׁתּוּ בַשָּׁמַיִם פִּיהֶם וּלְשׁוֹנָם תִּהֲלַךְ בָּאָרֶץ״.
Rav Hisda dit que Mar Ukva dit : quiconque médit, il convient de le lapider de pierres. Il est écrit ici : « Celui qui calomnie son prochain en secret, Je le détruirai [atzmit] » (Tehilim 101, 5), et il est écrit là : « Ils ont détruit [tzamtu] ma vie dans la fosse, et ont jeté des pierres sur moi » (Eikha 3, 53).
אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר מָר עוּקְבָא: כׇּל הַמְסַפֵּר לָשׁוֹן הָרָע רָאוּי לְסוֹקְלוֹ בְּאֶבֶן, כְּתִיב הָכָא ״אוֹתוֹ אַצְמִית״, וּכְתִיב הָתָם ״צָמְתוּ בַבּוֹר חַיָּי וַיַּדּוּ אֶבֶן בִּי״.
Arachin 15b
100%
ערכין ט״ו במַסֶּכֶת עֲרָכִין